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26 février 2014

Le guitariste Paco de Lucia, légende du flamenco, est décédé .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 16 h 14 min

Le guitariste Paco de Lucia, légende du flamenco, est décédé . paco-de-lucia

 

Culture -            humanitefr            le 26 Février 2014

 

Le guitariste Paco de Lucia, légende du flamenco, est décédé

Mots clés :                           espagne,                            flamenco,                            paco de lucia,

 

 

Le guitariste espagnol Paco de Lucia, de son vrai nom Francisco Sanchez Gomez, est décédé d’une crise cardiaque au Mexique à l’âge de 66 ans, a annoncé mercredi la mairie d’Algeciras, sa ville natale du sud de l’Espagne, qui rendait hommage à « la plus grande figure qu’ait connu le monde de la guitare ».

La disparition du guitariste virtuose représente « une perte irréparable pour le monde de la culture, pour l’Andalousie », a déclaré le maire d’Algeciras, José Ignacio Landaluce. « La mort de Paco de Lucia transforme le génie en légende. Son héritage restera pour toujours, de même que la tendresse qu’il a toujours épouvée pour sa terre », ajouté le maire dans un communiqué. « Bien qu’il nous ait quittés, sa musique, sa manière géniale d’interpréter, son caractère, resteront toujours parmi nous », a ajouté le maire alors que la ville, qui a décrété un deuil officiel de trois jours, s’apprêtait à rendre un hommage ému au guitariste.

Le plus universel des des artistes flamenco

Paco de Lucia, de son vrai nom Francisco Sanchez Gomez, était né le 21 décembre 1947 dans cette ville de la région de Cadix, avant de devenir un guitariste mondialement connu, qui a su moderniser le flamenco traditionnel en l’associant avec le jazz et en puisant son inspiration dans divers horizons musicaux, y compris dans la musique classique En 2004, il avait reçu le prix Prince des Asturies des Arts, l’une des plus hautes distinctions espagnoles. « Considéré comme le plus universel des artistes flamenco, son style a fait école parmi les plus jeunes générations et son art est devenu un des meilleurs ambassadeurs de la culture espagnole à travers le monde », avait souligné le jury. Paco de Lucia, soulignait la Fondation Prince des Asturies, « a dépassé les frontières et les styles pour devenir un musicien de dimension universelle. A partir de la guitare flamenco, il a aussi exploré le répertoire classique espagnol, d’Isaac Albeniz à Manuel de Falla, l’émotion de la bossa nova et du jazz ». »Tout ce qui peut s’exprimer avec les six cordes de la guitare est entre ses mains », ajoutait le jury.

Malgré la célébrité, le guitariste était toujours resté discret, habitué à monter sur scène dans une tenue d’une grande sobriété, en pantalon noir, chemise blanche et veste noire. Il avait notamment contribué au succès de la voix légendaire du flamenco espagnol, Camaron de la Isla, qui a enregistré avec lui ses neuf premiers albums.

À voir et écouter : un concert de Paco De luca à Pula en Croatie en 2006

L’édito : « Zéro pointé » .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 12 h 20 min

L'édito :

José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, lors d’une conférence de presse à Bruxelles, le 24 février 2014

Politique -            humanite            le 26 Février 2014

Editorial Par Patrick Apel-Muller

L’édito : « Zéro pointé »

Mots clés :                           croissance,                            austérité,                            protection sociale,                            jack ralite,                            dépenses publiques,                            dividendes,                            pacte de responsabilité,

 

 

L’éditorial de Patrick Apel-Muller. « Qu’à cela ne tienne, nos gouvernants s’apprêtent à baisser encore les  rémunérations et la protection sociale – ce qu’ils appellent «le coût du  travail» – pour fournir de nouveaux cadeaux au capital qui les gaspille  en dividendes. »

Gribouille gouverne, persiste 
et signe. Célèbre pour s’être jeté dans la Seine afin d’éviter la pluie, le personnage de fantaisie inspire Bercy. Plus la politique gouvernementale d’austérité étouffe la croissance, plus nos ministres veulent l’aggraver. Comprenne qui pourra à la lecture des prévisions économiques de la très libérale Commission européenne. La France, qui ne cesse d’assécher les budgets publics, va voir se détériorer 
ses déficits, qui grimperont à 4 % du PIB en 2014 et 3,9 % en 2015. Après les dernières estimations 
de l’automne – respectivement de 3,6 % et de 2,8 % –, de nouvelles mesures de réduction des dépenses sociales avaient été programmées. Voilà aujourd’hui leur effet : désastreux ! La croissance est ainsi anémiée qu’aucune amélioration de l’emploi n’est à l’horizon et qu’un nouveau péril se profile. Les prix sont écrasés par 
la faible consommation et de dérisoires investissements et le spectre de la déflation se profile qui affaiblirait 
pour longtemps l’économie française.

