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1 mars 2014

Ukraine. La Crimée est-elle en cours d’annexion ? .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 19 h 11 min

Ukraine. La Crimée est-elle en cours d'annexion ? . crimeetwitter_0

Dessin Twitter : ‏@kuw_muw

Monde -            humanitefr            le 1 Mars 2014

 

Ukraine. La Crimée est-elle en cours d’annexion ?

Mots clés :                           ukraine,                            russie,                            kiev,                            viktor ianoukovitch,                            vladimir poutine,

 

 

Le Parlement a approuvé « un recours à l’armée russe en Ukraine »à la suite d’une demande en ce sens du président Vladimir Poutine alors que la situation se dégrade en Crimée et que d’autres régions pro-russes du pays étaient elles aussi gagnées par des turbulences séparatistes. Sur la place de l’Indépendance à Kiev, les opposants appelle « le monde » à l’aide.

Le compte Twitter de l’opposition ukrainienne appelle « le monde » à l’aide : « LE MONDE ! STOPPEZ Poutine s’il vous plaît ! »

En début d’après-midi, le président russe Vladimir Poutine a demandé au Conseil de la Fédération (chambre haute du Parlement) d’approuver « le recours à l’armée russe en Ukraine » jusqu’à la normalisation de la situation. « En raison de la situation extraordinaire en Ukraine et de la menace pesant sur la vie des citoyens russes, de nos compatriotes, des forces armées russes déployées en Ukraine », M. Poutine a demandé au Conseil de la Fédération d’autoriser « le recours aux forces armées russes sur le territoire de l’Ukraine, jusqu’à la normalisation de la situation politique dans ce pays », selon un communiqué du service de presse du Kremlin. « Nous devons protéger nos citoyens », avait auparavant estimé la présidente du Sénat russe, Valentina Matvienko. Selon elle, il est « possible, en raison de la situation, d’envoyer un contingent limité (de troupes) pour garantir la sécurité de la flotte de la mer Noire et des citoyens russes qui vivent en Crimée ».

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Plus tôt dans la journée, le nouveau Premier ministre de Crimée, Sergiï Axionov, que Kiev considère comme illégitime, avait sollicité l’aide de Vladimir Poutine pour restaurer « la paix et le calme » dans la péninsule ukrainienne. La Russie dispose d’une force armée non négligeable en Crimée, dans le sud de l’Ukraine: la flotte russe de la mer Noire, qui compte quelque 20.000 hommes, est basée à Sébastopol, aux termes d’un accord entre Moscou et Kiev.

  • Des points chauds se multipliaient dans l’est et le sud russophones de l’Ukraine

carteukraine Des dizaines de personnes ont été blessées à Kharkiv (est de  l’Ukraine) en marge d’une manifestation pro-russe qui a conduit à la  prise d’assaut du siège de l’administration régionale par quelque 300  manifestants. Des partisans des nouvelles autorités pro-occidentales de  Kiev s’y seraient barricadés. Plus de 10.000 personnes ont manifesté samedi matin  à Donetsk, fief du président déchu Viktor Ianoukovitch dans l’est de  l’Ukraine, contre les nouvelles autorités de Kiev en brandissant des  drapeaux russes. Sur un podium improvisé, des intervenants déclaraient  soutenir « l »aspiration de la Crimée à rejoindre la Russie ». Kiev a accusé la Russie de déployer des milliers d’hommes supplémentaires. « La Russie a accru (le nombre de) ses troupes de 6.000 hommes » en Crimée, a affirmé le ministre de la Défense Igor Tenioukh.

Près de 30 blindés ont aussi été déployés, a-t-il dit, dénonçant une « violation grossière » des accords régulant la présence de la flotte russe de la mer Noire en Crimée. « La présence inadéquate des militaires russes en Crimée est une provocation », mais « les tentatives de faire réagir l’Ukraine par la force ont échoué », a averti le Premier ministre Arseni Iatseniouk. Selon lui, la Russie tente actuellement de répéter le scénario mis en oeuvre en 2008 dans la région géorgienne séparatiste d’Ossétie du Sud, où elle avait lancé une opération militaire éclair contre les autorités de Tbilissi, et dont elle a fini par reconnaître l’indépendance. Au titre de la présence de sa flotte de la mer Noire, la Russie a le  droit de déplacer des troupes dans la péninsule, mais elle doit en  informer les autorités ukrainiennes 72 heures à l’avance, ce qui n’a pas  été fait, selon le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï  Dechtchitsa.

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Plusieurs sites stratégiques de la péninsule sont désormais sous le  contrôle d’hommes armés et en uniformes, mais sans signe permettant de  les identifier. Ils contrôlent les aéroports de Simféropol, capitale de  la Crimée, de Sébastopol,  de Kirovske, ainsi que le centre de Simféropol, et ont hissé le drapeau  russe sur plusieurs bâtiments officiels. A Sébastopol, où mouille la flotte russe, un  commando d’environ 300 hommes se disant mandatés par le ministre russe  de la Défense Sergueï Choïgou a assiégé dans la  matinée le QG des  gardes-côtes ukrainiens. Les assaillants ont déclaré avoir reçu du  ministre « l’ordre d’occuper cette unité », ajoute-t-il.

