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27 février 2014

L’éditorial : « Le malheur d’être jeune » .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 18 h 00 min

L'éditorial :

 

Politique -            humanite            le 27 Février 2014

 

L’éditorial : « Le malheur d’être jeune »

Mots clés :                           chômage,                            intérim,                            cdd,                            François Hollande,                            louis aragon,                            emploi des jeunes,                            claude cabanes,

 

 

L’éditorial de Claude Cabanes. « La politique, ce n’est pas une grande découverte, 
ne trouve pas grâce aux yeux de ces jeunes  gens  et ces jeunes filles… D’ailleurs ils vouent aux mêmes gémonies les  grands médias : leurs chefs devraient en tirer quelques enseignements…  Et c’est la première fois qu’ils vivent la gauche au pouvoir : ils  constatent que rien n’a changé pour eux. Échec sur toute la ligne. »

Cela s’adresse à toutes les sortes 
de chefs, les chefs d’entreprise, 
les chefs de rayon, le chef de l’État, les chefs de service, les rédacteurs en chef, le chef du gouvernement, les chefs de 
la gendarmerie, les chefs d’atelier, les petits chefs, les sous-chefs, les grands chefs… Bref, à tous ceux qui sont, peu ou prou, aux commandes d’un des rouages de notre société : cela, c’est une enquête sur la jeunesse qui dit que les jeunes gens et les jeunes filles de France sont malheureux, et que sous leurs pas peut un jour se lever une grande tempête…

Cette enquête concerne plus de 200 000 
de ceux qui sont nés entre 1980 et 1995. Ils ont donc entre 18 et 34 ans. Certes, il n’y a pas une jeunesse mais des jeunesses, et l’on n’a pas les mêmes pensées 
à l’ombre du béton des cités que sous les marronniers 
de l’avenue Foch. Cependant c’est une immense majorité qui éprouve un même sentiment cruel : celui de l’indignité à devoir survivre. Survivre et non pas vivre ! Un grand philosophe expliquait que la survie, c’est de la mort dans la vie. À vingt ans, cette équation est mentalement insupportable. Les colonnes de notre journal sont, chaque jour, 
ou presque, familières de ces sombres allées : chômage, CDD, 
re-chômage, intérim, stage, re-stage, encore chômage, et des clopinettes pour vivre… Adieu l’essentiel, un métier, 
un travail, un logement, un projet, un but, un rêve… 
Il est particulièrement saisissant que les acteurs 
et les actrices de l’enquête se définissent comme 
une génération « sacrifiée », « perdue », « désenchantée », « désabusée » Quelle pathétique contradiction 
avec l’univers rutilant et sans cesse en mouvement 
de la technologie qui nous entoure…

Alors, 61 % d’entre eux répondent qu’ils pourraient participer à un mouvement de révolte de grande ampleur du type de Mai 68. Comme si l’histoire 
de ces dernières années, ici et là, leur avait appris qu’aucun pouvoir n’est hors de portée… La source 
de leur rébellion est en effet explosive : ils ont le sentiment de ne pas avoir la vie qu’ils méritent… Qu’elle leur 
est volée… Quand cette idée s’empare des masses, 
comme on disait autrefois, des surprises historiques 
ne vont pas tarder… D’autant que la nouvelle génération ne se trompe pas sur le diagnostic : pour 90 % d’entre 
eux « c’est la finance qui gouverne le monde », 
puisque « les politiques lui ont laissé prendre le pouvoir ». Évidemment l’insurrection contre cet ennemi lointain, abstrait, sans visage, dissimulé (le monde de la finance, comme disait François Hollande avant d’être élu, 
pour l’oublier presque aussitôt après), ce combat leur paraît donc difficile. D’autant que le bombardement 
en tapis de l’idéologie du système n’est pas sans effet 
sur ces consciences en formation…

La politique, ce n’est pas une grande découverte, 
ne trouve pas grâce aux yeux de ces jeunes 
gens et ces jeunes filles… D’ailleurs ils vouent aux mêmes gémonies les grands médias : leurs chefs devraient en tirer quelques enseignements… Et c’est la première fois qu’ils vivent la gauche au pouvoir : ils constatent que rien n’a changé pour eux. Échec sur toute la ligne.

On apprend à l’instant, par les chiffres officiels, que la hausse du chômage continue : il continue donc de démolir la société française et sa jeunesse. Monsieur le ministre du Travail lui aussi continue : il est content de lui. « Ce que vous ne pouvez pas casser, vous cassera », écrivait Louis Aragon, dans sa jeunesse.

Lire aussi :

Claude Cabanes

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