Dominik27

Un site utilisant unblog.fr

7 mars 2014

Un avenir moins décousu pour les Atelières ex-Lejaby .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 19 h 08 min

Un avenir moins décousu pour les Atelières ex-Lejaby . 2014-03-07lejaby

 

Social-Eco -            humanite            le 7 Mars 2014

Entreprise

Un avenir moins décousu pour les Atelières ex-Lejaby

Mots clés :                           Banques,                            arnaud montebourg,                            lejaby,                            villeurbanne,                            benoît hamon,                            bpi,                            les atelières,                            muriel pernin,

 

 

Bercy a provoqué une réunion pour la poursuite de l’activité industrielle des Atelières. Deux banques et la BPI pourraient intervenir, mais sous conditions.

Après l’annonce fracassante, en début de semaine, de la «fin de l’aventure» des Atelières, les salariées de la société coopérative d’intérêt collectif (Scic) implantée à Villeurbanne ont dû crier assez fort pour que leur détresse résonne jusqu’à Bercy. Devant l’émoi national et l’indignation médiatisée de ces femmes face au désengagement de banques «plus fortes que la République», une réunion a été convoquée mercredi soir, en urgence.

Deux banques entrent en discussion

Autour de la table, la présidente des Atelières, Muriel Pernin, et les ministres du Redressement productif et de l’Économie sociale et solidaire ont échangé sur le sort de l’atelier de confection de lingerie haut de gamme. Un échange censé «déterminer les conditions d’un modèle économique pérenne et de son financement», théâtre d’un revirement du secteur bancaire. Après avoir refusé de financer les 585 000 euros du fonds de revalorisation proposé par le préfet du Rhône, remettant en cause «l’ensemble du montage financier» de cette structure modeste mais riche de son savoir-faire, «deux banques ont accepté d’entrer en discussion avec (nous), et la BPI annonce qu’elle dispose d’un dispositif d’aide à l’innovation organisationnelle dont nous pourrions relever», a indiqué Muriel Pernin à l’issue de la réunion.

Les bémols de la BPI

Ce vendredi midi, la Banque publique d’investissement a mis quelques bémols à son possible engagement, mettant en cause l’appel à l’aide des Atelières. Dans un communiqué, Bpifrance estime que les conditions d’une contribution de sa part et de ses partenaires bancaires ne sont actuellement pas réunies par « Les Atelières ». L’entreprise n’auarit pas fait la preuve de sa viabilité à terme et de sa capacité à rembourser un emprunt, avec notamment « 300.000 euros de vente pour 850.000 euros de dépenses aux derniers comptes ». En outre, elle n’a pas renforcé ses fonds propres, « ceux-ci étant, à cette date, négatifs », insiste-t-elle. L’institution pose deux conditions à son aide, sous forme de garantie à hauteur de 70% de prêts accordés par des banques:

  1. l’apport en fonds propres supplémentaire, notamment par le biais d’une souscription publique, qui doit être confirmé lors de l’assemblée générale des Atelières le 21 mars
  2. des perspectives réelles de revenus pour 2014 dans le plan d’affaires confirme les perspectives de revenus pour 2014, elle « contribuera à un plan de financement en accordant sa garantie aux prêts accordés par les établissements bancaires, le cas échéant à hauteur de 70% ».

Et Bpifrance insiste, « il serait regrettable de faire croire aux Français, aux contribuables et aux entrepreneurs que l’action de la Banque Publique d’Investissement dépend de l’entretien de polémiques publiques, alors que ce n’est pas le cas ».

Demande de liquidation annulée

Le volontarisme bien tardif démontré par Bercy pourrait peut-être porter ses fruits. Entrés dans une campagne «Made in France», Arnaud Montebourg et Benoît Hamon ont, semble-t-il, décidé de ne pas perdre complètement la face dans ce dossier. S’il faut attendre des signes concrets, le fait est que la liquidation judiciaire de la société, programmée ce vendredi devant le tribunal de grande instance de Lyon, est annulée, des avances et promesses de soutiens financiers ayant été présentées à la présidente des Atelières. «Arnaud Montebourg nous a affirmé son soutien pour la filière textile, lingerie et corseterie», a-t-elle précisé. Si rien n’est encore réglé – 400 000 euros sont attendus des banques et 250 000 euros des investisseurs privés –, l’horizon semblerait s’éclaircir pour les anciennes ouvrières de Lejaby. Elles misent en outre sur un carnet de commandes élargi (Agnès B., Ma P’tite Culotte, Maison Lejaby Couture…) et le lancement d’une nouvelle souscription publique «pour assurer le court terme». Une sortie de crise conditionnée au respect des engagements de chacun.

  • A lire aussi:

Les Atelières ex-Lejaby reçues ce mercredi soir à Bercy

A Lyon, « Les Atelières montent aujourd’hui à la guillotine »

Nicolas Dutent

Libéralisme : François Hollande tombe le masque .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 19 h 06 min

Politique -            Libéralisme : François Hollande tombe le masque . humanite            le 15 Janvier 2014

Présidence

Libéralisme : François Hollande tombe le masque

Mots clés :                           François Hollande,                            marchés financiers,                            fiscalité,                            libéralisme,                            cotisations patronales,                            branche famille sécurité sociale,                            pacte de responsabilité,

 

Pour sa troisième conférence de presse du mandat, le président de la République a additionné les cadeaux aux entreprises, promettant la fin prochaine de leur contribution à la branche famille, vieille revendication du patronat.

