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26 février 2014

L’édito : « Zéro pointé » .

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L'édito :

José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, lors d’une conférence de presse à Bruxelles, le 24 février 2014

Politique -            humanite            le 26 Février 2014

Editorial Par Patrick Apel-Muller

L’édito : « Zéro pointé »

Mots clés :                           croissance,                            austérité,                            protection sociale,                            jack ralite,                            dépenses publiques,                            dividendes,                            pacte de responsabilité,

 

 

L’éditorial de Patrick Apel-Muller. « Qu’à cela ne tienne, nos gouvernants s’apprêtent à baisser encore les  rémunérations et la protection sociale – ce qu’ils appellent «le coût du  travail» – pour fournir de nouveaux cadeaux au capital qui les gaspille  en dividendes. »

Gribouille gouverne, persiste 
et signe. Célèbre pour s’être jeté dans la Seine afin d’éviter la pluie, le personnage de fantaisie inspire Bercy. Plus la politique gouvernementale d’austérité étouffe la croissance, plus nos ministres veulent l’aggraver. Comprenne qui pourra à la lecture des prévisions économiques de la très libérale Commission européenne. La France, qui ne cesse d’assécher les budgets publics, va voir se détériorer 
ses déficits, qui grimperont à 4 % du PIB en 2014 et 3,9 % en 2015. Après les dernières estimations 
de l’automne – respectivement de 3,6 % et de 2,8 % –, de nouvelles mesures de réduction des dépenses sociales avaient été programmées. Voilà aujourd’hui leur effet : désastreux ! La croissance est ainsi anémiée qu’aucune amélioration de l’emploi n’est à l’horizon et qu’un nouveau péril se profile. Les prix sont écrasés par 
la faible consommation et de dérisoires investissements et le spectre de la déflation se profile qui affaiblirait 
pour longtemps l’économie française.

Qu’à cela ne tienne, nos gouvernants s’apprêtent à baisser encore les rémunérations et la protection sociale – ce qu’ils appellent «le coût du travail» – pour fournir de nouveaux cadeaux au capital qui les gaspille en dividendes. Alors que des larmes de crocodile perlent aux yeux de ministres et de dirigeants du Medef quand on évoque le recul industriel, les capitalistes français s’enorgueillissent d’habiter le troisième pays au monde pour le montant des dividendes versés. Ceux-ci vont gonfler encore le volume des placements financiers qui parasitent l’économie réelle, détruisent l’emploi en refusant les rendements trop faibles et détournent les richesses produites au profit d’une minorité, toujours moins nombreuse mais infiniment 
plus riche.

Puisque nous échouons, continuons, s’obstinent les promoteurs du pacte de responsabilité qui 
osent le baptiser « compromis social » quand il s’agit 
de l’acceptation pure et simple de la feuille de route rédigée par le CAC 40. Voilà ce qui met la France 
en deuil d’avenir, gâche ses immenses atouts, désespère ses prodigieuses énergies. L’opinion a d’abord connu 
la désillusion puis l’accablement quand les promesses 
du Bourget ont séché sur pied et qu’une démission devant le libéralisme a été maquillée en modernité assumée. 
Mais on sent que quelque chose s’ébroue dans le pays, 
si cela ne lève pas encore. Au cœur de la gauche, le rejet du pacte de responsabilité progresse à grands pas 
et il devient plus difficile aux députés socialistes 
ou Verts de ne pas voir vers quel désastre social il 
conduit. À l’initiative de Jack Ralite, une pléiade 
de personnalités culturelles ont lancé un cri d’alarme 
sur l’abaissement de la culture et de ses moyens sous 
le joug de l’austérité. Une enquête vient de paraître, réalisée auprès de 210 000 jeunes, qui montre combien 
la jeunesse se sent méprisée et tentée par la révolte. 
Vers quelle destination politique s’orienteront ces colères naissantes ? Nul ne le sait encore. Il appartient désormais à ceux qui sont attachés aux valeurs de la gauche, 
à l’ambition de la justice sociale et de l’égalité de 
se mettre à la disposition des aspirations à changer, 
de leur donner la force et l’unité nécessaires pour s’imposer. Chantier ouvert.

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Patrick Apel-Muller

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