Dominik27

Un site utilisant unblog.fr

8 mars 2014

Ecoutes de Sarkozy: des avocats dénoncent une violation du secret professionnel .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 19 h 35 min

Ecoutes de Sarkozy: des avocats dénoncent une violation du secret professionnel . sarkozy_telephone

 

Politique -            humanitefr            le 8 Mars 2014

 

Ecoutes de Sarkozy: des avocats dénoncent une violation du secret professionnel

Mots clés :                           justice,                            nicolas sarkozy,                            affaires,                            henri leclerc,                            thierry herzog,                            avocats,                            Éric dupond-moretti,                            gilbert azibert,                            corinne dreyfus-schmidt,

 

 

Des avocats s’indignent, dans une lettre dont l’AFP a eu connaissance samedi, des « atteintes graves et répétées » au secret professionnel après l’ouverture d’une enquête consécutive à l’interception d’une conversation entre Me Thierry Herzog et son client Nicolas Sarkozy.

Vendredi, Le Monde a révélé qu’une information judiciaire pour violation du secret de l’instruction et trafic d’influence ouverte le 26 février, trouvait son origine dans l’interception de discussions au téléphone entre l’avocat et l’ex-chef de l’Etat. Elle avait été faite à la demande de juges enquêtant sur les accusations de financement de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy par la Libye de Mouammar Kadhafi.

« Que le secret professionnel, socle de la défense, garantie fondamentale des libertés individuelles dans un Etat de droit, fasse l’objet d’atteintes graves et répétées, menace l’essence même de notre profession d’avocat et son indépendance », dénoncent dans la lettre les avocats signataires qui apportent leur soutien à Me Herzog.

Droit de la défense

Dans le cadre de cette enquête, deux juges financières ont diligenté une série de perquisitions le 4 mars, visant Me Herzog et un haut magistrat du parquet général de la Cour de cassation, Gilbert Azibert. « Que les cabinets d’avocats soient aujourd’hui devenus un lieu privilégié dans lequel les juges songent à rechercher les éventuelles preuves des instructions qui leurs sont confiées, suscite l’inquiétude », peut-on encore lire dans la lettre.

« Nous alertons les pouvoirs publics sur le danger pour la démocratie de telles dérives et sur l’impérieuse nécessité de protéger le secret professionnel, pilier de la profession d’avocat et sans lequel aucune défense ne peut s’exercer », interpellent les signataires. Selon la présidente de l’Association de défense des avocats pénalistes (Adap), Corinne Dreyfus-Schmidt, le texte avait été signé par plusieurs centaines d’avocats samedi à la mi-journée. Ce chiffre est appelé a augmenter, a poursuivi l’avocate, qui figure parmi les premiers signataires avec d’autres grands noms du barreau, Henri Leclerc, Hervé Temime, Eric Dupond-Moretti, Jacqueline Laffont, Pierre Haïk ou encore Christian Saint-Palais.

Le bâtonnier de Paris intervient

Signe de l’émoi suscité dans la profession par cette affaire, le bâtonnier de Paris, Pierre-Olivier Sur, s’est rendu en personne jeudi à l’audience chez le juge des libertés et de la détention (JLD) où étaient contestées les saisies réalisées chez Me Herzog, une démarche inédite. Le JLD doit rendre en début de semaine une ordonnance pour notamment décider de restituer ou non son téléphone professionnel à Me Herzog, a-t-on appris de sources proches du dossier.

  • A lire aussi:

L’ombre d’un trafic d’influence plane au-dessus de Nicolas Sarkozy

S.G.

Bretagne: les Bonnets rouges siphonnés par l’extrême-droite .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 19 h 32 min

Bretagne: les Bonnets rouges siphonnés par l'extrême-droite . 2013-11-21bonnets-rouges

 

Social-Eco -            humanitefr            le 21 Novembre 2013

 

Bretagne: les Bonnets rouges siphonnés par l’extrême-droite

Mots clés :                           extrême-droite,                            bretagne,                            bloc identitaire,                            bonnet rouge,                            bonnets rouges,

 

 

Les Bonnets rouges ont bien du mal à endiguer la récupération de leur mouvement par l’extrême-droite. Un groupuscule identitaire lance une souscription estampillée du couvre-chef breton, après avoir tenté de récupérer la propriété de la marque « bonnets rouges ».

Le mouvement de contestation breton a bien du mal à endiguer la récupération de l’extrême-droite. Malgré l’annonce d’une charte (toujours en attente) « pour que ces gens-là ne puissent pas se retrouver dans notre combat », et les dénégations du maire de Carhaix Christian Troadec - »On refuse le soutien de Le Pen ou du FN, on n’en a pas besoin, il n’est pas question que ces gens puissent se rallier -dans Libération)- les leaders des 30.000 manifestants à Quimper fin octobre perdent chaque jour du terrain face aux coups de boutoir de groupuscules dans la mouvance du Front national.

Financement des identitaires

Dernier épisode en date, le lancement par un groupuscule d’identitaires d’une « Caisse de soutien aux victimes de la répression gouvernementale », avec le le logo du couvre-chef écarlate bien en évidence. Sous le prétexte de venir en aide aux « gens qui encourent des amendes, des peines de prison, une mort sociale certaine », « pour un pot de fleurs jeté lors d’une manifestation, pour un radar, symbole  même du racket fiscal, incendié ou alors plus simplement et  pacifiquement pour le simple port d’un bonnet rouge lors d’une  commémoration le 11 novembre dernier », il s’agit purement et simplement de financer cette mouvance d’extrême-droite qui entend « protéger nos peuples et notre civilisation » de, au choix, l’Islam, l’immigration et tout ce qui vient plus globalement de l’étranger. Cette appel à souscription prétend même que les dons pourront donner lieu à déduction fiscale.

Proches du Printemps français et de la Manif pour tous

Ce réseau identitaire proche d’autres mouvements aussi nauséabonds que le Printemps français ou la Manif pour tous, auteurs des hués à l’encontre de François Hollande lors des commémorations du 11 novembre, n’en est pas à son coup d’essai de récupération politique. Il a clamé avoir déposé la marque « bonnets rouges » auprès de l’INPI (Institut national de la propriété industriel) le 29 octobre dernier. Soit deux jours avant que le pdg d’Armor Lux ne pense à faire de même. Mais les deux parties n’ont pas coché la même catégorie pour procéder au dépot. Le premier a choisi le secteur des télécommunications. Le second celui de l’habillement. Une porte-parole de l’Inpi, citée par l’AFP, a précisé que le dépôt d’une marque ne vallait pas enregistrement. On saura donc dans cinq ou six mois, soit le temps de la procédure habituelle, qui obtiendra gain de cause.