Qu’à cela ne tienne, nos gouvernants s’apprêtent à baisser encore les rémunérations et la protection sociale – ce qu’ils appellent «le coût du travail» – pour fournir de nouveaux cadeaux au capital qui les gaspille en dividendes. Alors que des larmes de crocodile perlent aux yeux de ministres et de dirigeants du Medef quand on évoque le recul industriel, les capitalistes français s’enorgueillissent d’habiter le troisième pays au monde pour le montant des dividendes versés. Ceux-ci vont gonfler encore le volume des placements financiers qui parasitent l’économie réelle, détruisent l’emploi en refusant les rendements trop faibles et détournent les richesses produites au profit d’une minorité, toujours moins nombreuse mais infiniment 
plus riche.

Puisque nous échouons, continuons, s’obstinent les promoteurs du pacte de responsabilité qui 
osent le baptiser « compromis social » quand il s’agit 
de l’acceptation pure et simple de la feuille de route rédigée par le CAC 40. Voilà ce qui met la France 
en deuil d’avenir, gâche ses immenses atouts, désespère ses prodigieuses énergies. L’opinion a d’abord connu 
la désillusion puis l’accablement quand les promesses 
du Bourget ont séché sur pied et qu’une démission devant le libéralisme a été maquillée en modernité assumée. 
Mais on sent que quelque chose s’ébroue dans le pays, 
si cela ne lève pas encore. Au cœur de la gauche, le rejet du pacte de responsabilité progresse à grands pas 
et il devient plus difficile aux députés socialistes 
ou Verts de ne pas voir vers quel désastre social il 
conduit. À l’initiative de Jack Ralite, une pléiade 
de personnalités culturelles ont lancé un cri d’alarme 
sur l’abaissement de la culture et de ses moyens sous 
le joug de l’austérité. Une enquête vient de paraître, réalisée auprès de 210 000 jeunes, qui montre combien 
la jeunesse se sent méprisée et tentée par la révolte. 
Vers quelle destination politique s’orienteront ces colères naissantes ? Nul ne le sait encore. Il appartient désormais à ceux qui sont attachés aux valeurs de la gauche, 
à l’ambition de la justice sociale et de l’égalité de 
se mettre à la disposition des aspirations à changer, 
de leur donner la force et l’unité nécessaires pour s’imposer. Chantier ouvert.

Lire aussi :

Patrick Apel-Muller

Ce mercredi dans l’humanité : casse du service public ferroviaire, épisode 4 .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 12 h 14 min

Ce mercredi dans l'humanité : casse du service public ferroviaire, épisode 4 . hq2602

L’Humanité du mercredi 26 février 2014

Monde -            humanitefr            le 26 Février 2014

 

Ce mercredi dans l’humanité : casse du service public ferroviaire, épisode 4

Mots clés :                           union européenne,                            ukraine,                            cinéma,                            sncf,                            medef,                            cgt,                            clémentine autain,                            patrick le hyaric,                            jacky Hénin,                            matteo renzi,                            cheminots,                            municipales 2014,                            stages,                            pierre gattaz,                            haribo,                            Opération Sangaris,                            libéralisation ferroviaire,                            transport de voyageurs,

 

 

Hier, plusieurs milliers de cheminots européens ont interpellé les eurodéputés à Strasbourg qui débattent du quatrième paquet de « libéralisation » ferroviaire. Il ouvrirait la concurrence au transport de voyageurs TGV, grandes lignes et TER… Avec le point de vue de Jacky Hénin, député européen PCF.

Extrait de l’entretien avec Jacky Hénin :

Le vote du quatrième paquet ferroviaire achève le processus  européen de libéralisation du rail. Quelles en seront 
les  conséquences ?

Jacky Hénin. Le transport ferroviaire public subit  des attaques coordonnées aux niveaux national et européen. La Commission  européenne, consciente que la destruction du rail 
ne se ferait pas  sans résistance, a divisé les étapes pour essayer de faire avaler la  pilule morceau par morceau. Le quatrième paquet ferroviaire vise à  terminer le travail et à privatiser le plus gros morceau : le transport  de voyageurs. D’après la clause de réciprocité intégrée au quatrième  paquet ferroviaire, à partir du moment où la SNCF est présente en Italie  par exemple, les compagnies italiennes auront le droit d’être présentes  sur le réseau français. Ces entreprises étrangères auront d’autant plus  de facilité à s’insérer sur le marché français que les collectivités  auront l’obligation 
de passer par des appels d’offres.

