Dominik27

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14 mars 2013

Réforme constitutionnelle : La République à la petite cuillère .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 9 h 21 min

Réforme constitutionnelle : « La République à la petite cuillère » (Pierre Dharréville – PCF)

Il y en a assez que l’on réforme la République à la petite cuillère, au gré des appétits et sans réelle ambition de démocratisation. Où est la cohérence ? Et surtout, où est la réponse à la crise politique  profonde que nous traversons ? Où sont les modifications nécessaires pour donner toute leur place aux citoyennes et aux citoyens ? Où est la revalorisation du pouvoir législatif ? Où sont les nouveaux pouvoirs aux salariés et aux citoyens dans le champ économique ? Où est le droit de vote des étrangers résidents ? Où est la reconnaissance du pluralisme ?

Nous regarderons dans le détail la réforme du statut pénal du chef de l’État. Ce qui est annoncé concernant le Conseil Constitutionnel et le Conseil supérieur de la magistrature manque singulièrement d’audace.

Quant à la réforme du dialogue social, dans la mesure où elle prend pour modèle l’épisode toujours en cours de l’Accord National Interprofessionnel du 11 janvier, elle éveille en nous de graves inquiétudes. La République ne saurait accréditer l’infériorité de la loi sur le contrat, laissant la décision au rapport des forces institué par le patronat.

Afin de refonder le pacte démocratique dans notre pays et de permettre à notre peuple de se réapproprier sa souveraineté, nous en appelons à un grand débat public et à la construction d’une VIème République.

Pierre Dharréville

Le nombre de milliadaires explose,leurs profits aussi !

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 9 h 03 min

Politique – Le nombre de milliadaires explose,leurs profits aussi ! humanite le 12 Mars 2013

C’est un scandale!

Le nombre de milliardaires explose, leurs profits aussi

Le dernier classement du magazine Forbes le montre : la crise, ce n’est vraiment pas pour tout le monde.

Contrairement aux plats de lasagnes au bœuf, il fait encore bon vendre des voitures à un 1,2 million d’euros pièce ! C’est en effet la coquette somme que vous auriez pu débourser pour pouvoir frimer au volant de la dernière-née des usines Ferrari, la nouvelle « supercar » sobrement baptisée LaFerrari, 963 chevaux qui vous propulsent à 200 km/h en moins de 7 secondes – décisif si vous êtes en retard pour amener le petit dernier à l’école. Mais si vous lisez ces lignes et découvrez à cette occasion l’existence de cet indispensable bolide, présenté la semaine dernière au Salon de l’automobile de Genève, c’est que vous avez sans doute raté le coche : « Les 499 LaFerrari sont toutes épuisées », a précisé le président de la marque au cheval cabré, Luca Cordero di Montezemolo, à Genève. Rageant…

Le patron de la Scuderia avait de quoi se réjouir, avant même la divulgation de son dernier bijou. En pleine crise de l’automobile, Ferrari a connu en 2012 une année record : jamais, en soixante-six ans d’existence, le constructeur n’avait vendu autant de véhicules (7 318), pour un chiffre d’affaires de 2,43 milliards d’euros. Le tout pour un profit net de 244 millions d’euros, en progression de 17,8 %.

À cette insolente bonne santé, il pourrait y avoir une explication simple, fournie la semaine dernière par le magazine Forbes : le monde n’a jamais compté autant de milliardaires (www.forbes.com/billionnaires). Selon ce classement annuel, ils sont 1 426 cette année, soit 200 de plus que l’an dernier. L’histoire ne dit pas si le Mexicain Carlos Slim, toujours leader du classement avec une fortune estimée à 73 milliards de dollars (un peu plus de 56 milliards d’euros), s’est offert l’une de ces 499 LaFerrari. Au regard de la progression de son monumental pécule (qui a gonflé de 3 milliards d’euros depuis l’an dernier), il aurait eu tort de se priver. En décidant de dépenser ses seuls gains depuis 2011, notre roi des télécoms aurait pu s’offrir pas moins de 2 500 exemplaires de la dernière « bombe » de Maranello. Las, seules 499 vont être produites.

