Dominik27

Un site utilisant unblog.fr

12 mars 2013

Ecole : une refondation de Peillon a minima .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 9 h 29 min

- Ecole : une refondation de Peillon a minima . humanitele 23 Janvier 2013

Education

École: une refondation de Peillon 
a minima

Vincent Peillon a présenté mercredi matin en Conseil des ministres le projet de loi censé « refonder » notre système scolaire. Un texte ambigu où se côtoient bonnes intentions et renoncements. 

C’est sur fond de mobilisation enseignante que Vincent Peillon, le ministre de l’Éducation nationale, a présenté ce matin, en Conseil des ministres, son projet de loi d’orientation et de programmation sur la « refondation » de l’école. Un texte qui incarne une des promesses de campagne de François Hollande, lui qui a fait de la jeunesse sa priorité et promis de créer 60 000 postes dans l’enseignement sur le quinquennat. Mais, à dire vrai, le terme de « refondation » peine à prendre tout son sens au regard des 53 articles et de l’annexe de ce projet qui, loi d’orientation oblige, renvoie beaucoup de décisions cruciales à de futurs décrets ou textes (carte scolaire, lycée…). Au final, s’y côtoient de bonnes intentions, en rupture claire avec l’ère Sarkozy, mais aussi des mesures en parfaite continuité et d’inquiétants renoncements. Décryptage.

 

1. Les vraies ruptures

On est loin des discours de Xavier Darcos sur les enseignants de maternelle et les « couches-culottes »… Alors que 15 % des élèves connaissent des difficultés « sévères » à la fin du CM2, le primaire est bel et bien la priorité de cette refondation. Il bénéficiera des deux tiers (14 000) des nouveaux postes créés durant le quinquennat. Ils serviront principalement à la mise en place du dispositif « plus de maîtres que de classes », qui doit favoriser des pratiques pédagogiques innovantes dans les zones difficiles, et au retour de la scolarisation des moins de trois ans (art. 5), décimée sous Nicolas Sarkozy. Le rôle spécifique de la maternelle est également consolidé (art. 30). Notamment pour stopper la tendance à la « primarisation » de cette école, devenue trop souvent une antichambre de l’élémentaire. Le projet réaffirme également la place du collège unique et supprime les dispositifs de sélection précoce, comme le Dima (apprentissage dès quatorze ans).

L’autre rupture est évidemment la volonté de reconstruire une formation des maîtres, anéantie par la « mastérisation » de Xavier Darcos. Cinq articles y sont consacrés, qui entérinent la suppression des IUFM (art. 43) et créent les écoles supérieures du professorat et de l’éducation (Espe) pour la rentrée 2013. Les Espe auront pour mission d’assurer « la formation initiale de tous les enseignants et personnels d’éducation et de participer à leur formation continue ». Ils assureront « le développement et la promotion de méthodes pédagogiques innovantes » et délivreront un master enseignement, éducation, formation (Meef). Pour le détail de cette formation, il faudra attendre les décrets. Mais déjà, plusieurs points suscitent le mécontentement. Notamment la place du concours en fin de première année de master, le sort réservé aux lauréats pendant leur deuxième année et l’absence dans le projet de prérecrutements, pourtant solution idéale pour remédier au manque de candidats aux concours de profs.

 

2. Les fausses ruptures

Au-delà du flou propre aux lois d’orientation, le projet Peillon fourmille d’ambiguïtés et de mesures en continuité avec la politique scolaire précédente. « On a l’impression que Vincent Peillon a essayé de trouver un mix entre la loi Jospin de 1989, qui replaçait l’enfant au centre, et la loi Fillon qui s’inscrivait dans la logique utilitariste de la stratégie de Lisbonne, résume Gisèle Jean, directrice de l’institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) de Poitiers et membre du groupe Front de gauche de l’éducation. Au final, cela ne va pas assez loin. »

Ainsi, l’idée de socle commun de connaissance et de compétences, très décriée par les enseignants et symbole de l’utilitarisme scolaire, est bien réexaminée. Il devient socle commun de connaissances, de compétences et de culture, il sera réécrit par un Conseil supérieur des programmes, créé de toutes pièces, et ses modalités d’évaluation seront modifiées… Mais il ne disparaît pas.

D’autres termes trahissent ce manque d’ambition. Dès l’article 3, le législateur réaffirme que « le service public de l’éducation est conçu et organisé en fonction des élèves et des étudiants pour favoriser leur réussite scolaire ». Mais pourquoi juste « favoriser » ? Et pourquoi ne pas préciser la réussite de « tous » les élèves, comme l’a souligné la semaine dernière le Conseil économique, social et environnemental dans son avis sur la loi ? Pis, ce même article 3 affirme que le service public de l’éducation « contribue à l’égalité des chances », un vocable que ne renierait pas Luc Chatel. Comme si donner les mêmes « chances » de départ suffisait à dépasser le poids des inégalités sociales dans les destins scolaires… « Nous refusons que notre scolarité soit soumise aux paris. La société dans laquelle nous évoluons est nourrie d’inégalités, l’école ne doit pas les nier mais les corriger », a réagi le MJCF et le réseau école du PCF, dans une interpellation adressée au ministre.