  • La France préoccupée…

La France est «vivement préoccupée par les informations provenant de Crimée qui font état de mouvements significatifs de forces armées», a déclaré samedi le chef de la diplomatie française Laurent Fabius dans un communiqué. «Nous appelons les parties à s’abstenir d’actions susceptibles d’alimenter les tensions et de porter atteinte à l’intégrité territoriale de l’Ukraine», a-t-il ajouté. Le premier ministre Jean-Marc Ayrault prévient quant à lui que « l’intégralité territoriale de l’Ukraine doit être respectée ». De son côté, le co-président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon a estimé samedi « absolument prévisible » que la Russie prenne « des mesures de protection » en Crimée face au nouveau pouvoir ukrainien, qu’il qualifie de « putschiste ». Interrogé en marge d’une manifestation contre le pacte de responsabilité à Toulouse, Jean-Luc Mélenchon a déclaré: « Les ports de Crimée sont vitaux pour la sécurité de la Russie, il est absolument prévisible que les Russes ne se laisseront pas faire, ils sont en train de prendre des mesures de protection contre un pouvoir putschiste aventurier, dans lequel les néonazis ont une influence tout à fait détestable », a-t-il déclaré.

… Berlin, Washington, Londres, Varsovie également

Le président américain Barack Obama s’est déclaré dans la nuit « profondément inquiet » devant les informations sur des mouvements de  troupes russes en Ukraine et avait mis Moscou en garde contre toute  « intervention militaire ». « Les Etats-Unis seront solidaires de la communauté  internationale pour souligner qu’il y aura un coût à toute intervention  militaire en Ukraine », a-t-il. Barack Obama a fait savoir qu’il pourrait renoncer à  participer au sommet du G8 prévu en juin à Sotchi (Russie) en raison de  la gravité de la situation, a affirmé sous couvert d’anonymat un haut  responsable américain. L’ambassadrice américaine à l’ONU a annoncé  vendredi que les Etats-Unis demandaient l’envoi d’urgence d’une « mission  internationale de médiation », « indépendante et crédible » en Crimée »pour commencer à faire baisser la tension » dans la région. Berlin a demandé samedi à Moscou de s’expliquer sur ses mouvements de troupes en Crimée et Londres a appelé à la désescalade dans cette région autonome du sud de l’Ukraine, où la tension s’est brusquement aggravée ces dernières heures. Frank-Walter Steinmeier, ministre allemand des Affaires étrangères, a jugé que la situation en Ukraine devenait dangereuse et a demandé à la Russie de faire part de ses intentions au sujet de ses troupes basées en Crimée. « La situation s’est considérablement aggravée, en Crimée notamment », a déclaré Frank-Walter Steinmeier. « Tous ceux qui versent désormais de l’huile sur le feu, que ce soit par des mots ou des actes, ont comme objectif délibéré une nouvelle escalade de la situation. » De son côté, le secrétaire au Foreign Office William Hague     a déclaré sur son compte Twitter qu’il s’était entretenu par téléphone avec son homologue russe Sergueï Lavrov « afin d’appeler à la désescalade en Crimée et au respect de la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine ».

Varsovie a appelé  samedi à l’arrêt de tout « mouvement provocateur » des forces armées en  Crimée, dans un communiqué officiel, alors que le chef de la diplomatie  polonaise Radoslaw Sikorski a décidé d’écourter sa visite en Iran à  cause de la situation devenue « critique ». « Nous appelons à l’arrêt de mouvements provocateurs  de forces armées en péninsule de Crimée », lit-on dans un communiqué  publié sur le site du ministère polonais des Affaires étrangères. « Toutes décisions prises dans l’immédiat, dont  celles de caractère militaire, risquent d’avoir des conséquences  irréparables pour l’ordre international », a insisté Varsovie. La Pologne a une nouvelle fois appelé les pays  signataires du Mémorandum de Budapest en 1994 (la Russie, les Etats-Unis  et le Royaume Uni) « à respecter et à réaliser leurs engagements »  portant sur l’indépendance, la souveraineté et l’intégrité territoriale  de l’Ukraine.

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Alger : arrestations lors d’une manifestation contre un 4e mandat de Bouteflika .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 18 h 57 min

Alger : arrestations lors d'une manifestation contre un 4e mandat de Bouteflika . algermanif2

 

Monde -            humanitefr            le 1 Mars 2014

 

Alger : arrestations lors d’une manifestation contre un 4e mandat de Bouteflika

Mots clés :                           droits de l’homme,                            alger,                            abdelaziz bouteflika,

 

 

Les manifestants répondaient à un appel lancé sur la toile par un groupe d’opposants à un quatrième mandat du président Abdelaziz Bouteflika, regroupant notamment des journalistes et des militants des droits de l’Homme.