Dans le contexte d’austérité généralisée imposée aux classes populaires de nombreux pays, en Europe notamment, on se demande si le plus choquant est la progression du nombre de ces milliardaires ou l’explosion spectaculaire de leur fortune globale. Sans doute les deux, mon général ! Car lorsque Forbes avait publié sa première liste de ce genre, il y a vingt-sept ans, on comptait alors seulement 140 milliardaires, dont la fortune cumulée était évaluée à 295 milliards de dollars. Les 1 426 super-riches de 2013 ont eux accumulé quelque 5 400 milliards de dollars (contre 4 600 milliards l’an dernier). C’est désormais prouvé : pendant la crise, les affaires continuent… pour certains.

Alexandre Fache

Evo Morales : Nous ne sommes,plus un Etat mendiant colonisé,nous avons récupéré notre dignité .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 8 h 22 min
Evo Morales : Nous ne sommes,plus un Etat mendiant colonisé,nous avons récupéré notre dignité . 13-03-14hd353

Monde – humanitefr le 13 Mars 2013

Evo Morales : « Nous ne sommes plus un État mendiant colonisé, nous avons récupéré notre dignité »

Lire dans l’Humanité Dimanche, notre entretien exclusif avec Evo Morales, le président bolivien à l’occasion de sa visite de travail en France les 12 et 13 mars.

Révolution citoyenne, conquêtes sociales, émancipation de la tutelle américaine… À l’occasion de sa visite de travail en France les 12 et 13 mars et d’un entretien exclusif avec l’Humanité-Dimanche, le président bolivien, Evo Morales, n’a pas seulement évoqué la disparition d’Hugo Chavez, qu’il juge « plus vivant que jamais même s’il a laissé un grand vide ». Réélu en 2009, il devrait solliciter un troisième mandat en 2014. Il ouvre également des pistes susceptibles d’inspirer la vieille Europe qui subit, depuis 2008, les ravages d’une austérité que la Bolivie, elle, a dû supporter quinze longues années.

Antoine Casanova : Ce pape n’a cessé de défenrde des orientations ultraconservatrices .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 8 h 06 min

Monde – Antoine Casanova : Ce pape n'a cessé de défenrde des orientations ultraconservatrices . humanite le 12 Février 2013

Vatican

Antoine Casanova « Ce pape n’a cessé de défendre des orientations ultraconservatrices »

Difficile de prévoir les suites de la démission de Benoît XVI. Pour ce qui est du bilan, 
Antoine Casanova, historien et directeur de la Pensée, souligne la banalisation de l’intégrisme.

Pouvait-on s’attendre à cette décision de Benoît XVI ? Y a-t-il 
eu un précédent 
dans l’histoire ?

Antoine Casanova. C’est la première fois qu’un pape démissionne 
depuis la fin du XIIIe siècle. 
À l’époque, sous le règne de Philippe Le Bel, Célestin V avait pris cette décision. Il s’agissait d’un ermite, très christologique et peu au fait du fonctionnement de la curie romaine. La démission de Benoît XVI est donc un événement symboliquement très fort. Les raisons de cette décision sont multiples. Il y a l’âge et la santé, bien sûr. Ce n’est pas à mésestimer. 
Au contraire de son prédécesseur 
Jean-Paul II, Benoît XVI a été élu 
à un âge relativement avancé. 
Mais l’autre raison, c’est à mon avis les difficultés extrêmes qu’il 
a rencontrées dans la mise en œuvre de ses orientations.

Justement, quel bilan peut-on faire 
de ce pontificat ?

Antoine Casanova. Benoît XVI a défendu des orientations ultraconservatrices à tous points de vue, théologiquement, politiquement et humainement. Il n’y a que sur l’enjeu de la paix que l’on peut lui reconnaître des positions positives, puisqu’il s’est prononcé pour le désarmement atomique complet. Pour le reste, on relèvera notamment sa condamnation de la théologie de 
la libération. Depuis son élection, 
il essayait de développer une entente avec les intégristes. Mais, d’une part, les intégristes n’en ont pas voulu. Et, d’autre part, cette orientation a suscité une vive opposition de beaucoup de catholiques, jusqu’au sein du Vatican. Benoît XVI a donc dû mettre en sommeil sa tentative 
de réconciliation avec les intégristes. Par ailleurs, sur les réponses 
à la crise capitaliste, y compris dans son encyclique Caritas in Veritate, 
il n’allait pas au-delà de la notion 
de charité. Or la question est devenue de plus en plus aiguë. Par exemple, 
il y a deux ans, les comités Justice 
et Paix des catholiques d’Europe ont mis clairement en cause le capital financier et exigé qu’il soit mis un terme aux politiques consistant à faire payer les peuples. Les positions du président de Caritas Internationalis vont dans le même sens. Et c’est aussi dans ce cadre qu’il faut replacer 
les récentes tensions entre le Vatican et les religieuses américaines, très impliquées sur le terrain social.