 

3. Les ruptures dangereuses

Articulé avec l’acte III de la décentralisation, le projet Peillon fait, enfin, un sacré accroc à la dimension nationale de l’éducation. À côté du parcours de découverte des métiers, organisé dès la 6e (!), ce sera désormais les régions, en concertation avec les branches professionnelles, qui piloteront pour partie les CIO et la carte des formations professionnelles. Décidant ainsi des ouvertures et fermetures de sections afin de « mieux adapter l’appareil de formation aux besoins des territoires »… L’élève au service du petit patronat ? Pas très réjouissante comme refondation…

  • A lire aussi:

Rythmes scolaires: les appels à repousser la réforme à Paris se multiplient

Vincent Peillon entre deux grèves

Laurent Mouloud

11 mars 2013

LA RETRAITE : Allongement de la durée de cotisation .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 8 h 42 min

Hollande/PS-EELV : Le changement c’est pour quand ?

Parti communiste français

Allongement de la durée de cotisation : « un appel aux vieilles lunes libérales » (PCF)
Au moment même où les manifestants battaient massivement le pavé contre le projet de loi de sécurisation de l’emploi et l’accord CFDT-Medef, le gouvernement donnait le top départ d’une nouvelle réforme des retraites pour 2013.

Malheureusement, rien de positif ne semble sortir de la lettre de mission donnée par le gouvernement à la commission pour l’avenir des retraites installée le 27 février dernier.

Les « différents leviers susceptibles de consolider notre système de retraite par répartition » envisagés par le gouvernement ne changent pas la logique des réformes antérieures, celles-là même qui n’ont pas permis de résorber les fameux déficits de la branche vieillesse.

C’est aux vieilles lunes libérales que le gouvernement compte faire appel en priorité en remettant sur la table l’allongement à 62 ans de la durée de cotisation et la désindexation des pensions des retraités. Une fois de plus, ce sont les retraités qui paieront.

Nous sommes loin des besoins des retraités et loin d’une réponse adaptée aux défis du vieillissement de la population. Le déficit de la branche vieillesse ne s’explique pas par un excès de dépenses mais par un manque à gagner considérable de recettes. Pour assurer un financement pérenne et suffisant au financement des retraites, c’est d’une véritable politique de développement de l’emploi et des salaires dont le pays a besoin.

Le PCF propose de :

-Supprimer des exonérations de cotisations sociales patronales et d’en réorienter les compensations vers un fond public national pour l’emploi et la formation.
-Moduler les cotisations sociales patronales en fonction de la politique d’emploi et de salaire de l’entreprise.
-Créer une cotisation sociale additionnelle sur les revenus financiers des entreprises et des banques.

Blog Nicolas Maury

Amiante : Les ex Amisol dénoncent un déni de justice .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 8 h 30 min

Social-Eco – Amiante : Les ex Amisol dénoncent un déni de justice . humanite le 11 Février 2013

Amiante : Les ex-Amisol dénoncent un déni de justice

La justice a prononcé un non-lieu pour le dernier patron d’Amisol, bagne de l’amiante à Clermont-Ferrand, mis en examen en 1999 pour empoisonnement et homicide involontaire. Une pétition en leur soutien a été lancée.

La décision a écœuré mais pas surpris les militants de la lutte contre l’amiante. Vendredi, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a prononcé un non-lieu dans l’affaire Amisol, manufacture d’amiante de Clermont-Ferrand ouverte en 1909 et fermée en décembre 1974 et théâtre de la première bataille d’ouvrières contre l’amiante.

L’instruction, ouverte en 1997 après les plaintes d’anciennes ouvrières malades de l’amiante, avait débouché en 1999 sur la mise en examen pour « empoisonnement » et « homicide involontaire » d’une seule personne, Claude Chopin, dernier dirigeant de l’entreprise entre juin et décembre 1974. Début 2012, celui-ci a demandé la clôture de la procédure au motif qu’elle aurait « excédé un délai raisonnable », sans qu’aucune charge soit établie contre lui. L’arrêt lui donne raison en estimant qu’il n’a violé aucune obligation de sécurité puisque la première réglementation sur l’amiante date de 1977, qu’il « n’avait pas connaissance du risque » et que « le maintien de l’activité pendant cinq mois n’est pas constitutif d’une faute caractérisée ». Aucune charge n’étant retenue contre lui, l’affaire Amisol est close.

