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1 février 2014

« Avortement libre » crient des milliers de manifestants à Madrid comme à Paris .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 16 h 54 min

Ian Brossat (PCF) et les progressifs Français manifestent ce samedi en solidarité avec les Espagnoles. (photo Twitter)

Monde -            humanitefr            le 1 Février 2014

 

« Avortement libre » crient des milliers de manifestants à Madrid comme à Paris

Mots clés :                           espagne,                            europe,                            avortement,                            manifestations,                            madrid,                            ivg,                            droit à l’avortement,

 

 

Plusieurs milliers de manifestants ont accueilli samedi à Madrid le « train pour la liberté » parti du nord de l’Espagne, transportant des militantes féministes en gilet violet. Les progressistes espagnols et de toute l’Europe dénoncent le projet de loi gouvernemental qui limite drastiquement le droit à l’IVG. Plusieurs milliers de personnes manifestent également à Paris et dans plusieurs villes de France en soutien des Espagnoles et pour refuser tout recul du droit à l’IVG.

Des dizaines de trains et d’autobus venus de toute l’Espagne ont convergé vers la capitale. A bord, des milliers de manifestants prêts à défiler jusqu’au Parlement contre ce  projet de loi qui ramène le pays 30 ans en arrière pour le droit des femmes. Il entend supprimer le droit à l’IVG et n’autorise l’avortement qu’en cas de danger prouvé pour la vie ou la santé physique ou psychologique de la femme, ou après un viol ayant fait l’objet d’une plainte préalable. La malformation du foetus n’est plus reconnue comme une raison valable. Adopté fin décembre par le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, ce texte supprime celui de 2010, voté sous l’ancien gouvernement socialiste, qui autorisait l’avortement jusqu’à 14 semaines de grossesse pour toutes les femmes sans justification et jusqu’à 22 semaines en cas de malformation du foetus ou de grave danger physique ou psychique pour la mère.

« Nous n’accepterons pas de revenir à l’époque franquiste »

paris_0 « Ce sont mes droits, c’est ma vie », proclamaient les pancartes émergeant de la foule rassemblée autour de la gare d’Atocha, à l’arrivée du train parti la veille de Gijon, dans les Asturies, avec à bord une centaine de militantes vêtues d’un gilet violet, la couleur symbole des manifestations féministes en Espagne. Derrière une banderole portant les mots « Le train de la liberté », les passagères ont rejoint la foule en chantant « Que le train de la liberté qui fait route vers Madrid nous donne la force et le moral, pour lutter et décider ». « Il y a 35 ans, j’ai pris l’avion pour Londres. Nous étions comme des terroristes », se souvient Marisa Vallero, une manifestante de 55 ans. « C’est une honte, une revendication historique pour le droit des femmes ». Michaela Marcos, une assistante sociale de 60 ans, est venue manifester en portant une pancarte avec les mots « J’ai avorté ». « Je suis en colère, je suis très triste. Nous n’accepterons pas de revenir à l’époque franquiste ».

« Gallardon, démission », criait aussi la foule, visant le ministre de la Justice, Alberto Ruiz Gallardon, qui a porté le projet. Critiqué par l’opposition de gauche et les mouvements féministes, mais aussi dans les rangs de la droite notamment parce qu’il exclut les cas de malformation du foetus, le projet a suscité la polémique au-delà des frontières espagnoles. Des rassemblements étaient notamment prévus samedi à Londres et en France.

 

 

Plusieurs milliers de personnes manifestent également à Paris en soutien au Espagnoles, mais aussi pour rappeler que l’IVG est un droit qui reste en danger en France. Une vingtaine d’autres rassemblement ont lieu ce samedi en France, à l’appel d’organisations progressistes : associations féministes, partis de gauche comme syndicats.

Samedi 1er février : la liste des manifestation en France pour les droits des femmes

Tribune. Avortement : No pasaran ! .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 16 h 48 min

Tribune. Avortement : No pasaran ! . osez

Manifestation d’Osez le féminisme

Société -            humanitefr            le 1 Février 2014

 

Tribune. Avortement : No pasaran !