Quelles sont, désormais, 
les perspectives ? Peut-on déjà faire une hypothèse sur le profil 
du prochain pape ?

Antoine Casanova. Il y a aujourd’hui un mouvement multiforme, profond et très complexe, dans la chrétienté, y compris en France. Je viens d’évoquer le thème de la justice sociale. Il y a aussi la question 
des rapports homme-femme. N’oublions pas que les catholiques 
de droite dirigent certains États, 
comme Malte, où il n’y a ni IVG 
ni divorce républicain. Beaucoup de catholiques ne se retrouvent pas dans ces orientations rétrogrades. 
Leurs exigences de changement dans le sens de la paix, de la justice et 
de l’égalité vont-elles réussir à gagner encore du terrain ? 
Le cardinal Martini, décédé récemment, estimait qu’on pourrait refaire, sous une nouvelle forme, 
ce qu’avait fait Jean XXIII avec 
le concile Vatican II, dont nous avons fêté en octobre dernier les cinquante ans. S’il y avait aujourd’hui convocation d’un concile, il est 
en effet probable que la volonté de changement des catholiques s’y affirmerait. Mais dans le cadre de 
la curie, instance qui va se réunir pour organiser la succession de Benoît XVI, c’est plus complexe. 
À cette heure, il est difficile de prévoir la suite. Quoi qu’il en soit, 
la démission de Benoît XVI est 
le signe d’une secousse très profonde dans l’Église.

Entretien réalisé par Laurent Etre

13 mars 2013

Quand les salariés fabriquent leur avenir .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 19 h 02 min

Social-Eco – Quand les salariés fabriquent leur avenir . humanite le 12 Mars 2013

50ème congrès de la CGT

Quand les salariés fabriquent leur avenir

Des idées à revendre

50ème congrès de la CGT. Depuis 2008 et le début de la crise, un nouveau processus de désindustrialisation s’est enclenché. Les directions des multinationales se sont engouffrées dans la brèche et n’hésitent pas à restructurer, à fermer des usines afin de ne pas décevoir leurs actionnaires. En réponse, les organisations syndicales proposent, pour mieux s’opposer aux choix qui les condamnent, des projets alternatifs innovants. 

Il y a tout juste un an, la CGT de Renault Sandouville présentait son projet de déconstruction automobile. Un projet visant à pallier la chute d’activité du secteur automobile en recyclant ou en réutilisant les matières premières laissées sur les carcasses des véhicules. Un projet valorisé par les élus de la région Normandie mais laissé lettre morte par la direction du constructeur français, celle-ci préférant poursuivre sa logique en imposant un accord compétitivité pour réduire les coûts sur le dos des salariés. Ce genre de situation, de plus en plus observée depuis le début de la crise, en 2008, a poussé les ouvriers et les syndicats de l’industrie à trouver des réponses originales face au processus de délocalisation initiée par le patronat, et les projets sont nombreux.

Les pionniers en la matière ont été les ouvriers de la SBFM, une fonderie située à Caudan, dans le Morbihan. Dans le giron de Renault depuis 1964, puis de Teski Fiat, avant d’être rachetée par le groupe Zen en 2006, la fonderie est mise en redressement judiciaire en 2008. Une longue lutte syndicale commence et aboutit, dès juin 2009, au réinvestissement de Renault dans l’usine. Pendant de longs mois, syndicats et ouvriers tentent de démontrer la viabilité de leur fonderie et finissent par se faire entendre des pouvoirs publics. Bientôt la victoire sociale se transforme en victoire économique grâce aux revendications des syndicats et des ouvriers qui exigent la modernisation de leur usine pour la rendre pérenne. Résultat : les pouvoirs publics et la direction de Renault s’engagent sur un plan d’investissement de 86 millions d’euros jusqu’en 2016 pour créer une nouvelle ligne de production et améliorer les conditions de travail et de sécurité. L’État et les collectivités injecteront 36 millions d’euros pour la remise en état des bâtiments.

helio

« Cette idée de Scop, c’est devenu la seule solution »