Les syndicats de Bretagne manifestent ce samedi 23 novembre. Dans une déclaration commune, CGT,CFDT, FSU, Solidaires, CFTC,  Unsa et CFE-CGC reprennent l’initiative au mouvement des Bonnets  rouges. Ils appellent les salariés à manifester, le 23 novembre, dans  les départements bretons, et avancent des propositions pour le pacte  d’avenir pour la Bretagne.

  • A lire aussi:

Bretagne: le mouvement des Bonnets rouges en question

Bretagne: Force ouvrière se désolidarise des Bonnets rouges

S.G.

Gros bonnets made in Bretagne .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 19 h 29 min

Gros bonnets made in Bretagne . br_1

 

Social-Eco -            humanite            le 29 Novembre 2013

patronat

Gros bonnets made in Bretagne

Mots clés :                           agriculture,                            salaires,                            tf1,                            fnac,                            bretagne,                            françois-henri pinault,                            alain minc,                            charles doux,                            vivendi,                            ppr,                            vincent bolloré,                            patrick le lay,                            yvon gattaz,                            bonnets rouges,                            alain glon,                            antoine bernheim,                            daniel roullier,                            christian roulleau,                            michel-Édouard leclerc,                            pinault-printemps-redoute,

 

 

Derrière les « bonnets rouges », qui manifestent encore par milliers ce samedi à Carhaix, les grands patrons bretons, qui se rangent du côté de la jacquerie antifiscale plus ou moins ouvertement, s’en sortent très bien. Leurs fortunes flambent.

Dans la Bretagne qui souffre, quelques grands patrons réussissent à s’en sortir. Après avoir fait fortune, bien souvent, en comprimant les salaires ou en poussant l’agriculture au bord du gouffre, ils n’aiment rien tant que de se retrouver au sein du très sélect et discret Club des trente. Voyage dans les six plus grandes fortunes régionales qui, derrière le vernis produit breizh, savent défendre leurs intérêts avant tout.

pinault Ravalement chez Pinault père et fils

Retiré des affaires exécutives, après avoir hissé le drapeau breton sur le palazzo Grassi à Venise, où il expose sa collection d’art contemporain, le père, François, a acquis pour 13 millions d’euros, à Dinard, la villa Greystone. C’est son fils, François-Henri, qui s’occupe de Pinault-Printemps-Redoute (PPR), la petite entreprise de négoce de bois transformée en gigantesque conglomérat financier. C’est lui, d’ailleurs, qui a rebaptisé le groupe, au printemps dernier, Kering : un nom composé à partir du mot breton « ker » qui signifie « foyer », mais qui sonne aussi comme le « care » (« soin », « compassion ») dans la langue des affaires. C’est tout bénef six mois plus tard : grâce à ce faux nez, il est moins clair que c’est cette famille d’amis du peuple qui, au moment de la marée noire de l’Erika en Bretagne, payait des repas aux bénévoles chargés de nettoyer les plages, qui dézingue le Printemps, La Redoute et la Fnac. « Recentrés » sur le luxe, les Pinault père et fils continuent de s’enrichir à travers leur holding financière Artémis – la déesse de la chasse, quels poètes ! Dans le Journal du dimanche, en mars dernier, François-Henri Pinault, en bon prophète des « bonnets rouges », décrivait une fiscalité « qui devient contre-productive ». Avant d’admettre tout de même : « La fiscalité ne gère pas ma vie. » Pas compliqué à comprendre quand, entre 2012 et 2013, la fortune familiale – la sixième en France, selon le palmarès annuel de Challenges – est passée de 6,3 à 11 milliards d’euros (+ 74,6 %).

Un « raideur » nommé 
Vincent Bolloré

Ex-business angelot du CNPF sous Yvon Gattaz dans les années 1980, le « raideur » né avec une cuillère d’argent dans la bouche s’est imposé parmi les cadors du CAC 40, grâce à ses relations multiples avec des parrains du capitalisme français et des hommes de réseaux comme Antoine Bernheim (Generali) et Alain Minc. Alors qu’il s’apprête à prendre la tête de Vivendi d’ici à l’été 2014, l’homme d’affaires, septième fortune française – son patrimoine a plus que doublé depuis l’année dernière pour s’établir à 8 milliards d’euros –, fait son miel dans la logistique et les ports en Afrique, dans les plantations en Indonésie, les médias et la banque… Autolib’, sa filiale de partage de voitures électriques, multiplie les contrats. Et l’homme, parti de la papeterie à papa, fabricant de papier à cigarettes OCB, à Ergué-Gabéric (Finistère), se construit une légende dynastique. Il rêve, confie-t-il parfois, de « faire la teuf » à Quimper en 2022 pour le bicentenaire du groupe. Et d’ici là, après avoir, dans les années 1980, imposé des baisses de salaire de 17 % à ses ouvriers bretons, il cultive la fibre du « produit en Bretagne » en inaugurant, dans le fief familial, une usine de batteries pour véhicules électriques Blue 
Solutions en présence de François Hollande… Un investissement, par ailleurs largement subventionné par l’État, que Vincent Bolloré saura capter à son seul profit…

Pas de grève chez Daniel Roullier

Il est plutôt inconnu, mais cela ne l’empêche pas d’être la 29e fortune en France (1,8 milliard, + 20 % entre 2012 et 2013). À la tête d’un groupe familial éponyme qui produit des fertilisants pour l’agriculture, Daniel Roullier, descendant d’une famille bourgeoise de Saint-Malo, marchande et voyageuse, se gargarise souvent de « n’avoir jamais vu les effectifs baisser, ni affronté un seul jour de grève ». Comme Louis Le Duff (groupe Le Duff, propriétaire de La Brioche dorée, Pizza del Arte, etc.), Alain Glon (groupe Glon implanté dans l’industrie agroalimentaire), Patrick Le Lay (ex-PDG de TF1) ou Christian Roulleau (patron de l’entreprise de nettoyage Samsic), il gravite, au-delà du Club des trente, autour de l’Institut de Locarn, un cercle « d’études » à la fois ultralibéral et autonomiste qu’on voit poindre à maintes occasions derrière la mobilisation des « bonnets rouges » (lire l’Humanité du 22 novembre).