Mots clés :                           féminisme,                            femmes,                            avortement,                            ivg,                            osez le féminisme,                            droit à l’avortement,

 

 

Par Hélène Demilly et Anne-Cécile Mailfert, pour Osez Le Féminisme ! En ce début d’année 2014, l’horizon international voit se dessiner un contexte particulièrement menaçant pour le droit fondamental des femmes à disposer d’elles-mêmes.

La Tunisie vient d’adopter dans son projet de Constitution un article qui dispose que « le droit à la vie est sacré », formulation imprécise et ambivalente qui laisse craindre de futures interprétations contraires aux droits des femmes, malgré la consécration de l’égalité « entre citoyens et citoyennes » dans ce texte. Au même moment, en Suisse, un référendum d’initiative populaire propose de supprimer le remboursement de l’IVG par l’assurance maladie. Intitulé « financer l’avortement est une affaire privée », il sera soumis au vote le 9 février. En Espagne enfin, le projet de loi du gouvernement Rajoy vise à supprimer le droit à l’avortement. Si celui-ci venait à être approuvé par le Parlement, ce serait pour les Espagnoles la fin de leur liberté de choix, marquant une brutale régression dans un pays qui possède l’une des législations les plus avancées au monde dans ce domaine.

Ces trois pays, où le droit à l’avortement semblait sanctuarisé, doivent nous rappeler combien nos conquêtes sont fragiles, à quel point il faut se garder de les considérer comme des acquis définitifs. Les protéger est non seulement un devoir, mais aussi un combat de tous les instants. Plus que jamais, au moment où les conservateurs gagnent du terrain en Europe et dans le monde, nous devons rester vigilant-e-s contre toutes les atteintes portées à nos droits et nos libertés fondamentales.

Interdire à une femme de mettre fin à une grossesse qu’elle ne désire pas constitue une violence extrême. Cela revient à considérer qu’elle ne possède pas de droits sur son propre corps, et que celui-ci peut lui être confisqué. Cela revient à opérer une dissociation de sa personne pour l’enfermer dans une prison de chair. Dans nos sociétés patriarcales, cette violence se situe dans la continuité d’un système d’appropriation des femmes pour les mettre à la disposition des hommes, tant sur le plan sexuel que reproductif.

Supprimer l’accès à l’IVG légale et sûre, c’est opérer une ségrégation économique entre les femmes aisées qui pourront pratiquer une IVG dans de bonnes conditions sanitaires, même si cela suppose de se rendre à l’étranger, et les autres femmes qui n’auront pas cette possibilité. Interdire l’avortement, c’est revenir au temps des « faiseuses d’ange », où des femmes subissaient les pires sévices pour mettre un terme à une grossesse non désirée.

Interdire l’avortement, c’est enfin condamner à mort des milliers de femmes. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 60% de la population mondiale vit dans un pays où l’IVG est interdit ou fortement restreinte, et un avortement sur deux dans le monde est un avortement clandestin. Conséquences : 5 millions de femmes sont hospitalisées chaque année pour des complications sévères liées à ces avortements, et 47 000 femmes en meurent.

En ces temps de renouveau réactionnaire, il est important de ne pas laisser le champ libre à des idéologies rétrogrades, et de rappeler sans cesse que le droit et l’accès à l’IVG constituent la pierre angulaire de l’égalité entre femmes et hommes. Comment prétendre à l’égalité entre êtres humains si les femmes ne se possèdent pas elles-mêmes ? Comment parler d’égalité si la liberté des femmes est soumise à un impératif de procréation? L’avortement doit être reconnu comme un droit fondamental, universel et inaliénable, pour toutes les femmes de la planète. Il doit être libre, gratuit, et accessible à toutes.

Nous, féministes, lutterons contre tous ceux qui tenteront de restreindre les droits des femmes. Nous nous battrons pour que ces droits soient reconnus pour toutes les femmes dans le monde. Nous défendrons la vie des femmes face à ceux qui osent se déclarer « pro-vie », alors qu’ils condamnent à mort les plus précaires d’entre les femmes et n’ont d’autre objectif que de les asservir toutes. Contre tous les ennemis des droits des femmes, soyons des millions à nous dresser fermement et proclamons : No Pasaran !