Dans la suite des vœux du 31 décembre, François Hollande, qui a bien besoin de relancer son quinquennat, a voulu, dans un climat de « dépression collective » relevé par le Cevipof (lire l’Humanité du 14 janvier), redonner un cap lisible, dont il serait l’unique capitaine à la barre, avec des ministres sous tutelle forte. Le tout entre austérité aggravée, avec un plan d’économies drastiques jusqu’en 2017, et le « réenchantement du rêve français » promis durant la campagne électorale, passant par plusieurs plans : économique, organisation du territoire, périmètre de l’administration revu.

L’histoire retiendra que la troisième conférence de presse de François Hollande président s’intéressa d’abord aux secrets d’alcôve plutôt qu’à la marche du pays. Drôle de moment qu’hier à l’Élysée, entre solennité d’un « pacte de responsabilité » qui aura des répercussions directes sur le quotidien des Français, et l’évocation, dès la première question, de la sphère privée du seul président de la République. « Ni le lieu ni le moment », balaya avec raison le chef de l’État.

Un pacte déjà qualifié de compromis

Auparavant, il a annoncé la couleur avec son « pacte de responsabilité » à l’attention des entreprises : ce sera « le plus important compromis social de ces dernières décennies », en se parant des vertus supposées de l’ANI ou de la réforme des retraites. Si le président entend « remettre la société en mouvement », c’est en multipliant les cadeaux aux entreprises. A commencer par l’exonération à l’horizon 2017 des cotisations de la branche famille, vieille idée du patronat qui lui fera économiser 30 milliards d’euros (lire ci-contre). Le manque à gagner pour la Sécu serait financé sur la baisse des dépenses publiques. François Hollande avance comme contreparties, qui seront « définies au plan national et ensuite par branche », des « objectifs chiffrés d’embauche ». « Un objectif, ce n’est pas un engagement juridique », avait prévenu le président du Medef, Pierre Gattaz. Plus qu’à Blair ou Schröder, c’est à Helmut Schmidt que faisait penser le François Hollande d’hier, et son théorème – usé sitôt prononcé, jamais vérifié – voulant que « les profits d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après-demain ».

« Suis-je un social-démocrate ? Oui. Mais je ne suis pas gagné par le libéralisme, c’est tout le contraire puisque c’est l’État qui prend l’initiative », s’est-il défendu. « J’ai été élu avec l’appui du PS et de la gauche », s’est-il souvenu. Avant d’appeler « les autres familles de pensée » à être mises « devant leur responsabilité », même si, magnanime, il reconnaît qu’« elles peuvent critiquer. C’est leur droit. ».

Fiscalité : seules les entreprises lui importent

« S’il suffisait pour être de gauche de creuser les déficits, ceux qui m’ont précédé sont d’extrême gauche », a-t-il ironisé, avant d’argumenter que la réduction des inégalités ne serait possible qu’après avoir réduit la dette, inversé la courbe du chômage et relevé l’industrie française grâce à une meilleure « compétitivité ». Comment ? Par la révision, à la baisse, de la fiscalité des entreprises, la réduction du nombre de taxes pour « favoriser l’investissement et l’emploi », la simplification des normes. La seule fiscalité qui lui importe, c’est celle des entreprises, pas la « remise à plat » pour les citoyens annoncée par Jean-Marc Ayrault, nullement endossée par Hollande.

En assurant être « attaché comme aucun autre au maintien du service public », le chef de l’État annonce pourtant une nouvelle baisse drastique de 50 milliards d’euros dans les dépenses publiques, de 2015 à 2017 (plus 15 milliards dès 2014). Une goutte d’eau, à ses yeux, puisque cela ne représente que « 4 % de l’ensemble des dépenses globales ». Par quel mécanisme ? En créant un conseil stratégique de la dépense qui se réunira chaque mois pour examiner les politiques publiques. Observant que les dépenses de l’État n’occupent qu’un tiers des dépenses publiques globales, c’est bien les collectivités qui devront faire des choix. Du sarkozysme, François Hollande dénonce le bilan, mais reprend des propositions ; et celles d’Édouard Balladur avant lui, qui souhaitait fusionner les conseillers généraux et régionaux. Il incite, à l’image de ses treize nouvelles métropoles qu’il adoube, les collectivités à « se rapprocher ». Avec une carotte : des « dotations qui varieront selon les regroupements ». La feuille de route pour 2014 esquissée par François Hollande concerne aussi des questions sociétales, comme la fin de vie. Le chef de l’État a dit également qu’il ne « laisserait pas faire » « ceux qui veulent en terminer avec l’idée européenne », « briser l’acquis communautaire » ou encore « sortir de l’euro ». Revenant sans jamais en donner le nom sur l’affaire Dieudonné, François Hollande s’est néanmoins montré plus velléitaire que convaincant, soutenant son ministre de l’Intérieur sur l’interdiction des spectacles de l’humoriste, fixant la limite à la liberté d’expression « lorsque la dignité des personnes est en cause ou que des troubles majeurs sont prévus ». Sur cette question, c’est visiblement la Place Beauvau qui continue à mener la danse.