« Les policiers m’ont embarquée alors que je ne participais pas à la manifestation. J’étais sur les lieux dans le cadre de mon travail. Je suis actuellement au commissariat de Cheraga avec plusieurs autres journalistes, des militants et des manifestants interpellés », témoigne Zineb Benzita, journaliste à Echorouk TV qui, comme plusieurs dizaines d’autres manifestants ont été empêchées par la police de se rassembler devant la faculté centrale, en plein centre d’Alger. « Pouvoir assassin », « 15 ans barakat » (« 15 ans, ça suffit ») », « dégagez ! » ou encore « non à un 4e mandat » scandaient les manifestants, dont les cris ont été rapidement étouffés parfois avec violence par les policiers. Les forces de l’ordre, présentes en nombre, ont procédé à plusieurs arrestations, selon des témoins.

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Abdelaziz Bouteflika, bientôt 77 ans, au pouvoir depuis  1999, briguera un 4e mandant malgré des problèmes de santé qui  alimentent les doutes sur sa capacité à diriger le pays. Jeudi, un ancien chef de gouvernement, Mouloud  Hamrouche, a appelé à faire tomber le régime du président Bouteflika  « dans le calme », avec l’aide de l’armée, estimant qu’il n’était plus en  mesure de diriger. L’ex-président du Rassemblement pour la culture et  la démocratie (RCD), Saïd Sadi, figure majeure de l’opposition, avait  appelé mardi ses compatriotes à se mobiliser pour « discréditer ce  scrutin, de sorte à laisser l’actuel président candidat à sa propre  succession se concurrencer lui-même ».

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Outre Alger, les habitants de Constantine, Béjaïa,  , scandalisés par la candidature du Président Abelaziz Bouteflika, ont eux aussi manifestés dans le rue, samedi.

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Au Blanc-Mesnil, les mères veulent l’égalité .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 18 h 53 min

Société -            Au Blanc-Mesnil, les  mères veulent l’égalité . humanite            le 15 Novembre 2013

Education

Au Blanc-Mesnil, les  mères veulent l’égalité

Mots clés :                           laïcité,                            islam,                            le blanc-mesnil,                            marie-george buffet,                            hervé bramy,                            port du voile,                            sorties scolaires,

 

Un collectif de femmes refuse d’être écarté des sorties scolaires à cause du foulard.

Munies de pancartes et d’une grande banderole «Sorties scolaires : avec nous !», une cinquantaine de femmes portant le foulard se sont rassemblées mercredi devant la direction départementale de l’éducation nationale à Bobigny. Ce qu’elles réclament ? Le droit d’accompagner leurs enfants pour les sorties scolaires sans ôter leur foulard comme elles pouvaient le faire «avant la circulaire Chatel». Une délégation de six femmes, accompagnées par Hervé Bramy, secrétaire départemental du PCF, et Marie-George Buffet, députée de Seine-Saint-Denis, a été reçue par Jean-Louis Brison, directeur académique.

La circulaire en cause, datant du 27 mars 2012 et précisant les orientations de la rentrée 2012, contient un paragraphe «Garantir la laïcité», qui a été « contrairement au reste, intégré dans les règlements intérieurs des écoles et établissements scolaires à la rentrée 2013 », explique Marie-George Buffet dans une lettre adressée à Jean-Marc Ayrault. Elle lui demande de « revoir cette circulaire et de favoriser l’engagement de tous les parents dans l’école de la République ».

C’est au Blanc-Mesnil, dans le quartier des Tilleuls, que le collectif Sorties scolaires : avec nous ! s’est créé il y a plus d’un an. « On a commencé à se rendre compte que celles d’entre nous qui portaient le foulard ne pouvaient plus accompagner les enfants, raconte Mouna, quarante et un ans, mère de trois enfants. Les enseignants ne nous le disaient pas clairement. Ils nous faisaient comprendre qu’il n’y avait plus de place, alors que des sorties ont été annulées faute de parents accompagnateurs… » Une autre maman, plus âgée, est venue par solidarité. Elle a toujours pu participer aux sorties. « Pourquoi on nous fait ça maintenant ? Faire les sorties, c’est une façon de s’investir dans l’école, de ne pas rester enfermées à la maison », s’emporte Fatima. Pour les enfants aussi, il y a incompréhension. « C’est difficile d’expliquer à mon fils que je n’ai pas le droit de venir à cause de mon foulard », raconte Aïssata, maman de deux enfants. « C’est injuste pour eux. Ils ont droit d’avoir accès à la connaissance et à la culture », renchérit Aïnouna. Après une heure d’audience, les femmes du collectif sont ressorties optimistes. Et espèrent des décisions concrètes d’ici une semaine.

Ixchel Delaporte

Municipales. Bobards, intox et calomnies signés Meignen .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 18 h 47 min

Municipales. Bobards, intox et calomnies signés Meignen . blanc-mesnil

Le candidat de la droite UMP-UDI (à droite sur la photo) mène une campagne à base de calomnies dirigés contre « les communistes » (Didier Mignot, à gauche).