Hélène Demilly et Anne-Cécile Mailfert

Monde Thaïlande: nouvelles violences à la veille des élections .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 16 h 43 min

Monde Thaïlande: nouvelles violences à la veille des élections

Thaïlande: nouvelles violences à la veille des élections

 

Des tirs nourris et des explosions ont eu lieu samedi à Bangkok lors de heurts entre manifestants pro et antigouvernement, chemises rouges contre chemises jaunes, à la veille de législatives. Les opposants tentent à nouveau d’empêcher la tenue des élections.

Culture Jean-Claude Petit : « Le droit d’auteur est un combat » .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 16 h 38 min

Culture Jean-Claude Petit : « Le droit d’auteur est un combat »

Jean-Claude Petit : « Le droit d’auteur est un combat »

Le compositeur Jean-Claude Petit, nouveau président du conseil d’administration de la Sacem, explique en quoi le droit d’auteur est fondamental 
à la création.

Au Midem, dimanche, lors d’une conférence, vous prendrez la parole 
en tant que nouveau président du conseil d’administration 
de la Sacem. Quel sera le sens de votre message ?

Les plus gros gains financiers de 2013 .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 11 h 42 min

Les plus gros gains financiers de 2013

 

Les plus gros gains financiers de 2013 .

Fortune

L’Oracle d’Omaha n’a pas perdu la main: au courant de l’année 2013, sa fortune a largement crû, avec des gains estimés à 37 millions de dollars par jour. Warren Buffett se situe ainsi au sommet du classement mondial des gains financiers en 2013.

Au total, il aura gonflé son portefeuille de 12,7 milliards de dollars sur l’année, passant de 46,4 à 59,1 milliards de dollars de fortune entre début janvier et fin décembre. Ces revenus ont été issus de la stratégie de diversification de ses participations, le célèbre investisseur ayant développé un conglomérat très diversifié, allant de la finance à la technologie. Il est désormais loin le temps où celui qui allait devenir le CEO de Berkshire Hathaway vendait des chewing-gums et des sodas. Désormais, Warren Buffett se situe dans le top 5 mondial des personnes les plus riches.

Celui qui domine ce classement depuis quelques années désormais, Bill Gates, a quant à lui gagné 11,5 milliards de dollars au courant de l’année écoulée. Soit 31 millions de dollars supplémentaires par jour. Le fondateur de Microsoft, désormais engagé avec sa femme Melinda dans leur fondation qui oeuvre en faveur de l’accès aux soins et à l’éducation pour les habitants des pays en développement, se trouvait au 31 décembre à la tête d’une fortune estimée à 72,6 milliards de dollars.

Les jeunes loups du net en force

Pour compléter ce podium 100% américain, direction Las Vegas. La troisième personne ayant enregistré les gains les plus élevés en 2013 est Sheldon Adelson, CEO de Las Vegas Sands et propriétaire de plusieurs casinos. Celui qui a commencé comme vendeur de journaux dans les rues de Boston à l’âge de douze ans aurait touché 11,4 milliards de dollars en 2013, soit 31 millions de dollars de gains par jour. De quoi très largement conforter sa place de douzième homme le plus riche au monde avec 35,3 milliards de dollars.

Les deux places suivantes sont squattées par des représentants de la jeune garde de l’économie du net: Jeff Bezos, fondateur et CEO d’Amazon, a gagné 11,3 milliards de dollars en 2013, soit plus de 30 millions de dollars par jour; Mark Zuckerberg, fondateur et CEO de Facebook, a engrangé pour sa part 10,5 milliards de dollars au cours de l’année écoulée, soit près de 29 millions de dollars par jour.

Pour trouver le premier non-Américain, il faut aller au 6e rang du classement avec Masayoshi Son, fondateur et CEO de Softbank. L’homme le plus riche du Japon a perdu des sommes faramineuses lors de l’éclatement de la bulle internet en 2000, mais il a su se refaire depuis et a gagné 10,3 milliards en 2013, soit 28 millions de dollars par jour.

Juste derrière lui se situe Sergei Brin, le cofondateur de Google. L’an dernier, il a engrangé 9,3 milliards de dollars, soit 25,5 millions de dollars par jour. Il est évidemment accompagné de son acolyte Larry Page, qui a enregistré les mêmes gains l’an dernier.

Carl Icahn a vu sa stratégie récompensée

Deuxième Asiatique du top 10: Lui Che Woo, un Chinois (de Macao) dont la famille a monté un gigantesque empire dans le domaine du jeu et des loisirs, le Galaxy Entertainment Group. En 2013, il a enregistré 8,3 milliards de dollars de rentrées financières, soit 22,7 millions de dollars par jour.

