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26 février 2014

Chômage : les raisons d’un échec .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 19 h 04 min

Social-Eco -            Chômage : les raisons d’un échec . humanite            le 28 Janvier 2014

Emploi

Chômage : les raisons d’un échec

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En 2013, le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de 6 %. La preuve 
de l’inefficacité de la politique de baisse du « coût du travail », que le gouvernement veut pourtant aggraver avec le pacte de responsabilité.

Le président de la République n’aura pas tenu son pari. Le 9 septembre 2012, sur le plateau du JT de TF1, François Hollande promettait d’inverser la courbe du chômage d’ici à fin 2013. Objectif raté. Les chiffres publiés hier soir par le ministère du Travail pour le mois de décembre sont sans appel. Le chômage continue de grimper inexorablement depuis mai 2011. En catégorie A, les chômeurs n’ayant pas travaillé sont 10 200 de plus sur le mois et en hausse de 5,7 % sur l’année, soit 177 800 personnes. Toutes catégories confondues (A, B et C), le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de 0,5 % sur le mois et de 6 % sur l’année, ce qui représente 278 700 inscrits en plus. Au total, il y a plus de 5,5 millions de chômeurs en France.

Seul 0,8 % de croissance pour 2014

Face à ce constat d’échec, le ministère du Travail, dans un communiqué, en est réduit à se féliciter que 2013 « soit marquée par un net mouvement d’amélioration », comprendre que la hausse du chômage a été moins forte qu’en 2012 ! De son côté, Pierre Moscovici, le ministre de l’Économie, reste aussi optimiste : « La France va mieux. Il y a maintenant cette amélioration de la situation de l’emploi, une croissance qui repart mais il faut faire plus. » Pourtant, la situation ne devrait pas s’améliorer. Selon les estimations des économistes, la croissance ne devrait pas excéder 0,8 % en 2014. Or, pour créer de l’emploi, le seuil minimum de croissance est de 1,5 %. Alors que la négociation sur l’assurance chômage vient de débuter, laissant planer la menace d’une baisse d’indemnisation des demandeurs d’emploi, l’Unedic table déjà sur une hausse de 63 200 chômeurs en catégorie A.

Ce cercle infernal du chômage est entretenu par le maintien envers et contre tout des politiques d’austérité en Europe, répercutées en France comme ailleurs par des mesures d’économies budgétaires. Dans ce contexte, les solutions proposées par le gouvernement font l’effet d’un cataplasme sur une jambe de bois. Depuis le début de son quinquennat, François Hollande a sorti de son chapeau toute la panoplie des contrats aidés et des allégements de charges. Pour le plus grand bonheur des entreprises. 340 000 emplois aidés ont ainsi été budgétés pour 2014, avec un montant des aides publiques qui peut aller jusqu’à 95 % du Smic brut. 50 000 contrats d’avenir en destination des jeunes éloignés de l’emploi, pour lequel l’employeur perçoit en moyenne 75 % du Smic, sont prévus cette année. De leur côté, les contrats de génération – l’embauche d’un jeune en contrepartie du maintien dans l’emploi d’un senior – plafonnent à 20 000.

S’il constitue un amortisseur en période de crise, ce type d’emplois renforce aussi l’effet d’aubaine, la substitution à de réelles embauches, et débouche très rarement sur un poste pérenne. Autre piste explorée par le gouvernement contre le chômage, la formation prioritaire à l’embauche des chômeurs, soit la satisfaction des besoins non pourvus des entreprises, sans trop se préoccuper des aspirations des inscrits à Pôle emploi. 100 000 formations seraient dispensées.

Mais le volet le plus massif de la politique de l’emploi, ce sont bien les allégements de charges accordés aux patrons. Ainsi, les 20 milliards d’euros du crédit d’impôt compétitivité emploi (Cice) décidés il y a un an par le gouvernement, soi-disant en vue de relancer l’emploi et la compétitivité des entreprises, ont tout l’air d’un coup d’épée dans l’eau. D’après l’Insee, il faudra plutôt compter sur 15 000 créations par semestre, à mille lieues des 100 000 emplois annuels espérés.

Alors que ces dispositifs n’ont pas démontré leur efficacité en 2013, le gouvernement persiste dans la voie des cadeaux fiscaux aux entreprises sans contreparties claires sur l’emploi et mise tout sur son pacte de responsabilité – la suppression des cotisations dans la branche famille pour une valeur de 30 à 35 milliards. Pierre Gattaz, président du Medef, fait miroiter jusqu’à un million d’embauches d’ici à 2020. Hier soir, le premier ministre estimait nécessaire « d’aller beaucoup plus loin, plus vite, plus fort » en mettant en œuvre ce pacte. Mais pour la CGT, ces mauvais chiffres du chômage sont au contraire « la démonstration claire que sans un changement de politique de l’emploi, il n’y aura pas d’amélioration ».

Plus 6 % de chômeurs en 2013  Le chômage a poursuivi sa progression en 2013. Les demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi (catégories A, B, C) augmentent de 6 % sur l’ensemble de l’année 2013, pour atteindre 5 194 100 inscrits. Sur le seul mois de décembre, ils sont 22 000 de plus qu’en novembre (0,5 %). Malgré les contrats d’avenir et les contrats de génération, le chômage continue de frapper les jeunes (+ 0,8 % sur un an) mais surtout les seniors (+ 11,6 %). Idem pour 
les chômeurs de longue durée qui ont progressé de 12,8 %.

Cécile Rousseau

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