Politique -            humanite            le 27 Février 2014

Personna non grata

Municipales. Bobards, intox et calomnies signés Meignen

Mots clés :                           jean-françois cope,                            seine-saint-denis,                            cactus,                            le blanc-mesnil,                            marie-george buffet,                            municipales 2014,                            didier mignot,                            thierry meignen,

 

 

Cactus. Le candidat UMP-UDI 
du Blanc-Mesnil n’a pas 
de programme mais
 il ne manque pas d’idées les plus farfelues pour polluer la campagne électorale.

Savez-vous qu’à moins de dix kilomètres de Paris, dans une commune de Seine-Saint-Denis au nom qui fleure bon la province, se livre une guerre de libération ? Si le hasard vous conduit – quelle autre raison pourrait vous y faire atterrir ? – sur le site Web d’un certain Thierry Meignen, vous y découvrirez que celui-ci veut « libérer Le Blanc-Mesnil ».

L’homme qui succombe ainsi au délire halluciné a le look d’un notable décontracté, avec son pull bleu négligemment noué sur ses épaules, d’un administrateur de sociétés. Chef de file de la droite UMP-UDI à l’élection municipale, il développe une campagne brouillonne, à base de coups de bluff, d’intox, de rumeurs, de calomnies dirigés contre « les communistes ». Sous ce terme, Meignen a en vue la municipalité qui rassemble autour de son maire, Didier Mignot, toutes les composantes de la gauche et les sensibilités progressistes des citoyens et citoyennes blanc-mesnilois. En panne de programme, en quête de soutien, l’homme, qui porte les couleurs de la droite depuis une quinzaine d’années, bobardise sa propagande, se livre aux plus grossières manipulations. Les logements seraient affectés sur des critères politiques. La preuve ? Des fonctionnaires de la commune, des élus habitent dans le parc locatif. Tout comme des milliers d’autres Blanc-Mesnilois. Tout récemment, un tract anonyme, marqué du marteau et de la faucille, faisait dire à Marie-George Buffet, députée de la circonscription, qu’elle ne voyait pas « en quoi la disparition du mot famille est un problème ». La déclaration complète de la parlementaire lors du débat sur le mariage pour tous avait évidemment un tout autre sens.

Des méthodes de voyou utilisées aussi pour enrôler de force des personnalités de la ville. M. Omar Mahi, responsable d’une organisation, le PUR (Parti de l’union radicale), a dû démentir l’assertion selon laquelle il soutenait Meignen. Dans une lettre à Jean-François Copé, M. Mahi précise qu’il se réclame du centre gauche et des idées de Pierre Mendès France. Mais le candidat a aussi de vrais soutiens, par exemple, celui d’un certain Patrice Clavel, frère du chef du FN 93, qui exerce ses talents de raciste facétieux sur les réseaux sociaux.

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Le Blanc-Mesnil, la banlieue rouge que la droite désire

Jean-Paul Piérot

Palestine : pas de trêve dans le conflit .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 18 h 40 min

Monde -            Palestine : pas de trêve dans le conflit . humanite            le 2 Janvier 2014

Colonies

Palestine : pas de trêve dans le conflit

Mots clés :                           israël,                            palestine,                            colonies israéliennes,

 

Le président palestinien veut prendre des « mesures légales » contre la colonisation israélienne.

«Nous avons déjà dit que nous ne resterions pas sans réaction alors que se propage le cancer des colonies, en particulier à Jérusalem-Est. Nous utiliserons notre droit d’État observateur à l’ONU pour prendre toute mesure légale, diplomatique et politique afin de le stopper. » Alors qu’il doit recevoir vendredi le secrétaire d’État américain John Kerry, pour sa dixième mission de paix au Proche-Orient, le président palestinien Mahmoud Abbas a vivement réagi à un nouveau projet de constructions de logements dans des colonies israéliennes. Selon les médias locaux, ces nouveaux programmes porteraient sur 1 400 habitations en dépit de l’opposition des États-Unis et de l’Union européenne qui les considèrent comme « illégales ». D’après l’Organisation de libération de la Palestine, ce sont au total près de 6 200 logements qui vont sortir de terre dans les territoires occupés par Israël depuis la reprise des négociations fin juillet.

C’est dans le cadre de ces pourparlers que le gouvernement israélien a annoncé la libération de 26 détenus palestiniens. Ces libérations interviennent après celles des 13 août et 30 octobre. Au total, le premier ministre Benyamin Netanyahou s’est engagé à faire sortir de prison, en quatre étapes en fonction des progrès des négociations, 104 Palestiniens. Mais il a condamné les festivités qui ont marqué le retour de ces prisonniers.

« S’il s’avérait que ces libérations devaient masquer la décision de nouvelles constructions coloniales en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, le premier ministre israélien et son gouvernement feraient, une fois de plus, preuve de duplicité. Rien de bon pour Israël comme pour la Palestine ne peut venir d’une telle fuite en avant dans la politique coloniale », a mis en garde le Parti communiste français. Le PCF a demandé la libération du dirigeant du Fatah Marwan Barghouti et de l’ensemble des 5 000 prisonniers politiques palestiniens.