Pour clore ce top 10, place à un investisseur redouté de toutes les grandes entreprises cotées en bourse: Carl Icahn. Le financier, à la tête d’Icahn Entreprise, a multiplié les opérations offensives au cours des derniers mois. Résultat des courses: 7,2 milliards de revenus en 2013, soit 19,7 millions de dollars par jour.

Site PCF Arras

L’Europe : chantier d’urgence 
des syndicats .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 11 h 17 min

Social-Eco -            L’Europe : chantier d’urgence 
des syndicats . humanite            le 30 Janvier 2014

Front national

L’Europe : chantier d’urgence 
des syndicats

Mots clés :                           union européenne,                            travail,                            fn,                            solidaires,                            extrême-droite,                            front national,                            UNEF,                            syndicalisme,                            intersyndicale,                            extrême-droite européenne,                            bourse du travail,                            fidl,

 

Devant la montée des extrêmes droites sur le continent, le syndicalisme européen a une responsabilité propre.

Au-delà du constat alarmant de la montée de l’extrême droite en Europe, l’autocritique mais aussi la boîte à idées étaient de mise hier matin à la bourse du travail. Première constatation : « Le syndicalisme européen et international a pris du retard par rapport au patronat en ordre de marche depuis 1957 avec la signature du traité de Rome », explique Francine Blanche, de la CGT. Plusieurs raisons à cela : les différences de cultures syndicales d’un pays à l’autre qui freinent les initiatives, la difficulté à se réunir dans des calendriers communs, ou encore la multiplication des luttes éparses donc invisibles. Si tout le monde est d’accord sur les raisons de la montée des extrêmes droites en Europe – à savoir une construction européenne antidémocratique basée sur le libéralisme économique –, des solutions au problème existent déjà, selon les syndicats. En premier lieu : faire un effort d’éducation et de formation. Et rappeler systématiquement que patronat et extrêmes droites ont partie liée. Preuves à l’appui. « Les députés FN au Parlement européen se sont par exemple abstenus quand il a fallu voter la taxe sur les transactions financières », rappelle ainsi Francine Blanche. Insister aussi sur le fait qu’il n’existe qu’une seule ligne de partage : celle 
séparant salariés et employeurs et non pas celle fantasmée par l’extrême droite différenciant salariés du pays et salariés venus d’ailleurs. Aussi faut-il ne laisser personne en route. « La plupart des ouvriers français, européens ou sans papiers sont aujourd’hui employés dans des boîtes de sous-traitance où la sous-syndicalisation fait rage », insiste un membre de la FSU. Développer aussi les comités d’entreprise européens ou encore s’appuyer sur les accords mondiaux dans les groupes a également été évoqué. Organiser des voyages afin que les salariés d’un pays rencontrent ceux d’un autre pays. « Il faut enfin se réapproprier la valeur travail, qui est aujourd’hui la clé de la bataille idéologique menée par l’extrême droite », reprend un membre de Solidaires.

 

Stéphane Aubouard

Farmakonisi: l’UE doit stopper les massacres (PGE) .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 11 h 12 min

-            Farmakonisi: l'UE doit stopper les massacres (PGE) . humanitefr            le 31 Janvier 2014

 

Farmakonisi: l’UE doit stopper les massacres (PGE)

 

 

Alors que la Grèce et le gouvernement Samaras ont pris, au début du mois, la présidence de l’Union Européenne, des actes inhumains sont pratiqués dans les eaux de la Mer Egée du Nord. Des personnes migrantes afghanes et syriennes, fuyant les conflits qui ensanglantent leurs pays, ont été refoulées par les autorités grecques. L’opération – déjà indigne en tant que telle – a été menée avec une telle violence que 12 personnes dont 9 enfants, sont mortes noyées.

Une fois de plus, l’Europe forteresse assassine des réfugiés. L’UE doit cesser le massacre. Grâce à l’action du groupe de la GUE-NGL au Parlement Européen, la question sera débattue la semaine prochaine en session plénière à Strasbourg.