« Cet arrêt est choquant et très inquiétant sur le plan juridique, déplore Me Jean-Paul Teissonnière, l’avocat des victimes. Le fait que Claude Chopin n’ait dirigé Amisol que six mois peut constituer une circonstance atténuante, mais de là à considérer qu’il n’y a pas d’infraction pénale ! Cela signifie que continuer d’exposer des salariés à un risque mortel pendant plusieurs mois n’est pas interdit. Avant 1977, un décret de 1894 obligeait l’employeur à évacuer les poussières des lieux de travail. » « Si le pire des patrons de l’amiante est blanchi, les autres peuvent dormir tranquille, s’emporte Josette Roudaire, ex-salariée d’Amisol et porte-parole du comité antiamiante (Caper) d’Auvergne. Mais ici, cette décision renforce la colère des gens, elle fait rebondir le dossier au lieu de le classer. La vérité est plus forte qu’un tribunal ! » Vendredi, l’Association des victimes de l’amiante (Andeva) a annoncé un pourvoi en cassation et demandé à la justice d’examiner sa demande de récusation de la présidente de la chambre de l’instruction avant le 28 février, date à laquelle celle-ci pourrait annuler les mises en examen dans l’affaire de Condé-sur-Noireau, dont celle de Martine Aubry.

Mise à jour 10 mars. Pour les salariés d’Amisol, le combat continue. Avec notamment un pourvoi en Cassation. Ils appellent à signer une pétition, «en mémoire et en soutien de toutes les victimes d’AMISOL, avec les militantes et militants, ex-ouvrières et ouvriers de cette usine qui, depuis les années 1970, luttent contre l’amiante et pour les droits des victimes ». Pétition AMISOL Honte à la justice française à l’égard des victimes de la pire usine d’amiante !

Fanny Doumayrou

Reconnaitre la légitimité des familles monoparentales .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 8 h 13 min

Société – Reconnaitre la légitimité des familles monoparentales . humanite le 8 Mars 2013

Famille

Jean-François Le Goff « Il est grand temps de reconnaître la légitimité des familles monoparentales »

Jean-François Le Goff est psychiatre et médecin honoraire. Pendant quinze ans, il a animé, à Stains et à La Courneuve, des entretiens thérapeutiques avec ces familles.

Les familles monoparentales sont-elles victimes de discrimination ?

Jean-François Le Goff. Même si, aujourd’hui, les discours politiques ou médiatiques parlent de tolérance, de diversité ou de refus des discriminations, les familles monoparentales restent fortement stigmatisées. Il suffit de remonter 
au temps des émeutes de banlieue de 2005 pour voir comment ces familles ont été accusées d’être l’une des causes de ces désordres sociaux. On décrivait des mères débordées et impuissantes, mais ayant, subtilement, éliminé ou discrédité la « fonction paternelle ». Elles auraient alors laissé leurs enfants, sans repères, aller à la dérive, subir de « mauvaises influences ». Aux enfants, on reproche de ne pas respecter les règles sociales, de refuser l’autorité, d’être trop proches de leur mère, 
de prendre la place du père. Ainsi ces familles sont reléguées en « dernier choix » sur le marché radieux des « nouvelles familles ».

Quelles sont les souffrances inhérentes à ce type de famille ?

Jean-François Le Goff. Les plaintes dans la famille, que ce soient celles de la mère ou celles des enfants, vont dans deux directions : une direction interne, tournée vers les conflits et les contradictions entre le parent et les enfants, une direction externe, traduite par un sentiment profond de rejet social, de ne pas être aimé et de tendre vers l’exclusion. Ces familles présentent le plus souvent des relations conflictuelles fortes et entremêlées dans de multiples directions : conflits avec les institutions sociales, en particulier scolaires ou centres sociaux, conflits avec le ou les autres parents, conflits avec la génération des grands-parents, conflits entre le parent et le ou les enfants. Ces familles sont le plus souvent de petite taille, une mère avec deux, plus rarement trois enfants, du même père ou de pères différents. Beaucoup de ces mères sont en formation, au chômage, en stage, mais aussi elles pouvaient exercer auparavant des professions en voie de précarisation comme infirmières ou professeures des écoles. Toutes ces familles se retrouvent avec des difficultés pour se loger ou obtenir des logements suffisamment grands, obligeant parfois la mère à dormir dans le séjour, la privant d’intimité. Difficulté aussi pour trouver du travail ou devant se contenter 
de revenus faibles, comme l’ont signalé de nombreux rapports. 
Cette cascade de conflits crée 
un chaos plus destructeur 
que constructif et bloque l’accès 
à l’imaginaire familial.

L’image de familles défaillantes est-elle intégrée par les institutions ?

Jean-François Le Goff. De nombreux professionnels des métiers d’aide ont tendance à considérer les familles monoparentales comme des familles incomplètes, souvent difficiles à suivre et candidates 
à des « défauts de la parentalité » que seule la réintroduction urgente du « père », sous n’importe quelle forme que ce soit, pourrait corriger. Socialement, elles sont considérées comme des « familles en difficulté », de « mauvaises familles ». Toutes ces catégories sont toujours conceptualisées à partir du modèle de la famille des années cinquante. Elle reste, malgré ses multiples mutations, comme un idéal nostalgique, un âge d’or de la famille coïncidant avec les Trente Glorieuses économiques.