Damien Roustel

Ziad Medoukh. Le monde doit faire pression sur Israël pour la Palestine .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 18 h 37 min

Monde – Ziad Medoukh. Le monde doit faire pression sur Israël pour la Palestine . humanite le 29 Novembre 2013

proche-orient

Ziad Medoukh. Le monde doit faire pression sur Israël pour la Palestine

 

Ziad Medoukh, palestinien, est responsable du département de français à l’université Al-Aqsa et également 
coordinateur du Centre de la paix de Gaza. Il dénonce l’immunité d’Israël et le blocus exercé contre Gaza.

Comment les Palestiniens vivent-ils aujourd’hui à Gaza ?

Ziad Medoukh. La situation est très mauvaise et ne fait qu’empirer. Il n’y a pas de carburant, il n’y a pratiquement pas d’électricité. La seule centrale électrique, qui a été bombardée à plusieurs reprises par l’armée israélienne depuis 2006 et jusqu’à la dernière guerre, en 2012, ne fonctionne qu’à 15 % de ses capacités. Le nombre d’heures pendant lesquelles les populations disposent de l’électricité est passé de huit heures à quatre heures. Les eaux usées ne sont plus évacuées, faute de carburant pour les usines de retraitement, et se déversent dans les rues de Gaza. Ce manque de carburant paralyse également les moyens de transport. Le carburant et le gaz qui entraient par les tunnels ne sont plus disponibles. Les Palestiniens sont forcés de les acheter à Israël à un coût de revient élevé. Le prix a presque triplé. Or, vu le taux de chômage et la situation économique désastreuse, beaucoup de Palestiniens ne peuvent en acheter. L’Autorité palestinienne à Ramallah tout autant que le gouvernement à Gaza ne parviennent pas à payer à temps les salaires de leurs fonctionnaires. L’UNRWA (l’organisme des Nations unies en charge des réfugiés palestiniens depuis 1948 – NDLR) a beaucoup de difficultés pour distribuer des aides alimentaires aux pauvres. Et les frontières, à Rafah (vers l’Égypte) aussi bien qu’à Erez (vers Israël) sont fermées. Enfin s’ajoute à tout ça la division du mouvement national palestinien. On n’a jamais vécu une situation aussi dramatique, aussi catastrophique.

 

Les habitants de Gaza se sentent-ils abandonnés par la communauté internationale ?

Ziad Medoukh. Cela fait longtemps que la bande de Gaza est abandonnée ! En 2005, il y a eu le retrait israélien, en 2006, l’arrivée au pouvoir du Hamas, 2007 la division palestinienne, 2008 la guerre, 2010 le blocus, 2012 la guerre. Gaza est abandonnée malgré la succession des événements, malgré l’horrible situation. La communauté internationale ne bouge pas pour exiger d’Israël la levée du blocus inhumain qu’il impose depuis plus de cinq ans. Le monde doit faire pression sur Israël pour la Palestine, pour que le fuel entre dans la bande de Gaza et soit utilisé par la centrale électrique. Les Palestiniens veulent une solution politique, la fin du blocus, la fin de la division entre le Fatah et le Hamas.

 

Il y a en ce moment des discussions entre Palestiniens et Israéliens, sous l’égide des États-Unis. On parle de négociations. Quel est votre sentiment sur ces rencontres ?

Ziad Medoukh. L’Autorité palestinienne est très impliquée dans le processus de paix. Elle est la première à savoir que ce processus de paix est un échec total, vingt ans après la signature des accords d’Oslo. Il y a une absence de perspectives, la situation est dramatique à Gaza comme en Cisjordanie. Nous sommes pour des négociations de paix mais des négociations dans la justice. Des négociations qui visent vraiment à créer un État palestinien. Mais tous les actes israéliens vont à l’encontre du processus de paix. La communauté internationale doit intervenir et ne pas laisser Israël faire ce qu’il veut dans les territoires palestiniens. Les négociations actuelles servent à améliorer l’image d’Israël, mais sur le terrain rien ne bouge, rien n’avance. Au contraire, à Gaza comme Cisjordanie, la situation empire. On est malheureusement en plein échec de ce processus de paix israélo-palestinien.

 

Est-ce que cette situation remet en cause, à terme, une solution à deux États ?

Ziad Medoukh. Les Palestiniens acceptent d’avoir leur État à côté de celui d’Israël même si cela ne concerne que 18 % de la Palestine. Il faut respecter les espérances des Palestiniens. La majorité est pour une solution à deux États. Même si c’est difficile sur le terrain, notamment avec la colonisation. Les espérances avec la lutte politique et militaire sur le terrain, à l’intérieur comme à l’extérieur, l’admission de la Palestine à l’ONU comme observateur et à l’Unesco créent les conditions pour l’existence de cet État. C’est le sens du combat de l’OLP.