Alexis Tsipras, candidat de la gauche à la Présidence de la commission européenne vient de publier une lettre ouverte à Herman Van Rompuy qui dénonce les aberrations du système Frontex et appelle à « réexaminer l’ensemble des mécanismes institutionnels européens pour la migration et l’asile politique, axés sur la préservation de la protection des droits humains fondamentaux ».

Pour lui, et pour tout le Parti de la gauche européenne, «  La situation actuelle impose la prise de mesures urgentes et efficaces pour le sauvetage en mer des migrants, pour la création des centres d’accueil aux points d’arrivée et l’adoption d’un plan législatif et juridique qui assurera leur prise en charge par tous les pays européens, avec des critères justes et proportionnels, respectant, dans la mesure du possible, leurs propres aspirations ». Parti de la gauche européenne

Monde Droit à l’Ivg: « Nous accouchons,  nous décidons » .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 11 h 06 min

Monde Droit à l’Ivg: « Nous accouchons,  nous décidons »

Droit à l'Ivg: "Nous accouchons,  nous décidons"

Madrid (Espagne), envoyée spéciale. Un immense rassemblement est attendu à Madrid pour défendre  l’intervention volontaire de grossesse. Les collectifs de femmes et de  féministes, les syndicats, les partis politiques de gauche s’opposent à  la réforme de la droite espagnole.

Société Il y a soixante ans, l’abbé résistant lançait « l’insurrection de la bonté » .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 11 h 01 min

Société Il y a soixante ans, l’abbé résistant lançait « l’insurrection de la bonté »

Il y a soixante ans, l’abbé résistant lançait « l’insurrection de la bonté »

« Mes amis, au secours », s’écrie l’abbé Pierre à l’antenne de Radio Luxembourg, le 1er février 1954. Son 
insolence mesurée déclencha un élan populaire inégalé pour le droit au logement. Un appel toujours d’actualité.

Précarité et mal-logement, cercle vicieux .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 10 h 44 min

Précarité et mal-logement, cercle vicieux . lgt_0

 

Société -            humanite            le 31 Janvier 2014

habitat

Précarité et mal-logement, cercle vicieux

Mots clés :                           santé,                            Logement,                            insertion,                            famille,                            chômage,                            cgt,                            flexibilité,                            hauts revenus ,                            abbé pierre,

 

 

Soixante ans après l’appel de l’hiver 1954, la Fondation Abbé-Pierre analyse, dans son rapport, comment la dégradation de l’emploi aggrave les difficultés de logement. Et inversement.

À Hayange, la fermeture de sites d’ArcelorMittal commence à engendrer des difficultés de logement. « Et c’est maintenant que ça se passe », alerte Christophe Robert, directeur adjoint de la Fondation Abbé-Pierre. La pénurie n’est pas la seule cause de la crise du logement, explique le dernier rapport de la fondation, rendu public ce vendredi, à la veille des soixante ans de l’appel de l’abbé Pierre (lire ci-après).

La dégradation de la situation de l’emploi aggrave les fragilités dans le logement, même si les effets ne sont pas toujours immédiats. « Les personnes licenciées, explique le responsable d’un CCAS de Moselle, on les voit une, parfois deux années plus tard, quand elles n’ont pas trouvé de travail, qu’elles ont perdu leurs droits au chômage et qu’elles n’ont plus d’économies. Alors elles viennent chez nous avec des problèmes d’impayés de loyers ou d’électricité. » Une assistante sociale évoque le cas d’un ex-salarié d’ArcelorMittal vivant à 15 minutes en bus de l’usine. Sans permis, il n’a pu retrouver un emploi comme ses ex-collègues au Luxembourg voisin. « Il a été expulsé de son logement privé, car, une fois ses allocations chômage épuisées, il n’arrivait plus à payer les 500 euros de loyer. »

