Dominik27

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3 mars 2014

«La France n’est pas laïque par essence» .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 10 h 57 min

28 février 2014
«La France n'est pas laïque par essence»    

Historien, sociologue et spécialiste des religions, Jean Baubérot interroge dans son livre «Une si vive révolte» (1) les enjeux tantôt conflictuels, tantôt pacifiés des rapports entre politique et fait religieux. Il plaide notamment pour une «laïcité calme» fondée sur la relance, par l’Etat, d’une dynamique séparatiste, veillant à la préservation de la pluralité culturelle.

Quelle est votre définition de la laïcité ?

Jean Baubérot. La laïcité, c’est la liberté imposée aux religions et non la répression des religions. La neutralité et la séparation sont des moyens. Le but, c’est la liberté de conscience. La finalité de la laïcité vise la non-discrimination pour raison de religion mais cela concerne aussi les homosexuels qui veulent se marier et les citoyens qui veulent mourir dans la dignité. C’est un combat pour la liberté de conscience analogue aux libres penseurs qui voulaient mourir sans recevoir les saints sacrements. La non-discrimination doit profiter à tout le monde.

Pour autant, la laïcité s’interprète différemment selon les formations politiques mais aussi selon les époques…

Jean Baubérot. Par rapport à loi de séparation de 1905, il me semble qu’il y a aujourd’hui moins de séparation et trop de neutralité. Sous Sarkozy, il n’y a eu que fort peu de séparation avec son discours du Latran sur l’identité catholique de la France. Il y avait un aspect anti-immigré et anti-musulman très net. C’était une captation de la laïcité au profit d’un discours de droite dure qui a donné un boulevard à l’extrême-droite. Hollande a remis de la séparation avec le droit au mariage pour les personnes de même sexe car la loi civile n’a pas à obéir aux normes des religions. La laïcité leur impose la liberté. Ce qu’a refusé le catholicisme officiel qui s’est battu contre le divorce au XIXème siècle, contre la loi sur l’avortement au XXème siècle, contre le mariage homosexuel, au XXIème siècle et demain contre la loi sur la fin de vie. Mais, à mon sens, cette relance de la dynamique séparatiste reste trop limitée.

Cela va-t-il à l’encontre de l’idée d’une France laïque par essence ?

Jean Baubérot. Oui, complètement. La France croit être laïque par essence et se dédouane ainsi d’une réflexion sérieuse sur la laïcité. Les « Français de souche » seraient laïcs par naissance, comme une sorte de privilège et les immigrés auraient un examen de passage à accomplir… Une atmosphère décliniste ressasse une prétendue grandeur passée de la France et fait de la laïcité une exception française. Or c’est de cette exaltation nationaliste que Marine Le Pen se nourrit.

En tant qu’historien des religions, vous expliquez que le régime de l’Edit de Nantes est un point de repère essentiel. Pourquoi ?

Jean Baubérot. Les catholiques étaient frustrés parce que le catholicisme n’était plus la seule religion. Les protestants l’étaient aussi parce qu’ils avaient des limitations. Cette frustration permettait le vivre-ensemble. Si un groupe n’est pas frustré, c’est qu’il domine totalement les autres. Il faut donc un équilibre pour que les relations sociales soient pacifiées. La référence aux protestants, comme groupe minoritaire, me permet d’amorcer une réflexion plus générale sur les raisons de la construction idéologique de minorités comme politiquement dangereuses.

Quel fut votre premier contact avec les questions de laïcité ?

Jean Baubérot. Dès mes années lycées, j’ai pris conscience de l’importance de cette question. Précisément avec la loi Debré de 1959, qui a permis aux écoles privées d’être subventionnées et de passer un contrat avec l’Etat. Pour moi, les Eglises ne devaient pas avoir de lien financier ou de pouvoir par rapport à l’Etat. A cette occasion, j’ai écrit un de mes premiers articles. L’autre événement qui m’a profondément marqué concerne la guerre d’Algérie. Je me suis révolté contre cette guerre et j’ai continué, ensuite, d’être contestataire. La France n’a pas encore affronté ce qu’elle a fait en Algérie.

Pourquoi la France a-t-elle tant de blocages sur la guerre d’Algérie ?

Jean Baubérot. L’imaginaire français s’appuie sur le mythe de la France pays des droits de l’homme, sur ce que les Français se racontent à eux-mêmes et aux étrangers. Or, ce qui s’est passé pendant la guerre d’Algérie met à mal ce mythe puisqu’il y a eu de la torture. A l’école, on nous a appris que la France était le second Empire colonial, après l’Empire britannique. En perdant ce statut, la France est devenue une puissance moyenne. C’est une blessure narcissique qui n’a pas été pansée… Le paradoxe d’une France, démocrate à l’intérieur et impérialiste à l’extérieur, n’a jamais été affronté, c’est toujours un impensé.

Vous insistez dans votre livre sur la notion de citoyen abstrait. De quoi s’agit-il ?

Jean Baubérot. Cette notion a été mise au goût du jour par le bicentenaire de la Révolution française. Le citoyen abstrait est une notion qui a pour objectif de donner les mêmes droits à tous quel que soit l’âge, le sexe, la couleur de peau, l’origine culturelle et ethnique. C’est un apport formidable. Sauf que, dès le départ, la Révolution française a triché avec l’idée du citoyen abstrait. Deux exemples le prouvent. Le premier : quand Olympe de Gouges a écrit la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, elle a été guillotinée. Le second : lorsque les gens prêtaient serment à la Constitution, ils le faisaient individuellement, sauf les juifs à qui on a fait prêter serment de manière communautaire. On a donc procédé à un traitement différent.