Autre exemple de projets alternatifs : les reprises sous statut de société coopérative et participative (Scop). C’est ce que proposent aujourd’hui les syndicats et les ouvriers de Goodyear poussés par le manque de repreneurs, le mutisme du gouvernement et l’impossibilité de négocier avec la direction. Cela permettrait non seulement aux employés du site d’Amiens-Nord de préserver les 817 emplois menacés mais aussi un certain savoir-faire. Dans d’autres secteurs, ce type de reprise a déjà fait ses preuves. C’est le cas de l’imprimerie Hélio Corbeil, dans la région parisienne. Depuis le 6 février 2012, l’entreprise s’est en effet constituée en Scop et a pu continuer sa production. « Un petit miracle quand on voit la saignée subie par la boîte dans les années 2000 », rappelle Bruno Arasa, ancien délégué syndical CGT devenu PDG d’Hélio Corbeil. Entre 2001 et 2006, quelque 460 emplois sont sacrifiés sur les 600 que compte l’entreprise. En février 2011, c’est le redressement judiciaire, les ouvriers ont trois mois pour apporter une solution sous peine de liquidation définitive. « C’est là que l’idée de la Scop a rejailli, se souvient le nouveau PDG d’Hélio, en fait, depuis quelques années, un camarade de la CGT avait tenté de nous éveiller à cette idée de Scop sans que personne s’y intéresse et, au final, c’est devenu la seule solution. » L’ancien délégué syndical et quelques autres ouvriers décident de déposer leur dossier à l’Union régionale des Scop (Urscop). « C’était un pas énorme pour beaucoup d’entre nous. Nous passions d’une force syndicale de défense des droits des travailleurs à une force de proposition. Voyant que le tribunal et les pouvoirs publics s’intéressent au projet, on s’engouffre dans la brèche. » La réalité des chiffres est cependant froide et sans concession : les ouvriers d’Hélio doivent réunir 1,8 million d’euros pour continuer leur activité. Il faut donc faire des sacrifices. Sur les 120 salariés restant de l’entreprise, 80 acceptent d’investir à terme trois mois de salaire ainsi que leur prime de licenciement, soit 5 000 euros par personne. C’est suffisant pour faire avancer le projet et la région leur accorde bientôt une avance remboursable de 150 000 euros, et le Crédit coopératif, 700 000 euros. Les 300 000 euros manquants, c’est Dassault qui les leur avancera sous forme de prêt remboursable. « Aujourd’hui, on a embauché 13 ouvriers supplémentaires, avec les mêmes conditions et ça fonctionne », se réjouit Bruno Arasa. Les statuts de la nouvelle Scop sont clairs. Chaque année, un conseil d’administration se réunit pour élire ou réélire un PDG. « Le plus bas salaire (environ 1 800 euros net mensuel) est deux fois et demie inférieur au plus haut, c’est-à-dire le mien », précise-t-il. Mais pour celui qui est passé de l’autre côté du miroir, le plus dur reste à venir. « Je découvre de nouveaux problèmes. Ceux d’un patron, d’un gestionnaire, confie Bruno Arasa, en vérité nous sommes encore et toujours dans le cadre des règles du jeu capitaliste, avec des réflexes de hiérarchie très ancrés. Bien sûr, de nombreuses barrières psychologiques sont tombées. Mais, aujourd’hui, une question se pose : comment un syndicat, force de résistance classique, force de propositions nouvelles, peut-il devenir – quand des ouvriers se sont constitués en Scop – une force d’action anticapitaliste réelle au sein de l’entreprise ? »

Pour développer leur projet de scop, il faudrait obliger Mittal à céder

Pour d’autres sites industriels, les projets alternatifs peuvent voir le jour, y compris après leur fermeture comme à l’aciérie de Gandrange. Depuis la fermeture du site, en 2008, condamnant 575 emplois, la CGT et les 350 rescapés ne baissent pas les bras. Deux ans plus tard, ils ont dans l’idée de construire une aciérie électrique sur le site afin de mettre fin à l’approvisionnement grande distance actuel (Duisbourg, Varsovie, Hambourg) – très coûteux et anti-écologique. Cette aciérie électrique consommerait huit fois moins d’électricité et rejetterait quatre fois moins de CO2 qu’un haut-fourneau. Un investissement de 120 millions d’euros amortis « sur vingt-cinq ou trente ans » est nécessaire. Pas grand-chose finalement au regard des 30 millions d’euros que s’apprête à toucher Mittal au titre du crédit impôt recherche pour la seule année 2013. Cette somme permettrait en outre, selon le cabinet d’expertise C3E avec lequel le syndicat a travaillé, de créer entre 200 et 250 emplois, en plus d’assurer la pérennité des 350 emplois restant au laminoir. Le projet a déjà reçu le soutien des élus locaux et « même la direction du groupe Mittal dit que “c’est un beau projet” », explique Jacky Mascelli, secrétaire de la CGT à Gandrange. Mais pour développer leur projet, il faudrait obliger Mittal à céder.