Lire la suite de l’entretien dans l’Humanité en version numérique

Et aussi dans l’humanité du 25 février :

  • Stages : le stress change de camp
  • Abus d’intérim : le système Haribo révélé au grand jour
  • Unédic : la CGT lassée des provocations patronales
  • « Crimes coloniaux, une histoire oubliée », entretien avec l’historien Olivier Le Cour Grandmaison

Élections municipales à Sevran : la candidate du Front de gauche, Clémentine Autain veut redonner de la fierté et de la dignité à la ville et à la population. Et toute l’actualité de la campagne.

  • Ukraine : jeux troubles autour des insurgés. Reportage de notre envoyé spécial à Kiev
  • L’opération Sangaris prolongée mais les réticences demeurent
  • Enquête : Gattaz père & fils, et le PS au pouvoir
  • Italie : l’ascension de Matteo Renzi, l’homme du putsch de velours
  • Cinéma : gros plans sur le Grand Budapest hôtel de Wes Anderson, la Femme du férailleur de Danis Tanovic ; At Berkeley de Frederick Wiseman
  • Hommage : Jules Borker, une vie de résistance à toute injustice. Portrait
  • « Au-delà de sa stratégie, le Front de gauche a besoin de s’enraciner », une tribune de Florian Gulli, secrétaire de la section PCF de Besançon
  • Le scandale du jour : peine de mort, le Missouri veut rester dans le « top ten »

L’Humanité en version numérique

25 février 2014

Décès de Jules Borker : «la disparition d’un acteur de son temps » (Pierre Laurent) .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 19 h 35 min

Décès de Jules Borker : «la disparition d'un acteur de son temps » (Pierre Laurent) . humanitefr le 25 Février 2014

 

Décès de Jules Borker : «la disparition d’un acteur de son temps » (Pierre Laurent)

 

 

Jules Borker s’est éteint. Je tiens aujourd’hui à saluer la mémoire de cet avocat communiste imperturbable, de ce combattant de la justice, du défenseur de notre journal L’Humanité.

Sympathisant du Parti communiste pendant le Front populaire, il le rejoignit pendant la guerre et devint un des responsables jeunes de la MOI. Devenu avocat, il mit son savoir et ses compétences au service des combats progressistes. Animateur avec d’autres confrères du comité Maurice Audin, il prit la défense des militants inculpés pour leur activité contre la guerre d’Indochine et d’Algérie. Dans les années 70, Jules Borker prolongea son engagement en devenant le défenseur d’Angela Davis dont il présida le comité français de libération. Il s’engagea contre la répression au Chili après le renversement de Salvador Allende. Il fut aussi l’organisateur d’une rencontre entre Elie Wiesel et les autorités soviétiques afin de trouver une solution aux problèmes des juifs soviétiques.

Avocat engagé, Jules Borker fut aussi un militant et un responsable politique. Cheville ouvrière du dialogue entre François Mitterrand et le Parti communiste français au début des années 60, il reste un des artisans du processus politique qui aboutit au programme commun et à l’Union de la gauche.

Militant imperturbable, homme de loi et de justice, Jules Borker aura été acteur de son époque et de son temps. Devant un tel parcours, je veux dire ici mon admiration pour cet homme dont les combats ont fait l’honneur et la fierté de notre parti.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

Ukraine : Deux oligarchies face à face (Gilles Garnier, PCF) .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 19 h 32 min

Ukraine : Deux oligarchies face à face (Gilles Garnier, PCF) . humanitefr le 25 Février 2014

 

Ukraine : Deux oligarchies face à face (Gilles Garnier, PCF)

 

 

La responsabilité des événements est d’abord à chercher du côté du Président Ianoukovitch totalement décrédibilisé par la politique économique et sociale qu’il a menée ces trois dernières années, pensant d’abord à se servir plutôt que de servir son peuple. Ses hésitations, ses marchandages avec la Russie et l’Union européenne ont rajouté à la confusion. Une partie des forces ultra nationalistes a profité de la situation pour faire souffler sur l’Ukraine le vent de la haine et d’un anti communisme hystérique.

Comme l’a déclaré le Parti communiste d’Ukraine il eut fallu consulter par référendum le peuple ukrainien pour qu’il choisisse son avenir. Cela n’a pas été le choix des dirigeants ukrainiens malgré 3 millions de pétitionnaires qui le demandaient. Les grandes puissances, Russie, Union européenne et États Unis ne sont pas neutres dans ce conflit. Les oligarchies se sont succédées au pouvoir en Ukraine depuis l’indépendance en 1991, contribuant au dépeçage de l’économie locale et laissant aux ukrainiens les miettes. La libération de Ioulia Timochenko dans un souci d’apaisement ne doit pas faire oublier qu’elle a aussi « volé » le peuple ukrainien.

