Dominik27

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13 mars 2013

Quand les salariés fabriquent leur avenir .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 19 h 02 min

Social-Eco – Quand les salariés fabriquent leur avenir . humanite le 12 Mars 2013

50ème congrès de la CGT

Quand les salariés fabriquent leur avenir

Des idées à revendre

50ème congrès de la CGT. Depuis 2008 et le début de la crise, un nouveau processus de désindustrialisation s’est enclenché. Les directions des multinationales se sont engouffrées dans la brèche et n’hésitent pas à restructurer, à fermer des usines afin de ne pas décevoir leurs actionnaires. En réponse, les organisations syndicales proposent, pour mieux s’opposer aux choix qui les condamnent, des projets alternatifs innovants. 

Il y a tout juste un an, la CGT de Renault Sandouville présentait son projet de déconstruction automobile. Un projet visant à pallier la chute d’activité du secteur automobile en recyclant ou en réutilisant les matières premières laissées sur les carcasses des véhicules. Un projet valorisé par les élus de la région Normandie mais laissé lettre morte par la direction du constructeur français, celle-ci préférant poursuivre sa logique en imposant un accord compétitivité pour réduire les coûts sur le dos des salariés. Ce genre de situation, de plus en plus observée depuis le début de la crise, en 2008, a poussé les ouvriers et les syndicats de l’industrie à trouver des réponses originales face au processus de délocalisation initiée par le patronat, et les projets sont nombreux.

Les pionniers en la matière ont été les ouvriers de la SBFM, une fonderie située à Caudan, dans le Morbihan. Dans le giron de Renault depuis 1964, puis de Teski Fiat, avant d’être rachetée par le groupe Zen en 2006, la fonderie est mise en redressement judiciaire en 2008. Une longue lutte syndicale commence et aboutit, dès juin 2009, au réinvestissement de Renault dans l’usine. Pendant de longs mois, syndicats et ouvriers tentent de démontrer la viabilité de leur fonderie et finissent par se faire entendre des pouvoirs publics. Bientôt la victoire sociale se transforme en victoire économique grâce aux revendications des syndicats et des ouvriers qui exigent la modernisation de leur usine pour la rendre pérenne. Résultat : les pouvoirs publics et la direction de Renault s’engagent sur un plan d’investissement de 86 millions d’euros jusqu’en 2016 pour créer une nouvelle ligne de production et améliorer les conditions de travail et de sécurité. L’État et les collectivités injecteront 36 millions d’euros pour la remise en état des bâtiments.

helio

« Cette idée de Scop, c’est devenu la seule solution »

Autre exemple de projets alternatifs : les reprises sous statut de société coopérative et participative (Scop). C’est ce que proposent aujourd’hui les syndicats et les ouvriers de Goodyear poussés par le manque de repreneurs, le mutisme du gouvernement et l’impossibilité de négocier avec la direction. Cela permettrait non seulement aux employés du site d’Amiens-Nord de préserver les 817 emplois menacés mais aussi un certain savoir-faire. Dans d’autres secteurs, ce type de reprise a déjà fait ses preuves. C’est le cas de l’imprimerie Hélio Corbeil, dans la région parisienne. Depuis le 6 février 2012, l’entreprise s’est en effet constituée en Scop et a pu continuer sa production. « Un petit miracle quand on voit la saignée subie par la boîte dans les années 2000 », rappelle Bruno Arasa, ancien délégué syndical CGT devenu PDG d’Hélio Corbeil. Entre 2001 et 2006, quelque 460 emplois sont sacrifiés sur les 600 que compte l’entreprise. En février 2011, c’est le redressement judiciaire, les ouvriers ont trois mois pour apporter une solution sous peine de liquidation définitive. « C’est là que l’idée de la Scop a rejailli, se souvient le nouveau PDG d’Hélio, en fait, depuis quelques années, un camarade de la CGT avait tenté de nous éveiller à cette idée de Scop sans que personne s’y intéresse et, au final, c’est devenu la seule solution. » L’ancien délégué syndical et quelques autres ouvriers décident de déposer leur dossier à l’Union régionale des Scop (Urscop). « C’était un pas énorme pour beaucoup d’entre nous. Nous passions d’une force syndicale de défense des droits des travailleurs à une force de proposition. Voyant que le tribunal et les pouvoirs publics s’intéressent au projet, on s’engouffre dans la brèche. » La réalité des chiffres est cependant froide et sans concession : les ouvriers d’Hélio doivent réunir 1,8 million d’euros pour continuer leur activité. Il faut donc faire des sacrifices. Sur les 120 salariés restant de l’entreprise, 80 acceptent d’investir à terme trois mois de salaire ainsi que leur prime de licenciement, soit 5 000 euros par personne. C’est suffisant pour faire avancer le projet et la région leur accorde bientôt une avance remboursable de 150 000 euros, et le Crédit coopératif, 700 000 euros. Les 300 000 euros manquants, c’est Dassault qui les leur avancera sous forme de prêt remboursable. « Aujourd’hui, on a embauché 13 ouvriers supplémentaires, avec les mêmes conditions et ça fonctionne », se réjouit Bruno Arasa. Les statuts de la nouvelle Scop sont clairs. Chaque année, un conseil d’administration se réunit pour élire ou réélire un PDG. « Le plus bas salaire (environ 1 800 euros net mensuel) est deux fois et demie inférieur au plus haut, c’est-à-dire le mien », précise-t-il. Mais pour celui qui est passé de l’autre côté du miroir, le plus dur reste à venir. « Je découvre de nouveaux problèmes. Ceux d’un patron, d’un gestionnaire, confie Bruno Arasa, en vérité nous sommes encore et toujours dans le cadre des règles du jeu capitaliste, avec des réflexes de hiérarchie très ancrés. Bien sûr, de nombreuses barrières psychologiques sont tombées. Mais, aujourd’hui, une question se pose : comment un syndicat, force de résistance classique, force de propositions nouvelles, peut-il devenir – quand des ouvriers se sont constitués en Scop – une force d’action anticapitaliste réelle au sein de l’entreprise ? »

