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26 février 2014

Social-Eco en bref…

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 18 h 51 min

Social-Eco -            Social-Eco en bref... humanite            le 25 Février 2014

Points chauds

Social-Eco en bref…

Mots clés :                           laurence parisot,                            edouard martin,                            loi florange,                            assurance chômage intermittents,                            jeannette,                            franck mérouze,

 

 

Les salariés des madeleines Jeannette occupent leur usine  Depuis quatre jours, les salariés des madeleines Jeannette, licenciés en janvier, occupent leur usine à Caen, empêchant la vente aux enchères de leurs machines. Un trésor de guerre de 375 000 euros, explique la CGT. « Nous ne bougerons pas tant qu’une prime supplémentaire aux indemnités légales de licenciement n’aura pas été accordée à chaque salarié », a expliqué Françoise Bacon, élue CGT, dans Ouest France. Les salariés espèrent toutefois que le commissaire 
au redressement productif puisse trouver un repreneur.

Laurence Parisot défend le régime spécial d’assurance chômage des intermittents « Nous ne laisserons pas mourir la dernière usine 
de Caen qui a continué à produire sous 
les bombardements en 1944 », a ajouté Franck Mérouze secrétaire de l’Union locale CGT de Caen.

  L’ex-présidente du Medef, Laurence Parisot, a défendu hier le régime spécial d’assurance chômage 
des intermittents du spectacle dans une tribune publiée dans les Échos, prenant le contre-pied des récentes propositions de réforme du patronat, favorable à sa suppression. À trois jours d’une 
nouvelle séance de négociations entre patronat et syndicats sur l’assurance chômage, la vice-présidente de l’Ifop récuse l’idée qu’il « serait équitable 
et juste » de supprimer le régime – déficitaire – 
des intermittents, au nom de l’équilibre financier de l’Unedic. Une pierre dans le jardin du Medef qui souhaite aligner le régime spécifique des intermittents sur le régime général et juge que c’est à l’État d’assumer le « surcoût du traitement plus favorable » réservé aux intermittents s’il le juge nécessaire.

 

 La loi Florange bientôt votée à l’Assemblée nationale Édouard Martin, l’ancien leader syndical de l’aciérie ArcelorMittal, a salué « les réelles avancées » de la loi dite « Florange » qui doit être votée définitivement lundi 
à l’Assemblée, même s’il la juge « en deçà des attentes des ouvriers ». La future loi obligera les entreprises de plus de 1 000 salariés à rechercher un repreneur pendant trois mois, sous peine de pénalités. Une entreprise 
ne se pliant pas à cette obligation pourra être condamnée à verser une pénalité pouvant atteindre 20 Smic mensuels par emploi supprimé – mais pas plus de 2 % de son chiffre d’affaires –, voire à rembourser des aides publiques perçues lors des deux dernières années.

Pénibilité des médecins hospitaliers .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 18 h 44 min

Social-Eco -            Pénibilité des médecins hospitaliers . humanite            le 24 Février 2014

Point de vue

Pénibilité des médecins hospitaliers

Mots clés :                           pénibilité ,                            travail de nuit,                            médecins hospitaliers,                            Nathalie Cros-Terraux,                            Yves Rébufat,

Par Dr Nathalie Cros-Terraux, vice-présidente du SNPHAR-E, Dr Yves Rébufat, président du SNPHAR-E.

 

Parler de pénibilité au travail pour les médecins hospitaliers peut sembler surprenant au premier abord. Pourtant, si l’on s’en tient aux facteurs de pénibilité reconnus par le Code du travail dans son article D.4121-5 (contraintes physiques marquées, environnement de travail agressif, certains rythmes de travail), l’hôpital public, de par son fonctionnement 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, expose la plupart des salariés qui y travaillent à des horaires de travail particuliers et les médecins n’y échappent pas.

Le travailleur de nuit est défini par les articles L.3122-29 à 31 du Code du travail comme celui qui : soit accomplit, au moins deux fois par semaine, selon son horaire de travail habituel, au moins trois heures de son temps de travail quotidien durant la plage horaire légale (21 heures-6 heures) ou conventionnelle correspondant au travail de nuit ; soit accomplit, au cours d’une période de douze mois consécutifs, 270 heures de travail de nuit. Les médecins hospitaliers qui assurent la permanence des soins entrent donc assez facilement dans la définition du travailleur de nuit en réalisant 30 gardes par an. D’autres médecins sont soumis à du travail posté avec des horaires atypiques (horaires décalés empiétant sur la période nocturne ou grandes amplitudes horaires). Il y en a de plus en plus en raison de l’augmentation de l’amplitude d’ouverture des plateaux techniques (blocs opératoires, radiologie, cardiologie interventionnelle, scanner et IRM…) pour 
des raisons de rentabilité 
de ces équipements.

Il est reconnu par différents rapports (1) que le travail de nuit et le travail posté ont des effets néfastes sur la santé (désadaptation, isolement social, professionnel et familial, fatigue, troubles du sommeil, anxiété, dépression, risque accru de maladies cardio-vasculaires et métaboliques, cancers, etc.). C’est donc une pénibilité à effets immédiats mais aussi retardés.