La famille Rocher s’en sort bien

« Un jour, La Gacilly sera connue et prospère ! » avait promis Yves Rocher en 1959, en évoquant ce petit bourg de 2 300 habitants niché au cœur du Morbihan. Les usines du groupe ainsi qu’une dizaine de filiales emploient plusieurs milliers de salariés dans la commune. Mais derrière le côté fief, une quinzaine d’héritiers, autour de Bris, petit-fils d’Yves Rocher, qui dirige le groupe de cosmétiques, détiennent 97 % du capital et se partagent le vrai magot. La fortune familiale est estimée à 1,8 milliard d’euros en 2013.

doux_0 Charles Doux sauve ses meubles

C’est ce vendredi que le tribunal de commerce de Quimper (Finistère) doit entériner le plan de continuation du volailler Doux. Après avoir déposé le bilan au milieu de l’année dernière, Charles Doux a passé la main à son fils qui, lui, organise une cession de capital à des investisseurs saoudiens et au fonds de retournement D&P. Avec son modèle économique, la famille Doux a, pendant des années, à la fois entraîné l’agriculture bretonne dans la crise, avec une agriculture toujours plus intensive, et bénéficié des milliards d’euros versés par l’Union européenne au titre des « restitutions à l’importation ». En réussissant à céder des parts du capital du groupe, les Doux, qui ont disparu des classements des grandes fortunes, parviennent à sauver les meubles pour eux, et eux seuls. Les centaines d’ouvriers qui ont perdu leurs emplois auront du mal à se réjouir…

Michel-Édouard Leclerc reste
le duc

« Leclerc, c’est marche ou crève », disait le paternel, Édouard, souvent présenté comme petit épicier à Landerneau (Finistère) et créateur de supermarchés. Son fils, dont les gazettes économiques vantent les talents de « négociateur » face à des multinationales comme Coca, a une autre image chez les agriculteurs qui l’approvisionnent : celle du duc de Bretagne qui les met à genoux. À la tête d’un patrimoine qui, lui, échappe aux palmarès annuels des fortunes mais qui est estimé à 600 à 700 millions d’euros, Michel-Édouard Leclerc cherche toujours à appuyer les mobilisations sociales. Il y a quelques années, il avait détourné l’imagerie soixante-huitarde pour se faire de la pub. En 2013, il colle aux basques des « bonnets rouges ». « Les Bretons ne demandent pas l’aumône, s’exclamait-il il y a quinze jours dans le Figaro magazine. Ce qu’ils réclament, c’est de ne pas avoir de boulets aux pieds… »

Les « Bonnets rouges » à Carhaix. Un mois après leur première démonstration de force, 
qui avait réuni, dans une grande confusion, entre 15 000 et 30 000 personnes à Quimper, patrons et salariés licenciés, transporteurs routiers et agriculteurs, etc., les «bonnets rouges » mobilisent à nouveau en nombre ce samedi, à Carhaix. Objectifs affichés : « L’emploi et la Bretagne », selon Christian Troadec, maire de Carhaix (DVG) et principal animateur des « bonnets ». La suppression de l’écotaxe, après sa suspension annoncée fin octobre, restant parmi les revendications. Plusieurs formations, autonomiste ou indépendantiste, tels le Parti breton et l’Union démocratique bretonne, ainsi que le député UMP Marc Le Fur ont appelé au rassemblement à Carhaix qui sera, dixit Troadec, « familial » et « festif », avec des concerts.

Thomas Lemahieu

Des patrons très actifs derrière les « bonnets rouges » .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 19 h 25 min

Des patrons très actifs derrière les

Archive

Social-Eco -            humanitefr            le 29 Novembre 2013

 

Des patrons très actifs derrière les « bonnets rouges »

Mots clés :                           emploi,                            medef,                            patronat,                            bretagne,                            cgpme,                            bonnet rouge,                            bonnets rouges,

 

 

Les « Bonnets rouges » organisent leur deuxième rassemblement, ce samedi, à Carhaix (Finistère). À l’origine du mouvement qui avait rassemblé 20 000  personnes, le 2 novembre à Quimper, un collectif de patrons en croisade  contre les «contraintes administratives et fiscales», présentées comme  la cause de tous les maux de la Bretagne.

Bretagne, correspondantAlerte  au feu, sonnez le tocsin! «Nous vous invitons à déclencher un  exercice incendie dans votre entreprise pour alerter vos salariés sur la  gravité de la situation.» C’est en ces termes qu’Alain Glon conviait,  pour le 18 octobre dernier, les entrepreneurs bretons à «la  mobilisation générale» contre l’écotaxe. Alain Glon est chef  d’entreprise. Un industriel plus précisément puisque le groupe Glon,  c’est, dans l’agroalimentaire, «un chiffre d’affaires, en 2012, de 1,8  milliard d’euros, 4 163 “collaborateurs” (entendez salariés) et 49 sites  industriels en France et à l’international».

Davos breton

Mais Alain Glon est  surtout connu pour être le président de l’Institut de Locarn, créé en  1991, qu’on présente comme «une sorte de Davos breton, à la fois  laboratoire de réflexion et centre de formation des élites  entrepreneuriales locales». C’est Alain Glon qui est à l’initiative, le  18 juin dernier, de la création du Comité de convergence des intérêts  bretons (Ccib) et d’un appel dénonçant «l’hypercentralisme français, la  multiplication des rouages administratifs et le labyrinthe des  réglementations» qui «suscitent aujourd’hui une avalanche  insupportable de taxes, d’impôts, de charges, de contraintes multiples  qui portent un coup fatal à d’innombrables entreprises».

«Lorsque la réglementation à outrance vient absorber l’énergie  créatrice, elle rend impossible l’esprit d’entreprise», précise  l’appel. Il demande à l’État de donner la primauté aux territoires, une  véritable décentralisation, qui prenne en compte «une gouvernance  économique régionale» et «le droit à l’expérimentation» qui « doit  nous permettre de respecter nos valeurs afin de ne pas avoir à affronter  en permanence les excès des systèmes administratifs et  bureaucratiques».

Patrons licencieurs et  salariés licenciés

Au nom d’une «convergence d’intérêts bretons», et avec la  protestation contre l’écotaxe en guise de flammèche, l’embrasement de la  Bretagne devrait donc réunir l’eau et le feu: patrons licencieurs et  salariés licenciés, la grande distribution et les agriculteurs… et bien  sûr par-delà toute étiquette politique ou syndicale. Quitte à s’avancer  masqué. Ainsi pour les besoins du rassemblement, on met surtout en avant  la lutte contre «les contraintes administratives et fiscales». Mais  s’agit-il seulement de cela? Lors de l’université d’été de l’Institut  de Locarn en septembre dernier, un journaliste demande à Alain Glon s’il  ne faudrait pas instituer un Smic régional, mieux adapté au niveau de  vie de la Bretagne. «J’irai plus loin, répond-il. Il faudrait rendre la  liberté au travail et pour autant qu’employés et employeurs se mettent  d’accord sur des dispositions qui leur conviennent, ça peut se faire au  cas par cas, ou entreprise par entreprise.»