Alors, le citoyen abstrait est une vue de l’esprit ?

Jean Baubérot. Non mais on ne peut pas se contenter de la notion de citoyen abstrait. Cela cache des angles morts. Au lieu de regarder les problèmes réels de discrimination, la notion de citoyen abstrait permet à certains de se dédouaner. La France a du faire des lois sur la parité pour que les droits des femmes progressent et faire changer les mentalités. Mais elle a toujours des difficultés à lutter contre les discriminations. Par exemple, 46 % des femmes musulmanes sont au chômage. C’est plus élevé, à milieu social égal, que pour les autres femmes. Et on veut leur interdire l’accès à des métiers parce qu’elles portent un foulard ! Même si on est énervé par le foulard, je trouve cette mise à l’écart très contre-productive, car le travail rend les femmes autonomes.

Que faudrait-il faire pour introduire plus de séparation ?

Jean Baubérot. Il existe beaucoup d’exemples. Il faudrait s’attaquer au Concordat qui existe en Alsace-Moselle. C’est un régime antérieur à 1905. Voilà un siècle que cette région est redevenue française et il y a encore des cours confessionnels de religion desquels on peut être dispensé avec un accord des parents. Les pasteurs, rabbins et curés sont payés par nos impôts et même si cela ne représente pas une grande somme, c’est une affaire de principe et de liberté de conscience. Par ailleurs, il y a une conception faussée de la neutralité. En 1905, les républicains ont instauré la neutralité de la puissance publique. Par contre, l’interdiction du port de la soutane dans l’espace public a été refusée et on a étendu la liberté de faire des processions interminables sur la voie publique. En fait, la religion a été plus libre après la séparation qu’avant. Les évêques devenaient libres de prendre des positions publiques, à condition de ne pas prétendre que les lois sont illégitimes. Pendant les années 50, deux députés, le chanoine Kir et l’abbé Pierre se rendaient en soutane à l’Assemblée nationale. On ne se focalisait pas sur le vêtement mais sur le comportement.

Cela serait impossible aujourd’hui…

Jean Baubérot. Oui, aujourd’hui, on voudrait que l’espace public soit religieusement neutre. Mais l’espace public est un espace de pluralité, de discussion et de confrontation positive de la société civile. L’espace public n’a pas à être neutralisé. Notre laïcité n’est pas assez séparatiste et donne une fausse interprétation de la neutralité quand certains veulent l’étendre à certains secteurs de l’espace public et aux entreprises privées.

Vous analysez l’année 2004 comme un basculement, et même un raidissement sur les rapports entre politique et religion. Pourquoi ?

Jean Baubérot. Il faut remonter à 1989, quand le Conseil d’Etat a dit que les élèves pouvaient porter des signes religieux à condition de ne pas perturber le déroulement de la classe ou faire du prosélytisme à l’école. Mais l’Education nationale n’a pas su appliquer cette décision. Elle a donné de mauvaises directives aux professeurs, quitte à les mettre dans une position très difficile. La circulaire Bayrou les a poussés à interdire même le foulard discret, ça s’est fini au tribunal administratif qui, souvent, a ordonné le retour des jeunes-filles en classe. Ce fut un choc pour l’école car les enseignants perdaient la face. Cette période est marquée par la guerre civile en Algérie, qui a contribué à politiser la question du foulard. Enfin, il y a eu le 11 septembre 2001 et le second tour avec Le Pen en 2002… Chirac a cependant créé la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations, mais Sarkozy l’a supprimée et a fait de la laïcité une valeur réactionnaire. Le Haut Conseil à l’Intégration, confié à des personnalités peu progressistes, a donné des Avis sur la laïcité alors que la laïcité concerne chacun d’entre nous et qu’elle ne se réduit pas à l’intégration.

Avec d’autres universitaires, vous avez rédigé une déclaration universelle de la laïcité en 2005. Elle a eu un écho limité. Pourtant, elle clarifie la place de l’Etat dans sa gestion des questions religieuses…

Jean Baubérot. Nous avons mis deux ans à rédiger un document signé par 250 universitaires de 30 pays. Diffusé dans plusieurs continents, il a eu un certain succès mais a été largement ignoré par les politiques. Nous avons distingué trois piliers sur lesquels la laïcité se fonde : l’indépendance de l’Etat à l’égard des religions et convictions ; la liberté de conscience et la non-discrimination pour raison de religion. Dans toute démocratie, il y a des éléments de laïcité mais la laïcité absolue n’existe pas, donc on casse l’idée que certains pays sont entièrement laïques et d’autres pays démocratiques pas du tout. La laïcité est en quelque sorte un idéal vers lequel on doit tendre. Notre Déclaration affirme le droit au blasphème et la nécessité d’accommodements raisonnables. « Raisonnables » car on ne peut pas dérégler une institution par des revendications religieuses. Par exemple, à la cantine scolaire, proposer un repas sans viande est un accommodement raisonnable. Il faut sortir de la logique du tout ou rien et apprendre à gérer la pluralité culturelle.

Cette idée de pluralité culturelle va à l’encontre du fameux choc des civilisations entre l’Occident et le monde arabe…

Jean Baubérot. La vision guerrière du choc des civilisations permet de rejeter dans l’impensé les problèmes sociaux, puisque c’est l’appartenance civilisationnelle qui devient le seul critère d’analyse. Certes, certains avaient lu Marx de façon dogmatique, mais ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain, il est urgent d’actualiser les analyses de Marx et de redonner toute son importance à la stratification sociale. On ne peut mettre dans le même sac des potentats d’Arabie Saoudite et des travailleurs qui sont musulmans ! Et pour ma part, je considère que je n’ai pas les mêmes valeurs que celles et ceux qui ont pris leur parti d’inégalités outrancières et de discriminations. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai écrit ce livre qui veut poser la question : comment se situer face à une société qui est, certes, démocratique (ce qui est fort précieux) mais aussi fondamentalement injuste ?