Pour développer leur projet de scop, il faudrait obliger Mittal à céder

Pour d’autres sites industriels, les projets alternatifs peuvent voir le jour, y compris après leur fermeture comme à l’aciérie de Gandrange. Depuis la fermeture du site, en 2008, condamnant 575 emplois, la CGT et les 350 rescapés ne baissent pas les bras. Deux ans plus tard, ils ont dans l’idée de construire une aciérie électrique sur le site afin de mettre fin à l’approvisionnement grande distance actuel (Duisbourg, Varsovie, Hambourg) – très coûteux et anti-écologique. Cette aciérie électrique consommerait huit fois moins d’électricité et rejetterait quatre fois moins de CO2 qu’un haut-fourneau. Un investissement de 120 millions d’euros amortis « sur vingt-cinq ou trente ans » est nécessaire. Pas grand-chose finalement au regard des 30 millions d’euros que s’apprête à toucher Mittal au titre du crédit impôt recherche pour la seule année 2013. Cette somme permettrait en outre, selon le cabinet d’expertise C3E avec lequel le syndicat a travaillé, de créer entre 200 et 250 emplois, en plus d’assurer la pérennité des 350 emplois restant au laminoir. Le projet a déjà reçu le soutien des élus locaux et « même la direction du groupe Mittal dit que “c’est un beau projet” », explique Jacky Mascelli, secrétaire de la CGT à Gandrange. Mais pour développer leur projet, il faudrait obliger Mittal à céder.

Hollande : «  On ne touche pas à la politique monétaire. Il ne faut pas déplaire aux marchés financiers » !

