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26 février 2014

Près d’un million et demi de Français boivent une eau du robinet encore trop polluée .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 17 h 06 min

Société -            Près d'un million et demi de Français boivent une eau du robinet encore trop polluée . humanitefr            le 26 Février 2014

 

Près d’un million et demi de Français boivent une eau du robinet encore trop polluée

 

 

Si 98% des Français bénéficient d’une eau potable de bonne qualité, en progrès depuis deux ans, près d’1,5 million d’entres-eux reçoivent encore une eau trop polluée au robinet, a souligné mercredi l’association UFC-Que Choisir. En cause : l’agriculture qui est de loin la première responsable.

Par rapport à sa dernière carte de la qualité de l’eau en France établie en 2012, l’association de consommateurs se réjouit que 280.000 Français supplémentaires bénéficient d’une eau conforme à la réglementation sur les six critères étudiés (qualité bactériologique, teneur en aluminium, pesticides, nitrates, sélénium et radioactivité). « Près de 98% » des Français ont donc « accès tout le long de l’année à une eau de bonne qualité », ajoute-t-elle. En revanche, 1,48 million de consommateurs « continuent à payer pour une eau non conforme », regrette l’association, qui s’appuie sur les résultats d’analyses publiés, commune par commune, par le ministère de la Santé pendant deux ans.

Comme en 2012, l’agriculture est, « de loin », la première responsable

Un dépassement des normes ne signifie pas pour autant que l’eau n’est pas potable, a tenu à souligner, lors d’une conférence de presse Olivier Andrault, chargé de mission à UFC-Que Choisir et qui a piloté l’étude. « Il y a des marges de sécurité », a-t-il précisé, soulignant qu’il revenait aux mairies de décider de restreindre la consommation.Dans 63% des cas de non-conformité, l’eau arrive trop chargée en  pesticides, en nitrates issus des apports d’engrais et de fumure animale  sur les cultures et en sélénium, un composant du sous-sol naturel mais  toxique apparaissant dans les cas de « surexploitation des nappes  phréatiques ». Ces pollutions agricoles, les pesticides étant les  plus répandus, concernent potentiellement 900.000 consommateurs,  principalement « dans les zones d’agriculture intensive du quart Nord-Est  de la France ». Un tiers des pollutions proviennent de défauts dans  le traitement de l’eau (surdosage en chlore ou dépassement de teneur en  aluminium). Quelque 500.000 Français, résidant majoritairement en zones  rurales et de montagnes, sont concernés par un problème dû « à la  vétusté des réseaux ou le manque de surveillance » des équipements. La radioactivité naturelle explique le reliquat de non-conformité (soit 4% des cas).

La bonne qualité de l’eau du robinet reste néanmoins « en trompe l’oeil »

Globalement, la qualité de l’eau est bien meilleure dans les zones urbaines, les pollutions étant « majoritairement retrouvées dans des petites communes » rurales, note UFC-Que Choisir. L’écart s’est d’ailleurs encore creusé depuis 2012 avec un niveau de contamination en baisse de 35% dans les communes de plus de 5.000 habitants mais en hausse de 8% dans les villages de moins de 500 habitants. La bonne qualité de l’eau du robinet en France reste néanmoins « en trompe l’oeil » pour l’association, car principalement due aux moyens importants mis dans la dépollution plus que dans la prévention pour protéger les nappes. « Chaque année, pas moins de 400 captages d’eau potable sont fermés, essentiellement pour des raisons de pollution agricole », indique M. Andrault. « A chaque fois qu’on ferme un captage, on enfouit un problème sans le régler« . Pour le président de UFC-Que Choisir, Alain Bazot, « on assiste à un véritable fuite en avant ». « C’est une politique de l’étouffoir, qui fait que les choses ne sont pas visibles. Sans doute que le réveil sera extrêmement douloureux dans les années qui viennent », a-t-il déclaré. Selon l’association, le coût de la dépollution se situe par an entre 640.000 et 1.140 millions d’euros. Cette « prime » à la dépollution constitue, à ses yeux, « une aberration économique, puisque ce sont les consommateurs – et non les agriculteurs pollueurs – qui paient l’essentiel des taxes de dépollution ». L’association profite donc du Salon de l’agriculture pour réclamer des soutiens financiers accrus aux « agricultures utilisant une faible quantité d’intrants ».

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