Entretien réalisé par Pierre Barbancey

Palestine : la force du droit contre l’occupation israélienne .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 18 h 34 min

Monde -            Palestine : la force du droit contre l’occupation israélienne . humanite            le 2 Décembre 2013

Solidarité

Palestine : la force du droit contre l’occupation israélienne

Mots clés :                           palestine,                            patrick le hyaric,                            marwan barghouti,                            francis wurtz,                            bassam saleh,                            leila shahid,                            france-palestine solidarité,

 

Salle comble, invités déterminés et un public qui l’est tout autant : au siège du PCF, à Paris, Leïla Shahid, Bassam Saleh, Patrick Le Hyaric et Francis Wurtz ont lancé la campagne.

La coupole blanche de l’espace Oscar-Niemeyer a résonné, jeudi, des appels à la solidarité avec le peuple palestinien. Invités d’honneur : Bassam Saleh, secrétaire général du Parti du peuple palestinien (PPP, communiste), venu spécialement de Ramallah, et Leïla Shahid, ambassadrice auprès de la mission de Palestine à l’Union européenne, en Belgique et au grand-duché du Luxembourg.

Devant une salle pleine, le dirigeant du PPP a averti : « Les négociations en cours n’améliorent pas la situation, il est nécessaire de continuer la lutte », a-t-il lancé. Leïla Shahid a insisté sur le rôle nécessaire de l’ONU, qui reste, selon l’ambassadrice, « le lieu du droit. Et pour ne pas rentrer dans les guerres de religion il faut la guerre du droit contre le non-droit (…) et donc mettre fin à l’occupation. »

Patrick Le Hyaric, député européen, directeur de l’Humanité, a rappelé qu’en obtenant le statut d’observateur permanent à l’ONU, la Palestine est devenue de fait membre du Conseil de l’Europe. « Il faut s’appuyer sur le droit international », a-t-il martelé. Il a dénoncé la circulaire de 2012, de Michelle 
Alliot-Marie, alors ministre, qui criminalise ceux qui organisent le boycott des produits en provenance des colonies, « alors que ces militants agissent en vertu du droit ». Le PCF lance d’ailleurs une campagne pour l’abrogation de cette circulaire. Francis Wurtz, député européen honoraire, est revenu sur la campagne pour la libération des prisonniers politiques palestiniens et celui qui symbolise cet emprisonnement : Marwan Barghouti. Une soirée qui va permettre la relance de la campagne et plus largement celle pour la reconnaissance par la France d’un État de Palestine dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale.

Pierre Barbancey

Amnesty International dénonce l’impunité d’Israël .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 18 h 31 min

Amnesty International dénonce l’impunité d’Israël . israelrapportamnesty

Un soldat israélien tire des bombes lacrymogènes sur les Palestiniens dans les rues d’Hébron, en avril 2013.

Monde -            humanite            le 28 Février 2014

palestine

Amnesty International dénonce l’impunité d’Israël

Mots clés :                           israël,                            palestine,                            cisjordanie,                            jérusalem,                            Israël-Palestine,
application-pdf

Documents à télécharger : Le rapport d’Amnesty international (en anglais) -

 

 

Dans un rapport accablant, l’ONG a recensé la mort de 22 
Palestiniens, dont 4 enfants, en 2013 en Cisjordanie occupée.

Samir Awad, seize ans, tué en janvier 2013 devant son école, ne connaîtra pas les résultats des examens qu’il venait de passer. « Ils venaient de lui tirer dans la jambe, mais il a réussi à s’enfuir… Jusqu’où peut courir un adolescent blessé ? Ils auraient pu facilement l’arrêter… mais ils ont préféré lui tirer à balles réelles dans le dos », témoigne son ami Malik Murar, seize ans. Samir, qui participait à une manifestation contre l’occupation, n’était pas armé, relève Amnesty International dans un rapport publié jeudi sur la violence de la police et de l’armée israéliennes en Cisjordanie.

>>> Lire le rapport d’Amnesty international (en anglais)

Autre histoire rapportée dans ce document accablant, celle de Yassin Al Karakyn, treize ans, d’Al-Ezariyya, à l’est de Jérusalem. Après l’avoir touché avec une balle caoutchouc-acier à la jambe, des soldats israéliens se sont précipités sur lui, le rouant de coups tout en se photographiant en train de le maltraiter. La scène a été filmée par Rami Alarya, du Alqods 
Independent Media Center. Et que dire de ces deux jeunes footballeurs, Jawhar Nasser, dix-neuf ans, et Adam Abd Al Raouf Halabiya, dix-sept ans ? Alors qu’ils revenaient d’une séance d’entraînement au stade du Roi-Fayçal, à Al-Ram, près de Jérusalem, le 31 janvier dernier, ils ont été blessés par balles aux pieds, à proximité d’un check-point, information ne figurant pas dans le rapport d’Amnesty. Ils ne pourront sans doute plus jamais jouer au football…