Dans les secteurs stratégiques, les ouvriers semblent aussi plus patriotes que le gouvernement lui-même, comme le prouve le projet co-imaginé par le syndicat CGT de l’usine de fabrication d’aluminium de Rio Tinto, de Saint-Jean-de-Maurienne, avec leurs camarades d’EDF Savoie. La genèse de cette histoire remonte à 2005, lorsque la CGT de Rio Tinto (ex-Pechiney puis Alcan), aux manettes depuis 2008, commence à tirer la sonnette d’alarme. Depuis la privatisation, plusieurs propriétaires privés ont continué à bénéficier de « paquets énergie » datant de la nationalisation du groupe, au début des années 1980, c’est-à-dire d’une tarification de l’électricité à moindre coût. « Le problème, c’est que ces paquets énergie ont une limite en temps et en volume », explique Yannick Bacaria, de la CGT Rio Tinto. D’après les calculs, l’usine est menacée de fermeture dès 2014. « La direction n’est pas prête à investir les 80 millions d’euros nécessaires à la pérennité du site ! » Cet argent qui pourrait notamment servir à l’installation de cuves de nouvelle génération permettrait une amélioration de la production d’aluminium et une baisse de 20 % de la consommation d’électricité. Partant de ce constat, les syndicats CGT de Rio Tinto et d’EDF Savoie, désireux, pour ces derniers, de développer les barrages hydrauliques dans la région, se sont découvert des intérêts convergents. « Au départ, les discussions se passaient autour d’un verre, mais nous avons très vite senti le besoin de concrétiser le projet sur papier », explique Laurent Heredia, de la CGT EDF Savoie. « L’idée, c’est de co-investir entre EDF et le site de Saint-Jean-de-Maurienne dans un barrage électrique sur le site du Clou. Le projet avait été abandonné il y a trente ans », rappelle l’agent EDF. Pour financer cette opération, dont le coût pourrait s’élever à 2 milliards d’euros, les syndicats appellent de leurs vœux la nationalisation du site de Saint-Jean-de-Maurienne, « afin que ce projet porté par deux entités publiques soit financé par la Banque publique d’investissement et la Caisse des dépôts et consignations ». L’intérêt pour EDF serait de ne pas – ou peu – avoir à investir, tandis que l’usine d’aluminium aurait en retour d’investissement un tarif de l’électricité de nouveau compétitif. Aujourd’hui, le gouvernement ne semble pas fermé à cette solution.

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Dans les institutions publiques aussi, les projets alternatifs sont un moteur très important pour la mobilisation des salariés. Au sein de la Banque de France, les employés ont des idées à revendre. « Tous nos agents sont conscients que jamais nous n’avons fabriqué autant de billets, jamais nous avons eu à traiter autant de dossiers de surendettement, jamais les entreprises n’ont autant fait appel à la Banque de France pour obtenir un crédit, et jamais les banques n’ont eu autant besoin d’être sous surveillance », rappelle Denis Durant, délégué syndical de la CGT à la Banque de France. « Mais la mobilisation n’aurait jamais eu cette ampleur si nous n’avions pas montré aux salariés qu’il y avait une autre alternative à la suppression de 2 500 postes et au regroupement d’antennes sur le territoire », affirme le syndicaliste. Ce projet a mûri durant vingt-cinq ans, explique la CGT. Rappelant au passage qu’il y a également une « tradition » à défendre ces missions de service public depuis les années 1990 par l’ensemble des organisations syndicales. « Nous savions qu’il y avait dans les tuyaux un vaste plan de restructurations avec des suppressions d’emplois et des externalisations. Nous nous sommes donc organisés, afin de créer le meilleur rapport de forces et de démontrer que les propositions de la direction allaient fragiliser le service public. » Forts de leurs projets, les syndicalistes sortent des murs de leur Banque et interpellent les groupes parlementaires. Le Front de gauche appuie le projet, puis Europe Écologie-les Verts, mais aussi une partie des députés socialistes. En quelques mois, et après deux journées d’action, en septembre et en janvier, la direction recule « légèrement », en ré-étalant, notamment, le calendrier de concertation, mais le projet dans sa totalité n’est pas remis en cause. Pourtant il suffirait « d’un mot du gouvernement » pour empêcher la casse de ce service public, martèle Denis Durand. Or, Hollande l’a montré avec la réforme bancaire, « on ne touche pas à la politique monétaire. Il ne faut pas déplaire aux marchés financiers » !

  • Lire aussi :

Mohammed Oussedik « Ouvrons la porte à l’espoir »
Ouvriers, une vie de labeur À Saint-Ouen, des retraités se racontent

Allez, les jeunes ! « Dites-moi… pourquoi je me syndiquerais ? »

  • À consulter :

Notre dossier sur le 50ème congrès de la CGT

Stéphane Aubouard et 
Clotilde Mathieu

Pourquoi la loi Brottes sur les tarifs de l’énergie a t elle été rejetée ?

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 8 h 39 min

Politique – Pourquoi la loi Brottes sur les tarifs de l'énergie a t elle été rejetée ? humanite le 31 Octobre 2012

Pourquoi la loi Brottes sur les tarifs de l’énergie a-t-elle été rejetée?

Au Sénat, la proposition de loi Brottes, qui vise à établir un système de bonus-malus sur l’énergie, a été rejetée, du fait d’une motion d’irrecevabilité déposée par une sénatrice communiste. 