L’avenir de l’Ukraine n’est pas écrit, le séparatisme menace. La Russie et l’Union Européenne doivent se parler et ne pas mettre l’Ukraine dans ce choix cornélien de l’un ou l’autre « bloc ». L’Ukraine par sa position géographique, sa structure économique et son histoire doit être un pont entre la Russie et l’Europe occidentale. Mais aucun gouvernement ne pourra longtemps survivre en agitant la seule fibre nationaliste, il faudra qu’il réponde aux exigences sociales légitimes des ukrainiens qu’ils soient russophones ou ukrainophones. Une constitution plus démocratique, le retour du mode électoral proportionnel, l’arrêt des règlements de compte politiques, la lutte contre la corruption d’où qu’elle vienne, l’unité du pays, voilà des revendications que nous soutenons avec le PC ukrainien.

L’Ukraine ne doit pas devenir le champ de manœuvre d’une « guerre froide larvée » entre l’UE, la Russie et les États Unis. On ne peut admettre le chantage comme mode de dialogue diplomatique.

Gilles Garnier, responsable Europe du PCF

Débat sur la Centrafrique à l’Assemblée : l’intervention d’André Chassaigne .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 19 h 30 min

- Débat sur la Centrafrique à l'Assemblée : l'intervention d'André Chassaigne . humanitefr le 25 Février 2014

 

Débat sur la Centrafrique à l’Assemblée : l’intervention d’André Chassaigne

 

 

Centrafrique Monsieur le Président, Monsieur le ministre, Chers collègues,

La Centrafrique connaît une nouvelle période de crise aiguë. Certains croient la résoudre, comme souvent dans l’histoire, par une énième intervention militaire française, sans objectif pérenne de paix. C’est, hélas, un scenario récurrent depuis l’indépendance de cette ancienne colonie. Le drame qui se joue aujourd’hui prend toutefois une ampleur nouvelle et fait s’effondrer l’unité d’un pays déjà fragilisé par la pauvreté et une instabilité politique chronique.

Privé d’Etat, le pays est en butte aux violences de groupes armés que l’armée française ne parvient pas à contrôler. La situation s’avère bien plus complexe que ne l’affirmaient à l’envi les partisans de cette intervention à grands renforts de schémas quelque peu simplistes. Nous vous avions alerté sur les risques de cette entreprise solitaire, hasardeuse au regard de la dimension socio-religieuse du conflit et compte tenu du passé colonial qui lie notre pays à la Centrafrique, officiellement mais théoriquement indépendante de puis 1960. La France ne pouvait mener seule une mission d’interposition digne de ce nom. En se donnant pour seul objectif de désarmer les Séléka, la France a-t-elle suffisamment mesuré les conséquences et prévu l’après ? Le sentiment d’une certaine improvisation domine aujourd’hui.

La situation actuelle est dramatique et les massacres commis renforcent le spectre génocidaire.

A la mort semée par les « Séléka », groupe hétéroclite de «rebelles» locaux et de mercenaires venus des pays voisins (du Tchad et du Soudan en particulier) a succédé celle enclenchée par les « anti-balaka ». Le rapport de force inversé, la loi du talion est appliquée contre les civils musulmans par les milices à dominante chrétienne.

De fait, l’intervention française n’a pas mis un terme au chaos. Etonnamment, la France ne semble avoir mesuré les conséquences de l’inversion du rapport de force. Faute d’avoir su enrayer la spirale de la violence, l’opération Sangaris a déclenché une logique de représailles qu’elle échoue à neutraliser. Loin d’avoir pacifié le pays, elle a suscité des poussées de haines que l’exécutif a manifestement sous-estimées. Nous avions aussi prédit ces difficultés, il y a deux mois de cela, sans être entendus. Nos soldats se trouvent piégés dans une situation, pour laquelle ils n’ont pas été formés et qui les dépasse ! Les exactions restent quasi quotidiennes dans la capitale Bangui. Et la situation incontrôlée en province. Les représailles se traduisent par des lynchages, des destructions de maisons et de mosquées. Autant de crimes qui creusent chaque jour un peu plus le fossé entre les membres de la communauté nationale. Le récit de tous les observateurs, politiques comme journalistes, qui se sont rendus en Centrafrique, est à cet égard édifiant : il témoigne de la situation de chaos qui règne à Bangui et qui ne cesse de s’aggraver.

Les forces militaires françaises échouent aujourd’hui à juguler cette violence.