Pensez-vous que la France parvienne à pacifier ses rapports conflictuels avec la religion ?

Jean Baubérot. Mais heureusement, à côté de quelques « affaires » montée en neige par certains médias et de demandes outrancières d’une sorte d’absolutisation de la laïcité, il existe déjà une laïcité calme, qui ne fait pas l’actualité, précisément parce qu’elle fonctionne de façon sereine. L’actualité médiatique n’est pas toute la réalité, loin de là. Par rapport au tout début du XXe siècle, la laïcité a permis de pacifier, pour l’essentiel. La preuve : plusieurs articles de la loi de 1905 prévoyant la pénalisation de délits contre la liberté de conscience sont restés lettre morte, car la culture laïque de l’immense majorité des Français de toutes convictions a rendu inutile leur application.

Entretien réalisé par Ixchel Delaporte

(1) «Une si vive révolte» de Jean Baubérot, éditions de l’Atelier, 2014.

Décès d’Yves Moreau, figure de la résistance française et de l’Humanité : Patrick Le Hyaric .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 10 h 45 min

Décès d’Yves Moreau, figure de la résistance française et de l’Humanité.

Posté le 28 février 2014 par admin

yvesmoreau800C’est avec une grande émotion que j’apprends le décès de notre ami Yves Moreau, immense figure de la résistance française et de notre journal l’Humanité.

 

Amoureux des lettres et de la culture allemande, sa vie est faite d’engagements et de militantisme pour l’émancipation humaine.

 

Mais alors qu’il n’est qu’adolescent, c’est la guerre qui se profile.  Son esprit de résistance se forge dés les années 1930, avec son adhésion au mouvement des jeunes communistes et son aide aux communistes allemands, ce qui lui vaudra d’être arrêté par la Gestapo et expulsé en France. L’année 1939 on le retrouve résistant au nazisme,  avant de se faire à nouveau arrêter. Il s’évadera et entrera dans la clandestinité, puis il intègrera l’état-major de la zone sud chez les Francs Tireurs et Partisans.

 

A la sortie de la guerre, il signe son premier article dans l’Humanité en août 1945, à la rubrique internationale, dont il deviendra le chef jusqu’en 1982. Yves était un journaliste et un chef de service rigoureux, travailleur, fidèle au journal et à son Parti communiste, chaleureux et convivial. Il nous laisse une multitude d’articles et d’éditoriaux sur le monde entier. Les relire, c’est se replonger dans 30 années des combats de notre journal et du parti Communiste : guerre d’indépendance et de décolonisation, notamment l’Algérie où il sera expulsé pour activité journaliste, en passant par la lutte contre l’apartheid avec de magnifiques articles sur Soweto.

 

Yves a magnifiquement raconté ses combats internationaux pour la paix, la démocratie qui ont marqué plusieurs générations de militants et pour beaucoup formé leur engagements. Sa plume et son verbe nous manqueront. Ses combats internationalistes pour un nouveau monde de paix et de fraternité, de justice et de liberté, doivent se poursuivre.

 

A sa femme Gerda, sa famille, ses amis, je présente mes plus sincères condoléances.

 

Patrick Le Hyaric

Directeur de l’Humanité

L’éditorial : « Retour de flamme » .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 10 h 30 min

L'éditorial :

A Kiev, environ 50 000 personnes se sont rassemblées dimanche sur le Maïdan, la place de l’Indépendance. «Nous ne nous rendrons pas !» ont-ils crié à l’adresse de la Russie.

Monde -            humanite            le 3 Mars 2014

Editorial Par Jean-Paul Piérot

L’éditorial : « Retour de flamme »

Mots clés :                           union européenne,                            ukraine,                            russie,                            kiev,                            Etats-Unis,                            viktor ianoukovitch,                            vladimir poutine,                            intervention militaire,                            oligarques,                            crimée,

 

 

L’éditorial de Jean-Paul Piérot. « L’avenir de l’Ukraine, ses rapports avec la Russie et avec l’Union  européenne ne peuvent être définis que par le débat démocratique  sanctionné par la voie électorale ou référendaire ».

La péninsule de Crimée qui échappe totalement au nouveau pouvoir de Kiev, le Parlement russe qui autorise à l’unanimité Vladimir Poutine à intervenir militairement en Ukraine, des manifestations favorables à la Russie dans plusieurs grandes villes de l’est et du sud. À peine constitué 
le gouvernement ukrainien qui appelle l’Otan à l’aide
et place son armée en état d’alerte, alors qu’à Bruxelles 
se réunit en urgence l’état-major de l’Alliance atlantique… En quelques jours, les événements se sont précipités en Ukraine, réunissant tous les ingrédients d’une crise internationale majeure.

Les capitales occidentales, notamment Paris, l’Union européenne et les États-Unis semblent ne pas avoir anticipé un tel développement, et apparaissent soudain comme surpris par un retour de flamme. 
Tout se passe comme si dans ces chancelleries, avait été d’emblée écartée, dans l’euphorie générale, toute réaction du Kremlin à un bouleversement politique
et géostratégique à ses frontières, dans un pays qui abrite le port de Sébastopol, où mouille le quart de la flotte militaire russe. Une fois la griserie passée, le choc 
du réveil est douloureux.