Pour vous, le discours du manque d’autorité n’est donc pas valable ?

Jean-François le Goff. La sémantique de l’autorité consiste à introduire dans le système familial le code binaire « autorité versus laxisme » et d’expliquer et d’interpréter, à travers lui, toutes les difficultés de la vie quotidienne et ses contradictions. Il n’y a plus aucune place pour d’autres hypothèses, en particulier celles basées sur le soin, le désir et la solidarité. En réduisant la complexité du fonctionnement de la vie familiale, la sémantique 
de l’autorité réduit les relations entre parent et enfant à des rapports de forces épuisants et les éloigne de la construction en commun d’un imaginaire familial.

Quelles sont les solutions ?

Jean-François Le Goff. Commencer par reconnaître la famille monoparentale comme une famille en tant que telle et non une famille « mutilée » ou « déficitaire ». 
Leur stigmatisation entraîne 
une profonde stagnation de l’imaginaire familial, une impossibilité de le construire et de s’appuyer dessus. La situation nécessite la création d’un nouvel imaginaire, où l’idéal de la famille conjugale nucléaire ne devra plus dominer. La création de 
cet imaginaire familial permet 
de retrouver les possibilités d’évolution centrées sur l’autonomie, la créativité et la solidarité.

Entretien réalisé par 
Ixchel Delaporte

10 mars 2013

ANI : Comment licencier sans avoir à se justifier.

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 9 h 36 min

ANI : Comment licencier sans avoir à se justifier…

klennex.jpgL’ANI, Accord National Interprofessionnel signé par la CFDT et le MEDEF et approuvé par le gouvernement est un recul social indéniable, il ne permettra pas de créer un seul emploi, bien au contraire. Il contient en outre des « perles » peu connues. Il va autoriser ainsi le licenciement kleenex pour tous les salariés des entreprises de plus de 300 personnes. Il suffira qu’une entreprise bien portante, par exemple La Poste ou Carrefour propose à un salarié une mutation à 300 kilomètres de chez lui et qu’il la refuse pour être considéré comme démissionnaire.

Elle n’est pas belle la vie pour les patrons ?

L’ANALYSE

L’article 10 de l’avant-projet de loi n’est pas l’un des plus commentés mais très certainement l’un des plus dangereux et choquants.

Il rajoute à la section du Code du travail consacrée aux accords dits de GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences) un dispositif intitulé « Mobilité interne ».

Il s’agit d’imposer, dans les entreprises d’au moins 300 salariés, une négociation triennale sur la mobilité interne, professionnelle ou géographique, et de permettre ainsi à l’employeur, sur la base de cet accord collectif, de muter tel ou tel salarié sur tel ou tel poste et dans telle ou telle région avec pour seule limite son niveau de rémunération et sa classification qui doivent être respectés.

Cette mobilité peut donc entraîner une modification du contrat de travail. Actuellement, elle ne peut intervenir sans le consentement du salarié et, en cas de refus de ce dernier, le licenciement qui s’en suit est considéré comme économique, ce qui oblige l’employeur à se justifier devant le juge sur le motif économique de la modification.

Avec le nouveau dispositif, le licenciement d’un salarié ayant refusé la mobilité sera soumis au droit des licenciements pour motif personnel. En d’autres termes, le motif du licenciement sera… le refus du salarié.

Exit, donc, la nécessité pour l’employeur de se justifier. Exit aussi près de trente ans de jurisprudence qui protégeaient le contrat de travail contre ce type de modification.

Et à la différence des « accords de maintien de l’emploi », ce type d’accord collectif n’a pas à être majoritaire. Et, encore à la différence des « accords de maintien de l’emploi », ces accords de mobilité ne concernent pas les entreprises en difficulté économique.

Ou comment l’on est passé d’une promesse du candidat normal de légiférer sur les licenciements boursiers à un dispositif qui permet à des entreprises en parfaite santé de licencier sans même avoir à invoquer un motif économique.

Hervé Tourniquet, … avocat.

Blog  PCF Evry

9 mars 2013

L’origine communiste de la Journée internationale des femmes .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 22 h 44 min

La création d’une « Journée des femmes » a été proposée pour la première fois en 1910, lors de la conférence internationale des femmes socialistes, par la communiste Clara Zetkin, et s’inscrivait dans une perspective révolutionnaire

Clara Zetkin (à gauche) et Rosa Luxemburg

Clara Zetkin (à gauche) et Rosa Luxemburg
La date n’est tout d’abord pas fixée, et ce n’est qu’à partir de 1917, avec la grève des ouvrières de Saint Pétersbourg, et l’impulsion de Lénine en 1921, que la tradition du 8 mars se met en place. Après 1945, la Journée internationale des femmes devient une tradition dans le monde entier.