Les ONG mobilisées en Centrafrique ont donné l’alarme. Amnesty international dénonce le « nettoyage ethnique de civils musulmans » qui se déroule dans l’ouest de la Centrafrique sans que nous parvenions, dans les conditions actuelles, à l’empêcher. Cette analyse est partagée par le Haut-Commissaire pour les réfugiés (HCR), Antonio Guterres, qui a dénoncé la poursuite d’« un nettoyage ethno-religieux massif » mené par des milices anti-balakas. L’objectif est d’effacer toute trace de la présence musulmane dans le pays. Les populations musulmanes sont contraintes à l’exode aux frontières du Tchad et du Soudan. Pour Ban Ki Moon, « la brutalité sectaire est en train de changer la démographie du pays, la partition de facto est un risque avéré ». Environ un quart des 4,6 millions d’habitants de la Centrafrique a dû se déplacer, dans le pays même, par crainte des violences entre chrétiens et musulmans. Depuis décembre 2012, 246 000 personnes se sont réfugiées dans les pays voisins. Si le spectre du génocide rwandais est dans tous les esprits, vingt ans après son funeste anniversaire, l’analogie avec la situation centrafricaine ne se justifie pas pleinement et la prudence est de mise. Et il serait tout aussi erroné de croire que la violence trouve son origine dans des haines ancestrales afin de mieux passer sous silence de graves erreurs politiques, économiques et stratégiques.

Force est de constater également que la France n’a pas su rallier d’autres forces à sa mission d’interposition. Excepté un contingent africain, qui s’avère finalement plus virtuel que réel, elle se retrouve encore seule en première ligne. Les grandes puissances s’en satisfont cyniquement. L’intervention isolée de la France a dispensé les Etats-Unis, la Chine, la Russie et l’Europe d’agir. Pourtant, l’Afrique en général et la Centrafrique en particulier ne sauraient représenter un quelconque pré-carré français : le sort de ce pays relève d’abord de la souveraineté de son peuple et il revient donc légitimement à la « communauté internationale » de lui venir en aide. Les appels à un déploiement de casques bleus de l’ONU restent pourtant lettre morte, et les partenaires européens feignent de s’indigner sans offrir de réponse à la hauteur du drame. On nous annonce que l’Union européenne déploiera 500 soldats le mois prochain. L’équivalent d’un bataillon ! L’opération européenne est de fait une opération minimale, d’autant plus qu’elle n’atteindra pas sa pleine capacité opérationnelle avant l’été.

L’exécutif promettait une opération rapide. Aujourd’hui, il doit demander au Parlement l’autorisation de prolonger l’intervention des forces françaises. La France étant désormais au cœur de la tragédie centrafricaine, il nous incombe, en responsabilité, de nous interroger sur la réponse à apporter au désespoir de ce peuple. Dans les conditions actuelles de l’intervention française et de ses conséquences, nous ne pouvons l’abandonner à son triste sort. Pour autant, l’intervention armée, telle qu’elle a été menée jusqu’aujourd’hui, n’est pas satisfaisante. Qualifiée d’ « opération de police », « courte » naturellement, elle ne devait durer que de quatre à six mois, le temps de sécuriser Bangui et les principaux axes du pays, selon le ministère de la Défense. Ces objectifs semblent encore inatteignables au vu de la réalité du terrain. De même nous sommes encore, à cette étape, loin des objectifs humanitaire et sécuritaire qui étaient affichés au début de l’opération pour mieux la justifier.

En effet, plus de deux millions et demi de personnes sont dans l’attente d’une aide humanitaire d’urgence. Des épidémies, notamment de choléra, sont à craindre. Les champs ne sont plus correctement cultivés. La nourriture commence à manquer dans certains secteurs. Les Nations-Unies sont d’ailleurs en train d’établir un nouveau pont aérien pour acheminer des céréales depuis le Cameroun.

Face à l’impasse militaire et diplomatique, face au climat de terreur et au désastre humanitaire, les perspectives politiques peinent à se dessiner. Pourtant, nous avions plaidé avec force pour que cette approche prévale. Des élections ont été annoncées dans un an, alors que les listes électorales ont été détruites avec l’ensemble des archives du pays ! Sous une forte pression franco-tchadienne, la classe politique centrafricaine s’est, certes, dotée en un temps record d’une présidente de transition, Madame Samba Panza, mais elle peine à incarner une quelconque réconciliation nationale.

En fait, on ne sait toujours pas quels objectifs et quelles solutions politique et de sécurité sont poursuivis ! Notre seule présence militaire, ne saurait constituer une fin en soi. Le bilan de ces derniers mois, que je viens de dresser, en est la preuve la plus évidente. Elle ne réglera pas le problème, ni sur le fond ni dans la durée, car la crise centrafricaine est d’abord politique. C’est au nom de la solidarité entre les peuples que la France doit permettre au peuple centrafricain de prendre son destin en main. Elle n’a pas vocation à trouver et à imposer elle-même une solution.