Hollande : «  On ne touche pas à la politique monétaire. Il ne faut pas déplaire aux marchés financiers » !

Dans les secteurs stratégiques, les ouvriers semblent aussi plus patriotes que le gouvernement lui-même, comme le prouve le projet co-imaginé par le syndicat CGT de l’usine de fabrication d’aluminium de Rio Tinto, de Saint-Jean-de-Maurienne, avec leurs camarades d’EDF Savoie. La genèse de cette histoire remonte à 2005, lorsque la CGT de Rio Tinto (ex-Pechiney puis Alcan), aux manettes depuis 2008, commence à tirer la sonnette d’alarme. Depuis la privatisation, plusieurs propriétaires privés ont continué à bénéficier de « paquets énergie » datant de la nationalisation du groupe, au début des années 1980, c’est-à-dire d’une tarification de l’électricité à moindre coût. « Le problème, c’est que ces paquets énergie ont une limite en temps et en volume », explique Yannick Bacaria, de la CGT Rio Tinto. D’après les calculs, l’usine est menacée de fermeture dès 2014. « La direction n’est pas prête à investir les 80 millions d’euros nécessaires à la pérennité du site ! » Cet argent qui pourrait notamment servir à l’installation de cuves de nouvelle génération permettrait une amélioration de la production d’aluminium et une baisse de 20 % de la consommation d’électricité. Partant de ce constat, les syndicats CGT de Rio Tinto et d’EDF Savoie, désireux, pour ces derniers, de développer les barrages hydrauliques dans la région, se sont découvert des intérêts convergents. « Au départ, les discussions se passaient autour d’un verre, mais nous avons très vite senti le besoin de concrétiser le projet sur papier », explique Laurent Heredia, de la CGT EDF Savoie. « L’idée, c’est de co-investir entre EDF et le site de Saint-Jean-de-Maurienne dans un barrage électrique sur le site du Clou. Le projet avait été abandonné il y a trente ans », rappelle l’agent EDF. Pour financer cette opération, dont le coût pourrait s’élever à 2 milliards d’euros, les syndicats appellent de leurs vœux la nationalisation du site de Saint-Jean-de-Maurienne, « afin que ce projet porté par deux entités publiques soit financé par la Banque publique d’investissement et la Caisse des dépôts et consignations ». L’intérêt pour EDF serait de ne pas – ou peu – avoir à investir, tandis que l’usine d’aluminium aurait en retour d’investissement un tarif de l’électricité de nouveau compétitif. Aujourd’hui, le gouvernement ne semble pas fermé à cette solution.

rio_tinto

Dans les institutions publiques aussi, les projets alternatifs sont un moteur très important pour la mobilisation des salariés. Au sein de la Banque de France, les employés ont des idées à revendre. « Tous nos agents sont conscients que jamais nous n’avons fabriqué autant de billets, jamais nous avons eu à traiter autant de dossiers de surendettement, jamais les entreprises n’ont autant fait appel à la Banque de France pour obtenir un crédit, et jamais les banques n’ont eu autant besoin d’être sous surveillance », rappelle Denis Durant, délégué syndical de la CGT à la Banque de France. « Mais la mobilisation n’aurait jamais eu cette ampleur si nous n’avions pas montré aux salariés qu’il y avait une autre alternative à la suppression de 2 500 postes et au regroupement d’antennes sur le territoire », affirme le syndicaliste. Ce projet a mûri durant vingt-cinq ans, explique la CGT. Rappelant au passage qu’il y a également une « tradition » à défendre ces missions de service public depuis les années 1990 par l’ensemble des organisations syndicales. « Nous savions qu’il y avait dans les tuyaux un vaste plan de restructurations avec des suppressions d’emplois et des externalisations. Nous nous sommes donc organisés, afin de créer le meilleur rapport de forces et de démontrer que les propositions de la direction allaient fragiliser le service public. » Forts de leurs projets, les syndicalistes sortent des murs de leur Banque et interpellent les groupes parlementaires. Le Front de gauche appuie le projet, puis Europe Écologie-les Verts, mais aussi une partie des députés socialistes. En quelques mois, et après deux journées d’action, en septembre et en janvier, la direction recule « légèrement », en ré-étalant, notamment, le calendrier de concertation, mais le projet dans sa totalité n’est pas remis en cause. Pourtant il suffirait « d’un mot du gouvernement » pour empêcher la casse de ce service public, martèle Denis Durand. Or, Hollande l’a montré avec la réforme bancaire, « on ne touche pas à la politique monétaire. Il ne faut pas déplaire aux marchés financiers » !

