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10 mars 2014

« Européennes: pour une révolution copernicienne de gauche » .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 19 h 12 min

Le Parlement européen

Politique -            humanite            le 10 Mars 2014

quel est l’enjeu politique du rassemblement pour les élections du 25 mai prochain ?

« Européennes: pour une révolution copernicienne de gauche »

Mots clés :                           union européenne,                            pcf,                            François Hollande,                            stéphane hessel,                            gauche,                            européennes 2014,                            yann le pollotec,                            élections européennes,                            emmanuel todd,

 

 

Une tribune de Yann Le Pollotec, membre du Conseil national du PCF.

Avec les élections européennes, il existe potentiellement une véritable fenêtre afin de rassembler les électeurs qui avaient porté leur suffrage sur le Front de gauche aux présidentielles, mais aussi ceux qui avaient déterminé leur vote en faveur de François Hollande sur la foi du discours du Bourget contre la finance, sans oublier tous ceux qui, au nom de valeurs de gauche ou des principes de liberté, d’égalité et de fraternité de notre République, ont dit non au traité constitutionnel européen en 2005. Il s’agit de cibler et de mobiliser tous les citoyens de gauche qui refusent les politiques d’austérité du gouvernement et de l’Union européenne.

Si cette potentialité de rassemblement se réalisait, en se cristallisant en votes pour les listes initiées par le Front de gauche le 25 mai, il serait possible que ces listes fassent jeu égal avec celles du PS, voire les dépassent. Un tel résultat ferait renaître l’espoir à gauche. Il anéantirait les tentatives d’enfermer le paysage politique national dans le triangle PS-UMP-FN. Cela constituerait une véritable révolution copernicienne à gauche, qui permettrait de briser le cadenas austéritaire qui verrouille notre pays.

Mais la réussite d’une telle dynamique de rassemblement se heurte à un obstacle de taille : si l’accord pour dénoncer l’austérité, en France comme en Europe, est général, il existe un débat aigu quant aux solutions pour sortir les peuples d’Europe de l’ornière. Ce débat traverse toutes les forces de transformation sociale : certains prônent la sortie de l’euro, voire même de l’Union européenne ; d’autres au contraire voient comme seule issue, une Europe fédérale démocratique et sociale ; d’autres encore veulent refonder l’Union européenne en une union de nations et de peuples libres et associés reprenant le pouvoir sur les institutions européennes.

Il est indispensable d’instruire sans anathème ce débat jusqu’au bout. Mais avec la ligne rouge que les ennemis de nos ennemis ne sont pas nos amis. Ils sont au contraire nos pires ennemis. En effet, la critique réactionnaire de l’Europe libérale par le FN, même appuyée de citations hors contexte du programme « l’Humain d’abord » ou d’écrits d’intellectuels de gauche, n’est pas anti-système. Elle contribue à renforcer le système en pourrissant le débat politique et en donnant l’occasion, au PS comme à l’UMP, d’entretenir un intolérable amalgame entre le camp de l’émancipation humaine et celui de ceux qui veulent « faire tourner la roue de l’histoire à l’envers ».

Le débat sur les solutions demande du temps et, paradoxalement, l’approfondissement et l’accélération de la crise de l’Union européenne font que les solutions pertinentes d’aujourd’hui peuvent devenir caduques demain. S’il faut aiguiser le débat et revendiquer son existence comme une richesse démocratique en opposition au caporalisme de la pensée qui règne au PS, il serait illusoire et contre-productif de prétendre l’achever avant les élections européennes. Il serait catastrophique que ce débat, qui porte essentiellement sur les moyens et non sur les fins, se cristallise en autant de listes qu’il existe de prises de position. Cet éparpillement mortifère renforcerait l’abstention et affaiblirait gravement le camp du refus de l’austérité et de la recherche d’une alternative à gauche. Ce serait choisir le clivage au détriment de la volonté de rassemblement, qui est essence même de la stratégie du Front de gauche.

Des « héritiers » de Stéphane Hessel aux amis d’Emmanuel Todd, en passant par ceux qui, comme le PCF, veulent refonder l’Europe, ne voulons-nous pas tous une Europe et une France de progrès social qui s’émanciperaient des marchés financiers, même si nous divergeons sur les moyens d’y parvenir? Si, certes, nos concitoyens vont décider de leur vote, le 25 mai, principalement à partir des enjeux nationaux d’emploi, de pouvoir d’achat, de protection et d’égalité sociales, il n’en reste pas moins qu’ils sont conscients que ces enjeux sont en grande partie déterminés par les choix politiques et économiques européens.

Lors de la Résistance, le PCF a eu la volonté permanente du rassemblement le plus large contre l’occupant, tout en continuant à mener sans esprit de clivage le débat politique de fond sur l’avenir du pays, c’est cela qui a permis in fine d’aboutir au programme du CNR. Alors, aujourd’hui, ayons l’audace de constituer dans chaque circonscription électorale européenne une liste qui rassemble bien au-delà du périmètre actuel du Front de gauche, contre les politiques d’austérité et pour changer 
de paradigme dans notre pays et en Europe.

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Yann Le Pollotec

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