Pour autant, la France a la responsabilité de créer les conditions pour mettre fin aux atrocités et au chaos. Elle le doit au peuple centrafricain. Aussi, doit-elle plaider et agir pour une action multilatérale sous l’égide des Nations-Unies, de manière à transformer le plus rapidement possible la MISCA et Sangaris en Opération de maintien de la paix. Pour être efficaces, les forces de maintien de la paix doivent être impartiales. Le départ des troupes tchadiennes, dont les liens et les dérives sont établis avec des membres des Seleka, semble donc s’imposer. L’appui indispensable d’autres forces armées africaines (avec notamment l’Afrique du Sud, l’Angola et l’Éthiopie) s’impose. Appui qui s’impose pour que nous puissions nous extraire de ce huis-clos. Paris s’honorerait d’être à l’initiative d’une Conférence internationale pour la paix et le développement en Centrafrique et dans la sous-région. Conférence qui devrait avoir pour objectif la construction d’une solution politique partagée, l’arrêt des ingérences extérieures, l’unité du pays face aux menaces de partition, la reconstruction de l’État, des services régaliens et des services publics dévastés ou inexistants en dehors de Bangui. Ce sont là autant de conditions pour que la RCA recouvre sa souveraineté et donc la paix. Du reste, aucune solution politique ne saura viable sans un changement de paradigme pour le développement du pays. Pour sortir la Centrafrique du cycle des crises, il faut des réponses structurelles.

L’effondrement en Centrafrique a des causes profondes qui sont liées aux multiples ingérences et dominations jalonnant l’histoire de ce pays. Encore aujourd’hui, pendant que la barbarie se déchaîne, le pillage des ressources se poursuit. Aucune issue ne sera possible tant que la République centrafricaine n’aura pas retrouvé sa pleine souveraineté. En cela, les richesses du sol et du sous-sol doivent revenir au peuple centrafricain. C’est pourquoi, nous proposons que les richesses du pays soient désormais considérées comme des biens publics. Les filières diamantifères, aurifères et du bois pourraient dès lors être placées sous contrôle public du peuple centrafricain. De même, les contrats en cours ou à venir dans l’extraction minière, de l’uranium et pétrolière devraient être rendus publics et bénéficier au développement du pays.

A l’image de la France qui s’est dotée d’une architecture permettant la reconstruction après les années de guerre et d’occupation en 1945, la Centrafrique doit se réapproprier ses richesses pour mettre un terme aux ingérences et aux conflits. La France, qui porte une très lourde responsabilité historique dans ce désastre, a une dette incommensurable envers le peuple centrafricain. Elle pourrait agir en ce sens pour ouvrir de nouvelles relations de respect et de co-développement.

De fait, la guerre, la force, ne représentent pas la solution de sortie de crise. Il ne peut y avoir de solution uniquement militaire. Elle est avant tout politique. Elle n’est pas unilatérale, mais multilatérale. Car, surtout, elle n’appartient pas à la France mais au peuple centrafricain. Nous espérons que la majorité entendra enfin notre voix, celle de la sagesse et de la responsabilité. Celle qui devrait guider nos relations avec l’Afrique dans le respect de ses peuples. Un respect qui impose de leur donner les moyens de construire, de manière pérenne, leur pleine souveraineté et se réapproprier leurs richesses.

Au nom des principes et des valeurs qui viennent d’être exposés les parlementaires du Front de gauche refusent de signer un blanc-seing en faveur de l’intervention française.

Cependant, mis devant le fait accompli d’une situation de chaos, nous ne pouvons aujourd’hui retirer nos troupes et abandonner le peuple centrafricain à son triste sort.

C’est la raison pour laquelle, tout en laissant la liberté de vote à chacune et chacun, nous ne nous opposerons pas à la prolongation de la présence des forces françaises en Centrafrique, dans l’attente du transfert, urgent et indispensable, de cette opération à une force multinationale de maintien de la paix sous l’égide de l’ONU.

François Liberti : « À Sète, le patrimoine, c’est le port » .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 19 h 24 min

François Liberti : « À Sète, le patrimoine, c’est le port » . francois_liberti

 

Politique -            humanite            le 25 Février 2014

Municipales 2014

François Liberti : « À Sète, le patrimoine, c’est le port »

Mots clés :                           pcf,                            front de gauche,                            sète,                            municipales 2014,                            municipales sète,                            françois liberti,

 

 

Municipales 2014. Le chef de file du Front de gauche aux municipales et ancien député maire veut 
reprendre la ville à la droite pour refaire de Sète une ville portuaire accessible aux jeunes.

Votre liste laisse leur place aux citoyens. Comment envisagez-vous le rapport élus-habitants ?

