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8 mars 2014

Femmes. « En France, le droit à l’avortement reste menacé » .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 10 h 30 min

Femmes.

 

Société -            humanitefr            le 8 Mars 2014

 

Femmes. « En France, le droit à l’avortement reste menacé »

Mots clés :                           sécurité sociale,                            égalité hommes femmes,                            planning familial,                            ivg,                            droit à l’avortement,                            caroline rebhi,

 

 

Caroline Rebhi, membre du Planning familial, fait le point sur les attaques contre le droit à l’avortement en France et souligne tout de même des avancées.

 «Le droit a l’IVG a été renforcé récemment en France en enlevant, dans la loi, la notion de détresse comme condition pour y avoir recours. Depuis avril 2013, le remboursement à 100 % par la Sécurité sociale a aussi été acquis. Malgré tout, ce droit reste menacé. Lors des échographies, certains professionnels continuent de suggérer à la femme de garder l’enfant, la mettant mal à l’aise pour demander une IVG. D’autres médecins, de plus en plus nombreux, invoquent leur clause de conscience pour ne pas appliquer la loi de 2001 qui a repoussé le délai d’avortement de douze à quatorze semaines d’absence de règles.

Autre difficulté : certains praticiens ne laissent pas suffisamment le choix sur la méthode d’avortement. En dessous de sept semaines, on va imposer la méthode médicamenteuse plutôt que chirurgicale, car moins coûteuse. Or les femmes ne savent pas forcément que cela provoque une fausse couche, ce qui est loin d’être anodin et ne peut être choisie qu’en toute connaissance de cause. Enfin, l’IVG est menacée par un trop faible budget : 110 centres ont fermé depuis dix ans, il n’y en a même plus un par département. Il y a une inégalité territoriale. Dans certains hôpitaux, en août et pendant les fêtes, les délais d’attente dépassent trois semaines ! Il faut donc redonner des moyens. Il est aussi indispensable de créer des centres IVG autonomes dans l’hôpital avec du personnel formé pour mieux accompagner les femmes. Enfin, il faut arrêter de les culpabiliser avec l’avortement sous prétexte qu’il existe beaucoup de moyens de contraception. L’IVG est un droit.»

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Femmes. Parité en politique, un si long combat .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 10 h 27 min

Femmes. Parité en politique, un si long combat . femmes_assemblee

Sur les bancs de l’Assemblée nationale

Société -            humanite            le 3 Mars 2014

Elections

Femmes. Parité en politique, un si long combat

Mots clés :                           féminisme,                            parité,                            droit de vote,                            égalité hommes femmes,                            droits des femmes,                            élections,                            laurence cohen,                            Christine Bard,                            journée du 8 mars,                            réjane sénac,

 

 

Soixante-dix ans après avoir gagné 
le droit de vote, 
les femmes sont toujours sous-représentées 
dans les assemblées nationales. Et 
au sein des conseils municipaux ou régionaux, les postes supposés dévolus à la «nature» féminine leur sont largement confiés. Les préjugés ont la vie dure… 

«La main d’une femme est faite pour être baisée et non pour déposer un bulletin dans l’urne. » ­Christine Bard, le visage malicieusement ­illuminé, rappelle l’un des poncifs de l’époque d’avant 1944, dans un documentaire réalisé par le collectif féministe du PCF d’Indre-et-Loire. La voix de l’historienne traverse l’écran, emplit la salle, à Tours, où des femmes et des hommes de différentes générations sont réunis pour débattre de la place des citoyennes dans la représentation politique. Ce n’est sans doute pas un hasard si les communistes sont les organisateurs de l’une des premières rencontres célébrant le soixante-dixième anniversaire du droit de vote des femmes, le 21 avril 1944. N’est-ce pas l’un des leurs, le député Fernand Grenier, qui avait saisi le général de Gaulle sur le sujet et obtenu que son amendement soit approuvé par 51 voix contre 16 ? Le droit de vote est « un acte fondateur », affirme, dans le film, Marie-George Buffet. « Elles sont alors reconnues comme des êtres pouvant se mêler de la vie de la cité et ne sont plus cantonnées dans le foyer », précise la députée (PCF) de Seine-Saint-Denis.

Ordre sexué

Un acte fondateur certes, mais qui n’a pas rendu plus féminin le visage de l’Assemblée nationale. En 1993, elles sont 5,9 % à siéger, contre… 5,6 % en 1945. « La démonstration est faite que l’ordre sexué n’est pas déverrouillé », commente la chercheuse Réjane Sénac (lire notre entretien ci-après). Les lois incitatives dites de parité, appliquées au scrutin législatif, parviennent à faire progresser ce pourcentage à 10 % en 1997 et à 26,12 % en 2012. La France est encore loin de la démocratie paritaire. Le législateur avance timidement, sans doute pour ne pas détruire un édifice politique bâti par et pour les hommes. Le pouvoir est sans conteste le domaine le plus jalousement gardé par les hommes. Une simple faille dans la loi et celle-ci est bafouée, contournée (lire notre article sur l’attitude des partis).