  • Lire aussi :

Mohammed Oussedik « Ouvrons la porte à l’espoir »
Ouvriers, une vie de labeur À Saint-Ouen, des retraités se racontent

Allez, les jeunes ! « Dites-moi… pourquoi je me syndiquerais ? »

  • À consulter :

Notre dossier sur le 50ème congrès de la CGT

Stéphane Aubouard et 
Clotilde Mathieu

Pourquoi la loi Brottes sur les tarifs de l’énergie a t elle été rejetée ?

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 8 h 39 min

Politique – Pourquoi la loi Brottes sur les tarifs de l'énergie a t elle été rejetée ? humanite le 31 Octobre 2012

Pourquoi la loi Brottes sur les tarifs de l’énergie a-t-elle été rejetée?

Au Sénat, la proposition de loi Brottes, qui vise à établir un système de bonus-malus sur l’énergie, a été rejetée, du fait d’une motion d’irrecevabilité déposée par une sénatrice communiste. 

La proposition de loi du député François Brottes (PS) sur la tarification progressive de l’énergie devait être examinée hier par les sénateurs. Le texte « visant à préparer la transition vers un système énergique sobre » prévoit l’extension des tarifs sociaux à tous les bénéficiaires de minima sociaux et la mise en place d’un tarif progressif. C’est ce dernier point qui pourrait être la cause de son rejet.

Le principe de cette progressivité serait fondé sur un système de bonus-malus. En se basant sur trois critères, taille du foyer, zone climatique et type de chauffage (électrique ou non), une « consommation cible » serait fixée, au-delà de laquelle le prix du kilowattheure serait augmenté. Une « usine à gaz » pour la droite. Pour les sénateurs communistes, le problème est d’une autre nature : si l’objectif de la proposition de loi est partagé, le groupe CRC s’oppose à la mise en place de malus. « Tel qu’il est proposé, il va surtout s’adresser à des personnes parmi les plus fragiles. Donc, il ne correspond pas à l’objectif porté par la proposition », expliquait récemment la sénatrice communiste de l’Allier Mireille Schurch, qui a présenté en commission une motion d’irrecevabilité adoptée par 20 voix (communistes, centristes et UMP) contre 19. Dans la foulée de ce vote, le rapporteur de la proposition de loi au Sénat, Roland Courteau (PS), démissionnait de cette fonction. La sénatrice, elle, redéposait un texte reprenant uniquement les dispositions visant à élargir la trêve hivernale et les tarifs sociaux.

Car ce principe de pénalité tarifaire remet en cause l’unicité du tarif sur l’ensemble du territoire et risque de pénaliser les ménages les plus modestes, aux logements moins bien isolés faute de moyens pour réaliser les travaux nécessaires. Dans le même sens, l’UFC-Que choisir s’inquiétait pour le cas des locataires qui ne peuvent réaliser ces travaux dans les logements qu’ils occupent.

Soumise au vote des sénateurs en séance hier soir, la motion d’irrecevabilité devait être adoptée. Le gouvernement pourrait alors demander à une commission mixte paritaire, composée de députés et de sénateurs, de retravailler ce texte. Mais, en dernier ressort, la décision reviendra à l’Assemblée nationale, qui avait adopté le texte dans des conditions houleuses le 4 octobre.

déjà mal voté à l’Assemblée À l’Assemblée nationale, 
la proposition de loi Brottes avait déjà connu des accrocs. Ayant annoncé leurs intentions de s’opposer, pour des raisons différentes, les groupes GDR (Front de gauche), UMP 
et UDI avaient quitté l’Hémicycle au moment 
du vote, afin de protester contre les nombreux cavaliers législatifs (articles ajoutés 
à un texte sans rapport avec 
le sujet initial) qui visaient 
à accorder aux industriels 
de l’éolien un assouplissement des réglementations.