2013-11-29bonnets-rouges-perso

Classé à droite, Thierry Merret, président de la FDSEA du Finistère,  est une autre figure marquante du mouvement des «bonnets rouges». Il  confirme qu’il «travaille depuis plus de quatre mois avec les chefs  d’entreprise, les artisans, les commerçants» pour la suppression de  l’écotaxe – selon lui «un préalable» – et «surtout pour vivre,  travailler et décider en Bretagne». «Dès qu’on bouge, quand on veut  embaucher, l’administration vient nous contrôler. Il faut libérer les  énergies», assure-t-il. Prudent aujourd’hui, il avance que lorsqu’il  parle des contraintes, cela veut dire «moins de contraintes  administratives mais dans le respect de l’environnement». Pourtant il  déclarait fin octobre : «L’empilement de contraintes administratives,  environnementales, fiscales et sociales finit par empêcher toute liberté  d’entreprendre.»

Le maire « divers gauche » de Carhaix, Christian Troadec, est l’un  des principaux animateurs du collectif Vivre, décider et travailler en  Bretagne. C’est ce collectif qui a pris le relais du Ccib pour organiser  la manifestation du 2 novembre à Quimper. Il prépare un rassemblement  le 30 novembre à Carhaix. «Une manifestation pour l’emploi et pour la  Bretagne, pas pour l’emploi en Bretagne», précise Christian Troadec.  «Il faut d’abord dire stop aux plans de licenciements en Bretagne.»

Interdiction des licenciements  boursiers

«Le gouvernement doit prendre ses responsabilités et ne pas accepter  les fermetures d’usines comme Marine Harvest qui fait des bénéfices et  ferme son usine bretonne pour en ouvrir une en Pologne.» Il rappelle  que François Hollande avait promis l’interdiction des licenciements  boursiers. «Sur le fond de la question, tout le monde admet qu’il faut  des règles sociales et environnementales, estime-t-il. Mais ce que nous  combattons, ce sont les tracasseries administratives qui gênent les  capacités d’initiative en Bretagne.» Le maire de Carhaix admet que tous  ceux qui sont engagés dans le collectif n’ont pas «les mêmes positions  idéologiques. Mais ce qui nous réunit, assure-t-il, c’est l’emploi et  c’est la Bretagne».

  • A lire aussi:

Pack syndical pour l’avenir de la Bretagne

Bretagne: les Bonnets rouges siphonnés par l’extrême-droite

Olivier Mayer

Le « beau nez rouge » des Bonnets rouges .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 19 h 22 min

Le

 

Social-Eco -            humanite            le 5 Mars 2014

Après la lutte contre l’écotaxe, que nous réservent les États généraux de Morlaix, le 8 mars ?

Le « beau nez rouge » des Bonnets rouges

Mots clés :                           agroalimentaire,                            jean-marc ayrault,                            bretagne,                            christian troadec,                            bonnets rouges,                            thierry merret,                            jean kergrist,                            pascal galodé,

 

 

Pour Gérard le Puill, journaliste honoraire et essayiste, les revendications réelles des Bonnets rouges, réunis en « états généraux » ce samedi, se résument au dumping social et environnemental pour masquer la crise de l’agriculture intensive bretonne.

Humoriste breton, Jean Kergrist parle des «beaux nez rouges» quand il évoque les actions et les revendications des « bonnets rouges » qui tiennent leurs «états généraux», le 8 mars prochain, à Morlaix. Lors d’un point de presse tenu sur le Salon de l’agriculture, le président de la FDSEA du Finistère, Thierry Merret, annonçait que les assises morlaisiennes examineraient 
15 000 doléances collectées depuis deux mois en Bretagne. Mais il n’a avancé aucune revendication précise ce jour-là. Christian Troadec, maire de Carhaix, est demeuré aussi flou dans un entretien accordé au Figaro du 1er mars. Selon lui, «nous n’avons pas forcément besoin d’aides financières. Mais il faut laisser les régions agir, plutôt que d’attendre un miracle national qui n’arrivera pas».

Revendications moins avouables

Thierry Merret préférait s’en prendre à «l’administration énarchisante (sic) du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, qui empêche la création d’emplois dans la région et asphyxie tout un pan de notre économie par la multiplication des normes, des contrôles et des taxes». Les propos de ces deux leaders régionaux de la lutte contre l’écotaxe – un impôt mal conçu dans la mesure où il épargne les longs transports pour taxer à de multiples reprises les marchandises aux différents stades du processus de production – masquent désormais des revendications moins avouables.

lepuill_livre

Par omission, ils nient le fait que des pans entiers de l’agriculture intensive bretonne et de son industrie agroalimentaire sont entrés dans une crise durable. La Bretagne concentre grosso modo 30% des productions animales françaises sur 7% du territoire national. Toutes les difficultés proviennent de ce déséquilibre. Tant que le prix de l’aliment du bétail importé était relativement bon marché et que les pollutions induites par la concentration des effluents d’élevage ne coûtaient pas trop cher, ce modèle intensif tirait de la massification de la production un avantage de compétitivité.

Travailleurs détachés

Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les céréales transformées en aliments pour bétail par l’industrie en amont des élevages hors sol sont de plus en plus chères. Les tourteaux de soja importés du continent américain le sont aussi et le seront de plus en plus en raison des achats massifs de la Chine. De cela, ni Christian Troadec ni Thierry Merret ne veulent parler. Sans le dire clairement, ils souhaitent pour la péninsule bretonne une exception régionale fondée sur le dumping social et environnemental.

Comme en Allemagne, le dumping social se traduirait par le recours aux travailleurs détachés des pays d’Europe centrale payés au salaire du pays d’origine dans les abattoirs comme dans le maraîchage et quelques autres secteurs. Cette revendication a été clairement exprimée par le président de Coop de France, en janvier dernier, sous prétexte que les coopératives agricoles et leurs abattoirs (qui ne déclarent pas de bénéfices) ne sont pas éligibles au crédit d’impôt compétitivité-emploi (Cice).

Transition

Par ailleurs, le combat contre l’État qui impose des «normes » masque mal une revendication de dumping environnemental, quitte à ce que le même État soit ensuite obligé de payer de lourdes amendes pour non-respect de la qualité de l’eau. À moins qu’il subventionne, avec les concours de la région, et à titre préventif, de coûteuses installations de dépollution dans les élevages industriels. La crise qui frappe le modèle agro-industriel breton fait aussi des ravages aux Pays-Bas, en Espagne et au Danemark pour les mêmes raisons. Elle frappera bientôt l’Allemagne, tant le développement des productions hors sol est annonciateur de pollutions futures dans ce pays.

L’agriculture bretonne et son secteur agroalimentaire ne pourront pas faire l’économie d’une transition fondée sur la désintensification de la production. Cette transition sera forcément longue afin de préserver un maximum d’emplois en les rendant pérennes. Il est à craindre que les « états généraux » de Morlaix, dirigés contre l’État centralisateur, ne servent surtout à nier cette indispensable mutation. Les organisateurs de ces assises n’auront alors été que des mauvais clowns affublés de « beaux nez rouges ». Le respect des paysans et des salariés de l’agroalimentaire, durement exploités, mérite mieux que cela.