Les chiffres qui accusent la discrimination dans le monde politique sont relevés, au cours de la rencontre, à Tours, par Laurence Cohen, la responsable de la commission féminisme et droits des femmes du PCF. En écho à Christine Bard, soulignant que les préjugés sexistes ont parsemé le long chemin vers le droit de vote des femmes, Laurence Cohen note que, soixante-dix ans après, les bouches s’ouvrent pour fustiger toutes les avancées vers l’égalité. Les arguments les plus « conservateurs » sont tenus au Palais-Bourbon ou dans les cortèges s’opposant au mariage pour tous ou aux ABCD de l’égalité. « On a entendu les uns parler de “l’incompatibilité entre l’accès des femmes dans la vie politique et leur mission dans la famille” ; les autres dire que “la femme est inapte par nature à la vie ­politique”. Autant de stéréotypes qu’il faut combattre », soutient-elle.

Retour en arrière

Le retour en arrière est pointé du doigt dans l’assistance. Un étudiant, militant à l’UEC, raconte qu’il est « frappé de voir que, systématiquement, les gens viennent vers moi quand je distribue des tracts devant la porte de ma fac, alors que mes camarades femmes sont ignorées ». « C’est un signe », dit-il. Mais il y en a d’autres, qui donnent, eux, des raisons d’espérer : les hommes sont de plus en ­plus visibles dans ce genre de rendez-vous. Et ils prennent la parole. On ne parle plus de « question de femmes », note un participant, un « vétéran communiste », précise-t-il, mais de « question de société ». « On ne peut plus, nous, militants communistes, considérer ce sujet comme une question “en plus” à traiter. Il y a un sexisme ordinaire comme il y a un racisme ordinaire. »

Un sexisme qui ne manque pas de se nourrir des représentations collectives. Alors que 87 % des communes sont aujourd’hui dirigées par des hommes, les adjointes au maire occupent souvent les seuls postes supposés dévolus à la « nature » féminine. « Nous constatons qu’elles sont en charge de l’éducation, de la famille, de la santé, du social, déplore Laurence Cohen. Combien d’hommes, a contrario, sont en charge des finances, de l’urbanisme, du développement économique, des transports ? » Il n’existe pas de données sur les rôles sexués dans les délégations municipales. On sait, toutefois, que la nouvelle loi sur la parité, instaurée en 2007, dans les exécutifs au sein des conseils municipaux et régionaux, est en passe de transformer cette répartition des tâches. Soixante-dix ans après le droit de vote des femmes, la parité, conçue comme un outil, « doit aussi permettre de s’interroger sur les conditions de travail, le partage des tâches, les stéréotypes sexistes, et l’ensemble des obstacles structurels qui empêchent les femmes de pouvoir pleinement exercer les fonctions à responsabilité », plaide le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes.

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Mina Kaci

Malika Boussouf «Le travail, c’est l’autonomie financière, la liberté».

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 10 h 23 min

Malika Boussouf «Le travail, c’est l’autonomie financière, la liberté». femmes_tunisie

Manifestation pour le droit des femmes en Tunisie

Monde -            humanite            le 3 Mars 2014

Egalité

Malika Boussouf «Le travail, c’est l’autonomie financière, la liberté»

Mots clés :                           révolutions arabes,                            algérie,                            entretien,                            égalité hommes femmes,                            journée du 8 mars,                            malika boussouf,                            femmes musulmanes,

 

 

Malika Boussouf, journaliste, écrivaine, coauteure de Musulmanes et Laïques en révolte, décrypte l’irrépressible montée des aspirations des femmes à l’autonomie sur la rive sud 
de la Méditerranée. 

Dans le livre Musulmanes et Laïques en révolte, que vous cosignez avec Monique Ayoun, vous dressez une série de portraits de femmes engagées. Qu’ont changé, pour elles, les soulèvements qui ont refaçonné, depuis 2011, l’Afrique du Nord 
et le Moyen-Orient?

Malika Boussouf. Ce sont des portraits d’Algériennes, de Tunisiennes, d’Égyptiennes, de Libanaises, de Marocaines, une vingtaine de femmes au total. Ce qui a changé, c’est la récupération d’une parole qui leur avait été en partie confisquée, dans des sociétés patriarcales où la femme est confinée au rôle d’épouse, de mère, de sous-citoyenne. Les carcans des codes de la famille, des statuts personnels servent à maintenir ces femmes dans des rôles secondaires. C’est vrai aussi en Tunisie, même si les femmes y ont conquis plus de droits, elles se battent pour éviter des régressions. Se battre pour préserver des acquis, c’est un peu faire du surplace…

 

femmes_livre

Dans le cas de l’Algérie, comment expliquer, malgré les luttes des femmes depuis les années 1970, la pérennité d’un code de la famille qui les ravale 
au rang de mineures à vie, passant 
de l’autorité du père à celle du mari?

Malika Boussouf. Les conservateurs, les islamistes sont parties prenantes de ce pouvoir ! Des femmes, liées au FLN, alors parti unique, se sont rendues complices de l’adoption de ce code de la famille. De ce point de vue, Abdelaziz Bouteflika, dont les alliés racontent qu’il a libéré les femmes, n’a strictement rien changé avec sa réforme cosmétique. La seule différence, c’est qu’une Algérienne mariée à un étranger peut désormais transmettre sa nationalité à son enfant. Mais je ne vois aucune autre évolution dans ce code, inspiré de la loi islamique. Une Algérienne qui demande le divorce doit ainsi recourir au khul’, c’est-à-dire racheter sa liberté en restituant la dot. L’homme peut répudier son épouse à sa guise, sans motif, la femme, elle, doit racheter sa liberté!