L’Afrique et les deux interventions militaires françaises qui s’y déroulent actuellement dominent le chapitre international. Sur la plus ancienne, un an presque jour pour jour, le président se réjouit : « Oui, il y a des moments où il faut saluer les victoires. C’en est une. » Il annonce la réduction des forces sur place : 1 000 hommes devraient rester à la fin du printemps.

En Centrafrique, par contre, « nous n’avons pas terminé le travail », avance-t-il. Espérant être rejoint par d’autres pays de l’Union européenne lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères le 20 janvier à Bruxelles (lire page 15), il n’a toutefois donné aucun calendrier pour les opérations : « Quand elles rencontreront le succès attendu, les forces rentreront. »

Pour le président, l’avenir de la France et de l’Europe, c’est surtout celui de la relation avec l’Allemagne. Se satisfaisant de l’union bancaire qui, selon lui, nous prémunirait d’une nouvelle crise, il plaide pour des « initiatives pour la convergence économique et sociale avec l’Allemagne », pour un « couple franco-allemand pour la défense », il a aussi envisagé la création d’une grande entreprise franco-allemande pour la transition énergétique, envisageant d’en faire un nouvel Airbus.

« Que serons-nous dans dix ans ? Un grand pays qui tient sa place » dans le monde, ou « un pays qui s’isole, qui se dénigre, qui s’inquiète ? » se demande le président. Entre rêve de puissance et peur du déclassement… Est-ce vraiment le seul choix laissé aux Français ?

La conférence de presse  est-elle une mascarade ?  Quel est le degré de sincérité du président de la République, recevant en son palais (contrariant au passage la promesse faite en campagne de choisir des lieux neutres) pour une intervention longuement préparée avec ses équipes de communication 
au moment choisi par l’Élysée (celle d’hier, initialement prévue pour novembre, avait été repoussée pour tomber à un moment plus opportun – raté !) ? D’autant que toutes les questions 
ne sont pas posées. Sur les 600 journalistes attendus, une poignée seulement aura le micro. La plupart, bien en vue sur la place de Paris, auront négocié avant le début de l’événement 
avec le conseiller de presse de la présidence, Christian Gravel, lui livrant le sujet abordé. Depuis l’élection de François Hollande, jamais encore l’Humanité n’a réussi à obtenir l’autorisation d’interroger le chef de l’État.

Audrey Loussouarn, Grégory Marin, 
Adrien Rouchaléou, 
Max Staat, Lionel Venturini et Maud Vergnol

Chez Hollande, la politique de l’offre est une constante .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 19 h 02 min

Chez Hollande, la politique de l’offre est une constante . 2014-03-08hollande-gattaz

François Hollande tend son oreille vers Pierre Gattaz, patron des patrons

Social-Eco -            humanite            le 6 Mars 2014

Pacte de responsabilité

Chez Hollande, la politique de l’offre est une constante

Mots clés :                           medef,                            parti socialiste,                            cgt,                            cfdt,                            François Hollande,                            patronat,                            fo,                            libéralisme,                            socialisme,                            cgc,                            négociation syndicats-patronat,                            pacte de responsabilité,                            social libéralisme,

Pour Hollande, moins une conversion  à la politique de l’offre qu’une constance

 

Décryptage. Depuis ses années de jeunesse, le chef de l’État a prôné la rigueur et la baisse du coût du travail, même s’il a mis ces thèmes en sourdine pour les besoins de sa campagne de 2012. Le pacte de responsabilité met à nouveau en lumière cette constante chez les président.

Le pacte de responsabilité, c’est l’ultime déclinaison en date du « socialisme de l’offre », auquel s’est rallié François Hollande sans le discuter nulle part publiquement, et surtout pas durant sa campagne. Le fait de ses visiteurs du soir, comme Jacques Attali, de son entourage comme l’ex-banquier Emmanuel Macron, secrétaire général adjoint de l’Élysée et intermédiaire avec le CAC 40.

Des économistes choisis, racontait il y a peu l’Expansion, comme le trio Philippe Aghion, Gilbert Cette et Élie Cohen, qui publieront le mois prochain un livre, Changer de modèle. Tous partisans d’une politique dite de l’offre, qui offre surtout des cadeaux aux entreprises, « payés par les ménages et les salariés. Hausse des impôts, stagnation salariale et accentuation de la flexibilité du travail constituent les modalités du paiement », résume David Cayla, économiste de la gauche du PS. Laquelle se heurte aujourd’hui à cette ligne politique, qu’elle a refusé d’avaliser, avec 40 % du bureau national du PS, le 25 février.

Marche forcée vers l’austérité

« On peut tourner le problème dans tous les sens, la baisse de compétitivité des entreprises françaises n’est pas due à une hausse du coût du travail », poursuit l’économiste, car « après de timides plans de relance engagés ici ou là en 2009, les États européens se sont tous engouffrés dans des politiques de “rétablissement des finances publiques”, envoyant leurs populations dans une marche forcée vers l’austérité. Au final, la demande intérieure stagne, prise en ciseaux par les hausses d’impôts et les baisses de dépenses publiques. » Et le risque de déflation pointe, « car la politique de l’offre menée dans un contexte européen de croissance “poussive”, n’a aucune chance d’améliorer la situation de l’emploi et des entreprises ».