Ces cas sont illustratifs de cette répression au quotidien sur fonds d’exactions, commises en toute impunité. Vingt-deux civils palestiniens, dont quatre enfants ont été ainsi tués en 2013. Depuis 2011, 45 Palestiniens ont été tués et autour de 8 000, dont 1 500 enfants, « ont été blessés par des balles de métal enrobées de caoutchouc et par l’utilisation inappropriée de gaz lacrymogène », lit-on dans ce rapport. Pour Philip Luther, l’un des responsables de l’ONG : « La fréquence et la persistance du recours à la force arbitraire et abusive contre des manifestants pacifiques en 
Cisjordanie par les soldats et les policiers israéliens – ainsi que l’impunité dont ils bénéficient – laissent à penser qu’il s’agit là d’une politique délibérée. »

Une autre victime jeudi. Motazz Washaha, vingt-deux ans, a été tué hier par des soldats israéliens à Bir Zeit, près de Ramallah (Cisjordanie). Ce meurtre, car le jeune Palestinien réfugié dans sa maison n’était pas armé contrairement à ce qu’affirme l’armée israélienne, a eu lieu le jour de la publication du rapport d’Amnesty International accusant Israël d’avoir tué des dizaines de civils en Cisjordanie depuis trois ans. En décembre, l’ONG israélienne B’Tselem avait annoncé que 27 Palestiniens avaient été tués en Cisjordanie.

Lire aussi :

Hassane Zerrouky

Documents à télécharger:
Le rapport d'Amnesty international (en anglais)
Le rapport d’Amnesty international (en anglais)

Bernard Chambaz: « Voilà pourquoi l’actualité de l’Humanité est infinie ».

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 18 h 27 min

Bernard Chambaz:

 

Médias -            humanite            le 25 Avril 2013

Souscription pour l’Humanité

Bernard Chambaz: « Voilà pourquoi l’actualité de l’Humanité est infinie »

Mots clés :                           l’humanité,                            Souscription pour L’Humanité ,                            presse écrite,                            crise de la presse,                            pluralisme,                            bernard chambaz,

Par Bernard Chambaz, écrivain (*).

 

Urgence pour l’Humanité. L’écrivain, auteur de l’Humanité (1904-2004), évoque les raisons de soutenir l’Humanité dont « l’utilité n’est plus à démonter » et de contribuer à la souscription « un acte à la fois sentimental et rationnel ».

2004 L’Huma ou l’Humanité, comment dire, c’est toujours aussi difficile de choisir entre les deux, la première plus populaire et plus brève comme un petit nom amoureux à siffloter sur les boulevards, la deuxième plus noble et plus abstraite alors même qu’elle est terriblement concrète, l’une et l’autre rapportant chacune à sa façon ce que devient le monde dans lequel nous vivons.

Avril 1904, c’était avant-hier. Le premier numéro paraît le lundi 18 avril 1904 ; le tout nouveau quotidien annonce un temps assez doux à ondées ; la prévision figure à la rubrique faits divers, avec deux suicides et une « tamponnade » de trains. Le numéro vaut 5 centimes, quand une ombrelle en tissu labrador vaut 4,50 francs. Le journal compte quatre grandes pages. On lit d’abord, en haut à gauche, un éditorial de Jaurès. Il est intitulé « Notre but ». Il est limpide, il présente le journal. Il peut surprendre quand il s’explique sur le titre : l’humanité est un but à réaliser, plutôt qu’une réalité à défendre.

Je ne sais pas si on en est toujours là. En tout cas, le journal, l’Humanité, est devenu une réalité à défendre. Mais ce n’est pas une nouveauté. En 1929, déjà, on avait créé les fameux CDH, les comités de défense de l’Humanité.

Avril 2004, c’était hier. Nous 
fêtions le centenaire, rue Jean-Jaurès, dans la grande barque de verre édifiée par Niemeyer. Depuis, le journal a déménagé deux fois. Niemeyer n’est plus là, Jacques Coubard non plus. Le journal a traversé des passes difficiles. Mais il a remonté la pente et il anime une résistance vigoureuse. Il survit. Mieux, il vit.

Avril 2013, c’est maintenant, si on peut dire ! Une souscription d’urgence est lancée. Y répondre va de soi. Souscrire est un acte à la fois sentimental et rationnel puisqu’il nous permet d’entretenir cette curiosité vitale de l’avenir qui nous anime et représente le pendant de notre curiosité pour le passé.

C’est aussi dans ces colonnes que j’ai appris à lire, les grands reportages, les critiques de cinéma, les comptes rendus d’étapes du Tour de France, écrits dans une langue magistrale. Bien sûr, d’autres journaux et magazines donnent des nouvelles et des commentaires qu’on ne lirait pas ailleurs et nous sont nécessaires, mais c’est de l’Huma et/ou l’Humanité qu’il est question ici.

On a l’habitude de ressortir les poètes pour les grandes occasions. Ce n’est pas la plus mauvaise habitude. À chacun le sien. Ici je vous propose mon copain Desnos, qui a encore fait l’an dernier l’éditorial du numéro 3 de Feuilleton, quitte à détourner légèrement le sens de sa phrase. « Un journal, au surplus, s’écrit-il avec de l’encre ? Peut-être, mais il s’écrit surtout avec du pétrole, de la margarine, du Ripolin, du charbon, du caoutchouc, ce que vous pensez… quand il ne s’écrit pas avec du sang ! » Et si Desnos dénonce le rôle de la publicité, il n’hésite pas à devenir, un peu plus tard, le roi de la réclame.