D’autres organismes comme l’Anact (Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail) ont une notion plus large de la pénibilité, incluant les risques psychosociaux ou les contraintes mentales au travail, dont les risques les plus connus sont la charge de travail, la pression temporelle, la réalisation de plusieurs tâches en même temps, les agressions physiques ou verbales, etc. Beaucoup de médecins sont confrontés à cette forme de pénibilité, car le travail médical doit être précis et rigoureux et n’est malheureusement pas toujours réalisé dans un environnement favorable. On retrouve ces notions dans de nombreuses conventions collectives mais pas (encore ?) dans le Code du travail, la détection de l’exposition du salarié à ces risques n’est donc pas une obligation réglementaire. Or la reconnaissance d’une pénibilité passe avant tout par une reconnaissance de la notion d’exposition à celle-ci avant de pouvoir envisager la prévention et une éventuelle compensation. C’est cette reconnaissance et surtout les moyens de l’établir qui posent problème aujourd’hui. C’est une des raisons de notre insistance pour la création d’un CHSCT médical et d’un véritable suivi du corps médical par la médecine du travail, ce dernier étant souvent persuadé d’être immunisé contre tous 
les maux et  toutes les maladies, qu’ils soient du travail ou non. Sans connaissance de la pénibilité, il n’y aura ni prévention ni compensation. Commençons par mesurer l’exposition au travail de nuit de l’ensemble des médecins hospitaliers, nous pourrons ensuite tenter de mesurer d’autres risques plus difficilement appréciables.

 

(1) Rapport du Conseil économique, social et environnemental 2010 : « Le travail de nuit : impact sur les conditions de travail et 
de vie des salariés ». Rapport d’information de l’Assemblée nationale 
en conclusion de la mission sur la pénibilité au travail, 
Jean-Frédéric Poisson, mai 2008.

Nathalie Cros-Terraux, Yves Rébufat

UNION DES SYNDICATS CGT DU HAVRE .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 18 h 35 min

26/02/2014

Communiqué CGT, suite au 21 février !

Comme chacun le sait, les réquisitions du Procureur de la République du Havre ont été d’une violence incroyable envers les 4 prévenus de la CGT. On a tous entendu des propos dans lesquels se mêlaient mépris, rancune, provocation, parti pris et sûrement règlement de compte…
Pas question ici de s’étendre davantage sur ces réquisitions ni sur sur les propos de l’huissier de justice présent à l’audience. Nous savons parfaitement ce qui s’est passé et nous savons que ces accusations sont totalement infondées !
La CGT est un syndicat de lutte et de combat mais aussi un syndicat avide de Justice Sociale. Ne doutons pas que celle-ci sera rendue le 31 Mars prochain à 13 heures 30.
Dans l’immédiat, et dans l’intérêt de nos 4 camarades mis en cause, nous vous demandons de tenir bon et de ne pas répondre à toutes ces provocations sur vos murs et celui de l’UL qui seront particulièrement surveillés, vous vous en doutez !!! L’UL CGT du Havre décidera très vite des suites qu’elle entend donner à cette sombre affaire mais cela se fera d’abord dans nos locaux et collectivement et non de façon virtuelle ! La patience est de mise…
En lien, le communiqué de l’UL, destiné à la presse, ainsi que l’intervention de M.Dona (membre du bureau UL)
 UNION DES SYNDICATS CGT DU HAVRE . Capture-d%E2%80%99%C3%A9cran-2012-05-20-%C3%A0-20.37.59

L’ambassadeur de Palestine rencontre Thierry Lepaon .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 18 h 28 min

International

L’ambassadeur de Palestine rencontre Thierry Lepaon

mardi 25 février 2014 , par Alessandro Vitagliano

 

Le 25 février 2014, Son excellence Monsieur Hael Al Fahoum Ambassadeur et Chef de la Mission de Palestine en France a rencontré Thierry Lepaon, Secrétaire général de la CGT. L’ambassadeur de Palestine rencontre Thierry Lepaon . PALESTINE25022014CGTAllaouaSayad-abea0Cette rencontre, s’inscrivant dans la suite des prises de contact bilatérales internationales de Thierry Lepaon, fut l’occasion pour la CGT de rappeler à son Excellence l’engagement de longue date de la CGT pour une paix juste et durable au Proche-Orient, de son attachement à la coexistence de deux Etats souverains ainsi qu’à l’importance, partout dans le monde, du respect de la légalité internationale.

Ce moment d’échange fut notamment l’occasion d’évoquer la situation difficile des travailleurs palestiniens et l’importance du développement des relations économiques franco-palestiniennes.

Dans la photo de gauche à droite : Monsieur l’Ambassadeur Hael Al Fahoum, Agnès Naton dirigeante CGT, Thierry Lepaon secrétaire général et madame Noha Rashmawi chef de cabinet de l’Ambassadeur.