François Liberti. Depuis le début notre leitmotiv, c’est coélaborer un projet de ville avec les gens ! Les élus ne décident pas seuls. Nous utiliserons les moyens classiques comme les commissions extramunicipales mais nous axerons notre travail sur la coélaboration. Par exemple, pour un projet d’infrastructure, nous déciderons avec la population les contenus et les besoins du projet. Ensuite, nous voulons mettre en place des budgets partagés avec le secteur associatif et citoyen. On définit ainsi ensemble les priorités à développer.

Avec 18 % de chômage à Sète, comment favoriser l’emploi ?

François Liberti. Ici, notre patrimoine, c’est le port et la conchyliculture. Même si le port décline, c’est un site où 1 500 emplois directs sont fidélisés et où les salaires sont 30 % au-dessus du secteur. Il faut renforcer la formation continue avec des métiers techniques accessibles à tous. 80 % des emplois du port ne sont pas délocalisables. Ensuite, les friches industrielles classées en zone portuaire doivent rester à disposition pour développer de l’activité. Enfin, comme cela se fait ailleurs, nous développerons une structure d’accueil de pépinières d’entreprises. Certes, la ville ne crée pas d’emplois mais elle est facilitatrice d’installation d’entreprises. Il faut donc que son engagement en la matière soit total. Pour les chantiers, nous voulons utiliser les clauses sociales pour faire travailler les habitants. Nous serons donc pleinement actifs sur l’emploi.

portsete

Un des enjeux de cette élection est le logement. Comment comptez-vous 
vous y prendre ?

François Liberti. Il faut construire des logements pour ceux qui en ont besoin. L’actuelle politique d’aménagement ne favorise pas l’emploi et le logement. Et les jeunes s’en vont ! On fait de Sète une ville pour les têtes blanches et, dès qu’un mètre carré se libère, c’est un promoteur qui en bénéficie. C’est un gâchis considérable, car une partie de ces constructions sont faites pour ceux qui spéculent sur la pierre. Les possibilités existent pour l’accès au logement, ce sont les choix politiques actuels qui ne le permettent pas.

Comment répondrez-vous 
au défi écologique ?

François Liberti. Nous développerons un quartier écologique en aménageant l’espace pour qu’il soit un vrai quartier, avec ses services de proximité et des espaces pour les piétons.

>>> Lire sur les municipales à Sète : Le Front de gauche vise la reconquête de la mairie sètoise

Lire aussi sur les élections municipales:

Entretien réalisé par Nicolas Séné

Social-Eco La France médaille de bronze aux JO des dividendes versés .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 19 h 18 min

Social-Eco La France médaille de bronze aux JO des dividendes versés

La France médaille de bronze aux JO des dividendes versés

 

En 2013, les entreprises cotées en Bourse ont versé 731 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires dans le monde. Avec 36,8 milliards d’euros, la France se situe à la troisième place.

Éric Aubin : « Les entreprises doivent payer le coût de la casse sociale » .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 19 h 15 min

Social-Eco -            Éric  Aubin : « Les entreprises doivent payer le coût de la casse sociale » . humanite            le 17 Janvier 2014

Chômage

Éric  Aubin : « Les entreprises doivent payer le coût de la casse sociale »

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Éric  Aubin, chef de file des négociateurs CGT, prône une meilleure indemnisation des demandeurs d’emploi et les moyens de la financer.

Dans quel contexte vont se dérouler ces négociations sur l’assurance chômage ?

Éric Aubin. Contrairement à ce que dit François Hollande, le nombre de demandeurs d’emploi continue d’augmenter. En l’espace de trois ans, les chômeurs de longue durée sont passés de 900 000 à plus de 2 millions. Sans compter qu’un demandeur d’emploi sur deux n’est pas indemnisé. Nous partons du constat que lors de sa création, en 1958, l’Unedic était censée donner un revenu de remplacement à tous les privés d’emploi, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

Justement, que proposez-vous pour améliorer l’indemnisation des chômeurs ?

Éric Aubin. Nous demandons que la durée soit allongée, passant de 24 mois à 30 mois, et de 36 à 60 mois pour les plus de 50 ans, qui représentent une majorité des chômeurs de longue durée. Pour les primo-demandeurs d’emploi, l’ouverture des droits pourrait se faire au bout de deux mois travaillés au lieu de quatre, on souhaiterait faire entrer plus de jeunes précaires dans le dispositif. La question des droits rechargeables va être mise sur la table dans cette négociation. Pour nous, si le chômeur trouve un travail durant sa période d’indemnisation, par exemple, d’une durée de 60 jours, il doit pouvoir bénéficier de 60 jours d’indemnisation supplémentaire après sa période de 24 mois. Le droit à la formation doit être renforcé, notamment la portabilité du compte individuel de formation (CIF) qui doit rester valable en cas de licenciement. De même, un chômeur qui a travaillé 24 mois dans les cinq dernières années doit pouvoir prétendre à une formation qualifiante, financée à 50 % par les organismes paritaires collecteurs agréés de branche mais aussi par les entreprises et les régions. Beaucoup de demandeurs d’emploi ne reçoivent aucune formation dans leur carrière, à l’instar des ex-salariés de Doux et de Gad.