Les Bonnets rouges invitent François Hollande. « Nous demandons au président de la République, François Hollande, de venir en Bretagne, sans tarder, entendre les 11 revendications phares » du collectif « Vivre, décider et travailler en Bretagne », à l’origine du mouvement des Bonnets rouges, a estimé le mouvement réuni en « états généraux ce samedi à Morlaix. Les Bonnes rouges demandent le développement des infrastructures et des modes alternatifs de transport et des énergies renouvelables, une relocalisation de la finance, l’officialisation de la langue et de la culture bretonnes et le renforcement de l’expérimentation, le dialogue et la transparence, indique le document. Ils demandent également que la Bretagne se dote de ses propres médias audiovisuels et numériques et revendiquent une « Bretagne forte à 5 départements avec relocalisation des décisions politiques ». Ces revendications s’ajoutent aux 4 demandes fondatrices du mouvement: la suppression définitive de l’écotaxe poids lourds, la fin du dumping social et de « l’avalanche de normes et de contraintes administratives », ainsi que la relocalisation des décisions en Bretagne.

  • A lire aussi:

Le Parlement cherche un avenir à l’écotaxe

Défilé de colère bretonne

gérard le Puill,

Ecoute(s) : Le bloc-notes de Jean-Emmanuel Ducoin

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 19 h 18 min

Ecoute(s) : Le bloc-notes de Jean-Emmanuel Ducoin patrick-buisson

Patrick Buisson

Politique -            humanite            le 7 Mars 2014

Le bloc-notes de Jean-Emmanuel Ducoin

Ecoute(s)

Mots clés :                           ump,                            affaires,                            bloc-notes de jean-emmanuel ducoin,                            patrick buisson,

 

 

Le Bloc-Notes de Jean-Emmanuel Ducoin. « Aujourd’hui, nous pouvons affirmer tranquillement que ces personnages nicoléoniens ont sali les institutions, jusque dans le secret des décisions. Avec eux tout était permis. »

Buisson. C’était un temps, au palais, où les conventions ordinairement dues au lieu et aux fonctions n’avaient plus grand sens, à force d’avoir été épuisées par le mélange des genres et la confusion des intimités jetées en pâture. Écarté du monde réel par ses courtisans et ses maîtres des basses œuvres, Nicoléon tutoyait les conseillers comme on tape sur l’épaule d’un bon vieux copain, préparait ses coups dans ses cabinets noirs avec des hommes si peu recommandés qu’eux-mêmes se cachaient, et quand il lui arrivait de parler pour ce qu’il avait à dire, ses propos définissaient l’homme-en-vrai et permettaient de dévoiler le vrai visage embusqué sous des masques chargés de le valoriser.

Depuis Descartes (au moins), nous savons pourquoi nous devons douter de ce dont nous avons eu parfois raison de douter une fois. Oui, Nicoléon se décryptait aussi par ceux qui formaient son entourage et qui confondaient allègrement les ors de la nation avec les allées d’un parc d’attraction pour adolescents attardés. L’un d’eux, et pas le moins intéressant, nous revient ainsi comme un boomerang et nous rappelle, si besoin était, que cette époque glauque et trouble a perverti beaucoup de choses, depuis. Le tristement célèbre Patrick Buisson, conseiller des ombres et de l’occulte, n’était donc pas qu’un histrion à la solde d’une France néo-réac et maurrassienne, il était aussi, ceci explique cela, un barbouze de la pire espèce doublé d’un maniaque de la saloperie patentée. L’ex de Minute recyclé à la tête de la chaîne Histoire (mystère des convulsions idéologiques de notre temps !) enregistrait en douce les réunions et les conciliabules, même en présence du prince-président, auquel il léchait les talons rehaussés, pourtant, du matin au soir. Minable à plus d’un titre, la pratique digne du SAC témoigne de l’esprit du bonhomme, qui ne nous surprend guère.

L’instrumentalisation de l’intimité du pouvoir était-elle alors plus que le simple revers d’une société ayant basculé dans la paranoïa et la surmédiatisation? Et quelle était donc la définition de cette intimité-là, dans les coulisses de la domination politique suprême, pour que la démocratie elle-même, et la République dans son cœur, se trouve à ce point fragilisée par son dévoiement et sa vulgarité? Aujourd’hui, nous pouvons affirmer tranquillement que ces personnages nicoléoniens ont sali les institutions, jusque dans le secret des décisions. Avec eux tout était permis. Ne l’oublions pas: quand on ne respecte même plus les institutions grâce auxquelles on est devenu prince, on ne respecte plus ni les fonctions afférentes ni les personnes autour de vous. La loyauté même est balayée. 
Dès lors tout peut s’effondrer. Et virer au cauchemar du pouvoir personnel, au bonapartisme, bref à toutes les dérives.

Idéologue. Il est pour le moins singulier, depuis 
la divulgation de ces enregistrements secrets (authentifiés par l’avocat de Buisson en personne), de voir la droite, toute la droite, enfoncer l’ex-conseiller comme pour mieux protéger Nicoléon, dont on dit qu’il serait «furieux» d’avoir été espionné par celui qui faisait partie de son tout premier cercle, et qu’il avait imposé au palais, comme chacun le sait – et avec ses idées encore. Un proche de l’ex-prince-président l’affirme: 
«Cela ne m’étonne pas, Buisson est un dingue et il a agi comme un historien en voulant garder des archives.»

Un historien? 
La bonne blague. De Minute à Jean-Marie Le Pen, sans oublier ses amitiés appuyées à Mégret ou Villiers, l’idéologue d’extrême droite n’a jamais changé ses convictions profondes, pas même au contact de ministres moins catalogués que lui du côté de la droite dure. La théorie revendiquée de ce catholique intégriste ? La France éternelle et identitaire, fille de la morale, de l’ordre 
et de la famille, qui devrait oublier « l’égalité » et inscrire 
à son front ses racines chrétiennes. Sa manière d’être dans 
les arcanes? Je suis partout! Cet ancien d’Occident ayant rédigé son mémoire de maîtrise sur l’OAS (vous avez bien lu), fils 
d’un père membre important de l’Action française, reste en effet un homme d’influence et de réseaux. Quant à son goût prononcé pour les complots et les intrigues, il le paiera, même 
à Minute, c’est dire… En 1987, après avoir pris la direction de la rédaction, il sera accusé d’avoir fait poser, pour servir Jean-Marie Le Pen, un micro espion dans le bureau du nouveau propriétaire du journal, Yves Montenay, «trop modéré», selon lui. Le boss du FN, comme au temps béni des colonies, enverra d’ailleurs quelques nervis pour le protéger. En vain. Buisson sera débarqué par Montenay… Voilà. C’est ce même Buisson qui, scrupuleusement, comme une maladie pathologique, 
à moins que ce ne soit un travers viscéralement d’extrême droite, a capturé sur un magnétophone numérique des centaines d’heures de réunions en présence de son « chef » adoré, avant de les ranger dans la mémoire de son ordinateur personnel.