Crédit photo : Allaoua Sayad

Voir la vidéo de l’entretien

Pour les Services d’Accueil des Urgences parisiens, il y a urgence ! (Usap-CGT) .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 18 h 08 min

-            Pour les Services d’Accueil des Urgences parisiens, il y a urgence ! (Usap-CGT) . humanitefr            le 26 Février 2014

 

Pour les Services d’Accueil des Urgences parisiens, il y a urgence ! (Usap-CGT)

 

 

Le décès d’une patiente aux urgences de l’hôpital Cochin le 15 février dernier, conduit M. Martin HIRSCH à exercer ses talents de communicant pour masquer les vraies raisons de ce drame inacceptable.

Mardi matin dans les médias, le Directeur Général de l’AP-HP reconnait « des erreurs d’organisation suffisamment graves pour que l’on prenne des corrections… ».

Quelles sont ces erreurs pointées par le directeur général de l’APHP ?

La désorganisation des services d’accueil des urgences de Paris, n’est-elle pas le résultat des restructurations menées depuis plusieurs années et notamment de la fermeture des urgences de l’Hôtel-Dieu et de ses lits d’hospitalisation ?

Nier que la fermeture d’un établissement comme l’Hôtel-Dieu augmente la fréquentation dans les autres services d’urgences de l’AP-HP est inacceptable : c’est en effet la première des « corrections » à faire !

La CGT de l’hôpital Hôtel-Dieu et l’USAP-CGT exigent que Madame la Ministre de la Santé prenne toute les mesures nécessaires afin que la situation des urgences de la capitale soit au cœur des débats.

Mme. TOURAINE doit prendre ses responsabilités et stopper ce qui s’annonce comme un désastre sanitaire.

Nous ne laisserons pas discréditer le professionnalisme des personnels, ni la Direction se défausser de ses responsabilités.

Pour la CGT de l’Hôtel-Dieu et l’USAP-CGT, il est donc primordial  de ré-ouvrir  entièrement le  service des Urgences de l’Hôtel-Dieu, d’assurer le retour des Pompiers,  l’ouverture des 30 lits d’hospitalisation d’aval de l’Hôtel-Dieu (ex- service de médecine interne) et de donner les moyens en personnel non médical et médical.

L’Usap-CGT

Loi stage : la CGT salue de premières avancées .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 17 h 58 min

-            Loi stage : la CGT salue de premières avancées . humanitefr            le 26 Février 2014

 

Loi stage : la CGT salue de premières avancées

 

 

Les députés ont adopté, ce lundi 24 février 2014, une loi pour réglementer les stages en entreprise. Cette loi fait suite aux batailles menées par la CGT et son UGICT avec les organisations de jeunesse depuis plus de 10 ans pour dénoncer les abus dont sont victimes les stagiaires. La loi reprend plusieurs propositions de la CGT et permettra notamment de :

  • Interdire les stages de plus de 6 mois et ceux qui ne s’inscrivent pas dans un cursus pédagogique ;
  • Limiter le nombre de stagiaires par entreprise ;
  • Limiter le nombre de stagiaires suivis par tuteur professionnel.

La CGT avait adressé aux parlementaires de nombreuses propositions d’amendements, dont certaines ont été reprises, ce qui a permis d’améliorer le texte sur les sujets suivants :

  • Les stages de plus de 2 mois devront ouvrir aux stagiaires les mêmes droits que ceux accordés aux salariés (50% de prise en charge transport et accès aux chèques déjeuner ou à la restauration de l’entreprise) ;
  • Les stagiaires ne pourront plus pratiquer de travaux dangereux ;
  • Le nombre de stagiaires suivis par enseignant devra être limité ;
  • Le traitement des recours aux prudhommes sera accéléré en allant directement au bureau de jugement ;
  • Le temps de travail est limité à la durée moyenne de travail des salariés dans l’entreprise (contre 48h maximum prévues dans le projet de loi initial) ;
  • La ministre s’est engagée en séance à ce que le décret étendant l’obligation de gratification aux étudiants des formations du social soit appliqué à la rentrée 2014 et a débloqué une enveloppe de 5,3 millions d’euros à destination des structures d’accueil.

Cette proposition de loi doit néanmoins être complétée, et la CGT appelle les sénateurs à faire le même travail d’amendement que celui réalisé par les parlementaires.

Il convient notamment de :

  • Limiter strictement le temps de travail à 35h et rendre exceptionnel le travail de nuit et le dimanche ;
  • Généraliser l’obligation de gratification aux étudiants en santé qui sont désormais les derniers à en être exclus, ce qui constitue une rupture d’égalité inacceptable ;
  • Prévoir les cas de requalification du stage en contrat de travail et renforcer les mentions devant figurer dans le registre unique du personnel ;
  • Instaurer une gratification à 50% du SMIC dès le 1er jour de stage et en augmenter le montant en fonction du niveau de qualification du stagiaire.

Enfin, de nombreuses dispositions sont renvoyées à des décrets : la CGT et son UGICT demandent donc à être consultées pour leur rédaction. Les stagiaires ont attendu 10 ans pour avoir une loi, la publication des décrets est donc particulièrement urgente.

Ukraine. Jeux troubles autour des insurgés .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 17 h 52 min

Ukraine. Jeux troubles autour des insurgés . maidan2602

Place de l’Indépendance à Kiev, mardi 25 février.