C’est la journaliste allemande Clara Zetkin qui a lancé l’idée d’une Journée des femmes

Directrice de la célèbre revue Die Gleichheit (L’égalité), qu’elle a fondé en 1890, Clara Zetkin (1857-1933) organise les conférences internationales des femmes socialistes de Stuttgart (1907) et de Copenhague (1910) où elle impose son point de vue et est élue secrétaire.

C’est à Copenhague, en 1910, lors de la seconde conférence internationale des femmes socialistes, qu’elle propose d’organiser une « Journée des femmes » en vue de servir à la propagande pour le vote féminin. La conférence réunit une centaine de militantes, venues de 17 pays. Elles adoptent aussitôt cette proposition, inspirée des manifestations d’ouvrières qui se sont déroulées aux Etats-Unis en 1908 et en 1909. Le 8 mars 1914, les femmes réclament le droit de vote en Allemagne. Elles l’obtiennent le 12 novembre 1918.

Clara Zetkin est emprisonnée en 1915 en raison de ses convictions pacifistes. En 1916, elle joue, avec Rosa Luxemburg, un rôle essentiel dans la création du parti communiste allemand. En 1920, élue au Reichstag, Clara Zetkin assiste à la montée du nazisme en Allemagne. Le 30 août 1932, à 75 ans, elle est chargée, en sa qualité de doyenne du Reichstag, de prononcer le discours d’inauguration du Parlement où dominent les chemises brunes. Elle lance un vibrant appel à lutter contre le nazisme. Ce sera sa dernière manifestation publique. En exil à Moscou, elle meurt le 20 juin 1933.

Ses convictions lui ont survécu. Elle a défendu une conception du couple au sein duquel les partenaires sont égaux en droits. Elle était favorable au divorce par consentement mutuel et pensait que les garçons, comme les filles, doivent prendre part aux soins du ménage. Mère de deux garçons, elle a vécu elle-même en union libre.

L’origine communiste de la Journée internationale des femmes
C’est Lénine qui décrète le 8 mars journée internationale des femmes

Le 8 mars 1921, Lénine institue la Journée internationale des femmes, dont il fixe la date en souvenir des ouvrières de St-Pétersbourg.

Le 23 février 1917 (du calendrier Grégorien, cette date correspondant au 8 mars dans notre calendrier Julien), à Petrograd (Saint Pétersbourg), la capitale russe de l’époque, les femmes manifestent pour réclamer du pain et le retour de leurs maris partis au front, la paix et… la République ! Les difficultés d’approvisionnement liées au froid poussent un grand nombre d’ouvriers des usines Poutilov, les plus importantes de la ville, à faire grève et à se joindre au défilé. Cette manifestation pacifique marque le début de la fin du règne du tsar Nicolas II, empêtré dans les difficultés de la Grande Guerre (1914-18) qu’il a contribué à provoquer trois ans plus tôt. Du textile, la grève s’étend rapidement et spontanément à l’ensemble du prolétariat de Pétrograd. Au cri « du pain », s’ajoutent vite ceux de « paix immédiate », « à bas l’autocratie » et « à bas le tsar ». En quelques jours, la grève de masse (200 000 personnes dans les rues) se transforme en insurrection, avec le passage de la garnison à la révolution. Dans la capitale russe, les manifestations se succèdent et s’amplifient pour aboutir en cinq jours à la chute de l’empire.

Lénine donne dans la Pravda du 8 mars 1921 les explications suivantes :

La Journée internationale des ouvrières

Un des traits essentiels du bolchévisme et de la Révolution russe a été d’attirer à la politique ceux qui étaient le plus opprimés sous le capitalisme. Dans les monarchies et les républiques démocratiques bourgeoises, la majorité de la population est opprimée, trompée, pillée par les capitalistes. Cette oppression, cette tromperie, ce pillage du travail populaire sont inévitables tant que subsiste la propriété du sol, des fabriques, des usines.

L’essence du bolchévisme, du pouvoir des Soviets, consiste en ce qu’il dévoile le mensonge et l’hypocrisie de la démocratie bourgeoise, abolit la propriété privée de la terre et des usines et réunit tout le pouvoir entre les mains des masses travailleuses et exploitées. Ce sont ces masses elles-mêmes qui prennent en mains la politique, c’est-à-dire l’édification de la société nouvelle. L’oeuvre est difficile, mais il n’est pas d’autre issue à l’esclavage du salariat.

Pour entraîner les masses dans la politique, il faut y entraîner les femmes. Car, sous le régime capitaliste, la moitié du genre humain est doublement opprimée. L’ouvrière et la paysanne sont opprimées par le capital ; en outre, même dans les plus démocratiques des républiques bourgeoises, elles restent devant la loi des êtres inférieurs à l’homme ; elles sont de véritables « esclaves domestiques », car c’est à elles qu’incombe le travail mesquin, ingrat, dur, abrutissant de la cuisine et du ménage.