Avec un déficit de l’Unedic qui s’élève à 4 milliards en 2013, comment financer ces mesures ambitieuses ?

Éric Aubin. Dans cette négociation, nous ne partons pas avec l’objectif d’assainir les comptes, mais bien d’augmenter l’indemnisation des chômeurs. Nous n’avons pas encore le résultat du chiffrage de nos propositions par l’Unedic, mais il faut taxer la précarité pour dissuader les entreprises d’y avoir recours et faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’assurance chômage. Cette taxation reste très faible dans l’accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013 sur la sécurisation de l’emploi, elle doit être accentuée. Par exemple, sur les contrats d’une durée de moins d’un mois, les cotisations patronales pourraient être renchéries de 12 %. Sur les contrats à temps partiel, les employeurs pourraient cotiser comme pour un temps plein. Et dans le cas des ruptures conventionnelles, qui ont largement dépassé le million, une somme représentant 10 % de l’indemnité de départ pourrait être reversée à l’Unedic. Car cette cassure du contrat de travail coûte cher à l’assurance chômage. Les entreprises doivent assumer le coût de la casse sociale. C’est trop facile, notamment après une rupture conventionnelle, de donner un chèque et de se débarrasser du salarié.

Propos recueillis par C. R.

Assurance chômage : la CGT à l’offensive contre le dictat du Medef .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 19 h 12 min

Assurance chômage : la CGT à l'offensive contre le dictat du Medef . unedic

Occupation du siège du Medef Île-de-France, le 21 février 2014

Social-Eco -            humanitefr            le 25 Février 2014

 

Assurance chômage : la CGT à l’offensive contre le dictat du Medef

Mots clés :                           medef,                            eric aubin,                            négociation syndicats-patronat,                            jean-francois pilliard,                            véronique descacq,                            assurance chômage intermittents,

 

 

La CGT a appelé salariés et demandeurs d’emploi à manifester jeudi, en réaction aux propositions du Medef sur la nouvelle convention de l’assurance chômage qu’elle qualifie de « provocations ».

Les manifestants se rassembleront jeudi devant le siège du Medef, où doit s’ouvrir à 14h30 la quatrième et avant-dernière séance de négociations sur la convention de l’assurance chômage. Ils tenteront d’établir le « rapport de force nécessaire », a expliqué Éric Aubin, chef de file de la CGT dans la négociation, lors d’une conférence de presse mardi. Les manifestants seront rejoints par des intermittents, également mobilisés jeudi pour défendre leur statut. Car le projet de réforme drastique du Medef, mis sur la table le 13 février dernier, prévoit notamment la suppression du régime spécial des intermittents du spectacle et des intérimaires, au nom de l’équilibre financier du régime. A réglementation inchangée, le déficit de l’Unédic (l’organisme gérant l’assurance chômage) devrait atteindre 4,3 milliards d’euros fin 2014.

>>> Lire : Le patronat joue de la provocation

« La seule solution que le Medef nous propose est un recul du droit des chômeurs », a déploré Éric Aubin, pour qui : « le patronat entend faire payer le déficit de l’Unédic par les plus fragiles ». Les prochaines discussions pourraient continuer à se tendre, selon le représentant de la CGT, puisque le Medef « campe sur ses positions ». La CGT a exprimé sa « colère » contre le projet du patronat, mais également contre les règles qui régissent les négociations. « Nous ne pouvons plus accepter que la négociation se déroule au Medef, sous une présidence (du Medef, NDLR) et à partir d’un document du Medef », a-t-il affirmé, ajoutant : « Une question de loyauté se pose ». Contre ce texte « imposé » par le patronat, la CGT apportera jeudi son propre projet d’accord au Medef. Pour le syndicat, il faut « s’attaquer aux causes du déficit » et faire reculer la précarité. La CGT propose notamment une surcotisation pour tous les contrats courts et de faire contribuer les patrons à chaque rupture conventionnelle.

>>> Lire : Éric  Aubin, « Les entreprises doivent payer le coût de la casse sociale »

Sur le dossier des intermittents, la CGT se dit ouverte à une possible réforme mais « sans remise en cause » du régime spécial, et « uniquement dans le cadre d’une négociation spécifique » à ce sujet.

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