  • A lire aussi:

Ce que révèle l’affaire Buisson

Enregistrements de Buisson: l’UMP craint un feuilleton

Jean-Emmanuel Ducoin

8 mars – Manifestons partout pour les droits des femmes ! .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 11 h 03 min

8 mars – Manifestons partout pour les droits des femmes !

 

 

8 mars - Manifestons partout pour les droits des femmes !

 

Appel du CNDF signé par le Parti de Gauche, le PCF et le FDG féministe
Non, pour les droits des femmes, la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Comme d’habitude, en période de crise, ce sont nos droits qui sont les premiers remis en cause : attaques tous azimuts contre les ABCD de l’Égalité, campagnes de retrait de l’école contre une pseudo théorie du genre qui ferait florès, recul sur la PMA, volonté de certains députés de dérembourser l’avortement, critiques contre la suppression de l’état de détresse pour l’IVG, etc.
Ces forces réactionnaires prônent la « complémentarité des sexes » en vertu d’un supposé ordre naturel : maman met au monde les enfants, s’en occupe à la maison, assume l’ensemble des tâches ménagères, éventuellement va un peu travailler pour gagner un misérable salaire d’appoint. Papa est M. Gagnepain et garantit les revenus du foyer.
Ce qu’ils refusent dans le projet « ABCD de l’égalité », c’est la lutte contre les inégalités filles/garçons, l’explication que ces inégalités ne sont pas données à la naissance mais totalement construites par la société. Une conception de la famille vieille de plus de 50 ans, d’avant le MLF contemporain !
PARCE QUE CES FORCES SONT POUR UNE SOCIÉTÉ INÉGALITAIRE, IMMUABLE, OÙ CHACUN RESTE À SA PLACE. ET POUR LES FILLES, LES FEMMES, LA PORTION CONGRUE….
Ils sont rejoints idéologiquement par une extrême–droite nauséabonde, antisémite et raciste, qui relève la tête partout en Europe et qui se fait fort d’en finir avec les droits des femmes, des lesbiennes et des gays. La volonté de supprimer le droit à l’avortement en Espagne en est une illustration.
 Le gouvernement capitulerait-il devant eux pour de sordides calculs électoraux ? : enterrement de la PMA, suppression du mot genre des circulaires, manuels et livres de l’Éducation Nationale, renvoi de la loi famille aux calendes grecques. Cependant, Jean Marc Ayrault prête dès à présent une oreille attentive aux revendications des masculinistes sur la résidence alternée. Il veut donner satisfaction aux 10 hommes juchés sur des grues face aux milliers de femmes divorcées et/ou victimes de violences conjugales.
Où sont les convictions de cette gauche-là ?
Le gouvernement s’allie au Medef avec son Pacte de responsabilité, cadeau fait au patronat. Sa politique économique et sociale contribue à éroder encore un peu plus les droits des femmes. La réforme sur les retraites, en allongeant les cotisations à 43 ans, créé les conditions pour que le nombre de femmes partant avec des pensions incomplètes augmente dans des proportions considérables. La loi relative à la sécurisation de l’emploi de juin 2013, censée encadrer le temps partiel, va pouvoir être contournée par des accords de branche et 8 dérogations par an. La loi égalité femmes/hommes, censée quasiment « solder » le dossier égalité femmes/hommes, encore en discussion au Parlement, ne prévoit pour combattre la précarité qu’un renforcement d’une loi existant déjà sur le recouvrement des pensions alimentaires non payées, et seulement en « expérimentation » dans quelques départements ! Rien n’est prévu pour revaloriser les bas salaires, ni pour étendre aux entreprises de moins de 50 salariéEs, où se concentre la précarité des femmes, les mesures existantes, appliquées de façon fort contrastée.
8 de marzo
Enfin, il n’est jamais question d’abroger la loi Hôpital Patients Santé Territoire qui démantèle l’hôpital public provoquant déjà la fermeture de plus de 1000 maternités avec plus de 160 centres IVG, mettant de fait en péril l’accès à l’avortement.
ON NE FAIT PAS BARRAGE À L’EXTRÊME-DROITE EN RECULANT FACE À ELLE, MAIS EN INSTAURANT LA JUSTICE SOCIALE ET EN MARCHANT D’UN PAS AFFIRMÉ VERS L’ÉGALITÉ ET LE PROGRÈS SOCIAL.
NOUS FÉMINISTES APPELONS A LA MOBILISATION ET A LA RÉSISTANCE CONTRE L’EXTRÊME-DROITE .
NOUS FÉMINISTES D’AUJOURD’HUI NOUS NE NOUS BATTONS PAS DEPUIS PLUS DE 40 ANS POUR RETOURNER À NOS CASSEROLES ET NOS TORCHONS.
LE TORCHON POURRAIT BRÛLER DE NOUVEAU !
 
Ce que nous voulons :
POUR LE DROIT A DISPOSER DE NOTRE CORPS
•Des centres d’Ivg dans tous les hôpitaux avec le choix de la méthode et un personnel dédié • L’Abrogation de la loi HPST et de la tarification à l’activité • La PMA pour toutes les femmes, non à la GPA • Une loi-cadre contre les violences faites aux femmes comprenant une éducation non sexiste et non lesbo-homophobe à tous les stades de la scolarité
POUR NOTRE AUTONOMIE FINANCIÈRE ET SOCIALE
• La revalorisation des bas salaires, la revalorisation des métiers et l’augmentation des salaires dans tous les secteurs professionnels féminisés
• L’abrogation de la loi de juin 2013 relative à la sécurisation de l’emploi • Un véritable service public de la petite enfance et des personnes dépendantes.
POUR L’ÉGALITÉ DES DROITS
• Le droit de vote pour les étrangères et étrangers. • Un statut autonome pour les femmes étrangères. • La régularisation de tous les sans papiers • Le droit d’asile pour les femmes persécutées pour fait de sexisme et de lesbophobie
TOUTES ET TOUS LE SAMEDI 8 MARS , 14H30 DE BASTILLE A RICHELIEU DROUOT

L’homme qui refusait de couper l’eau aux démunis : ( 2 )

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 10 h 56 min
L’homme qui refusait de couper l’eau aux démunis 8 mars 2014 – 07h40 – Posté par Pascal92.***.93.***