La révolution bolchévique a coupé les racines de l’oppression et de l’inégalité de la femme, ce que n’avait encore osé faire aucun parti, aucune révolution. De l’inégalité de la femme devant la loi, il ne reste pas trace chez nous. L’inégalité odieuse dans le mariage, le droit familial, la question des enfants a été totalement abolie par le pouvoir de Soviets.

Ce n’est là qu’un premier pas vers l’émancipation de la femme. Mais pas une seule République bourgeoise, même parmi les plus démocratiques, n’a osé le faire, et cela de crainte d’attenter au principe sacro-saint de la propriété individuelle.

Le second, (le plus important) a été la suppression de la propriété privée sur la terre et les usines. Voilà ce qui ouvre la voie à l’émancipation effective et intégrale de la femme et à son affranchissement de « l’esclavage domestique » par la substitution de la grande économie collective à l’économie domestique individuelle.

Cette émancipation est chose difficile, car il s’agit de transformer des coutumes, des mœurs enracinées depuis des siècles. Mais nous avons déjà un début, le branle est donné et nous sommes engagés dans la vole nouvelle.

Aujourd’hui, journée internationale des ouvrières, dans tous les pays du monde d’innombrables réunions d’ouvrières voteront des adresses de félicitation à la Russie des Soviets, qui a inauguré l’œuvre difficile, mais grande et féconde, de leur libération ; les leaders du mouvement féminin exhorteront à ne pas perdre courage devant la sauvage réaction bourgeoise. Plus un pays bourgeois est « libre » ou « démocratique », plus les capitalistes répriment avec cruauté le mouvement ouvrier. Nous en avons un exemple dans la République démocratique des Etats-Unis. Mais les travailleurs se réveillent. La guerre impérialiste a tiré de leur torpeur les masses laborieuses d’Amérique, d’Europe et même d’Asie.

Le monde entier est en effervescence. La libération des peuples du joug de l’impérialisme, la libération des ouvriers et des ouvrières du joug du capital progresse irrésistiblement. Elle s’accomplit, grâce à la poussée de dizaines et de centaines de millions d’ouvriers et d’ouvrières, de paysans et de paysannes. C’est pourquoi la cause de l’émancipation du travail triomphera dans le monde entier.

En 1977, les Nations Unies officialisent la « Journée Internationale des Femmes ».

http://www.lescommunistes.org/spip.php?article402

Blog Nicolas Maury

Funnérailles de Chavez .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 22 h 13 min

Funérailles de Chavez : « Il a ressuscité l’identité du Venezuela et redonné la vie aux pauvres »

Caracas, envoyée spéciale. Le Venezuela a deux « Libertadores ». Simon Bolivar, le leader de l’indépendance, et désormais le président, Hugo Chavez, dont les funérailles officielles se sont déroulées, vendredi, dans la chapelle ardente de l’Académie Miltaire, à Caracas. Aux abords, de longues files d’attentes se sont formées depuis mercredi. Le petit peuple vénézuélien est là, en masse, pour se recueillir devant la dépouille du Comandante.

Jeudi, ils n’étaient pas moins de deux millions à espérer voir une ultime fois celui qui a dirigé le pays quatorze années durant. Dans la foule : Maribel Plazola. Cette salariée de l’Etat de Miranda attend son tour, patiemment, depuis vint-quatre heures sous un soleil écrasant. Car, il était impensable pour elle de ne pas rendre hommage à « son » président. « Il a ressuscité l’identité du Venezuela et redonné la vie aux pauvres», déclare-t-elle. Face à ce débordement humain, les autorités n’ont pas eu d’autres choix que de prolonger le deuil national de sept jours. Sauf à provoquer une émeute. « Pour nous, c’est un héros, soutient Maribel. Il est mort mais ces idées seront toujours dans nos cœurs. Il doit reposer dans un espace digne, au Panthéon, aux côtés des restes de Simon Bolivar».

La cérémonie officielle n’a pas trahi cette revendication qui s’exprime avec force dans la rue. « Alerte, alerte, l’épée de Bolivar parcourt toute l’Amérique Latine ». Le traditionnel slogan est lancé par l’assistance au sein même de la chapelle ardente où se trouve la famille, les membres du gouvernement, les 54 représentants de gouvernements dont 32 chefs d’Etat, et les délégations étrangères (1). « Chavez au Panthéon, aux côtés de Simon », ont-ils encore crié. Les funérailles furent atypiques à l’image du parcours du leader de la révolution bolivarienne et chantre du socialisme du 21ème siècle. Les gardes d’honneur des chefs d’Etats et de gouvernements ont bien eu lieu. Mais le syncrétisme a guidé le cérémonial : hommage aux enfants du Venezuela avec la participation de personnalités du monde de la culture et du sport, chants des Llanos qui ont vu naître Hugo Chavez en 1954… Le révérend états-unienne, Jesse Jackson s’est adressé au public avec des mots de réconforts, et de partage, convaincu, a-t-il déclaré, « que la transition ordonnée va contribuer à construire une grande nation ».