Monde -            humanite            le 26 Février 2014

 

Ukraine. Jeux troubles autour des insurgés

Mots clés :                           ukraine,                            russie,                            ioulia timochenko,                            svoboda,                            oleg tiagnibok,                            elena chaltseva,                            Vitali Klitschko,                            vladimir karasev,                            KPU,                            vladimir bidiovka,

 

 

Kiev (Ukraine), envoyé spécial. Sans gouvernement, une économie exsangue, l’Ukraine s’enfonce dans une période incertaine. Le jeu des dirigeants européens, états-uniens et russes est à haut risque pour le pays.

«Il y en a assez. Rentrez chez vous ! » hurle Vassili en direction d’un des groupes d’autodéfense qui patrouille aux abords de la place de l’Indépendance. Il est venu avec sa femme déposer des fleurs pour les morts. « Est-ce qu’on construit un État ainsi, avec des commandos ? » interroge un ancien chauffeur à la retraite, à l’imposante stature. Si, à quelques rues de la place de l’Indépendance, les habitants et les commerçants ont déjà tourné la page, la période qui s’ouvre pour l’Ukraine apparaît, elle, des plus délicates. Hier, le pays ne disposait toujours pas de ce gouvernement provisoire d’union nationale, destiné à assurer l’intérim jusqu’aux élections générales du 25 mai. Le processus a été repoussé par Olexandre Tourtchinov, le président du Parlement, sans justification. Ce dernier appelle les dirigeants des différentes fractions et groupes parlementaires à faire en sorte que le vote (pour le gouvernement) ait lieu jeudi.

« La période qui s’ouvre, explique Elena Chaltseva, qui enseigne à l’université de Donestk, n’est pas aussi linéaire que nos nouvelles autorités l’avaient envisagé. » Pourquoi ? L’enseignante répond que cette transition politique dévoile un rapport de forces tendu entre les divers courants de l’opposition qui vont de l’extrême droite au centre droit. Le futur gouvernement provisoire servira de premier indicateur. « Si le parti d’Ioulia Timochenko dispose encore de tous les postes clefs, alors on saura définitivement à quel camp revient la victoire », estime le politologue Vladimir Karasev dans le quotidien The Kiev Times.

L’Ukraine menacée d’un défaut de paiement

Ioulia Timochenko n’avait-elle pas prévenu, sur la place de l’Indépendance, lors de son retour triomphal le 22 février : « Si quelqu’un vous dit que c’est terminé et que vous pouvez rentrer chez vous, n’en croyez pas un mot, vous devez finir le travail ! » Dans son édition ukrainienne, le quotidien économique Kommersant explique « cette insistance » par un souci de répondre à un certain scepticisme d’une partie des protestataires de Maidan à l’égard de l’héroïne de la révolution orange. Ils entendent se prémunir d’un « redémarrage intégral » du système. Une rumeur bruisse même aujourd’hui dans Kiev d’une manifestation, lundi, à Kiev, contre le retour de Timochenko au pouvoir.

Le député du Parti communiste d’Ukraine (KPU), Vladimir Bidiovka, n’y voit rien de très encourageant. « Il s’agit d’un coup de force de l’extrême droite, dit-il. Le parti Svoboda et son dirigeant Oleg Tiagnibok ne veulent pas être écartés du pouvoir et entendent peser sur la reconstruction du pays. D’où la présence de nombreux groupes encore sur la place et dans le centre de Kiev. »

« Les mêmes voisins se livrent une partie d’échecs sur notre dos »

En cette période d’instabilité, l’Ukraine voit son économie toujours menacée d’un défaut de paiement. Le FMI et l’UE auraient promis une aide de plusieurs milliards en échange de mesures libérales et de coupes budgétaires. Cet accord resterait secret jusqu’aux élections, selon plusieurs journaux économiques. Aux yeux d’un député du parti des régions, « ce serait une déclaration de guerre à la Russie. Et si le nouveau pouvoir, avec le soutien des Occidentaux, continue de provoquer le Kremlin, il est évident que des actions seront entreprises. Pas militaires mais économiques ». L’impact serait considérable étant donné l’importance des échanges commerciaux entre l’Ukraine et la Russie. « Au final, on veut une nouvelle fois nous dicter notre futur. Cela n’a pas tellement changé depuis le XVIe et le XVIIe siècle, les mêmes voisins se livrent une partie d’échecs sur notre dos », constate, amer, Svetlana, étudiante en dernière année d’histoire.

Tensions entre pro-russes et pro-Maïdan en Crimée. Plusieurs milliers de partisans et d’adversaires du nouveau pouvoir ukrainien ont manifesté mercredi devant le parlement régional de Crimée, région principalement russophone où devait se tenir un débat sur la destitution du président Viktor Ianoukovitch. Quelque 2.000 personnes, majoritairement des Tatars, se sont rassemblés pour exprimer leur soutien aux manifestants anti-Ianoukovitch de la place de l’Indépendance à Kiev. Face à eux, quelques 2.000 manifestants favorables à un rapprochement avec la Russie ont protesté contre les « bandits » qui ont pris selon eux le pouvoir dans la capitale. Les deux camps étaient séparés par un cordon de police devant le Parlement, réunit en séance extraordinaire à la demande des élus pro-russes.