 

Les événements survenus en Tunisie, en Égypte sont-ils de nature à faire renaître une dynamique féministe dans le monde arabe, malgré le poids de la droite religieuse?

Malika Boussouf. J’en suis convaincue. Ces femmes égyptiennes, tunisiennes sont à l’avant-garde de ce mouvement. Elles sont engagées dans des luttes très positives. Par exemple, dans le bras de fer engagé avec un gouvernement très conservateur, les Tunisiennes ont gagné la parité ! Bien sûr, le port du voile s’est beaucoup répandu, mais pour elles ce n’est pas un problème. Elles sont surtout déterminées à ne pas se laisser déposséder de leurs droits. Les islamistes au pouvoir prétendent ainsi de façon démagogique régler le problème du chômage sur le dos des femmes, en les renvoyant à la maison. Comme si un homme pouvait mécaniquement prendre le poste de sa femme sans être formé pour cela, comme si la translation était si simple… Les femmes tunisiennes, toutes catégories sociales confondues, refusent cette politique.

 

Le droit des femmes au travail est-il un facteur d’émancipation, un enjeu féministe, dans ces sociétés?

Malika Boussouf. Incontestablement. Le travail, c’est l’autonomie financière, la liberté. Ce n’est pas les poches vides que l’on peut avoir voix au chapitre. La dépendance matérielle est la pire des situations pour une femme. Tendre la main au mari tous les matins pour obtenir trois francs six sous destinés aux besoins du foyer, ce n’est pas une vie ! Cette situation est de moins en moins répandue dans nos pays. Les difficultés économiques des familles y sont bien sûr pour quelque chose.

 

Cet accès de plus en plus important des femmes au monde du travail explique-t-il la montée de leurs aspirations à l’autonomie?

Malika Boussouf. Oui, même si davantage de femmes, encore, feraient le choix de travailler si elles en avaient la possibilité. Les femmes prennent conscience de la discrimination qui les frappe en tant que femmes dès qu’elles mettent un pied dans la vie active. À expérience et compétence égales, et même supérieures de la femme, l’employeur aura toujours tendance à embaucher ou promouvoir un homme. Bien sûr, ce n’est pas propre à nos sociétés, ce phénomène existe aussi en Occident. Mais nous en pâtissons davantage ici. Cela dit, cette discrimination au travail est de plus en plus contestée.

 

Comment se traduit le sexisme 
au quotidien, dans les rues d’Alger, de Tunis ou du  Caire?

Malika Boussouf. En Algérie, depuis la fin de la décennie noire, je suis très agréablement surprise. Les hommes sont plus polis, plus respectueux avec les femmes. Nous avons échappé au pire, peut-être l’horreur par laquelle nous sommes passés durant ces ­années de terrorisme a-t-elle suscité une prise de conscience. Je ressens, en tout cas, moins d’agressivité vis-à-vis des femmes.

 

Qu’est-ce qui distingue une féministe de votre génération d’une jeune Algérienne de vingt ans?

Malika Boussouf. La jeune génération est certainement plus matérialiste, moins idéaliste. Ces jeunes femmes ont peut-être plus les pieds sur terre. Mais elles ne sont pas moins libres ! Elles sont pétillantes, qu’elles portent ou non le voile.

 

Comment réagissez-vous à l’annonce de la candidature d’Abdelaziz Bouteflika à un quatrième mandat?

Malika Boussouf. C’est une mascarade ! Cette annonce m’a d’abord laissée incrédule, je n’arrivais pas à y croire. Nous sommes sonnés. J’espère simplement que la jeunesse saura exprimer son mécontentement et que les ­Algériens refuseront de se laisser faire. Pour ma part je n’ai jamais cru dans la mise en scène d’une opposition entre l’armée et le clan présidentiel. C’est une diversion. Les mafieux, quand il le faut, sont main dans la main. La seule guerre qu’ils mènent est dirigée contre le peuple algérien. Ils ont trop d’intérêts à préserver pour se battre entre eux. Leur priorité commune est de garder la mainmise sur la rente pétrolière. Et dans cette guerre économique menée contre le peuple, les femmes sont en première ligne. Elles sont les dernières servies, elles sont discriminées au travail, elles sont tenues à l’écart des responsabilités. Oui, les femmes sont la chair à canon de toutes les guerres, pas seulement la guerre économique.

  • Musulmanes et Laïques en révolte, Monique Ayoun et Malika Boussouf, Hugo Doc, 189 pages, 17 euros.
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Entretien réalisé par 
Rosa Moussaoui

Vers un retour contraint au foyer des femmes? .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 10 h 19 min

Vers un retour contraint au foyer des femmes? . femme_foyer

 

Société -            humanite            le 5 Mars 2014

Egalité

Vers un retour contraint au foyer des femmes?