La transition semblait sur les rails. Devant le cercueil, le vice-président Nicolas Maduro, et candidat désigné pour les prochaines élections anticipées, a pris la parole, visiblement ému. « Nous avons rompu avec la malédiction de la trahison de la patrie », a-t-il lancé d’une voix chevrotante, en référence à ceux qui ont trahi, il y a deux siècles, le projet bolivarien des pères fondateurs la nation. « Nous romprons avec la malédiction de l’échec et de la régression », a-t-il assuré avant que l’assistance lance le cri final : « Chavez vit, la lutte continue ». Nicolas Maduro devait être officiellement investi président intérimaire par l’assemblée nationale. L’acte était prévu dans l’enceinte même du Fort Tiuna.

Mais plutôt discrète jusqu’à présent, l’opposition a contre-attaqué un peu plus tard. Son principal dirigeant, le gouverneur Henrique Capriles, a affirmé que l’investiture prévue dans la soirée du vice-président Nicolas Maduro comme président par intérim jusqu’aux prochaines élections était « une fraude constitutionnelle », puisque  »personne n’a élu (Nicolas Maduro) président ». La pré-campagne est lancée.

Le Parti de la gauche européenne à Caracas. Etaient, entre autres, présents: Willy Meyer et Ines Zuber, eurodéputés de la Gauche unitaire européenne, vert nordique, les vice-présidents du Parti de la Gauche européenne (PGE), Maïte Mola, et Alexis Tsipras, respectivement du Parti Communiste d’Espagne et de Syriza (Grève) qui représentaient Pierre Laurent, président du PGE et secrétaire national du PCF, Albano Nunes du Parti communiste portugais…

  • A lire aussi:

Des millions de Vénézuéliens rendent un dernier hommage à Hugo Chavez
 Le « dictateur » est mort mais il chante encore
Hugo Chavez, un phare s’est éteint

Cathy Ceïbe

Goodyear : Marie George Buffet / RMC

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 8 h 34 min

Goodyear :  » il faut comprendre aussi que ces hommes, ces femmes sont exaspérés »

La députée PCF de Seine-Saint-Denis, Marie-George Buffet est revenue au micro de RMC sur la confrontation tendue entre des salariés de Goodyear Amiens et les forces de l’ordre qui les empêchaient d’approcher du siège du groupe. Si elle ne cautionne pas la violence, elle a appelé à comprendre l’exaspération des travailleurs qui se battent pour sauver leur emploi et l’industrie française. (vidéo)

« Il faut comprendre qu’au bout d’un moment, lorsqu’on sait que son entreprise va fermer, qu’on va perdre son emploi, dans une région qui est sinistrée, et bien parfois, les nerfs craquent. Et bien moi je vais condamner les salariés. (…) D’autant plus avec la loi d’amnistie qu’on a fait voter au Sénat et qui arrive à l’Assemblée. Ces salariés qui se sont battu pour défendre leur emploi et l’industrie de notre pays, qu’on les traine devant les tribunaux, c’est une injustice.

Quand Bourdin l’accuse de cautionner les travailleurs qui cassent leur outil de travail, la députée PCF s’emporte. « Citez moi un seul conflit où les salariés on cassé leur outil de travail ? Bien au contraire, ils le protègent leur outil de travail. Parce que c’est leur gagne-pain, parce que c’est leur fierté. Prenez l’usine de PSA Aulnay, depuis 3 ans qu’ils sont en conflit, les chaines de production marches, sont entretenues et sont capables de produire la C3 jour après jour. »

« Bien sûr, il faut condamner la violence, mais il faut comprendre aussi que ces hommes, ces femmes sont exaspérés », a poursuivi l’ancienne ministre de la Jeunesse et des Sports, disant « espérer » que la proposition de loi communiste d’ »amnistie sociale », adoptée le 26 février au Sénat, allait « arriver à l’Assemblée nationale ». « Je suis désolée » que cette loi « ne fasse pas plaisir à M. Valls, mais il faut savoir pourquoi on a mis la gauche au pouvoir », a-t-elle ironisé, répondant au ministre de l’Intérieur qui s’était dit lundi « sceptique » sur le principe de l’amnistie, lui préférant le « dialogue social qui permet de lutter contre les dérives et pour l’emploi ».

Le projet de fermeture de l’usine Goodyear d’Amiens-Nord menace directement 1173 emplois. Il se tenait au siège du groupe un nouveau comité central d’entreprise (CCE) sur le projet de fermeture du site, des salariés y étaient venus manifester. Un large déploiement de forces de l’ordre les a empêchés d’approcher du siège.

8 mars 2013

Journalistes / syndicalistes : un mépris de classe ?

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 22 h 24 min

échanges

Journalistes / syndicalistes : un mépris de classe ?