Lire aussi :

La loi Brottes sur l’énergie retoquée au Sénat, la FNME-CGT s’en félicite
Le « bonus-malus » sur l’énergie irrecevable pour les sénateurs
Énergie : l’égalité tarifaire des usagers menacée

Adrien Rouchaleou

Marie Claire Cailletaud : Une loi risquée pour tous les usagers .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 8 h 26 min

Politique – Marie Claire Cailletaud : Une loi risquée pour tous les usagers . humanite le 18 Janvier 2013

Energie

Marie-Claire Cailletaud « Une loi risquée pour tous les usagers »

Pour Marie-Claire Cailletaud, de la fédération CGT de l’énergie, cette loi risque de faire sauter les derniers verrous avant la déréglementation complète de ce secteur stratégique.

Ce texte répond-il à l’urgence de faire reculer la précarité énergétique ?

Marie-Claire Cailletaud. Les choses ont peu changé depuis le texte d’origine. Sous couvert de s’attaquer à la précarité énergétique qui touche 8 millions de personnes, ce projet de loi porte en lui, de façon inéluctable, la hausse du prix de l’énergie. Ce n’est pas en faisant une loi évoquant des tarifs progressifs, qui risquent à terme de mettre en cause les tarifs réglementés, que l’on va résoudre ce problème. De plus, dans sa première mouture, la proposition ne concernait que le gaz et l’électricité alors que le fioul constitue les deux tiers de la consommation énergétique.

Les critères géographiques mettent-ils en cause la péréquation tarifaire ?

Marie-Claire Cailletaud. Contrairement à ce que dit François Brottes (député PS à l’origine de la proposition de loi – NDLR), introduire des critères géographiques dans les quantités d’énergie allouées à chaque foyer met en danger l’égalité de traitement des citoyens. Ce qui est dans le collimateur, ce sont les tarifs réglementés car ils sont les derniers verrous avant la déréglementation complète du secteur de l’énergie.

Le bonus-malus prévu est-il contre-productif pour les usagers ?

Marie-Claire Cailletaud. Nous sommes très critiques sur cette proposition. Les familles ne gaspillent pas l’énergie. Ceux qui ont des consommations importantes vivent, en général, dans des logements mal isolés que l’on appelle des « passoires thermiques ». Il faut d’abord commencer par résoudre les problèmes d’isolation de l’habitat avant de commencer à vouloir pénaliser ceux qui, éventuellement, consomment trop. Sinon, cela se retourne contre les usagers.

L’exigence d’un service public de l’énergie est toujours d’actualité ?

Marie-Claire Cailletaud. L’énergie est un secteur stratégique tant pour les usagers et leurs besoins que pour l’industrie et son développement. Il doit être mis sous maîtrise publique et ne pas se laisser envahir par le privé.

Entretien réalisé par Max Staat

12 mars 2013

Visite de François Hollande à Dijon : LA COLERE !

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 17 h 59 min

Politique – Visite de François Hollande à Dijon : LA COLERE ! humanitefr le 12 Mars 2013

Visite de François Hollande à Dijon : la colère d’Isabelle de Almeida (PCF)

Oui à Dijon aussi, il y a de la souffrance sociale et humaine, et elle s’exprime comme hier dans le quartier des Grésilles où le président Hollande était en déplacement. Ici, la population vit durement la crise, le chômage, l’exclusion et la pauvreté depuis des décennies.

almeidaAlors venir dire aujourd’hui qu’il faut tous faire des efforts, des efforts justes, qu’il nous faut des entreprises compétitives et qu’il nous faut croire en l’avenir ! Et surtout en finir avec les conflits et passer à l’ère du compromis social, c’est un peu difficile à admettre quand à deux pas de ce quartier, il y a un site, celui de la multinationale Sanofi, championne du CAC 40, qui va bénéficier de 47 millions d’euros de cadeaux d’argent public (pour le groupe, mais c’est déjà beaucoup trop), tout en supprimant 2000 emplois et en réduisant sa recherche et en offrant de 3 à 4 milliards de dividendes à ces actionnaires. Alors oui, c’est indécent de venir ici, dans ce quartier comme aujourd’hui à Sombernon et à Venarey-les-Laumes dire qu’il faudrait faire un effort juste pour faire avancer notre pays.