Mots clés :                           précarité,                            égalité hommes femmes,                            droits des femmes,                            inégalité professionnelle,                            emploi des femmes,                            journée du 8 mars,                            égalité salariale,

 

 

Pour l’heure, leur nombre baisse en France. Mais celles qui restent à la maison le font de plus en plus pour des raisons économiques. 

«Les femmes vont-elles faire leur retour au foyer ? » interrogeait, il y a plus d’un an, Esther ­Vivas, du Centre d’études sur les mouvements sociaux de l’université Pompeu Fabra, à Barcelone. Outre les coupes dans les droits sociaux, l’intellectuelle catalane alertait sur la baisse du taux d’occupation des femmes en Espagne. Leur taux d’emploi a en effet chuté de 58 % à 54 % entre 2008 et 2012 (source Eurostat). Une tendance que l’on retrouve en Grèce, en Italie, en Irlande, après une hausse constante depuis les années 2000. Des chiffres à tempérer, l’impact de la crise ayant été aussi négatif pour l’emploi des femmes que pour celui des hommes.

Contraintes

Le retour des femmes aux foyers n’est pas à l’ordre du jour en France. Elles sont 2,1 millions à n’être ni au chômage ni en études, d’après le dernier décompte de l’Insee, publié cet été. En 1991, elles étaient encore 3,5 millions. Soit une baisse de 24 % à 14 % en vingt ans.

Mais l’étude de l’institut de statistiques ne lève pas toutes les inquiétudes. Celles qui restent à la maison le font de plus en plus sous la contrainte. En 1991, 59 % des femmes au foyer déclaraient avoir cessé leur activité pour des raisons personnelles. En 2011, elles ne sont plus que 21 %. Le premier motif invoqué est devenu la fin d’un contrat à durée déterminée (35 % des cas, contre 10 % en 1991). Les interruptions d’activité à la suite d’un licenciement ont également fortement progressé, passant de 4 % en 1991 à 11 % en 2011. Autrement dit, si elles deviennent inactives, c’est parce qu’elles ont été découragées par la précarisation accrue du marché du travail. Face à la crise, les femmes ont été moins touchées par les pertes d’emploi que par l’accroissement du sous-emploi à travers le temps partiel, a démontré une étude de l’OFCE sur le chômage et l’emploi des femmes, en 2010.

Rajeunissement

L’Insee démontre aussi que le profil de la femme restant à la maison tend à se rajeunir. Si leur proportion parmi les femmes en couple en âge de travailler augmentait régulièrement avec l’âge, la part de celles ayant entre 20 et 34 ans (environ 20 %) est aujourd’hui plus élevée que celle des femmes ayant entre 40 et 49 ans (moins de 15 %). À part la tranche des 55-59 ans, où la part des femmes au foyer reste la plus élevée (34 %), la situation de femme inactive est aujourd’hui plus concentrée sur les âges où les enfants sont jeunes.

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Femmes: l’austérité est aussi question de sexe .

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Femmes: l’austérité est aussi question de sexe . salaire_hf

 

Société -            humanite            le 5 Mars 2014

Egalité

Femmes: l’austérité est aussi question de sexe

Mots clés :                           austérité,                            précarité,                            égalité hommes femmes,                            droits des femmes,                            inégalité professionnelle,                            emploi des femmes,                            journée du 8 mars,                            christiane marty,                            égalité salariale,

 

 

La crise, puis les politiques de baisse des dépenses publiques décidées par les gouvernements pour tenter d’y répondre frappent dur, mais pas également. À plusieurs niveaux, leurs premières victimes demeurent les femmes.

Nous l’avons déjà écrit : la crise et l’austérité frappent plus fort encore certaines catégories de population : les jeunes, les seniors… Mais on ne dira jamais assez qu’elles frappent aussi en particulier toute une moitié de la population, celle dont le seul tort est d’être de sexe féminin. Malgré le manque persistant de données genrées, certains chiffres restent éloquents : l’Insee dénombre en France 4,7 millions de femmes vivant avec des revenus situés en dessous du seuil de pauvreté (964 euros par mois), alors que les hommes ne sont « que » 3,9 millions. Un écart qui semble se creuser avec le temps, comme le démontre la fréquentation du Secours catholique : si, en 2001, la part de femmes dans son public était équivalente à celle des hommes, dans son rapport de 2012, l’association estime qu’elles représentaient, en 2011, 57 % des adultes rencontrés.

Fondement culturel

Mais attention : la crise n’est pas à l’origine de ces inégalités. Comme le rappelle le Conseil économique, social et environnemental dans une étude publiée en février 2013, « les risques de précarité sont en fait multifactoriels et trouvent leur origine dans le fondement culturel du rôle assigné aux femmes dans la société, y compris au regard de l’emploi ». Autrement dit, ce n’est pas un scoop, la domination masculine préexistait à la chute de Lehman Brothers. La surreprésentation féminine dans les emplois dits « informels » et précaires, les inégalités de salaires, le « plafond de verre » qui limite l’avancement hiérarchique des salariées… autant de phénomènes dénoncés depuis des décennies par les défenseurs de l’égalité.

salaires_homme_femme

Ce qui est par contre assuré, c’est que, depuis 2008, la crise économique puis les choix politiques faits par la suite par les gouvernements ont considérablement aggravé ces inégalités. « Le faible taux d’emploi des femmes, leur concentration dans des formes d’emploi peu rémunérées, informelles ou vulnérables et l’insuffisance de leur protection sociale font qu’elles sont plus exposées aux crises que les hommes », notait dans un rapport la Confédération syndicale internationale en 2011.