Lire aussi :

 

Vadim Kamenka

A Sevran, la population refuse d’être stigmatisée .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 17 h 45 min

A Sevran, la population refuse d’être stigmatisée . autain_2

Clémentine Autain veut « edonner de la fierté et de la dignité à Sevran et à sa population »

Politique -            humanite            le 26 Février 2014

Municipales 2014

A Sevran, la population refuse d’être stigmatisée

Mots clés :                           eelv,                            front de gauche,                            clémentine autain,                            jean-luc mélenchon,                            municipales 2014,                            stéphane gatignon,                            municipales sevran,                            sevaran,                            nicole valéanu,

 

 

Municipales 2014. Même si la droite UMP et UDI cherche à tirer son épingle du jeu, l’élection se jouera entre le maire sortant, Stéphane Gatignon (EELV), et Clémentine Autain (Front de gauche).

Sevran, commune de 51 000 habitants en Seine-Saint-Denis, est une ville blessée. Blessée par la crise, avec 18,7 % de chômeurs, bien au-dessus de la moyenne nationale (10 %). Blessée par les politiques d’austérité successives, hier celle de Nicolas Sarkozy, aujourd’hui celle de François Hollande, avec, par exemple, des revenus fiscaux de 13 770 euros, en deçà de la moyenne du département (14 889 euros). Blessée aussi, et avec elle ses habitants, par l’image qui est donnée de cette ville par trop de responsables politiques locaux et particulièrement le maire Europe Écologie-les Verts (EELV) sortant, Stéphane Gatignon, de nouveau candidat avec une forte présence du PS sur sa liste. Élu en 2001 puis en 2008 comme maire communiste, il quitte le PCF dès 2009 pour rejoindre EELV, alors en pleine ascension, pour se faire élire conseiller régional. Stéphane Gatignon, qui, en 2011, en appelle à une « présence militaire vingt-quatre heures sur vingt-quatre » dans sa ville pour combattre le trafic de drogue et qui, depuis, multiplie les propos alarmistes devant une situation déjà suffisamment difficile, en termes de sécurité, dans certains quartiers. C’est ce que lui reproche Adama, jeune femme de vingt-huit ans, responsable d’une association socioculturelle dans l’un de ces quartiers, celui des Beaudottes, et qui « refuse la stigmatisation des populations et des jeunes ». Appelant plutôt « au travail de terrain » auprès « des familles et de jeunes », elle s’est tournée vers la candidate du Front de gauche pour ces municipales, Clémentine Autain, « qui n’est pas, elle, une politicienne », affirme-t-elle.

« Redonner de la fierté et de la dignité à notre ville et sa population » clame Cmémentine AuTain

Rassemblant toutes les composantes du Front de gauche et des citoyens acteurs de la vie sociale, Clémentine Autain, ancienne porte-parole de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, veut, comme elle dit, « redonner de la fierté et de la dignité à notre ville et sa population », dénonçant les propos du maire sur Sevran qui portent préjudice, par exemple, aux jeunes à la recherche d’un emploi, « qui n’osent pas dire où ils habitent ». C’est ce qui amène, entre autres choses, Nicole Valéanu, jusqu’ici maire adjointe (EELV) au lLogement, à rejoindre Clémentine Autain, en refusant de cautionner plus longtemps « l’autoritarisme du maire, ses coups médiatiques, son opportunisme ». Au compte de ceux-ci, peut-être, l’action spectaculaire du maire qui avait, en novembre 2012, observé une grève de la faim de quatre jours et campé aux abords de l’Assemblée nationale pour réclamer des moyens financiers pour Sevran.

La gestion « clientéliste » du maire sortant

Cette question de l’image de la ville est parfois posée pour des raisons plus discutables. Ainsi, Michel, chômeur de soixante ans se disant électeur de gauche, rencontré dans le quartier de Freinville, explique à Clémentine Autain : « Nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde. » Plus loin, devant le magasin discount Dia, une ménagère lui confie : « J’en ai marre de payer pour les autres, il y a trop de social. » Face à ce qui peut apparaître comme un certain désespoir, les responsables politiques sont au pied du mur. Le 22 février, tous les candidats participaient à un débat sur BFM Business. Alors que Stéphane Gatignon avait du mal à exposer un projet pour la ville, si ce n’est de se « féliciter de l’arrivée du Grand Paris Express pour lequel je me suis battu », la candidate du Front de gauche, elle, entendait « redonner du dynamisme à la ville » et « valoriser (ses) atouts » au titre desquels les trois gares et « l’aéroport de Roissy », principal pôle d’emploi de la région « vers lequel il faut se tourner ». Dénonçant la gestion « clientéliste » du maire sortant « à deux doigts d’être mise sous tutelle par la chambre régionale des comptes », elle veut « combattre la défiance envers la politique et redonner confiance ».