En réalité, il n’a pas fallu pousser beaucoup François Hollande pour le convertir à l’offre, bien avant qu’il ne l’évoque dans sa conférence de presse de novembre 2012. Dès 1986, lorsqu’il coécrit sous le pseudonyme de Jean-François Trans un livre quelque peu oublié aujourd’hui, La Gauche bouge, (éd. Lattès), avec notamment Jean-Pierre Jouyet (aujourd’hui à la tête de la Caisse des dépôts), François Hollande énonce déjà des principes qui le guident encore aujourd’hui. Défense de la politique de rigueur pour restaurer la capacité de financement des entreprises – on ne disait pas alors compétitivité –, stabilisation du coût du travail, réduction des « charges » sociales, et réductions d’effectifs, « il faut aller au-delà de la simple rigueur », écrivent les signataires de la motion dite « Transcourants ».

« Lucidité »

« La gauche épuise son crédit quand elle s’acharne à surestimer le nombre des démunis et la fortune des plus favorisés », peut-on y lire, entre autres énormités. « La baisse des prélèvements obligatoires est devenue, à juste titre, son orgueil », écrivent encore, avec Hollande, Jean-Yves Le Drian et Jean-Pierre Mignard, toujours des proches trente ans plus tard. Louant également la « lucidité » du PS de Mitterrand d’avoir « laissé fermer des entreprises ou d’entamer le pouvoir d’achat des Français ». À défaut d’avoir reconsidéré son logiciel économique conçu durant ses années de formation à l’aune des échecs accumulés depuis trente ans, François Hollande a de la constance.

  • A lire aussi:

Libéralisme : François Hollande tombe le masque

« Social-libéralisme », cela a-t-il un sens ? table ronde

Lionel Venturini

«Nous voulons davantage d’autonomie pour la Crimée» .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 18 h 59 min

«Nous voulons davantage d’autonomie pour la Crimée» . 2014-03-08crimee-manif

Manifestation pro-russe devant le parlement de Crimée (archive)

Monde -            humanite            le 4 Mars 2014

Ukraine

«Nous voulons davantage d’autonomie pour la Crimée»

Mots clés :                           ukraine,                            vladimir poutine,                            partition de l’ukraine,                            KPU,                            crimée,                            armée russe,                            sergueï topalov,

 

 

Sergueï Topalov, 
député du Parti communiste ukrainien (PKU), 
au parlement à Kiev, donne son avis sur le prochain référendum du 16 mars concernant la demande de rattachement à la Russie.

Comment expliquez-vous la situation en Crimée?

Sergueï Topalov. Le gouvernement de Kiev est responsable des événements en Crimée quand il refuse notamment de reconnaître les langues régionales. Soutenu ici 
dans la péninsule par les principaux dirigeants tatars de Crimée, dont Refat Tchoubarov, c’est ce nouveau pouvoir ukrainien qui a mis le feu aux poudres, le 22 février derniern à Simferopol. Lors d’un rassemblement de soutien à Maïdan, il a affirmé que la Crimée reconnaissait la destitution de Ianoukovitch et lancé un ultimatum. Nous avions dix jours pour abandonner le parlement aux Tatars… Cela a été l’élément déclencheur du mouvement. Même les Tatars ont dénoncé ces propos. Désormais, aucun retour en arrière n’est possible et les discussions diplomatiques ne changeront rien. La Crimée veut son indépendance. Le référendum du 30 mars (ramené depuis au 16 mars, ndlr) posera la question de l’élargissement de notre autonomie.

 

Pourquoi réclamer votre indépendance maintenant?

Sergueï Topalov. Aujourd’hui, le contexte politique nous pousse à réclamer davantage d’autonomie. Les décisions prises par ce gouvernement de transition ont renforcé notre détermination. Nous ne reconnaissons pas ce pouvoir 
qui n’a pas été élu. Le nouveau gouvernement entreprend des réformes sans en informer, sans aucun dialogue. Des députés ont été menacés et les absents votent. Comment expliquer qu’à chaque scrutin, 350 députés adoptent les réformes comme un seul homme, sachant que le parti des régions dispose de 200 sièges et nous, PKU, d’une trentaine sur un total de 450!

 

Que pensez-vous du fédéralisme, idée avancée en Ukraine?

Sergueï Topalov. Étant donné les fractures qui sont chaque jour un peu plus profondes, cela serait un moyen de préserver l’unité du pays. Les États-Unis, l’Allemagne sont des modèles qui fonctionnent et on ne peut douter de leur patriotisme. Les différents pouvoirs qui se sont succédé, ces dix dernières années, n’ont rien changé. Au contraire, notre pays s’est enfoncé dans la crise et dans un malaise identitaire dont profite l’extrême droite.

  • A lire aussi:

Crimée: tropisme russe confirmé

Crimée: en route vers un référendum

Entretien réalisé par V. K.

Crimée: tropisme russe confirmé .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 18 h 55 min

Crimée: tropisme russe confirmé . 2014-03-08simferopol

Devant le parlement de Crimée à Simferopol

Monde -            humanite            le 7 Mars 2014

Ukraine

Crimée: tropisme russe confirmé

Mots clés :                           ukraine,                            kiev,                            partition de l’ukraine,                            crimée,                            simferopol,                            armée russe,                            sergueï topalov,

 

 

La tension est remontée dans la péninsule après que le Parlement a demandé un rattachement à la Russie et ramené au 16 mars la date du référendum où cette question sera débattue.