J’ai été confronté à ce genre de problème. Je travaillais en exploitation gaz, et l’on m’a demandé en plein hiver, après le boulot en astreinte de couper le gaz à une famille. Le robinet était spécifique et l’agent petites interventions n’avait pas pu le faire. Arrivé sur place, j’ai constaté qu’il y avait des enfants en bas ages. J’ai donc fait demi tour. Il arrivait quelques fois que nous ayons à effectuer ce genre de tache, mais c’était pour des abonnés de mauvaise foi, qui n’avaient aucun problème particulier. Eh oui ça existe. Le lendemain matin, branle bas de combat lorsque j’ai rendu compte. On m’a ordonné d’y retourné, ce que j’ai refusé. Convoqué chez le directeur, entretien préalable à conseil de discipline et j’en passe. C’était il y a 25 ans. La solidarité n’était pas un vain mot. Je remercie encore mes collègues et la CGT, sans quoi j’étais viré. Seulement, à cette époque, me faire virer ne me faisais pas peur, j’aurais retrouvé du travail dans la semaine. Le contexte a bien changé. Maintenant c’est le chômage assuré. Je salue donc ton courage Marc, et ton humanisme. S’il y avait plus de gens comme toi, la vie serait un peu moins dégueulasse pour ces personnes dans la misère. Couper l’eau, je ne savais même pas que c’était possible. On vit vraiment dans un monde pourrit. Vive le capitalisme !

L’homme qui refusait de couper l’eau aux démunis .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 10 h 51 min
L'homme qui refusait de couper l'eau aux démunis . bellaciao_dechir1

rien

L’homme qui refusait de couper l’eau aux démunis de : Lucie Soullier vendredi 7 mars 2014 – 12h38

rien
JPEG - 86.2 ko

« Aller chez les gens et leur couper l’eau en passant outre à tous les problèmes de la vie, c’est un boulot que je n’arrivais pas à faire. » Marc Fazio est un ancien employé de Veolia à Avignon (Provence-Alpes-Côte d’Azur). Agé de 49 ans, il a passé vingt ans dans l’entreprise qui fut l’Avignonnaise des eaux, avant d’être licencié en juillet 2013 pour avoir refusé de fermer trop de robinets. Le conseil de prud’hommes examine son affaire, jeudi 6 mars. Une décision attendue tant par la presse que par les fournisseurs d’énergie et les associations militant pour le droit à l’eau. Car ce qui aurait pu rester un conflit social entre un employé et son entreprise a pris l’apparence d’un conte moderne, entre David et Goliath et Robin des bois : la fable du fontainier qui refusait d’assoiffer les plus démunis.

« VOLEUR DE VEOLIA »

Les bras croisés, Marc Fazio répète sans ciller une histoire qu’il a déjà racontée plus d’une fois à l’union locale de la CGT, aux journaux, à son avocat. Il évoque son « malaise » dans les face-à-face qu’il a vécus avec sa propre conscience : « J’ai eu des clients qui pleuraient, qui n’avaient rien dans leur frigo. C’était souvent des gens au chômage, des familles avec des enfants. Moi aussi j’ai des enfants. » Un week-end, alors qu’il fait des courses avec ses deux filles, un homme le prend à partie : « voleur de Veolia ». C’en est trop. Coincé entre « la misère des clients et le harcèlement de la direction », il enchaîne plusieurs arrêts maladie, « des mini-dépressions », des réveils « la boule au ventre ».

Les coupures pour impayés n’ont pourtant pas toujours fait partie de ses missions. Après dix années passées dans la plomberie, M. Fazio est embauché en 1994 à l’Avignonnaise des eaux, devenue Veolia. Son nouvel emploi de fontainier l’amène à procéder à des interventions sur le terrain, comme réparer les petites fuites… ou ouvrir et fermer les compteurs d’eau. « Mais uniquement dans le cadre de l’ouverture et de la fermeture des contrats », insiste-t-il.

Or, en 2005, la mort des deux employés municipaux chargés des coupures pour impayés impose une réorganisation, alors annoncée comme temporaire. M. Fazio fait partie des trois plombiers à qui l’on demande de prendre le relais. Huit ans plus tard, ces coupures sont toujours effectuées par son équipe. Une mission loin d’être anodine pour M. Fazio, qui ne s’est « jamais senti » dans ces interventions difficiles, même s’il en avait les compétences techniques.

Une compétence dont Veolia convient. « C’est un très bon technicien, on ne devait jamais repasser derrière lui. Enfin, sauf derrière toutes les opérations qu’il ne voulait pas faire », précise Didier Brunet, responsable du service client sur le centre opérationnel d’Avignon.

DU BÛCHERON AU BOURREAU

« Ce n’est pas parce qu’on sait couper du bois qu’on est capable de couper des têtes », plaide M. Tabin, l’avocat de l’employé désormais chômeur. M. Fazio a préféré adopter une autre stratégie que la « coupure systématique » : il négocie avec les clients. « Parfois je leur laissais un délai ou je les poussais à aller au bureau pour obtenir un échéancier s’ils ne pouvaient pas tout payer d’un coup. Les plus démunis, je les renvoyais vers la mairie ou les services sociaux pour éponger les dettes ou au moins faire bloquer le dossier impayé. » Il ne procède d’ailleurs à aucune coupure entre 2009 et 2013.

Mais la négociation, « ce n’était pas son rôle, insiste Valérie Thomas, alors responsable de la relation client sur le site de Veolia Avignon. Il était en charge d’un geste technique. Pour le reste, il devait renvoyer vers l’agence. » Un argument qui montre, selon M. Fazio, qu’« on ne nous demande surtout pas de réfléchir, même face à un petit vieux à qui on devrait couper l’eau pour une facture de 10 euros ». Ou face à l’agressivité de certains.

« Quand on coupe, ils ne sont pas forcément là. Mais, pour les réouvertures, ils sont prévenus. Et ils nous attendent. » Un de ses collègues s’est fait « bousculer » lors d’une intervention, et lui avoue avoir déjà eu « très peur ».

Un risque d’agression que Bruno Chaloin, directeur du centre Gard-Alpes-Lozère-Provence de Veolia, affirme n’avoir « jamais sous-estimé ». Une augmentation de salaire d’environ 60 euros par mois a ainsi été attribuée à l’équipe de trois personnes, dont M. Fazio. Mais ils ne sont pas les seuls à être confrontés à la violence dans l’entreprise : un camion-récureur a récemment été victime de coups de fusil. « Moi-même, j’ai déjà reçu une gifle en agence », ajoute Didier Brunet.

Pour Veolia, le problème n’est pas d’ordre psycho-social, et M. Fazio, « loin d’être un Robin des bois, souligne Valérie Thomas. L’augmentation proposée ne lui suffisait simplement pas. » L’entreprise affirme même lui avoir offert un changement de poste dans un service de « recherche de fuites » qu’il a refusé. Un poste au même salaire… mais de nuit.