Et promettre aux jeunes que les emplois d’avenir et les contrats de générations seront la solution pour eux alors qu’ils sont maintenant 25 % au chomage et que ni les collectivités locales (y compris Dijon ) ni les associations ne peuvent se permettre de créer des emplois d’avenir en grand nombre. D’ailleurs la preuve, le préfet de Côte d’Or a lancé il y a peu l’ouverture des emplois d’avenir aux secteurs marchands (cela fait quand même 35% du salaire payé avec notre argent ). Aujourd’hui, à Dijon sur 4 contrats signés, un est du secteur marchand. Car les réductions des dotations aux collectivités locales (-4, 5 milliards prévus pour les 3 ans à venir ) et dans la foulée, moins de subventions aux associations n’incitent pas à s’engager dans l’insertion réelle et sérieuse pour les jeunes.

Quant au message envoyé aux salariés et aux jeunes, avec le soi disant compromis social autour de l’accord Medef et quelques syndicats minoritaires, c’est leur faire accepter d’etre corvéables et moins bien rémunérés (les jeunes en premier et les autres salariés aussi ), de ne pas être considérés dans la société et d’être privés de leurs droits sociaux. J’avais cru entendre dans les promesses de campagne et surtout les jeunes que la jeunesse devrait mieux vivre en 2017 qu’en 2012. Avec moins de droits dans l’entreprise ? En étant toujours plus précaires et corvéables ?

Pour respecter votre parole envers les jeunes, Monsieur le Président, il vous faut changer de cap.

Des propositions sont sur la table, qu’elles viennent des organisations syndicales, des organisations de jeunesse et des parlementaires du Front de gauche : par exemple, la sécurisation de l’emploi et l’interdiction des licenciements boursiers, la taxation pour dissuader l’emploi précaire, l’allocation d’autonomie pour les jeunes (étudiants, en formation ou en recherche du premier emploi ), c’est cela  en partie qui sortira le pays de la crise, et c’est ainsi que les jeunes et les citoyens qui aspirent au changement reprendront confiance et croiront en leur avenir et en l’avenir de leur pays et de la société. A Dijon comme ailleurs.

Par Isabelle de Almeida, Membre du Conseil national du PCF, Membre de la Coordination, Responsable des questions de jeunesse et secrétaire départementale du PCF Côte-d’Or.

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Goodyear n’a pas perdu la mémoire .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 11 h 11 min
 

DVD – Goodyear n’a pas perdu la mémoire
Ecrit par : Dee Brooks – Photos DR
Publié le 10 mars 2013 

Après avoir réalisé de 2006 à 2009 « Chronique d’une délocalisation annoncée » sur la lutte des salariés de l’usine Goodyear d’Amiens Nord, le réalisateur Mourad Laffitte a poursuivi son investigation sur l’exposition des ouvriers de l’usine aux hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), produits reconnus cancérigènes.

 

Goodyear n'a pas perdu la mémoire . goodyearpatronsvoyous_img

 

C’est l’objet de « Goodyear, la mort en bout de chaîne », qui relate des conditions de travail dignes du XIXe siècle et les nombreux cas de maladies professionnelles dans cette entreprise visée par les déclarations scandaleuses de Maurice Taylor, patron du groupe Titan, spécialiste du rachat à vil prix des entreprises en difficulté…

 

La bande annonce de  »La mort en bout de chaîne » 2012 from Laffitte Mourad on Vimeo.

 

 

Ce documentaire, antérieur aux déclarations de ce patron américain aussi réactionnaire qu’ultralibéral -qui traite pêle-mêle les salariés de Good Year Amiens Nord de fainéants, la CGT de « barjots communistes »- est une réponse cinglante et douloureuse à ce patron caricatural, fort dépité de n’avoir pu mettre la main sur cette entreprise. Car à GoodYear aussi, on perd sa vie pour la gagner.

 

DVD à commander (12 €) sur le site http://www.lesmutins.org

 

Le Portrait – Mourad Laffitte documentariste from Laffitte Mourad on Vimeo.

 

 

Solidarité avec PSA .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 10 h 50 min

Solidarité avec les PSA: Les DONS sont à envoyer à l’ UD CGT 1 Place de la Libération 93016 BOBIGNY Cedex Chèques à l’ordre  » Entraide solidarité salariés 93 et familles »

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