Simferopol (Crimée),  envoyé spécial. La tension s’est à nouveau accentuée en Crimée après l’annonce par le vice-premier ministre, Roustam Temirgaliev, de la tenue du référendum sur le statut d’indépendance de la péninsule, avancé au 16 mars. D’autant qu’en même temps, le Parlement de Crimée a formulé une demande d’adhésion à la Fédération de Russie, adhésion qui sera donc l’objet de la principale question posée au référendum. Ruban orange et noir autour du bras, Olga, une infirmière à la retraite, revendique fièrement une Crimée « indépendante ». « C’est une bonne chose, réagit-elle, au moins nous serons fixés sur ce que veut la population. »

Egal à égal

Deux questions vont être posées aux habitants de la péninsule : « Soutenez-vous le rattachement de la Crimée à la Fédération de Russie en tant que sujet fédéral ? » et « Soutenez-vous le rétablissement de la Constitution de la Crimée de 1992 ? ». La Constitution de 1992 fait de la République autonome de Crimée, un membre de l’État ukrainien, mais définit ses relations avec ce dernier sur la base d’accords bilatéraux. La Crimée dispose déjà d’une Constitution, d’un Parlement, d’un gouvernement et possède le statut de République autonome. « Mais Kiev doit donner son aval sur toutes les décisions, les nominations gouvernementales. Au moins, la Constitution de 1992 nous permet de nous en libérer. De traiter d’égal à égal », analyse Naraev Gekabiï, député au parlement de Crimée qui a participé à la rédaction des questions.

2014-03-07crimee La visite, mercredi, du président du Tatarstan à Simferopol a sans doute accéléré le processus de rapprochement avec la Russie. L’accord de coopération économique et les gages fournis lors des entretiens avec la communauté tatare ont incité à précipiter le vote. «Certains opposants, comme Refat Choubarov, ont dû être convaincus. Sinon, pourquoi précipiter le processus?» note le député communiste à la Rada (Assemblée) pour la Crimée, Sergueï Topalov (KPU). Mais cette annonce faite à la veille du week-end, propice aux rassemblements, ne va-t-elle pas réveiller les tensions dans la péninsule? Car, avec 60 % de Russes, 20 % d’Ukrainiens, 12 % de Tatars et d’autres minorités arméniennes, grecques, azéries, la capitale de la République autonome de Crimée brasse de nombreuses communautés. Les prochains jours pourraient donc être de nouveau agités.

  • A lire aussi:

Les Tatars de Crimée objet de toutes les sollicitudes

Sergueï Topalov. « Nous voulons davantage d’autonomie »

Vadim Kamenka

L’inclusion contre l’exclusion .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 18 h 52 min

L’inclusion contre l’exclusion . 2014-03-07ivg

 

Monde -            humanite            le 7 Mars 2014

Editorial Par Paule Masson

L’inclusion contre l’exclusion

Mots clés :                           françois fillon,                            avortement,                            contraception,                            jean-françois cope,                            ivg,                            femmes dans le monde,                            droit à l’avortement,                            loi veil,

 

 

Dans l’édito de l’Humanité de ce vendredi, Paule Masson estime: « La France, pays des droits de l’homme (et de la femme – a tenté Olympe  de Gouge en 1791), ne peut pas se laisser aller à la nostalgie d’un  ordre patriarcal. »

«Si l’avortement est un crime, alors la masturbation est un génocide ! » rétorquent, non sans ironie, les mouvements de défense du droit à l’IVG aux réactionnaires en tout genre. Quarante ans après la loi Veil, qui a fait reconnaître cette liberté fondamentale pour les femmes, l’IVG est menacée, soit directement par des lois qui tentent de la supprimer, comme en Espagne, soit plus insidieusement, par la fermeture des centres qui pratiquent l’avortement, comme en France, ou encore par la mise en débat d’un possible déremboursement de l’acte par la protection sociale, comme en Suisse ou comme l’a suggéré Marine Le Pen, pendant la campagne des présidentielles.

Les lobbys anti-IVG ne datent pas d’hier. Mais leur parole est restée  longtemps noyée dans le brouhaha de l’anecdote. Le mouvement d’émancipation des femmes, même lent, même cahotant, allait de l’avant. Il est aujourd’hui en danger, sous les assauts répétés d’une droite qui trahit les valeurs républicaines pour se muer en coalition moraliste. Hier encore, François Fillon, empruntant les mots de Jean-François Copé, invitait l’État à « ne pas s’ingérer dans la vie privée » des individus. En voulant épouser les rancœurs des ultras, l’UMP efface les avancées législatives arrachées dans les années 1970 codifiant un droit spécifique appliqué aux femmes. La contestation du droit à l’avortement porte en elle le retour à une conception d’un rôle supposé « naturel » de la femme. La droite va-t-elle, demain, aussi interroger l’utilité de la contraception ? Et puis, faudrait-il considérer, au nom du respect de la sphère privée, que l’homme peut tabasser impunément sa femme sans être inquiété ?