À droite, les candidats, oubliant le passage de leurs partis, au pouvoir, font des promesses. Le centriste de l’UDI, Farid Temsamani, veut « installer des unités de grandes entreprises avec lesquelles (il est) en contact » et le candidat de l’UMP, Mohamed Chirani, affirme « que l’UMP n’est pas un repoussoir » et entend favoriser « les classes moyennes » et créer « une police municipale armée ». Rien de nouveau de ce côté-là de la politique.

Lire aussi :

Max Staat

La liste de 130 noms qui charge Serge Dassault .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 17 h 33 min

La liste de 130 noms qui charge Serge Dassault . dassault2602

L’industriel, propriétaire du Figaro et sénateur UMP Serge Dassault à Paris lors du défilé du 14 juillet 2013

Politique -            humanitefr            le 26 Février 2014

 

La liste de 130 noms qui charge Serge Dassault

Mots clés :                           ump,                            corruption,                            serge dassault,                            corbeil-essonnes,                            libération,                            bruno piriou,                            jean-pierre bechter,                            clientélisme,

 

 

Les magistrats qui enquêtent sur des achats présumés de voix lors de plusieurs scrutins municipaux disposent d’une liste, découverte chez le sénateur UMP Serge Dassault, comportant les noms d’environ 130 personnes qui auraient bénéficié d’avantages divers de la part de l’avionneur, affirme mercredi le quotidien Libération.

Dans le cadre d’une instruction ouverte pour achat de votes, corruption, blanchiment et abus de biens sociaux, les magistrats s’intéressent aux élections municipales organisées en 2008, 2009 et 2010 à Corbeil-Essonnes, remportées par Serge Dassault, puis par son bras droit, Jean-Pierre Bechter. Serge Dassault, qui a été maire de cette ville de 1995 à 2009, a été entendu la semaine dernière dans le cadre de cette affaire par la police à Nanterre (Hauts-de-Seine) après la levée de son immunité parlementaire. Il devrait être convoqué ultérieurement par les juges chargés du dossier, Serge Tournaire et Guillaume Daïeff. Serge Dassault, actionnaire du groupe d’aviation du même nom, nie les achats de voix. Il avait lui-même demandé la levée de son immunité parlementaire, finalement votée par le Sénat le 12 février dernier, afin de démontrer « sa totale innocence ».

Un document-clé qui détaille les faveurs dont ont bénéficié des habitants de Corbeil

Selon Libération, les magistrats « disposent pourtant d’une preuve décisive » de l’implication du sénateur UMP sous la forme d’un listing d’électeurs récompensés. Elle a été saisie le 25 juin dernier, lors d’une perquisition à la résidence Serge Dassault à Corbeil-Essonnes. « Les policiers de la Division nationale d’investigations financières et fiscales (DNIFF) ont mis la main sur quatre versions d’un listing d’électeurs, comportant environ 130 noms », affirme le quotidien. Les listings sont datés de décembre 2009 et janvier 2010, précise le journal. « Ces documents, auxquels Libération a eu accès, détaillent, au centime d’euro près, les faveurs dont ont bénéficié ces habitants de Corbeil (dons d’argent, travail, formations, etc.), très probablement dans le cadre de l’élection municipale de septembre-octobre 2009″, indique Libération. Jean-Pierre Bechter, le bras droit de Serge Dassault, a réfuté mercredi que cette liste corresponde à des achats de vote. « Les gens cités n’ont pas le droit de vote », a-t-il dit sur BFM-TV, dénonçant une manoeuvre électorale à l’approche du scrutin municipal de mars prochain. « Tout ceci est fumeux, tout ceci est préparé à l’avance. Tout ça est une combine pour que le PS récupère » Corbeil-Essonnes aux élections municipales.

Serge Dassault : « J’ai été trop généreux »

Lundi  devant le Sénat, l’avionneur de 88 ans est revenu sur cette garde à  vue, clamant son innocence. « Je n’ai, moi-même, jamais été informé de ce  qui m’était reproché. J’ai répondu à toutes les questions qui m’ont été  posées et j’ai finalement compris que toute l’affaire tournait autour  de prétendus achats de voix, ce que j’ai contesté puisqu’il n’y a jamais  rien eu de tel. Tous les témoignages qui l’affirment sont des  mensonges », a-t-il déclaré. Europe 1 a diffusé mercredi des  extraits des procès verbaux de cette audition, où il nie à nouveau les  faits. Serge Dassault aurait d’emblée fait part de ses regrets aux  enquêteurs: « Je n’aurais jamais dû donner d’argent pour quelque projet  que ce soit. (…) J’ai mis le doigt dans un engrenage que je n’aurais  jamais dû approcher. J’ai été trop généreux », assure-t-il, selon la  radio. Mais l’industriel se défend et affirme qu’ « en aucun cas ces  actes de générosité étaient liés à des éventuels votes en ma faveur ».