Pour grave et dangereuse que soit l’initiative de Poutine, celle-ci n’était pas totalement imprévisible. L’on mesure aujourd’hui les conséquences de la légèreté d’initiatives européennes qui ont souscrit aux solutions les plus aventureuses, voire les ont encouragées, face à la crise politique dans laquelle l’Ukraine était plongée après 
la volte-face du président Ianoukovitch sur ses relations avec l’Union européenne. Aujourd’hui, des observateurs conviennent que dans les manifestations de Maïdan, 
des éléments extrémistes, nationalistes et fascisants – qu’on ne saurait confondre avec la grande majorité des opposants – jouèrent un rôle qui ne peut être négligé, et ont donné des arguments aux contempteurs de tout changement politique. Toujours est-il que l’enchaînement des événements qui ont abouti à la fuite de Ianoukovitch et à la mise en place de nouvelles autorités à Kiev a fait l’impasse sur l’expression du peuple ukrainien dans son ensemble. Il est aujourd’hui l’otage d’un redoutable bras de fer.

Quel que fût le courage de dizaines de milliers de manifestants en butte à la répression du pouvoir oligarchique, dans les chancelleries et dans la sphère médiatique, on a confondu la foule de Maïdan avec les 46 millions d’Ukrainiens. De même, l’ingérence brutale de Vladimir Poutine n’est pas acceptable, à qui le Parlement russe reconnaît le droit « d’utiliser les forces armées russes sur le territoire de l’Ukraine afin de normaliser la situation politique et sociale dans ce pays ». L’avenir de l’Ukraine, ses rapports avec la Russie et avec l’Union européenne ne peuvent être définis que par le débat démocratique sanctionné par la voie électorale ou référendaire.

Dans l’immédiat, toutes les chances doivent être données à la diplomatie. Mettant la pression, Poutine rappelle que la Russie ne peut être mise de côté dans les efforts de résolution du conflit, ce qu’à Paris, on semblait avoir oublié. Souscrire à cette élémentaire condition n’est pas s’inscrire dans un quelconque retour 
à la guerre froide, mais tout simplement respecter
les règles de la politique internationale. L’Europe au sens large dispose des outils du dialogue, avec l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). 
Nul ne peut durablement faire fi des réalités géopolitiques si l’on veut les faire évoluer dans le sens du progrès, 
du droit des peuples et de la paix.

Lire aussi :

 

Par Jean-Paul Pierot

Jean-Paul Piérot

Parlement européen : un vote encourageant sur la prostitution (Zéromacho) .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 10 h 17 min

-            Parlement européen : un vote encourageant sur la prostitution (Zéromacho) . humanitefr            le 1 Mars 2014

 

Parlement européen : un vote encourageant sur la prostitution (Zéromacho)

Mots clés :                           prostitution ,                            zéromacho,

 

 

Zéromacho se félicite du vote par le Parlement européen d’un rapport sur le système prostitueur valorisant le « modèle nordique ».

Le 27 février 2014, le Parlement européen a adopté à une très large majorité le rapport de la députée britannique Mary Honeyball sur L’Exploitation sexuelle et la prostitution, et leurs conséquences sur l’égalité entre les femmes et les hommes. Il « reconnaît que la prostitution et l’exploitation sexuelle sont des violations de la dignité humaine et sont contraires aux principes régissant les droits de l’homme ». Il « estime que l’achat de services sexuels de prostituées âgées de moins de 21 ans devrait constituer une infraction pénale ».

La résolution voit dans le « modèle nordique », en vigueur en Suède, Norvège et Islande, une approche efficace pour décourager la traite, soutenir et aider des femmes dans la prostitution, changer les mentalités au sujet de l’égalité des sexes.

Mary Honeyball souligne que la démarche inverse, c’est-à-dire la légalisation de la prostitution  « a été une catastrophe aux Pays-Bas et en Allemagne ».

La résolution a été adoptée par 343 voix pour, 139 contre (surtout des Verts et des libéraux) et 105 abstentions.

Zéromacho se félicite de ce vote par un organe élu au suffrage universel direct. Même s’il s’agit d’une résolution non contraignante, cet acte symbolique influera sur les discussions nationales, notamment en France où la loi contre le système prostitutionnel, votée à l’Assemblée nationale le 4 décembre 2013, doit encore être adoptée par le Sénat. La disposition novatrice de cette loi prévoit, sur le modèle nordique, la pénalisation des clients-prostitueurs.

Fondé en 2011, Zéromacho, réseau international d’hommes engagés pour un monde plus juste et moins violent, groupe les signataires d’un manifeste contre le système prostitueur.

Zéromacho, 80 quai de Jemmapes 75010 Paris

Mail : info.zeromacho@gmail.com

Sitehttp://www.zeromacho.eu/

Facebook: @Zéromacho

Twitter @Zeromacho

Décès d’Yves Moreau : « le PCF perd une figure de résistance et d’humanité » (Pierre Laurent)

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 10 h 12 min

 

Décès d’Yves Moreau : « le PCF perd une figure de résistance et d’humanité » (Pierre Laurent)

 

C’est avec beaucoup d’émotion que je viens d’apprendre le décès d’Yves Moreau, grand résistant et chef de la rubrique internationale de l’Humanité jusqu’en 1982.

Toute sa vie Yves aura été un combattant. En 1933, il adhère aux Jeunesses communistes. Il a alors seulement 16 ans. Membre de la direction de l’Union des étudiants communistes jusqu’en 1939, il organise dès le début de la guerre la résistance des étudiants de la zone sud avant de se faire arrêter à Lyon en 1941. Il s’évade et entre dans la clandestinité. Il prend alors en charge jusqu’à la Libération le renseignement des mouvements unifiés de la Résistance (MUR) et intègre l’état-major de la zone sud des Francs tireurs partisans.