Le chômage au féminin est sous-estimé

À en croire les statistiques pourtant, l’emploi des femmes semble avoir mieux résisté dans un premier temps que celui des hommes. « Dans les pays industrialisés, ce sont les secteurs où les hommes sont majoritaires qui ont d’abord été durement touchés par la crise : le bâtiment, l’industrie automobile, les transports. La progression du taux de chômage a donc été, entre 2007 et 2010, en moyenne plus forte pour les hommes, et leur chômage a même dépassé celui des femmes », décrypte dans une note la chercheuse Christiane Marty, membre d’Attac. Mais ces chiffres masquent une autre réalité : le travail à temps partiel, dont 82 % des salariés sont des femmes, qui, comme le rappelle la chercheuse, constitue un « chômage partiel », n’est pas pris en compte dans ces statistiques. Ainsi, le chômage des femmes est-il sous-estimé. Et puis, l’évolution du taux de chômage des femmes est très vite repassée devant celui des hommes, dès 2009. En 2011, en catégorie A, le chômage des hommes augmentait de 0,9 %… celui des femmes de 5,4 %.

En dehors de l’emploi, le choix de la baisse de la dépense publique, opérée tant par l’ancienne majorité de droite que par la politique portée par François Hollande, a aussi pour principales victimes les femmes. D’abord parce qu’elles sont plus nombreuses à être employées dans la fonction publique, dont l’évolution salariale est gelée depuis quatre ans. Et parce qu’elles sont les premières bénéficiaires des services publics, maternités, centres d’IVG ; mais aussi, du fait de la division toujours inégale des tâches domestiques, crèches, garderies, services sociaux. Alors que la volonté largement affichée par le gouvernement est bien de réduire les inégalités de genre, la mission de la ministre des Droits des femmes s’apparente à tenter de faire déborder le tonneau des Danaïdes. On peut tenter toutes les mesures imaginables, si l’on continue les politiques d’austérité, elles seront invariablement réduites à néant.

Les syndicats se mobilisent. Dans une déclaration commune, la CGT, la CFDT, l’Unsa, la FSU, Solidaires, la CFTC et la CGC appellent à faire de l’égalité professionnelle une « réalité ». Non sans rappeler leurs propres responsabilités – les organisations syndicales doivent « s’emparer au quotidien de l’égalité professionnelle » –, elles interpellent 
le patronat et le législateur. Les syndicats revendiquent ensemble une limitation du recours au temps partiel, la revalorisation 
des métiers à prédominance féminine, la suppression des écarts de salaires entre les hommes et les femmes, l’accès des femmes à toutes les fonctions de direction dans l’entreprise comme 
dans la fonction publique, etc. Les syndicats appellent encore 
à « lutter contre les violences sexistes et sexuelles en renforçant 
la prévention sur les lieux de travail et la protection des victimes ».

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7 mars 2014

Décès de Jean-Louis Bertuccelli (ARP) .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 19 h 34 min

-            Décès de Jean-Louis Bertuccelli (ARP) . humanitefr            le 7 Mars 2014

 

Décès de Jean-Louis Bertuccelli (ARP)

 

 

C’est avec une immense tristesse que les cinéastes de L’ARP ont appris le décès de leur ami Jean-Louis Bertuccelli.

Membre historique de L’ARP, Jean-Louis Bertuccelli était un cinéaste engagé dans l’intérêt général de son art. Il portait surtout, à travers sa filmographie, un regard sincère et politique sur le monde qui nous entoure.  « Remparts d’argile », son premier film pour lequel  il reçut le prix Jean Vigo et représenta la France aux Oscars, ou « Docteur Françoise Gailland », dans lequel il dénonçait la société contemporaine, témoignent en eux-mêmes de l’intemporalité de ses combats, et de la générosité du cinéaste pour l’humanité.

Les cinéastes de L’ARP garderont le souvenir d’un ami cher, investi à leurs côtés depuis toujours. Ils adressent leurs plus amicales et chaleureuses  pensées à sa fille cinéaste Julie, à leur famille, ainsi qu’à leurs proches.