L’utilité de l’Huma n’est plus à démontrer. Alors je voudrais raconter à mon tour une histoire qu’on m’a racontée cette semaine et qui me serre le cœur. L’histoire se passe du côté d’Avignon, où un jeune couple habite avec leur fils de cinq ans. Un samedi à deux heures, la mère le conduit à un anniversaire où il a été invité. La jeune femme qui lui ouvre la porte est radieuse. Derrière elle, on aperçoit une table avec des gâteaux, des jus de fruits, des bouquets de ballons à hélium, des petits paquets-cadeaux pour les invités. Elle attend sept enfants, ce sera un bel après-midi, mouvementé mais joyeux. Quand la mère revient chercher son fils à cinq heures, la jeune femme qui lui ouvre la porte a les larmes aux yeux. Derrière elle, les gâteaux et les jus de fruits ne sont pas entamés, les petits paquets ne sont pas déballés. Seuls deux enfants sur sept sont venus. Les autres parents n’ont même pas daigné prévenir que leur enfant ne viendrait pas fêter les cinq ans de Mohamed.

L’actualité de l’Humanité est 
infinie.

(*) Auteur de l’Humanité (1904-2004), Éditions du Seuil, 2004. Dernier livre : 
Caro carissimo Puccini, Gallimard, 2012.

Bernard Chambaz

« Interrogations ukrainiennes » par Bernard Chambaz .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 18 h 22 min

 

Monde -            humanite            le 27 Février 2014

cactus. le grain de sel

« Interrogations ukrainiennes » par Bernard Chambaz

Mots clés :                           ukraine,                            russie,                            kiev,                            cactus,                            bernard chambaz,

 

 

Le grain de sel de l’écrivain Bernard Chambaz dans Cactus. « C’est à mon reportage pour 
l’Humanité en Ukraine en 2012 (voir ci-dessous) que je dois d’écrire ce billet. J’avais vu un pays très attachant, paisible malgré les tensions, structuré par la langue russe, adossé à une riche histoire. C’est précisément ce tableau qui vient de se fissurer à une vitesse foudroyante. »

Billet, tant mieux, le dictionnaire confirme qu’il s’agit d’une brève « chronique ». Le temps me semble bien le cœur du sujet, les couches comprimées du passé et aussi d’un présent par définition ouvert et, somme toute, j’en suis plutôt à me poser des questions – qui portent à la fois sur la réalité ukrainienne, sur la lecture qui en est faite dans le monde occidental et sur le sens décidément complexe des mots « révolution » et « démocratie ».

On ne peut pas ne pas s’interroger sur le rôle de l’extrême droite qui s’est manifestée place Maïdan ni sur le recours à l’épouvantail du fascisme pour disqualifier l’ensemble du mouvement. On ne peut pas ne pas être frappé par le fait que ce sont les mêmes députés qui ont destitué le président Ianoukovitch après l’avoir soutenu et on ne peut pas ne pas se rappeler la Convention devenue « thermidorienne », du jour au lendemain, en envoyant Robespierre et ses amis à l’échafaud. On ne peut pas ne pas être étonné par l’auréole offerte à Ioulia Timochenko, dans un premier temps, avant de se rendre compte qu’elle était sans doute un atout de Poutine, ainsi qualifiée de « pasionaria », un comble, elle qui est d’abord une affairiste redoutable, qui a édifié sa fortune sur les décombres de l’URSS. On ne peut pas ne pas être surpris par la sévérité du regard porté sur la Russie, comme si l’hostilité à son égard s’était substituée quasi naturellement à l’hostilité à l’égard de l’URSS dans le cadre de visées économiques tellement évidentes et, en quelque sorte, logiques. À ceux qui méconnaissent l’âme russe, je recommande la lecture de la Fin de l’homme rouge, de Svetlana Alexievitch.

Cela dit, s’il fallait dans toute cette histoire dégager un mot-clé, ce serait « corruption ». C’est elle qui condamne Ianoukovitch et son régime, c’est contre elle que se soulève le peuple ukrainien – et si la corruption est, depuis le XIIe siècle, « l’altération de ce qui est honnête dans l’âme », on pourrait aussi la définir comme une forme essentielle d’aliénation. Le surnom de Robespierre, l’Incorruptible, résonne alors comme une ultime ruse de l’histoire. Enfin, on ne peut pas ne pas redouter la partition du pays ni la violence qui en serait le vecteur. Billet, donc, billet d’humeur comme on dit, ce qui autorise une pointe de mélancolie. Surtout quand on a eu la chance de rouler joyeusement de Kiev à Odessa et des rives de la Crimée aux mines de Donetsk.

Lire ou relire :

Le carnet de voyage d’une semaine en Ukraine par Bernard Chambaz en 2012

Bernard Chambaz, écrivain

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