Syndiqué à la CGT et délégué du personnel durant une mandature, de 2007 à 2010, M. Fazio avoue qu’il aurait « aimé évoluer par le haut ». Mais, selon lui, ses revendications ont été un frein à sa carrière. Et son licenciement, « une sanction et un exemple » pour faire taire les autres. Pour la direction de Veolia Avignon, il est « un jusqu’au-boutiste qui n’a pas été suivi par ses collègues ». Avoir été « lâché » par ses collègues est d’ailleurs un des seuls regrets de Marc Fazio. Aussi a-t-il préféré se tourner vers l’union locale de la CGT plutôt que vers la CGT interne à Veolia.

LE DROIT À L’EAU

« Rien de politique » dans mon geste, affirme M. Fazio. « Robin des bois de l’eau » ou non, les militants du droit à l’eau en ont fait un symbole. « Marc montre qu’il est possible de dire non », pointe Michel Mus, président de la confédération nationale du logement à Avignon.

Marcelle Landau, institution locale et présidente du Collectif de l’eau, a même réuni pour le procès des témoignages d’usagers qui ont subi des coupures d’eau. Parmi eux, Saïd et Fatiha Hamidi ont vécu sans eau pendant une semaine en août 2013, pour une facture de 169,99 euros. La somme avait été prélevée avant qu’ils ne reçoivent la retraite de Saïd, atteint de la maladie de Parkinson. « On est rentrés de vacances et on n’avait plus d’eau », soupire Fatiha. « [Pour tenir] les voisins nous ont donné quelques seaux et j’ai acheté des dizaines de bouteilles d’eau minérale par jour. » Après quelques jours de débrouille, ils se sont tournés vers le Collectif de l’eau, qui les emmènera régler le problème directement à l’agence de Veolia. Aux factures impayées s’ajoutent alors les frais bancaires et les frais de coupure/réouverture, de plus de 70 euros.

Pourquoi si tard ? Pourquoi n’ont-ils pas demandé une aide sociale à laquelle ils auraient eu droit ? « La honte, la pudeur ou la méconnaissance des aides », répond Mme Landau, pour qui l’objectif est de revenir à un « service public de l’eau ». Car, derrière ce cas particulier, c’est la question de la précarité énergétique que les militants veulent mettre en avant. Un dossier politique pour les collectivités, le gouvernement venant de lancer officiellement l’expérimentation pour un tarif social de l’eau, prévue dans la loi Brottes.

En attendant, Marc Fazio attend sa réintégration avec un changement de poste ou, à défaut, des dommages et intérêts de l’ordre de 360 000 euros. Pour aller jusqu’à la retraite. « Je ne me sentirai pas bien en cas de réintégration chez Veolia. Mais je fais quoi ? J’ai 50 ans, je travaille dehors depuis trente ans et, du travail, il n’y en a pas. » Pour la première fois, la colère se lit sur son visage.

http://www.lemonde.fr/societe/artic…

Site Bellaciao

Campagne contre les violences faites aux femmes, version Roissy? Silence, on tape! (Anafé)

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 10 h 36 min

-            Campagne contre les violences faites aux femmes, version Roissy?  Silence, on tape! (Anafé) humanitefr            le 7 Mars 2014

 

Campagne contre les violences faites aux femmes, version Roissy?  Silence, on tape! (Anafé)

Mots clés :                           roissy,                            reconduite à la frontière,                            anafé,

 

 

Mercredi 26 février 2014, zone d’attente de l’aéroport de Roissy-Charles-De-Gaulle. Six femmes honduriennes et nicaraguayennes se rendent dans le bureau de l’Anafé et racontent avoir été victimes quelques heures plus tôt de violences policières lors d’une tentative de renvoi forcé à destination de Mexico. Cette première tentative a échoué devant le refus du commandant de bord d’embarquer des passager.e.s dans de telles conditions.

Ces femmes apparaissent bouleversées, et souhaitent porter plainte. L’Anafé les assiste dans cette démarche et récolte leurs témoignages. Quatre d’entre elles sont examinées par le médecin intervenant en zone d’attente, et se voient délivrer un certificat médical attestant de lésions et hématomes multiples. Devant la gravité des accusations, l’Anafé saisit immédiatement le ministère de l’intérieur de cette situation, et lui demande de surseoir au renvoi forcé de ces femmes dans l’attente qu’une enquête soit diligentée. Dès le lendemain, la police aux frontières (PAF) tente à nouveau de les refouler. Depuis, les tentatives de renvoi sont quotidiennes et le ministère de l’intérieur ne manifeste aucune réaction.

Mardi 4 mars, la PAF parvient à expulser deux d’entre elles : l’une d’elle aurait été menottée et bâillonnée, tandis que l’autre est renvoyée la veille de l’audience prévue devant le Juge des libertés et de la détention, et ne pourra pas faire valoir sa cause devant la Justice.

Mercredi 5 mars : les tentatives pour refouler les quatre femmes, toujours maintenues en zone d’attente se poursuivent, de même que le silence du ministère de l’intérieur. L’une d’entre elle est placée en garde à vue pour avoir refusé d’embarquer vers le Mexique, et sera finalement condamnée  par le tribunal correctionnel à deux mois de prison et cinq ans d’interdiction du territoire français.

Au moment même où le gouvernement lance une campagne, conduite par la ministre des droits des femmes, pour « libérer la parole face aux violences et orienter les victimes vers les professionnels », ce slogan resterait-il lettre morte pour les femmes étrangères placées en zone d’attente ?

Face à la gravité de cette situation, nos organisations demandent au gouvernement : – de permettre à celles qui ont été expulsées le 4 mars de pouvoir, si elles le souhaitent, revenir en France pour soutenir leur cause devant la Justice, et de veiller à ce que celle qui a été condamnée puisse faire valoir ses droits en appel ; – de protéger d’un renvoi forcé les femmes toujours maintenues en zone d’attente de Roissy, dans l’attente que leurs plaintes soient examinées ; – de prendre toutes les mesures nécessaires pour que le droit à la protection contre les violences faites aux femmes soit également une réalité en zone d’attente ; – et, pour les personnes demandeuses d’asile, de garantir la présence en zone d’attente de référent.e.s sur les questions de violences liées au genre.

Les organisations signataires : ACAT ADDE ANAFE COMEDE FASTI Femmes de la terre Femmes pour le dire, Femmes pour agir Forum Femmes Méditerranée GENEPI GISTI Ligue du droit international des femmes Ligue des droits de l’Homme (LDH) Mouvement Français pour le Planning Familial Mouvement Jeunes Femmes Observatoire citoyen du CRA de Palaiseau Observatoire de l’enfermement des étrangers (OEE) Osez le Féminisme RAJFIRE Revue Pratiques Syndicat des avocats de France (SAF) Syndicat de la Magistrature (SM) Syndicat de la Médecine générale (SMG) SOS Sexisme

1...34567...298
 

Theveste FLE |
Lapmsaideauxparentsenmilieu... |
Arrondaz1 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Amipostemardi
| Young Up
| Comiteparentselevesjasseron