De ce passé, de ces faits de courage, il ne parlait jamais, à l’image de tous ces résistants pétris d’humilité. Peu après la fin de la guerre, il entre au journal l’Humanité. Il ne le quittera plus. A la suite de Pierre Courtade, il devient chef du service international. De la lutte contre la guerre froide, en passant par l’Afrique du sud, le Chili, et la Grèce, les papiers qu’ils publient font les grandes heures du journal.

Homme de lettres, amoureux de la culture allemande, Yves Moreau était apprécié et reconnu pour sa convivialité, sa discrétion et son sens du travail en équipe. Très attaché au Parti communiste français, il fut toute sa vie un homme d’engagement, de combat et d’idéal.

Le Parti communiste français perd aujourd’hui un homme remarquable, un camarade,une figure de résistance et d’humanité. A sa compagne, Gerda Lorenzi, à toute sa famille, je présente mes plus sincères condoléances.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

Dans l’Humanité ce lundi, la diplomatie avant tout .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 9 h 53 min

Dans l'Humanité ce lundi, la diplomatie avant tout . 2014-03-03une-hq

 

Monde -            humanitefr            le 3 Mars 2014

 

Dans l’Humanité ce lundi, la diplomatie avant tout

Mots clés :                           l’humanité,                            ukraine,

 

 

Le déploiement des forces sécuritaires à Simferopol, ainsi que les multiples barrages sur la route jusqu’à Sébastopol, laissent penser à un état de siège. Les habitants ont encore du mal à croire que la guerre est à leur porte.

A lire dans notre événement:

  • La Crimée sur le pied de guerre, reportage de notre envoyé spécial à Simferopol
  • La difficile recherche d’une médiation internationale
  • Le nouveau pouvoir face à la contestation
  • Retour de flamme, l’édito de Jean-Paul Piérot

A découvrir aussi:

  • Hommage. Alain Resnais, ultime mot d’ordre: Aimer, boire et chanter
  • Enquête: parité en politique, un si long combat. Soixante-dix ans après avoir gagné 
le droit de vote, 
les femmes sont  toujours sous-représentées 
dans les assemblées nationales. Et 
au sein  des conseils municipaux ou régionaux, les postes supposés dévolus à la  « nature » féminine leur sont largement confiés. Les préjugés ont la vie  dure…
  • Rencontre. Malika Boussouf, coauteure de Musulmanes et laïques, « Le travail, c’est l’autonomie financière, la liberté »
  • Travail: le blues des techniciens dans les bureaux des chantiers navals
  • Unité dans la rue à Toulouse
  • Municipales: Tarbes citoyenne part à la conquête de la mairie
  • Derrière le deal avec Gattaz, peu de marges syndicales
  • Espagne: ETA affirme enterrer son arsenal de guerre
  • Le football amateur, ça eut payé
  • Medias: le collectif Prenons la une lance un manifeste

L’Humanité en version numérique

2 mars 2014

David Noël :  » C’est mon choix, choix partagé par les communistes d’Hénin-Beaumont » .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 19 h 18 min

David Noël :

Le candidat du Front de gauche, David Noël à côté de Pierre Laurent

Politique -            humanitefr            le 2 Mars 2014

 

David Noël :  » C’est mon choix, choix partagé par les communistes d’Hénin-Beaumont »

Mots clés :                           pcf,                            front de gauche,                            henin-beaumont,                            hervé poly,                            municipales 2014,                            david noël,

 

 

Municipales 2014. Le communiste David Noël, qui devait conduire la liste Front de gauche aux municipales à Hénin-Beaumont, a choisi de rallier dès le premier tour l’équipe du maire sortant divers gauche Eugène Binaisse. Dans un communiqué, que nous publions tel quel, il explique ce choix.

« J’ai pris le temps du recul et de la réflexion pour m’exprimer.

J’ai pris le temps de ne pas simplement écouter les égos, les replis étroits, les jugements à l’emporte-pièce et partisans.

J’ai pris le temps d’entendre celles et ceux qui me conseillaient de ne pas attendre le second tour comme cela était prévu, oui, de ne pas attendre le second tour pour nous rassembler.

J’ai entendu cette demande forte, toujours plus forte, d’amis, de camarades, de militants de la vie associative, de bénévoles d’associations caritatives de même que les appels venus de la Ligue des Droits de l’Homme où j’ai commencé mon engagement citoyen au lendemain du 21 avril 2002.

Oui, j’ai décidé d’entendre ces bons conseils qui font appel à la raison plutôt que de se faire plaisir à s’obstiner.

J’ai consulté beaucoup, notamment Hervé Poly secrétaire de ma fédération, et surtout les communistes d’Hénin-Beaumont qui m’ont donné mandat pour rencontrer et bâtir avec Eugène Binaisse un projet pour Hénin-Beaumont.

J’ai fait ce choix local de m’entendre et de travailler avec Eugène Binaisse qui a répondu favorablement à cette volonté de construire ensemble ce projet.

Ce choix c’est celui de combats locaux pour l’avenir de notre piscine, de notre cinéma de centre-ville, celui de notre centre culturel, l’Escapade. Ces combats locaux sont ceux du service public qui doit être conforté face aux appétits du privé.

Nous avons échangé, débattu de ces questions et trouvé un accord pour bâtir ou plutôt rebâtir Hénin-Beaumont sur ses fondations que sont ses valeurs de solidarité et de partage.