L’histoire de l’humanité 
s’est construite sur la hiérarchie présupposée que la femme est inférieure à l’homme. Traditions culturelles, dogmes religieux ou constructions politiques ont privé celle-ci, pendant des milliers d’années, du droit de disposer librement de sa vie, de son corps. Les préjugés ont la vie dure. Mais il faut regarder vers l’avenir. On ne dira jamais assez combien chaque droit gagné pour les femmes fait avancer la civilisation tout entière. La France, pays des droits de l’homme (et de la femme – a tenté Olympe de Gouge en 1791), ne peut pas se laisser aller à la nostalgie d’un ordre patriarcal. Et puis, en ces temps de cataclysme économique, agir pour leur émancipation est une arme anticrise qui pousse à faire le choix de l’inclusion contre l’exclusion. Ce combat-là rend plus fort pour lutter contre la relégation sociale, celle qui fabrique les boucs émissaires : les étrangers, les jeunes, les homosexuels, les Roms, les handicapés, les femmes.

  • A lire aussi:

Dans l’Humanité des débats: Julia Kristeva, les mots d’une féministe

En Espagne aussi, « les femmes ne sont pas qu’un utérus »

Paule Masson

Comité interministériel de la jeunesse : le droit commun ne doit pas attendre !

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 12 h 22 min

Comité interministériel de la jeunesse : le droit commun ne doit pas attendre !

 

 

le 06 mars 2014

  • La précarité c’est pas un avenir

 

Le gouvernement, réuni en comité interministériel de la jeunesse, a présenté ce mardi 4 mars un bilan des différentes mesures établies à destination des jeunes nommé Priorité jeunesse. Ce rendez-vous faisait suite à la rencontre du premier ministre avec les organisations de jeunesse (dont le MJCF) du Forum français de la jeunesse. Moment au cours duquel nous avons exprimé nos attentes et préoccupations concernant l’emploi, la participation ou l’accès aux droits pour les jeunes.

Une semaine après, le résultat reste mitigé. Le premier ministre se targue de premiers résultats favorables dans l’emploi des jeunes puisque l’INSEE annonce une baisse du chômage des jeunes. Statistiques très contestables car les nombreux dispositifs d’emplois aidés ont favorisé ce chiffre tout comme l’abandon par de nombreux jeunes de toute recherche d’emploi, ce que les économistes appellent la baisse du taux d’activité.

Le bilan d’un an de priorité jeunesse ne peut faire l’objet de satisfaction car il reste tant à faire. Nous n’oublions pas que 80% des emplois d’avenir sont des emplois en CDD sans garantie d’embauche ni de qualification. Les mesures d’expérimentation comme le service public de l’orientation ou l’augmentation des bourses doivent être renforcés et mis en cohérence.

Les mesures comme la clause d’impact jeunesse (pour mesurer les conséquences de chaque loi sur les jeunes) ou celles favorisant l’engagement des mineurs ne saurait masquer les difficultés majeures des jeunes qui appellent à une refonte des politiques de jeunesse.

Un droit commun ambitieux doit être au cœur d’une politique de jeunesse

En finir avec des politiques d’exception est la seule orientation possible. Les différentes annonces du gouvernement ne vont pas dans ce sens.

Comment en effet prétendre développer l’apprentissage quand on donne les clés aux grandes entreprises qui vont fragiliser encore plus les contenus d’apprentissage ?

Le patronat voit en effet son influence élargie sur les contenus de formation pour tous les cursus de formation et notamment ceux des apprentis qui concernent de nombreux jeunes. De plus, comme c’est le cas à l’université, le cadrage national des formations est cassé au profit d’une structuration des contenus de formation en lien avec les régions uniquement.

Pour ce qui est du financement de la formation professionnelle, la taxe sur les entreprises est refondue et réduite, passant de 1.6 à 1% de la masse professionnelle. Cela va favoriser les plus grandes entreprises tout comme la possibilité de ne plus mutualiser les ressources pour les entreprises de plus de 50 salariés.  Dans la droite lignée des annonces récentes de François Hollande, ce sont encore des cadeaux faits au patronat.

Quelle ambition peut-il avoir pour l’apprentissage quand l’insertion professionnelle des apprentis est en baisse de 5% en 2013 et qu’un tiers finissent sans emploi ? La saignée de l’emploi industriel détruit également ces filières d’apprentissage et met à mal les projets de massification de l’apprentissage.

Enfin, l’ambition de droit commun ne doit pas masquer les atteintes aux droits fondamentaux. Les mesures d’austérité successives et d’affaiblissement du droit du travail (ANI, Pacte de responsabilité) portent atteinte à toute ambition de remettre les jeunes dans le droit commun.

Nous affirmons qu’il faut s’affranchir de politiques d’aides au capital qui ont prouvé leur inefficacité depuis trente ans et aggravé la courbe du chômage.

Derrières les mots, il faut poser des contenus ambitieux portés par toutes les forces qui ont acté le changement dans les urnes en 2012. Pour nous, la formation professionnelle est importante et elle recouvre des propositions qui prennent le contrepied de ce qui nous est proposé : l’intérêt des jeunes et des travailleurs. Il faut mettre en place une sécurisation des parcours de formation, il est nécessaire de valoriser les savoirs et les compétences des apprentis, renforcer les droits sociaux et notamment augmenter les salaires des apprentis et de tous les jeunes en formation professionnelle. Tout cela est urgent, tout cela est possible.

 

Nous appelons à la mobilisation intersyndicale du 18 mars prochain pour faire entendre les perspectives d’emplois, de protection sociale et d’efficacité économique.