Le Conseil d’Administration de L’ARP Paris, le 7 mars 2014

Le Conseil d’Administration de L’ARP est composé de : Claude Lelouch, Président d’Honneur Michel Hazanavicius, Président Dante Desarthe, Costa Gavras, Eric Tolédano, Vice-Présidents Michel Ferry, Eric Lartigau, Membres du Bureau Evelyne Dress, Trésorière Patrick Braoudé, Christian Carion, Camille de Casabianca, Joël Farges Cédric Klapisch, Gérard Krawczyk, Jeanne Labrune, Radu Mihaileanu, Olivier Nakache Raoul Peck, Jacques Richard, Jean-Paul Salomé, Coline Serreau, Frédéric Sojcher

Ascométal: 1900 salariés face à des fonds de pension véreux .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 19 h 30 min

Ascométal: 1900 salariés face à des fonds de pension véreux . 2014-03-07ascometal

 

Social-Eco -            humanitefr            le 7 Mars 2014

 

Ascométal: 1900 salariés face à des fonds de pension véreux

Mots clés :                           sidérurgie,                            lbo,                            fos-sur-mer,                            bank of america,                            plan social,                            morgan stanley,                            dunkerque,                            hagondange,                            ascometal,                            fonds de pension,                            le cheylas,

 

 

Faute d’accord entre son actionnaire et ses créanciers, le groupe sidérurgique Ascométal, 1.900 salariés, a été placé ce vendredi en redressement judiciaire, mais le gouvernement assure avoir d’ores et déjà identifié des repreneurs potentiels pour ce fleuron français.

Pour Christian Pantoustier (CGT, premier syndicat), « Ascométal est la  preuve criante que les fonds de pension véreux ne sont pas bons pour  l’industrie. Il faut maintenant se mettre autour de la table avec l’Etat  pour choisir un vrai projet industriel viable et qui préserve  l’ensemble des emplois ». « On espère qu’une solution sera trouvée  rapidement pour maintenir l’intégrité du groupe et des emplois et lever  l’inquiétude des salariés et des familles », a déclaré de son côté à  l’AFP Cyril Brand (CFDT).

Il faut dire que les salariés d’Ascométal ont été en première ligne face à leurs actionnaires, fonds de pension adossés à des banques qui ont fait l’acquisition du groupe pour se servir sur la bête. Ils ont fait preuve d’un bel  esprit de résistance. Ascometal a été  vendu en octobre 2011 au fonds  d’investissement Apollo,  dans le cadre  d’un LBO qui a lourdement  endetté le groupe. Depuis, avec la  crise et la baisse  de l’activité (de  800 000 tonnes à 620 000 en 2012,  selon les Échos), la  société ne  parvient plus à ­honorer les  remboursements et a voulu imposer  des  sacrifices aux salariés pour  redresser la barre.

Accord de flexibilité rejeté

Fin juin 2013, 60 % des salariés ont dit non aux  mesures de  flexibilité demandées par la ­direction, notamment l’abandon  de jours  de RTT et la création d’un compteur temps collectif pour faire  varier  le temps de travail en fonction des besoins de production. « Les   travailleurs ne sont pas dupes, ils ne veulent pas payer pour des   rentiers qui s’en foutent complètement, d’Ascometal », s’est félicité à l’époque le   syndicat CGT, majoritaire à plus de 50 %, qui militait contre l’accord   alors que les syndicats CGC et CFDT le soutiennent.

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Aujourd’hui, le sort d’Ascométal, plombé par une dette de 360 millions d’euros, est depuis plusieurs semaines suspendu à de dures négociations entre son actionnaire, le fonds américain Apollo, et les banques Morgan Stanley et Bank of America, qui n’ont pas abouti. L’entreprise, qui avait déposé mardi sa déclaration de cessation des paiements, a été reconnue en dépôt de bilan depuis le 25 février par le tribunal de commerce de Nanterre (Hauts-de-Seine). Celui-ci l’a mise en redressement avec une période d’observation de six mois.

Montebourg à la baguette

Cette décision ouvre une nouvelle étape, qui « ne fragilise toutefois pas l’entreprise », a aussitôt réagi dans un communiqué Arnaud Montebourg. Le ministre du Redressement productif souligne que désormais « sous la protection de la justice commerciale », l’avenir de l’entreprise ne sera « plus soumis aux décisions de son actionnaire ni aux contraintes exercées par les banques », en bras de fer depuis plusieurs mois. Il fait aussi savoir que des repreneurs ont déjà fait part de « plusieurs marques d’intérêts » avec « une réelle ambition industrielle ».

« Les prochaines semaines seront consacrées à la finalisation de ces projets d’offres », « l’Etat sera au côté d’Ascométal pour trouver une solution industrielle pérenne », assure-t-il. L’Etat pourrait lever en faveur de l’entreprise un prêt de 40 millions d’euros en actionnant le nouveau « fonds de résistance économique ».

Un site en Isère menacé

Si Arnaud Montebourg se veut positif, un site paraît cependant bel et bien menacé. Celui du Cheylas, en Isère. Le plan de reprise des banques alliées au fonds de retournement Anchorage ne prend pas en compte cette usine de 108 salariés produisant des ressorts pour l’automobile.. Idem pour les plans d’Apollo, qui monnaye un investissement de 50 millions d’euros contre l’effacement de ses dettes auprès de ses banques partenaires. Leader des aciers spéciaux pour l’automobile et l’industrie  pétrolière, Ascométal compte actuellement trois grosses usines en France: Dunkerque  (Nord), Hagondange (Moselle) et Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). Le  groupe a aussi des sites à Custines (Meurthe-et-Moselle), Le Marais  (Loire) et Le Cheylas (Isère).

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S.G.