J’ai décidé de tourner ces pages de papier qui déforment parfois la réalité de notre ville et parfois par maladresse ou méconnaissance blessent notre population.

Oui, j’ai fait le choix majoritaire des Héninois et Beaumontois que cessent les crépitements des flashs et tout ce qui va avec, et que l’on en finisse avec ces fâcheuses habitudes prises de nous prendre pour des cobayes.

J’ai fait le choix du local, car les enjeux, quoiqu’en disent certains, sont d’abord locaux et seront décidés par les Héninois et Beaumontois, et par personne d’autre.

Le choix de poursuivre mon action pour des services publics de proximité avec une attention toute particulière à l’avenir des centres de santé de la Carmi face aux retards sanitaires de notre bassin de vie.

J’ai fait le choix de travailler pour un projet de territoire avec les communes voisines et limitrophes, Dourges, Courrières, Rouvroy, Montigny-en-Gohelle, Drocourt, dans une intercommunalité où la coopération soit librement consentie. J’ai fait le choix de la coopération avec nos voisins dans un respect mutuel.

Nous nous sommes entendus avec Eugène Binaisse qui n’a sa carte dans aucun parti mais qui est cependant un homme de conviction et de progrès.

J’ai donc pendant plusieurs jours avec Eugène Binaisse et l’équipe qui l’entoure travaillé à un projet qui vous sera prochainement présenté.

Un choix local, longuement réfléchi, le choix du bien être à Hénin-Beaumont, fier de dire que j’y vis depuis toujours et que je compte bien continuer à y vivre en militant pour cette ville si belle quand on la connaît vraiment.

C’est mon choix, choix partagé par les communistes d’Hénin-Beaumont.

Oui, j’ai entendu ces vers du poète Aragon :

« Quand les blés sont sous la grêle, Fou qui fait le délicat, Fou qui songe à ses querelles, Au cœur du commun combat »

Oui j’ai entendu et décidé avec mes camarades de bâtir Hénin-Beaumont en faisant appel à notre culture du vivre ensemble pour mettre l’humain d’abord.   David Noël, secrétaire de la section d’Hénin-Beaumont du PCF

Lire aussi :

À Hénin-Beaumont, qui pour rendre confiance dans le politique ?

Reims : cet observatoire pour le vote sanction .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 19 h 11 min

Reims : cet observatoire pour le vote sanction . adeline-hazan

Le PCF a approuvé à 74 % l’alliance avec Adeline Hazan et a obtenu huit candidats éligibles.

Politique -            humanite            le 27 Février 2014

municipales 2014

Reims : cet observatoire pour le vote sanction

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Municipales 2014. Reims (Marne), envoyée spéciale. Reims fait partie de ces villes que le PS craint de perdre, la droite comptant jouer sur l’opportunité d’un vote sanction. La maire, tête d’une liste PS-Verts-PCF-PRG, se dit « sereine ».

Période électorale oblige, les affiches de campagne ont inondé les rues de Reims. À un mois des municipales, il y en a une qui recouvre celle de la maire socialiste sortante, Adeline Hazan : l’affiche nationale de l’UMP, « Hollande, l’échec ». « La droite joue uniquement sur le vote sanction », observe l’élue, qui mène la liste PS-Verts-PCF-PRG dans cette ville de 180 000 habitants. Et, en effet, Arnaud Robinet, candidat UMP-Modem-UDI et député de la Marne, n’a toujours pas présenté son programme. Mais ce jeune loup de l’UMP, ancien de l’UNI et copain de Guillaume Peltier, de la Droite forte, a déjà des pistes. Car, selon un sondage CSA paru ce mois-ci, les impôts locaux sont la première préoccupation des Rémois (39 %), avant la délinquance (37 %). Et même s’ils n’ont pas été augmentés depuis six ans, il y a une taxe, créée en 2008 par Adeline Hazan pour pallier la dette dont elle a hérité de la majorité de droite sortante (c’est la deuxième ville la plus endettée de France), qui fait débat : celle sur l’enlèvement des ordures ménagères. La droite proposait de la supprimer avant de se rétracter, soumettant désormais l’idée de la réduire de 20 %. Côté sécurité, Arnaud Robinet voit bien une police municipale 24 heures/24 et l’extension de la vidéosurveillance à tous les quartiers.

L’abstention, Adeline Hazam la redoute plus que le vote sanction

Sur le marché Wilson, quartier populaire de Reims, l’accueil est plutôt bon pour l’élue. Il faut dire qu’il a été rénové depuis peu. La campagne de la socialiste ? Pas de meetings, « où les abstentionnistes ne vont pas », mais des porte-à-porte, des cafés citoyens et une unique visite d’un poids lourd du PS, celle de Manuel Valls. L’abstention, notamment des électeurs de gauche, la candidate la redoute « davantage » que le vote sanction. « Je préfère détacher les questions nationales des avancées locales, dit-elle. Les habitants me parlent de voiries, d’emplois, de logements… » Adeline Hazan observe toutefois « une frustration » par rapport au gouvernement qu’elle « soutient malgré tout ». Une position délicate qui accouche d’échanges singuliers. À la question « Êtes-vous contents de ce que je mets en place ? » posée à un couple croisé sur le marché, l’homme répond un faible « moyennement ». « La vie est chère pour ceux qui n’ont pas grand-chose », renchérit-il. Et la maire de répondre : « Oui, c’est dur, le pouvoir d’achat baisse. Mais vous avez vu comme les aménagements ont fait évoluer le quartier ? » Ils acquiescent.