Reprenons notre avenir en main, reprenons notre formation en main. Sans nous rien ne tourne, pas une usine, pas un lycée, pas une université, pas une entreprise !

 

  • Mouvement Jeunes Communistes de France :
  • 2, place du Colonel Fabien – 75019 Paris
  • 01.40.40.12.45
  • mjcf@jeunes-communistes.org

6 mars 2014

Budget de la Métropole Nice Côte d’Azur : « Les silences de Christian Estrosi » (Robert Injey)

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 19 h 25 min

-            Budget de la Métropole Nice Côte d’Azur :            le 5 Mars 2014

 

Budget de la Métropole Nice Côte d’Azur : « Les silences de Christian Estrosi » (Robert Injey)

Mots clés :                           nice,                            christian estrosi,                            robert injey,

 

 

Pourtant très bavard, le maire-candidat est totalement silencieux sur un sujet : le budget de la Métropole Nice Côte d’Azur. Tellement silencieux que les élu-e-s communautaires ont été privés du débat d’orientation budgétaire et du vote du budget primitif. Cette  situation est pour le moins grotesque  en cette période électorale où les promesses sont abondantes. Rien sur là où nous en sommes réellement financièrement, pas un mot.

C’est l’angle mort de la campagne du maire-candidat.

Si le vote du budget primitif de la ville de Nice avait été l’occasion d’une séance surréaliste où les adjoints intervenaient, à la queue leu leu, pour vanter « l’action  lumineuse » du maire-président (Sept heures de monologue de la majorité UMP avant que l’opposition puisse s’exprimer !), c’est le silence total sur le budget de la Métropole.

Et pour cause, la part la plus importante de la dette est là. Le milliard est déjà atteint et avec l’aberration du tunnel de la ligne 2 du tramway nous allons assez rapidement nous rapprocher de 1,3 à 1,5 milliard d’ici 2016.

La chose est peu avouable à quelques semaines d’un scrutin. Et le maire candidat préfère communiquer sur l’emballage (la coulée verte) que sur le contenu (la dette).

Si d’aventure l’option tunnel n’est pas abandonné l’addition sera très lourde à l’arrivée. Maintenant qu’il s’est déclaré en campagne, le maire-candidat osera-t-il enfin  avoir le débat?

Robert Injey

ISRAËL – « Des enfants dans des cages » : Israël accusé de torture par une ONG israélienne ! (CAPJO)

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 19 h 21 min

ISRAËL – « Des enfants dans des cages » : Israël accusé de torture par une ONG israélienne ! (CAPJO)

88159-enfant-sur-le-ventre-menotte-e2527.jpg

Le Comité public contre la torture en Israël vient de produire un rapport sur les tortures qu’Israël fait subir aux enfants palestiniens, en citant des cas de mise en cage publique, ainsi que des menaces et des passages à l’acte de violences sexuelles.

Le Comité public contre la torture en Israël (Public Committee Against Torture in Israel, PCATI) dénonce Israël qui ne fait rien pour protéger les mineurs palestiniens de la torture lors de leur arrestation et détention. Cette association exige des autorités qu’elles introduisent dans le droit israélien des dispositions spécifiques protégeant tous les enfants de la torture.

Le rapport de cette ONG est basé sur des rapports enregistrés d’abus sur des enfants, collectés ces dix dernières années, sur des enquêtes concernant les tortures infligées aux enfants par des soldats et des Israéliens chargés de les interroger.

Par ailleurs les données collectées par le PACTI sont appuyées par un certain nombres d’ONG également impliquées dans la collecte des preuves d’allégations de tortures. La découverte de personnes enfermées dans des cages métalliques remonte à l’inspection nocturne d’une prison au plus fort d’une récente tempête hivernale.

Des enfants ont été découverts à l’extérieur, sous des températures glaciales, enfermés pendant des heures pendant la nuit suivant leur arrestation, en attendant d’être inculpés le lendemain matin.

« Pendant notre visite, laquelle se passait au cours d’une violente tempête qui a frappé le pays, les avocats ont rencontré des détenus qui leur ont décrit un tableau choquant : en pleine nuit, des dizaines de détenus sont transférés dans les cages métalliques construites à l’extérieur des installations carcérales de transit de l’IPS [Israël Prison Service] à Ramla », écrit le « Défenseur Public israélien » sur son site web.

Le PCATI souligne que : « ne pas autoriser l’enfant ou le mineur arrêté à jouir pleinement de ses droits, notamment ne pas permettre un avocat ou un adulte accompagnant, au moment de l’arrestation et de l’interrogatoire, met l’enfant dans un état de désarroi, de détresse, et augmente la pression exercée sur l’enfant par les forces de sécurité en vue de parvenir à des aveux ou à des informations au cours de l’interrogatoire ».

L’ONG estime par ailleurs qu’enfants et adultes maltraités ont droit à une réhabilitation et à un examen exhaustif de leurs plaintes. Ils doivent également être « accompagnés d’un représentant de leur choix quand ils témoignent devant un enquêteur israélien ».

S’appuyant également sur le rapport de 2013 de « Defence Children International (DCI-Palestine) et sur celui de Lawyers for Palestinian Human Rights (LPHR), le PACTI réaffirme que « Israël est la seule nation à poursuivre automatiquement et systématiquement des enfants devant des tribunaux militaires d’où sont absentes les garanties basiques et fondamentales pour un procès équitable ».