L’ombre d’un trafic d’influence plane au-dessus de Nicolas Sarkozy .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 19 h 25 min

L'ombre d'un trafic d'influence plane au-dessus de Nicolas Sarkozy . 2014-03-07sarkozy

 

Politique -            humanitefr            le 7 Mars 2014

 

L’ombre d’un trafic d’influence plane au-dessus de Nicolas Sarkozy

Mots clés :                           libye,                            nicolas sarkozy,                            Comprendre l’affaire Woerth-Bettencourt,                            mouammar kadhafi,                            thierry herzog,                            affaire tapie,                            procureur financier,                            gilbert azibert,                            parquet financier,                            claire thépaut,                            patricia simon,

 

 

Le Monde puis l’AFP citent ce vendredi des sources judiciaires qui confirment qu’une enquête judiciaire a bel et bien été lancée le 26 février dernier pour trafic d’influence. En cause: une conversation téléphonique entre Nicolas Sarkozy et son avocat Me Thierry Herzog.

L’affaire Buisson, qui a occupé l’avant-scène médiatique depuis ce mercredi, n’est pas ce qui fait trembler le plus la Sarkozie. Derrière se cache bien une affaire plus embarrassante pour l’ancien président de la République. Une conversation téléphonique entre Nicolas Sarkozy et son avocat Me Thierry Herzog est à l’origine d’une enquête judiciaire lancée le 26 février pour trafic d’influence, a indiqué vendredi une source proche du dossier confirmant une information du Monde.

Affaire Bettencourt

Le Monde affirme dans son édition du jour que l’ancien chef de l’Etat a été placé sur écoute, à la fois sur son téléphone officielle et sur un autre officieux, à la demande des juges enquêtant sur les accusations de financement de sa campagne présidentielle de 2007 par la Libye de Mouammar Kadhafi. En cause: un échange où les deux hommes évoquent un haut magistrat du parquet général de la Cour de cassation, Gilbert Azibert, selon une source proche du dossier. Il y est question, selon la source, de le solliciter pour se renseigner sur une procédure en cours devant la Cour de cassation en lien avec l’affaire Bettencourt.

Or, la haute juridiction doit décider le 11 mars si elle valide la procédure Bettencourt, notamment la saisie des agendas de l’ancien président, dont Nicolas Sarkozy a réclamé l’annulation. Ancien secrétaire général de la Chancellerie quand Rachida Dati était garde des Sceaux, Gilbert Azibert est affecté à une chambre civile et n’a donc théoriquement aucun rôle à jouer dans ce dossier. Mais, selon Le Monde, il renseigne le camp sarkozyste sur les tendances qui se dessinent à la Cour. En échange, détaille le quotidien, ce dernier, qui est en fin de carrière, aurait sollicité l’intervention de Nicolas Sarkozy pour obtenir un poste de prestige à Monaco.

Or, le Monde signale une « drôle de coïncidence ». Nicolas Sarkozy a passé une semaine en famille à Monaco en février, où le rejoint son avocat, lui-même d’origine niçoise. « Les juges suspectent les deux hommes d’avoir à cette occasion pu solliciter les autorités monégasques afin de récompenser M. Azibert – ce que conteste vivement Me Herzog », note le quotidien.

Perquisitions

Au vu de cette conversation téléphonique, qui avait été transmise au parquet  national financier, selon la source proche du dossier, celui-ci avait  ouvert le 26 février une information judiciaire pour trafic d’influence  et violation du secret de l’instruction. Dans ce cadre, les juges Claire Thépaut et Patricia Simon ont mené  mardi des perquisitions à Paris, Nice et Bordeaux, dans les bureaux et  aux domiciles de MM. Azibert et Herzog.

Les agendas au coeur des affaires

Le 11 mars, la cours de cassation doit dire si elle annule ou non la  saisie des agendas de Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bettencourt. En  février, l’avocat général avait préconisé la validation de la  quasi-totalité de la procédure dans le volet « abus de faiblesse » de  l’affaire, mais aussi l’annulation des saisies des agendas. Or, outre l’affaire Bettencourt, dans laquelle Nicolas Sarkozy a  bénéficié d’un non-lieu (à lire: Affaire Bettencourt: Sarkozy échappe au renvoi en correctionnelle), ses agendas sont susceptibles d’intéresser les  enquêteurs travaillant sur des affaires judiciaires compromettantes pour  l’ancien pouvoir.

« Affaire politique »

C’est l’avocat de l’ancien chef de l’État qui est monté au créneau dans une interview au quotidien affirmant qu’il n’y avait « aucun trafic d’influence », Me Herzog a dénoncé « une affaire politique ». Quant à Nicolas Sarkozy, il est « toujours probablement sur écoute téléphonique », a-t-il dit.

Parfois présenté comme le ministre bis sous Rachida Dati, le haut magistrat Gilbert Azibert, contacté par l’AFP, n’avait quant à lui, ce vendredi après-midi, pas souhaité réagir.

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S.G.

« Fasciste »: injure ou qualificatif? .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 19 h 19 min

 

Politique -            humanite            le 7 Mars 2014

Proçès

« Fasciste »: injure ou qualificatif?

Mots clés :                           jean-luc mélenchon,                            marine le pen,                            alexis corbiere,

 

 

Jean-Luc Mélenchon était au tribunal correctionnel de Paris, jeudi, pour avoir qualifié en 2011 de «fasciste» la patronne du FN, Marine Le Pen. Délibéré attendu le 10 avril.