« Si le système dassault n’avait pas existé, nous gérerions la ville » selon Bruno Piriou

« C’est un choc », a réagi lors d’une conférence de presse Bruno Piriou, opposant historique à Serge Dassault à Corbeil et candidat (PCF) à la mairie le 23 mars prochain. « Cela montre que ce système a bien existé. S’il n’avait pas existé,  aujourd’hui, nous gérerions cette ville. C’est une affaire grave,  désolante », a-t-il ajouté, décrivant un « climat pesant » dans la ville,  dirigée par l’industriel de 1995 à 2009. CommeBruno Piriou, Carlos Da Silva, candidat PS, a demandé mercredi que les élections municipales des 23 et 30 mars soient organisées par la préfecture afin de garantir leur transparence. « Sans cela, nous courons le risque (qu’elles) soient à nouveau prises en otage », écrit-il dans un courrier au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault.

Déjà cinq mises en examen

Cinq  protagonistes ont été mis en examen dans ce dossier, dont l’actuel maire  de Corbeil-Essonnes et bras droit de Serge Dassault, Jean-Pierre  Bechter, qui a remporté les élections municipales de 2009 et 2010, sa  deuxième adjointe à la mairie Cristela de Oliveira et un vieux compagnon  de route du sénateur, Jacques Lebigre. Les deux autres mis en examen,  Younès Bounouara et Mamadou Kébé, sont soupçonnés d’être des  intermédiaires du système présumé d’achats de voix.

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Avec Laurent Jeanne, vous resterez pauvres mais pas à Champigny ! .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 17 h 26 min

Avec Laurent Jeanne, vous resterez pauvres mais pas à Champigny ! . elections-municipales-isoloir

 

Politique -            le            le 26 Février 2014

 

Avec Laurent Jeanne, vous resterez pauvres mais pas à Champigny !

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Municipales 2014. Candidat à la mairie de Champigny-sur-Marne (Val de Marne), sous l’étiquette « L’alternance à droite » (UMP, Modem, UDI, Cap21, Debout la République), Laurent Jeanne organisait, jeudi 13 février, une réunion publique pour présenter son programme. Dans la salle, un jeune correspondant de l’Humanité nous relate comment la droite veut se débarrasser des classes populaires et faire de la ville communiste, un nouveau Neuilly. Récit.

laurent-jeanne Il est 20 heures passées de quelques minutes, la nuit est déjà tombée, et le ciel est pluvieux quand nous arrivons devant la salle Jean Morlet, au centre-ville de Champigny-sur-Marne, commune de 75 000 habitants, dans le Val-de-Marne dont le maire communiste, Dominique Adenot se représente aux prochaines municipales, pour une rencontre autour de la candidature de Laurent Jeanne sous l’étiquette de « L’alternance à droite » (UMP, Modem, UDI, Cap21, Debout la République). Un homme aux cheveux grisonnants, d’une cinquantaine d’années, nous accueille d’une poignée de main et d’un léger sourire à l’entrée de la réunion. Nous pénétrons alors dans une salle aux trois-quarts remplie, deux vieilles dames nous accueillent chaleureusement aux cris de « Oh ! De la jeunesse ! ». La jeunesse ? C’est effectivement ce qui semble manquer ici, quand d’un rapide coup d’oeil nous constatons que la moyenne d’âge ne semble guère descendre au-dessous de 55 ans.

Redynamiser une ville affaiblie par 70 ans de communisme idéologique…

Il est environ 20 h 25 quand un homme trapu prend la parole pour annoncer le déroulement de la soirée. Laurent Jeanne et quelques-uns de ses colistiers prendront la parole chacun leur tour afin de présenter leur programme, basé sur la « redynamisation d’une ville affaiblie par 70 ans de communisme idéologique »(sic). Après chaque prise de parole, trois questions pourront être posées par les participants. L’homme laisse ensuite la parole au candidat Laurent Jeanne. Il nous faut quelques secondes pour le reconnaître, son air fatigué et ses cheveux grisonnants ne sont guère visibles sur les affiches électorales. Pour certains, Photoshop semble être un élixir de jouvence. Monsieur Jeanne explique alors que la droite campinoise part plus rassemblée que jamais, que quatre commissions de travail thématiques ont effectué un travail titanesque afin de pouvoir présenter un programme « concret et sain ». Quelques fleurs sont lancées involontairement au PCF et au PG, qualifiés de « premiers opposants à la politique du gouvernement et à François Hollande ». Le discours est donc lancé. Les diatribes qui suivent sont alors consacrées au budget campinois : selon l’opposition municipale, Champigny serait au bord du gouffre, la municipalité serait obligée d’augmenter quotidiennement les impôts locaux afin de faire face à une hausse des dépenses incongrue, comme la « rénovation semi-annuelle de certaines routes, ou comme la modernisation de la médiathèque ».