Le PCF a approuvé à 74 % l’alliance avec Adeline Hazan

Le PCF, quant à lui, a approuvé à 74 % l’alliance avec Adeline Hazan et a obtenu huit candidats éligibles, contre sept en 2008, en cas de victoire de la socialiste. « Il y a eu des avancées », justifie Cédric Lattuada, chef de file des communistes sur la liste. Il les énumère : 43 % de logements sociaux, création de deux crèches municipales, division par deux du prix de la cantine pour les plus défavorisés, baisse de 10 % du prix de l’eau, etc. Ce qui n’a pas convaincu le Parti de gauche, qui présente une liste de son côté, avec dix communistes réfractaires. « On ne veut pas être l’opposition de la gauche ! La maire a toujours été claire sur ses positions avec le gouvernement (elle avait critiqué le renoncement sur la loi famille – NDLR) », souligne quant à elle, Soumaya Berthelot, élue PCF sortante sur la liste de la candidate. Et Francis Guérin, ex-syndicaliste de Reims Aviation également sur la liste, d’intervenir : « Il ne faut pas se tromper d’élection. »

Cette fois-ci, ce sera « serré mais ça passera, je suis sereine » souffle la maire sortante

Les sondages sont unanimes : de très peu, le député UMP arracherait la mairie à Adeline Hazan, en cas de triangulaire avec le candidat FN, Roger Paris. « La victoire de la gauche n’a jamais été facile à Reims … » souffle la maire sortante, proche de Martine Aubry. En 2008, « il y avait une certaine lassitude vis-à-vis de la droite ». Cette fois-ci, ce sera « serré mais ça passera, je suis sereine ». Par deux fois, en 1977 et en 2008, la gauche a investi la mairie. Toujours grâce à la division de la droite. Il y a six ans, c’était Catherine Vautrin qui se présentait malgré la décision de l’UMP de faire de l’ex-ministre Renaud Dutreil le candidat officiel. Cette fois-ci, la droite est unie : la députée UMP est co-investie auprès d’Arnaud Robinet pour prendre la présidence de Reims Métropole.

Lire aussi :

Retrouvez également, notre dossier sur les municipales des 23 et 30 mars 2014

Audrey Loussouarn

Hommages après la mort du cinéaste Alain Resnais .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 19 h 05 min

Hommages après la mort du cinéaste Alain Resnais . alain-resnais-et-sabine-azema_378172

Alain Resnais avec sa compagne, Sabine Azema au festival de Cannes en 2009

Culture -            humanitefr            le 2 Mars 2014

 

Hommages après la mort du cinéaste Alain Resnais

Mots clés :                           cinéma,                            alain resnais,

 

 

Hommages unanimes dimanche au cinéaste français Alain Resnais, auteur notamment de Nuit et Brouillard, de Mon oncle d’Amérique et de l’Année dernière à Marienbad, décédé samedi à Paris à l’âge de 91 ans.

Alain Resnais « était entré dans l’histoire de son art dès ses premières réalisations, avec Nuit et brouillard et Hiroshima, mon amour« , écrit François Hollande dans un communiqué de l’Elysée. « Mais il a sans cesse renouvelé les genres, aussi bien avec des films politiques que des récits historiques, des adaptations théâtrales, des comédies musicales ou des réalisations expérimentales », poursuit le texte. « Chacun de ses longs métrages était une novation. Il a sans cesse brisé les codes, les règles, les modes, tout en rencontrant un large public », écrit-il encore, ajoutant qu’Alain Resnais « a aussi permis à des générations d’acteurs de se révéler et aux techniciens avec lesquels il a travaillé de donner le meilleur de leur profession ». « Il aura reçut toutes les distinctions et tous les prix. Mais ce qui comptait pour lui, c’était toujours sa prochaine création ».

« Des films qui appartiennent à l’histoire » (Aurélie Philippetti)

Parmi les premières réactions, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a salué un « grand talent, grand grand talent, universellement connu. La France est aussi cela, une culture qui rayonne à travers le monde ». La ministre de la Culture Aurélie Philippetti a rendu hommage au réalisateur dont l’oeuvre avait fait « rayonner le cinéma français dans le monde entier ». « Nous lui devons bien des films qui appartiennent depuis longtemps à l’histoire de notre cinéma, et même à l’histoire tout court, si l’on songe qu’il fut le réalisateur de Nuit et Brouillard, qui s’est très vite imposé comme une référence pour comprendre le drame de la déportation au cours de la Seconde Guerre mondiale », a-t-elle indiqué.

« Il y a rien qui ressemble moins à un film de Resnais qu’un autre film de Resnais » (Pierre Arditi)

« Si l’Etat ne fait pas à cet artiste modeste et modèle des funérailles nationales, comme l’Italie à Fellini, ce serait un abandon de gloire », a tweeté le président du Festival de Cannes, Gilles Jacob. Son délégué général, Thierry Frémaux, a fait part de sa « tristesse de voir un géant du cinéma » s’en aller. « Ce n’est pas tant qu’Alain Resnais est mort, c’est qu’il n’y aura plus de films d’Alain Resnais », a-t-il déclaré sur France Info, rappelant que le cinéaste avait reçu en 2009 à Cannes un prix exceptionnel du jury pour Les Herbes folles et pour l’ensemble de son oeuvre.