Il aura fallu quasiment trois ans, jour pour jour, pour que l’affaire passe, jeudi, devant le tribunal correctionnel de Paris. Jean-Luc Mélenchon, alors candidat à l’élection présidentielle, réagissait le 5 mars 2011 à un sondage donnant Marine Le Pen en tête au premier tour. «Pourquoi voulez-vous que le peuple français soit le seul peuple qui ait envie d’avoir un fasciste à sa tête?» interrogeait alors le coprésident du Parti de gauche, devant les caméras d’i-Télé. Et la présidente du Front national de porter plainte pour injures, six jours après. La procureure, Aurore Chauvelot, a estimé que Jean-Luc Mélenchon n’avait «pas excédé les limites de la liberté d’expression». Le délibéré sera rendu le 10 avril.

« Caractérisée »

À la barre, Jean-Luc Mélenchon a assuré ne pas avoir «injurié» la présidente du FN mais l’avoir «caractérisée», étant donné que «les fondateurs du Front national sont des fascistes avérés et assumés». «La filiation est évidente, elle ne peut être niée en aucune manière», a-t-il ajouté. De son côté, l’avocat de Marine Le Pen, Wallerand de Saint-Just, a réclamé «un franc» (sic) symbolique de dommages et intérêts. «Le fait de vouloir interdire le terme de fasciste est typiquement fasciste», a quant à elle plaidé l’avocate de Jean-Luc Mélenchon, Me Raquel Garrido.

Avant l’audience, l’avocate observait que la présidente du FN, absente au tribunal, cherche à «faire interdire ce mot» pour la caractériser et, ainsi, poursuivre sa démarche de «dédiabolisation» du FN. Marine Le Pen «a déjà menacé de porter plainte contre ceux qui l’utiliseraient, mais sans effet réel pour l’instant», a quant à lui souligné, sur son blog, Alexis Corbière, secrétaire national du PG, avant de relever : «Par malice, je souligne que Mme Le Pen a défendu la totale ‘‘liberté d’expression’’ de M. Dieudonné, mais n’agit pas de même quand il s’agit de ses adversaires politiques.»

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Audrey Loussouarn

La gauche antilibérale aurait le vent en poupe dans l’Union Européenne .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 19 h 15 min

La gauche antilibérale aurait le vent en poupe dans l’Union Européenne . 2014-03-07tsipras-laurent

Alexis Tsipras, candidat du PGE à la présidence de la commission européenne, au côté de Pierre Laurent, président du PGE

Monde -            humanite            le 7 Mars 2014

Europe

La gauche antilibérale aurait le vent en poupe dans l’Union Européenne

Mots clés :                           union européenne,                            pcf,                            front de gauche,                            die Linke,                            izquierda unida,                            gauche unitaire européenne,                            syriza,                            sinn fein,                            refondation communiste,                            PCP,                            européennes 2014,                            élections européennes,

 

 

La Gauche unitaire européenne constituerait le troisième groupe du Parlement européen, devant les libéraux, selon un sondage. La droite et les socialistes resteraient majoritaires.

Le prochain Parlement pourrait se teinter de rouge. Selon Pollwatch, qui a compilé les sondages pour les élections européennes de mai dans les 28 États membres, le groupe de la Gauche unitaire européenne (GUE) qui obtiendrait 67 élus contre 35 aujourd’hui serait le troisième le plus important au Parlement européen, derrière les socialistes et démocrates (209 élus) et le Parti populaire européen (PPE, 202 parlementaires).

9% pour le Front de gauche

Dans plusieurs pays, la GUE enregistre une percée. En Grèce, avec 28,8 % des voix, Syriza obtiendrait 8 sièges (contre 4,7 % et un élu en 2009). Le Parti communiste de Grèce, avec 6,3 % des voix (– 2,05 points) conserverait deux élus. En France, le sondage attribue 9 % des voix au Front de gauche, qui obtiendrait sept élus (contre quatre aujourd’hui), auxquels s’ajouterait un élu d’outre-mer. Izquierda Unida, en Espagne, pourrait aussi remporter, avec 12,8 %, 7 élus, contre un aujourd’hui. Die Linke, en Allemagne, resterait stable avec 8 sièges. Au Portugal, les communistes portugais obtiendraient 11 % des voix et 4 sièges ; le bloc de gauche 6,8 % et trois élus. Le Centre de l’harmonie letton arriverait en tête, avec 32 % des voix et 3 élus. Par ailleurs, le sondage prédit le retour de cinq Italiens de la liste Tsipras, à laquelle participe Refondation communiste. Le Sinn Féin aurait 3 élus en Irlande. Toutefois, en Italie, Lettonie ou Espagne, les listes sont des coalitions, et certains élus pourraient décider de rejoindre d’autres groupes.

Le PPE majoritaire

La grande majorité au Parlement européen, constituée par les socialistes et le PPE, verrait son influence réduite, passant de 61,1 % à 54,7 % des sièges. L’extrême droite, elle, pourrait voir son nombre d’élus doubler : le groupe des non-inscrits, où elle est hégémonique, pourrait passer de 32 élus à 92.

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Gaël De Santis

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