Mots clés : goodyear, libres-échanges,

Par Romain Geoffroy, 22 ans, Strasbourg, jeune correspondant. « Avec moi aujourd’hui, trois stars du syndicalisme de combat », le 5 février dernier, Jean-Pierre Elkabbach reçoit sur Europe 1, trois syndicalistes : Jean-Pierre Mercier (CGT Aulnay PSA), Mickael Wamen (CGT Goodyear Amiens Nord), Edouard Martin (CFDT ArcelorMittal. Décryptage.

 Jean-Pierre Mercier vante l’ampleur de la mobilisation à Aulnay, « grâce à nous ce sont zéro voitures qui sortent depuis trois semaines ». Le « matinalier » d’Europe 1 s’insurge alors : « Et vous en êtes fiers ? » L’expression reflète bien le ton paternaliste que prendra Elkabbach tout au long de l’interview. Il faut dire qu’il est plus habitué aux bancs d’HEC, qu’il fréquente lors de l’université du Medef, qu’aux barricades dans les usines en grève. Dans Les Nouveaux Chiens de Garde, documentaire de Yannick Kergoat et Gilles Balbastre récemment nommé aux César, Michel Naudy (ancien rédacteur en chef chargé de missions à France 3) remarquait : « Les ouvriers sont une réserve d’indiens pour les journalistes. Ils ne viennent pas de ces milieux, ne les connaissent pas. Ils n’en connaissent pas les codes, les conditions de vie, la culture, les traditions. Dès qu’ils rompent avec le consensus mou de la démocratie molle, ils rompent avec la règle du jeu. »

 
Mercier : « Montebourg fait cause commune avec… par Europe1fr

Un traitement médiatique inégal

Comment réagirait un patron traité comme ces syndicalistes ? Philippe Varin (PSA), Henry Dumortier (Goodyear France) et Lakshmi Mittal (ArcelorMittal) bénéficient, comme tous les « grands », de l’aide d’une équipe de communicants. Chaque intervention est préparée, le ton est mesuré. Ils sont d’ailleurs bien plus habitués aux projecteurs que des ouvriers, invités uniquement lors des grandes crises industrielles.

Des salariés de PSA Aulnay occupent le siège de l’UIMM à Paris .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 21 h 49 min

Des salariés de PSA Aulnay occupent le siège de l'UIMM à Paris . Paris

Vendredi 8 Mars 2013

Plus d’une centaine de salariés de PSA Aulnay occupaient vendredi matin les locaux de l’UIMM, le patronat de la métallurgie, à Paris, pour protester contre la fermeture programmée de leur usine

Des salariés de PSA-Aulnay occupent le siège de l’UIMM à Paris
«Nous sommes entrés à l’intérieur et nous n’en sortirons pas tant que nos revendications n’auront pas été entendues, à savoir un CDI pour tous et une pré-retraite à 55 ans», a expliqué le leader CGT de l’usine, Jean-Pierre Mercier.

«On est là pour protester contre les licenciements, contre le refus de PSA de négocier et contre le refus du gouvernement de nommer un médiateur», a-t-il ajouté.

Les ouvriers de PSA-Aulnay, en grève depuis huit semaines, multiplient les actions spectaculaires pour protester contre la fermeture de l’usine qui emploie 2.800 personnes, prévue en 2014.

Mercredi, une partie d’entre eux, avec à leur tête Jean-Pierre Mercier, s’étaient invités au ministère du Travail pour réclamer la nomination d’un médiateur, récusant ainsi le rôle de conciliateur joué par Marc Leray, directeur départemental du travail de Seine Saint Denis.

Deux jours plus tard, c’est munis d’une banderole proclamant «Non à la fermeture de PSA Aulnay» que les manifestants, répondant à l’appel de la CGT, SUD et la CFDT d’Aulnay, sont arrivés au siège de l’UIMM. Ils l’ont placardée à l’entrée du bâtiment.

«On est des ouvriers, pas des casseurs, les casseurs c’est les patrons», scandaient-ils dans le hall flambant neuf du siège du patronat de la métallurgie, présidé par Frédéric Saint-Geours, qui est aussi le numéro 3 de PSA.

«Que des organisations syndicales aient validé l’accord sur Aulnay qui est rejeté par la base ne rend pas cet accord meilleur aux yeux des salariés qui vont être au chômage», a déclaré M. Mercier.

«Les patrons et le gouvernement doivent prendre au sérieux la situation d’Aulnay. Nous sommes déterminés. Nous voulons la garantie de l’emploi», a expliqué un salarié de l’usine de Seine-Saint-Denis, Mohammed Diyer.

L’usine d’Aulnay-sous-Bois, vouée à la fermeture l’année prochaine dans le cadre d’un vaste plan de restructuration annoncé en juillet 2012, est paralysée depuis le 16 janvier par une grève à l’appel de la CGT à laquelle se sont joints la CFDT et le syndicat SUD du site.

Blog Nicolas Maury
1...34567
 

Theveste FLE |
Lapmsaideauxparentsenmilieu... |
Arrondaz1 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Amipostemardi
| Young Up
| Comiteparentselevesjasseron