L’association de défense des droits humains estime que quelque 700 enfants palestiniens, dont certains n’ont que 12 ans, subissent chaque année le système de détention militaire israélien.

« La majorité des enfants palestiniens détenus sont accusés d’avoir lancé des pierres, et 74 % d’entre eux sont soumis à des violences physiques lors de leur arrestation, de leur transfert ou de leur interrogatoire » selon les preuves collectées par Defence for Children International Palestine.

Il faut ajouter « qu’aucun enfant israélien n’entre en contact avec le système des tribunaux militaires ».

1er janvier 2014 – Russia Today : http://rt.com/news/israel-children-…

Publié par http://www.info-palestine.eu/spip.p…

Site PCF Evry

CAPJPO-EuroPalestine

Site PCF Evry

Ce que nous allons défendre le 6 mars à Paris devant la ministre, c’est l’information! (Filpac CGT)

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 19 h 15 min

-            Ce que nous allons défendre le 6 mars à Paris devant la ministre, c’est l’information! (Filpac CGT) humanitefr            le 5 Mars 2014

 

Ce que nous allons défendre le 6 mars à Paris devant la ministre, c’est l’information! (Filpac CGT)

Mots clés :                           filpac CGT,

 

 

L’acharnement à décoller l’information du papier imprimé ne relève pas d’un progrès nommé « numérique ». La présence de gangsters et de spéculateurs (Tapie-La Provence, fonds suisses-Nice Matin, Niel-Nouvel Observateur…) dans le domaine de la presse n’est pas la conséquence de la « transition numérique », mais d’une fracture libérale…

L’information livrée à quelques grandes familles françaises (Bolloré, Bouygues, Bernard Arnault, Dassault…) et à quelques banques (Crédit Mutuel, Crédit agricole) prélude son naufrage dans le pouvoir des 5 sœurs mondiales, Google, Microsoft, Facebook, Twitter, Apple. Entre-temps, les journaux régressent ou disparaissent, agités par des raids d’acquéreurs, des plans de restructuration imbéciles, des suppressions d’effectifs sans fin. L’information d’aujourd’hui est le produit monstrueux des états généraux de la presse de Sarkozy en 2008. Nous sommes donc partisans d’abroger le décret Sarkozy, cause du désastre actuel.

Nous nous battons pour l’information, papier imprimé et numérique. Quand les propriétaires des sociétés d’information sabrent des éditions, des titres, des services, des emplois, ils dévoilent leur conception de l’information dans le numérique : ce sera les chiffres, pas les lettres. Ils pataugent dans le domaine numérique parce qu’ils ne servent pas l’information, mais les dividendes des actionnaires. Nous sommes les partisans des lecteurs, pas des propriétaires !

Nous nous battons pour que l’information sorte de la rubrique nécrologique : Le Pays, France Soir, La Tribune, Libération demain, les OPA de Facebook et Google… Informer, ils s’en moquent. Mais gagner des parts de marché, ça, oui ! Pourtant des événements complexes suscitent d’immenses demandes des lecteurs pour comprendre : l’Ukraine, le résurgence en Europe des forces fascistes, les réactions religieuses intégristes, la crise, etc. L’information survit à peine au péril de l’offre, nous sommes partisans qu’elle vive en fonction de la demande !

Nous nous battons pour l’information contre un handicap : le bilan de ces éditeurs qui n’ont vécu que d’expédients et d’aides publiques vite empochées depuis des années. Hier, c’était priorité à la pub, puis aux abonnements subventionnés, puis aux gratuits, puis aux aides qu’ils vont chercher sébile en main. Ils ne rendent jamais compte d’aucun de leurs échecs. Pourtant ils sont coupables et responsables.

Qu’ont-ils fait des aides à la presse ? Le dogme instauré par Sarkozy aux états généraux de 2008 : l’information, pour être libre, doit être rentable. Bilan, l’information a été vendue. Les aides ont été englouties par les plus gros sans aider les plus petits à vivre. Et ça continue de plus belle. Nous sommes partisans de l’attribution d’aides à l’initiative éditoriale, pas de fonds publics aux licenciements et de subventions déguisées aux actionnaires. Nous sommes partisans de sociétés d’information indépendantes des 100 familles du patronat national et des 5 sœurs dominants le numérique. Que la possibilité soit ouverte de créer des sociétés d’information à but faiblement lucratif !

La cause de la crise de l’information participe de l’incivilité généralisée des rapports sociaux au temps du libéralisme arrogant. Toutes les grossièretés sont permises, même le racisme et l’antisémitisme. Nous sommes partisans d’une loi générale protégeant l’information des forces de l’argent. Une telle arme légale ne peut se forger qu’au terme d’échanges sociaux civilisés. C’est pourquoi nous sommes partisans d’une négociation nationale sur l’information, alternative aux plans locaux de destruction des effectifs. Notre rendez-vous du 6 mars rassemble toutes les formes de presse, cette bataille est ouverte à tous. Elle appelle bien d’autres mobilisations.

1...56789...298
 

Theveste FLE |
Lapmsaideauxparentsenmilieu... |
Arrondaz1 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Amipostemardi
| Young Up
| Comiteparentselevesjasseron