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5 février 2014

À Marseille, un front contre l’austérité .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 16 h 03 min

Social-Eco -            À Marseille, un front contre l’austérité . humanite            le 20 Janvier 2014

Précarité

À Marseille, un front contre l’austérité

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Syndicats, associations citoyennes et partis du Front de gauche ont marché ensemble pour une alternative à la politique d’austérité du gouvernement. Une première depuis l’élection de Hollande.

Marseille, envoyé spécial. «Montebourg nous a tués, le gouvernement nous a abandonnés, la justice nous a oubliés ! » Venu manifester ce samedi en tenue de travail, Pierre Page, salarié non syndiqué, se fait porte-parole pour dire la colère des 615 licenciés de LFoundry et de leurs familles. Une colère qui transpire tout au long du lent défilé qui, parti du Vieux-Port, évitant contrairement à l’habitude le siège du patronat local, choisit plus symboliquement encore de se déverser sous les fenêtres du représentant du gouvernement. Jusqu’à la préfecture, la pluie battante ne refroidit pas le ressentiment de ces centaines et centaines de manifestants, exprimé par la banderole de tête clamant : « Licenciements, bas salaires, précarité, austérité : les Bouches-du-Rhône en ont assez ».

Ouverte par les Fralib qui entament, toujours aussi déterminés, la « saison 4 de la lutte » sans que le gouvernement ne cherche à faire respecter par Unilever les décisions de justice, la manifestation s’achève, au cri de « Hollande si tu savais, ta politique où on se la met ! » Un slogan complétant en quelque sorte, après la conférence de presse présidentielle, l’appel à manifester contre l’austérité lancé en décembre dernier par la CGT 13 auquel ont répondu treize organisations progressistes locales, dont les syndicats Solidaires et FSU, les associations Attac et Droits des femmes.

Journée de colère et d’espoir sur la Canebière

Mais aussi, pour une « première » depuis l’élection de François Hollande, les partis du Front de gauche, PCF, PG et Ensemble. La présence effective à la « manif » de Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon donnant une dimension nationale à cette journée de colère et d’espoir sur la Canebière.

Espoir car, au cœur du défilé, entre les salariés des Moulins Maurel (Grande Minoterie de la Méditerranée) qui occupent leur entreprise liquidée et luttent en solitaire pour trouver un repreneur et ceux d’Ascométal, au chômage partiel depuis un mois, marche, trempée jusqu’aux os mais la tête haute, une délégation de la SNCM-CMN. « Ils ont redonné le moral à tous les travailleurs de la région en montrant qu’on pouvait gagner en étant unis et sans abaisser le niveau des revendications », dit-on dans les rangs des militants qui se mouillent dans les luttes actuelles, que ce soit à l’imprimerie presse de Vitrolles ou à la centrale thermique de Gardanne. Les dockers de Toulon qui travaillent pour Corsica Ferries ont d’ailleurs déposé un préavis de grève dans la foulée de la victoire des marins de la SNCM !

Espoir aussi dans un changement politique prochain dans cette Marseille populaire qui aura accouché, ce 18 janvier 2014, d’un front citoyen contre une politique d’austérité qui se prétend « sociale-démocrate ». Pour Béatrice Osadia, une universitaire qui défile dans les rangs du Parti de gauche, les dernières déclarations de François Hollande sonnent plutôt comme « une déclaration de guerre au salariat ». Ce qui fait dire, quelques centaines de mètres plus loin, à Jean-Marc Coppola, chef de file du Front de gauche à Marseille pour les prochaines élections municipales : « Face à un gouvernement qui écoute le Medef et ne nous entend pas, il faudra profiter des élections pour envoyer un signal fort et créer un rapport de forces politique favorable au monde du travail. »

Des travailleurs dont certains, comme Lionel, chômeur longue durée, « ne veulent plus entendre parler du PS » et qui, à l’instar de ce manifestant à casquette américaine, demandent : « Quelle stratégie politique contre la casse de l’emploi made in France ?» «En mettant enfin le cap à gauche », lui répondent ceux qui se sont regroupés derrière la banderole « L’humain d’abord, pas la finance ».

Le tribunal de l’UE rejette  un recours à la SNCM  Saisi par Corsica Ferries, le tribunal de l’UE avait annulé, 
en 2012, une décision de la Commission européenne validant 
des aides accordées par la France à la SNCM en 2002, puis lors de sa privatisation en 2006. Soutenue par l’État français, 
la SNCM, en graves difficultés financières, demandait l’annulation de cette décision. Mercredi dernier, le tribunal a rejeté en bloc cette demande et a proposé à la cour de condamner la Société nationale maritime Corse-Méditerranée et la République française à supporter leurs propres dépenses, ainsi que celles exposées 
par Corsica Ferries France, à parts égales.

Philippe Jérôme

Une réponse à “À Marseille, un front contre l’austérité .”

  1. blogblog dit :

    Pour faire un bon score à Marseille, il faut que les revendications des musulmans soient écoutées.

    http://forumfra.forumactif.org/t478-municipales-de-marseille-gaudin-en-tete

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