Une spirale infernale

Aux pertes d’emploi s’ajoutent les effets dévastateurs de la précarisation du marché du travail (multiplication des CDD, temps partiels et autres statuts d’autoentrepreneur…). La flexibilité et la mobilité, devenues la norme, « sont en complet décalage avec la rigidité de l’offre et des statuts d’occupation, le renforcement des exigences des bailleurs et la progression du coût du logement », résume le rapport. Une anomalie qui condamne bien souvent les travailleurs précaires à s’entasser dans des logements tout aussi précaires… quand ils y ont accès. « Près de 45 000 travailleurs saisonniers viennent travailler l’hiver en 
Savoie, explique Antoine Fatiga, responsable de cette question à la CGT. Certaines stations ont fait des efforts pour loger les salariés, mais c’est loin d’être le cas partout. » Camping-cars et parkings font souvent office de deux pièces. À La Clusaz, où deux jeunes ont brûlé dans leur camion l’an dernier, « le maire n’a rien trouvé de mieux que d’interdire leur présence sur la commune ». Ne reste plus qu’à payer de très chers loyers… Et la colocation n’est pas la meilleure solution pour des saisonniers « de plus en plus âgés, du fait de la crise de l’emploi », relève le syndicaliste.

Impossible d’obtenir un logement digne sans un travail stable… Lequel est souvent inaccessible sans logement ! Une spirale infernale bien mise en évidence par la Fondation Abbé-Pierre, qui appelle à une meilleure prise en compte des liens entre emploi et logement. Le Credoc estime à 2 millions le nombre de personnes ayant refusé un emploi ces cinq dernières années à cause du surcoût financier induit par une éventuelle mobilité (frais de déménagement, nouveau logement trop cher, risque de moins-value). Et la situation est encore pire dans les zones tendues. « La chambre de commerce et d’industrie de la Côte d’Azur a récemment montré que 80 % des entreprises font face à de sérieuses difficultés pour recruter dans le très cher département des Alpes-Maritimes », reprend Christophe Robert. De même, en Île-de-France, un individu résidant dans la deuxième couronne n’a accès qu’à 27 % des emplois de la région.

refaire du logement « un bouclier de protection »

Un cas bien connu des associations d’insertion du Vexin, situé au nord du Val-d’Oise. « J’ai connu une famille qui avait acheté dans cette zone rurale, témoigne un travailleur social. Après avoir perdu son emploi, le père de famille n’a rien retrouvé sur place. Mais repartir pour ne pas retrouver un logement équivalent ou risquer de vendre à perte, c’est très difficile. » Les coûts de transport sont parfois si importants que certains salariés se mettent en arrêt maladie. Comme cet agent hospitalier, cité dans le rapport par un responsable de la CGT santé action sociale : « En l’interrogeant, on a compris qu’il faisait 150 kilomètres pour venir au travail et qu’il ne lui restait plus un sou après trois semaines. »

Afin de réduire la distance domicile-travail, la Fondation Abbé-Pierre plaide pour « une politique ambitieuse de construction sociale dans les zones à hauts revenus (…) pourvoyeuses d’emploi ». Le rapport préconise aussi de mobiliser davantage entreprises et partenaires sociaux, « qui ont insuffisamment travaillé sur les transformations du salariat ». Autant de pistes pour refaire du logement « un bouclier de protection » contre les dégradations économiques et sociales. « Si on a perdu la bataille de l’emploi, on ne veut pas perdre la bataille du logement, conclut Christophe Robert. D’autant que celle-ci peut être un moteur de relance de l’économie. »

44 % de SDF en plus depuis 2001. 41,6 milliards d’euros. C’est le total des loyers encaissés par les propriétaires du parc privé en 2011, une hausse de plus de 40 % en dix ans « qui n’est due que pour 8 % à la progression du volume du parc locatif », explique le rapport de la Fondation Abbé-Pierre. 375,7 milliards sont mobilisés chaque année par le logement (en loyers, achats de biens et terrains, et aides de l’État), soit 19,7 % du PIB. « Ces dépenses, dit le rapport, sont faiblement redistribuées dans l’économie et bénéficient peu à l’emploi. » Au total, la France compte 3,5 millions de personnes mal logées et 10 millions de personnes victimes de la crise du logement. 141 500 personnes sont sans domicile en 2012, un chiffre en hausse de 44 % par rapport à 2001. 38 000 personnes vivent à l’année dans des chambres d’hôtel, 85 000 résident dans des « habitations de fortune » et 411 000 personnes sont contraintes de vivre chez un tiers ou des proches. 1 million de logements en copropriété seraient en situation de fragilité (sur 6,6 millions). 70 000 ménages propriétaires et accédants étaient en 2006 en situation d’impayés de leurs charges ou de leur emprunt.

Pierre Duquesne

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