« Il aimait beaucoup travailler selon des méthodes très amicales, très habituelles, il aimait s’entourer d’une troupe », a-t-il ajouté, faisant surtout référence aux acteurs André Dussollier, Pierre Arditi et à Sabine Azéma, sa muse, qu’il a épousée en 1998. Pierre Arditi a rendu hommage à un « homme qui était à la fois un enfant, capable de s’émerveiller, et quelqu’un d’une extraordinaire maturité et d’une très grande culture ». « Je travaille avec Alain Resnais depuis 32 ans, il fait partie de ma vie pour toujours comme cinéaste mais aussi comme homme », a dit l’acteur sur BFM-TV. »Il y a rien qui ressemble moins à un film de Resnais qu’un autre film de Resnais, il a toujours essayé de ne jamais copier ce qu’il avait fait avant, il ne voulait pas se servir de recette » a rajouté Pierre Arditi.

Bande-annonce de Smoking/No Smoking :

Né en 1922 à Vannes (Morbihan), Alain Resnais commence sa carrière à la fin des années 1940 en réalisant des courts et moyens métrages qui sont salués par la critique, à l’image de Nuit et Brouillard, documentaire sur les camps de concentration nazis, ou Van Gogh, récompensé par un Oscar en 1950. En 1959, il réalise Hiroshima mon amour puis L’année dernière à Marienbad en 1961. Il reçoit le César du meilleur réalisateur en 1978 pour Providence et en 1994 pour Smoking/No Smoking.

Hiroshima, mon amour réalisé en 1959 :

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La taxe Tobin mise à mal par le lobby bancaire .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 18 h 58 min

Monde -            La taxe Tobin mise à mal par le lobby bancaire . humanite            le 13 Février 2014

Taxe

La taxe Tobin mise à mal par le lobby bancaire

Mots clés :                           union européenne,                            taxe tobin,                            pierre moscovici,                            transactions financières,                            liem hoang-ngoc,                            marie-christine vergiat,                            dominique plihon,                            taxe transaction financière,                            alexandre naulot,

 

Des ONG plaidaient hier aux côtés d’eurodéputés à Bruxelles pour que la taxe sur les transactions financières ne soit pas réduite à peau de chagrin.

Pour les organisations non gouvernementales, les yeux sont tournés sur le sommet franco-allemand de mercredi prochain. À cette occasion, Paris et Berlin vont adopter une position commune sur la taxe sur les transactions financières (TTF), qui aura un poids déterminant dans les négociations entre les onze États européens qui souhaitent l’instaurer.

« Nous voulons que la France et l’Allemagne prennent dans leur résolution commune le meilleur de leurs positions respectives », nous confie Alexandre Naulot, chargé de plaidoyer chez 
Oxfam France, qui a participé à une conférence de presse hier au Parlement européen à Bruxelles. Paris défend l’idée que le produit de la taxe soit affecté à l’aide publique au développement, quand Berlin voudrait le diriger vers les budgets nationaux. L’Allemagne souhaite que la plupart des activités spéculatives soient taxées. La France, non.

« Nous avons appris que les négociateurs français avaient un point de vue extrêmement restrictif sur l’étendue de la taxe sur les transactions financières », nous informe Dominique Plihon, porte-parole d’Attac, également invité à la conférence. Les délégués du gouvernement Ayrault souhaiteraient exclure du champ de la taxation une grande partie des produits dérivés et « des opérations spéculatives, notamment le trading à haute fréquence ». Cette technologie permet de passer des centaines d’ordres de Bourse en une seconde.

Paris semble vouloir une taxe sur les transactions financières, sur le modèle de la loi en vigueur en France depuis août 2012, qui laisse échapper un grand nombre de transactions. « Ce n’est qu’un petit impôt de Bourse, qui concerne 150 sociétés françaises. Prévus pour être de 1,6 milliard d’euros, les revenus de cette taxe ne s’avèrent être que de 600 millions », explique Dominique Plihon.

Pour les ONG, le gouvernement est sous la pression du lobby bancaire. L’été dernier, le ministre de l’Économie, Pierre Moscovici, a jugé « excessive » la proposition de la Commission européenne, qui sert de base à la négociation intergouvernementale. Selon une étude d’AlphaValue de décembre, la BNP est la deuxième banque européenne à détenir le plus de produits dérivés : 48 300 milliards d’euros, soit 23 fois le PIB français.

Les eurodéputés sont interpellés. Le socialiste Liem Hoang-Ngoc, qui devait intervenir hier, voit dans la TTF « l’exemple d’une bataille menée par les ONG, relayée par le Parlement européen (qui a voté en mai 2012 une résolution sur le sujet – NDLR). Les eurodéputés ont obligé la Commission à faire une proposition législative qui a amené à une coopération renforcée entre onze pays ». Pour le parlementaire, « le défaut de la France est qu’elle a une approche intergouvernementale et qu’elle néglige le travail de ses propres députés européens ». Élue du Front de gauche, Marie-Christine Vergiat s’inquiète « de voir la TTF réduite à peau de chagrin ». « Ce sont les États qui sont à la manœuvre pour détricoter la proposition de la Commission européenne, aussi minime soit-elle », alerte-t-elle.

Un parcours tortueux  Depuis des années soutenue par la gauche et certaines organisations non gouvernementales, la taxe sur les transactions financières redevient d’actualité à l’occasion de la crise financière. En septembre 2011, la Commission européenne propose qu’elle puisse être instaurée sur le Vieux Continent. Elle serait de 0,1 % pour les actions et obligations et de 0,01 % pour les produits dérivés. À la mi-2012, plusieurs pays refusent la TTF. 
Le 14 février 2013, la Commission refait une proposition, acceptée par onze États qui agiront dans le domaine dit de coopération renforcée. Depuis, les négociations vont bon train pour définir 
le périmètre des titres soumis à taxation et pour savoir quelle sera la destination du revenu de la taxe. C’est le 8 mai que les États décideront de mettre en place ou non cette coopération renforcée.

Gaël De Santis

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