Redynamiser la ville en diminuant les logements sociaux…

En bon gestionnaire, le monsieur urbanisme du clan Jeanne propose de diminuer fortement les dépenses de la ville afin de rééquilibrer les finances de la municipalité, ce qui n’est guère surprenant venant d’un transfuge du Modem. Ce qui est plus surprenant, c’est que le candidat Jeanne promet que cela n’impactera pas la qualité des prestations municipales, ni même le nombre d’employés municipaux. Autrement dit, faire pareil mais avec moins de moyens : étrange, non? Pour guérir la ville de cette hémorragie budgétaire inquiétante, messieurs les intervenants proposent d’attirer des foyers imposables, et financièrement solides. Comment ? Rien de plus facile pour ces messieurs budget, il suffirait de faire « diminuer le nombre de logements sociaux, car cela fait perdre de la richesse fiscale à la ville ». Détruire des logements, mais en relogeant ou ces anciens habitants ? Monsieur le maire potentiel n’en parle pas, ce n’est pas le problème selon lui. Il faut que la ville ait de l’argent ! Le reste? ce n’est pas important pour ces messieurs…

Construire des commerces sur des terrains inconstructibles…

De plus ils proposent de faire de l’îlot de l’ancienne Boulonnerie une zone franche afin d’attirer des entreprises, ils considèrent comme « aberrant » le choix qu’a fait la mairie. En effet cette dernière a décidé de construire des logements sur cette parcelle, ce qui semble monstrueux aux yeux de monsieur Jeanne, car il considère que la ville a déjà assez faite de logements, et qu’il faut maintenant se consacrer aux commerces et à l’industrie. Dans ce même esprit de redynamisation d’une ville « qui s’enlaidit d’année en année », notre cher candidat à la mairie propose de créer un site internet pour les commerçants, afin que ceux-ci puissent montrer leurs emplacements. C’est une idée ingénieuse, presque novatrice… mais qui arrive quelques années en retard puisqu’il suffit de taper « Commerçes Champigny-sur-Marne », ou bien aller sur le site de la mairie pour que des pages d’informations du même genre s’offrent à vous !

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Mais même quand monsieur Jeanne propose de bonnes idées, celui çi ne peut s’empêcher de rajouter une petite interprêtation personnelle bien loin des réalités de terrain, en effet, il explique que deux dizaines d’hectares seraient libres pour la construction de commerçes, mais que l’actuel maire communiste de Champigny, Dominique Adenot, s’y opposerait par dogmatisme politique. Alors qu’une des raisons de ce refus du maire est assez simple, certaines surfaces sont inconstructibles voire dangereuses. Certaines propositions viennent même contredire la colonne vertébrale de son programme. Alors qu’ils sont les chantres de l’austérité municipale, ces messieurs proposent de rénover en profondeur la place du marché, pour en faire une place couverte bien plus propice au commerce. Il faut avouer que l’idée est tentante, mais qu’elle ne peut figurer au côté d’une réduction budgétaire, elle ne peut être présente que dans un programme qui se libérerait des chaînes parfois injustes de sa dette.

Lutter contre l’insécurité en déployant plus de police… municipale

Vient alors le moment tant attendu des questions. Un homme demande alors comment monsieur Jeanne compte lutter contre l’installation d’une « plaque tournante de la drogue » dans le centre-ville de Champigny. Le candidat à la mairie semble embarrassé, car il sait pertinemment que si certains lieux de Champigny peuvent être concernés par ce genre de commerce, cela n’est pas le cas du centre-ville. Mais notre challenger ne peut néanmoins désavouer ce sympathisant sympathique qui s’en remet à lui. Laurent Jeanne se montre alors évasif, au grand mécontentement de son interlocuteur, qui tente de lui forcer la main pour obtenir une réponse qu’il trouverait plus satisfaisante. L’échange stérile se termine quelques minutes plus tard, laissant place à un autre interrogateur avide de réponses, mais je vous passe ce moment pour votre plus grand plaisir. Vient alors le monsieur sécurité de la soirée, qui explique que pour lutter efficacement contre les incivilités, les trafics et la délinquance à Champigny, il faudrait plus de moyens pour la police. Ah ! Enfin une analyse intelligente me direz-vous. Mais ne soyez pas si vite heureux. Ce monsieur ne propose pas d’avoir plus de moyens pour la police nationale, mais de former des policiers municipaux, avec peu de prérogatives et encore moins de moyens d’action, afin de lutter efficacement contre… les trafics de drogue ou les incivilités. Il avoue néanmoins que cela ne sera pas suffisant, mais que cela allégera les difficultés de la police nationale. Bien que la police municipale puisse effectivement réduire le nombre d’incivilités, sa présence dans nos cités ne serait d’aucune utilité, et pourrait même empirer les choses.

« Avec Laurent Jeanne vous resterez pauvres, mais vous ne resterez pas à Champigny »

Il est 21 h 45 quand, poussés par la soif, la faim, nous décidons de quitter discrètement les lieux. Un homme d’une cinquantaine d’années nous suit, nous entamons la discussion avec lui à l’entrée du bâtiment.  Au fil de la conversation l’homme nous révèle ses profondes tendances de gauche, et ses engagements cégétistes, ainsi que son appartenance à des associations d’aides à l’insertion professionnelle pour les plus jeunes. Nous tombons d’accord sur une phrase qui résumerait le programme de monsieur Jeanne : celui-ci propose clairement de faire de Champigny-sur-Marne une ville comme Neuilly, débarrassée de ses logements sociaux, donc de ses classes populaires, sans pour autant avoir combattu une seconde la pauvreté… Pauvres de Champigny, avec Laurent Jeanne vous resterez pauvres, mais vous ne resterez pas à Champigny.

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Enguerrand Delion

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