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19 avril 2013

l’Huma : Edito par Michel Guilloux .

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Politique -            l'Huma : Edito par Michel Guilloux . humanite           le 19 Avril 2013

 

Edito: Sans doute

Mots clés :                           ump,                            nicolas sarkozy,                            croissance,                            chômage,                            identité nationale,                            fn,                            Retraite ,                            flexibilité,

 

 

Par Michel Guilloux. Comme s’il ne suffisait pas de savoir avec quatre ans d’avance ce que nous sommes censés voter 
à la prochaine élection présidentielle, voilà que les sondeurs en folie « refont 
le match », comme on dit au Café du commerce, du coin ou télévisuel, de l’an passé. Et étonnez-vous du résultat: le candidat socialiste serait au coude-à-coude avec 
la candidate du FN et devancé par celui de l’UMP. 
Ah! Quel dommage que Nicolas Sarkozy n’ait point fait de second mandat. Et comme pour compenser la chose, une autre question indique qu’une forte partie des deux électorats, de la droite extrême et de l’extrême droite, 
est pour des convergences aux prochains scrutins locaux et régionaux. Dans la rue, crâne rasé ou tailleur Chanel, contre le mariage pour tous, dans les urnes demain 
pour « l’identité nationale » et inventer de nouvelles formes de discrimination et de division entre Français, 
tel qu’excellait à le faire celui qui, dans la réalité, 
a été battu voilà onze mois ?

Et pour aujourd’hui ? La même étude d’opinion interroge aussi sur le bilan de l’action gouvernementale et les attentes sociales des Français. Les deux aspects forment une image en miroir des ressorts de la victoire de mai dernier et du désaveu actuel. Retrait des troupes d’Afghanistan, contrat de génération, retour à la retraite à soixante ans pour 
les salariés en carrière longue, emplois d’avenir et création de zones 
de sécurité prioritaire sont plébiscités. À l’inverse, 
et dans la même proportion, l’action en matière de pouvoir d’achat, de lutte contre 
le chômage, de défense 
des retraites et de croissance est sévèrement critiquée. Quand un gouvernement de gauche prend des mesures 
de gauche, il existe une majorité de Français pour 
les soutenir. Quand il emprunte une autre voie, comment la déception, la colère et le ressentiment ne pourraient-ils pas être au rendez-vous, suscitant abstention et remontée mécanique des forces néolibérales « décomplexées » ?

Et que dire d’un chef de gouvernement pour le moins
 décontenancé, hier, par le peu d’appétence des entreprises pour son « crédit d’impôt compétitivité » ? Comment, voilà 20 milliards de cadeaux, en plus des 200 déjà accordés chaque année sans contrôle ni critères sociaux, en niches fiscales, abattements, aides directes 
et indirectes, divers et variés, et ces messieurs 
du Medef et consorts n’en usent pas ? Début d’indigestion ou concentration sur l’essentiel à leurs yeux : la loi mettant en musique l’accord national interprofessionnel du 11 janvier qui va accroître, via une flexibilité férocement accrue, l’abaissement du « coût du travail », l’alpha et l’oméga de l’assurance du taux de profit, donc de la rentabilité et de la rente financière. Comment s’étonner, en plus, que la croissance ne soit pas au rendez-vous ? Et, de surcroît, l’on persiste dans la voie de l’austérité et des coupes dans la dépense publique 
pour « compenser » ces milliards sous-employés.

On comprend que la droite, KO par sa défaite électorale réelle, se jette sur la loi sur le mariage pour tous pour tenter de se distinguer. En un sens, en matière économique et sociale, elle n’aurait pas fait mieux, pire sans doute. Et comme Nicolas Sarkozy assurant, 
en 2007, la fin du chômage à l’issue de son quinquennat, l’on voit Jean-Marc Ayrault vanter ce « modèle allemand » commun à la droite et à la social-démocratie ultra-rhénane, au bilan ravageur en matière de misère et de régression sociale, pour assurer qu’il entend faire aussi bien mais en cinq ans seulement. On n’en doute pas. Et c’est bien là que réside l’essentiel du problème posé au pays et à la gauche.

  • A lire aussi:

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Par Michel Guilloux

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