La proposition de loi du député François Brottes (PS) sur la tarification progressive de l’énergie devait être examinée hier par les sénateurs. Le texte « visant à préparer la transition vers un système énergique sobre » prévoit l’extension des tarifs sociaux à tous les bénéficiaires de minima sociaux et la mise en place d’un tarif progressif. C’est ce dernier point qui pourrait être la cause de son rejet.

Le principe de cette progressivité serait fondé sur un système de bonus-malus. En se basant sur trois critères, taille du foyer, zone climatique et type de chauffage (électrique ou non), une « consommation cible » serait fixée, au-delà de laquelle le prix du kilowattheure serait augmenté. Une « usine à gaz » pour la droite. Pour les sénateurs communistes, le problème est d’une autre nature : si l’objectif de la proposition de loi est partagé, le groupe CRC s’oppose à la mise en place de malus. « Tel qu’il est proposé, il va surtout s’adresser à des personnes parmi les plus fragiles. Donc, il ne correspond pas à l’objectif porté par la proposition », expliquait récemment la sénatrice communiste de l’Allier Mireille Schurch, qui a présenté en commission une motion d’irrecevabilité adoptée par 20 voix (communistes, centristes et UMP) contre 19. Dans la foulée de ce vote, le rapporteur de la proposition de loi au Sénat, Roland Courteau (PS), démissionnait de cette fonction. La sénatrice, elle, redéposait un texte reprenant uniquement les dispositions visant à élargir la trêve hivernale et les tarifs sociaux.

Car ce principe de pénalité tarifaire remet en cause l’unicité du tarif sur l’ensemble du territoire et risque de pénaliser les ménages les plus modestes, aux logements moins bien isolés faute de moyens pour réaliser les travaux nécessaires. Dans le même sens, l’UFC-Que choisir s’inquiétait pour le cas des locataires qui ne peuvent réaliser ces travaux dans les logements qu’ils occupent.

Soumise au vote des sénateurs en séance hier soir, la motion d’irrecevabilité devait être adoptée. Le gouvernement pourrait alors demander à une commission mixte paritaire, composée de députés et de sénateurs, de retravailler ce texte. Mais, en dernier ressort, la décision reviendra à l’Assemblée nationale, qui avait adopté le texte dans des conditions houleuses le 4 octobre.

déjà mal voté à l’Assemblée À l’Assemblée nationale, 
la proposition de loi Brottes avait déjà connu des accrocs. Ayant annoncé leurs intentions de s’opposer, pour des raisons différentes, les groupes GDR (Front de gauche), UMP 
et UDI avaient quitté l’Hémicycle au moment 
du vote, afin de protester contre les nombreux cavaliers législatifs (articles ajoutés 
à un texte sans rapport avec 
le sujet initial) qui visaient 
à accorder aux industriels 
de l’éolien un assouplissement des réglementations.

Lire aussi :

La loi Brottes sur l’énergie retoquée au Sénat, la FNME-CGT s’en félicite
Le « bonus-malus » sur l’énergie irrecevable pour les sénateurs
Énergie : l’égalité tarifaire des usagers menacée

Adrien Rouchaleou

Marie Claire Cailletaud : Une loi risquée pour tous les usagers .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 8 h 26 min

Politique – Marie Claire Cailletaud : Une loi risquée pour tous les usagers . humanite le 18 Janvier 2013

Energie

Marie-Claire Cailletaud « Une loi risquée pour tous les usagers »

Pour Marie-Claire Cailletaud, de la fédération CGT de l’énergie, cette loi risque de faire sauter les derniers verrous avant la déréglementation complète de ce secteur stratégique.

Ce texte répond-il à l’urgence de faire reculer la précarité énergétique ?

Marie-Claire Cailletaud. Les choses ont peu changé depuis le texte d’origine. Sous couvert de s’attaquer à la précarité énergétique qui touche 8 millions de personnes, ce projet de loi porte en lui, de façon inéluctable, la hausse du prix de l’énergie. Ce n’est pas en faisant une loi évoquant des tarifs progressifs, qui risquent à terme de mettre en cause les tarifs réglementés, que l’on va résoudre ce problème. De plus, dans sa première mouture, la proposition ne concernait que le gaz et l’électricité alors que le fioul constitue les deux tiers de la consommation énergétique.

Les critères géographiques mettent-ils en cause la péréquation tarifaire ?

Marie-Claire Cailletaud. Contrairement à ce que dit François Brottes (député PS à l’origine de la proposition de loi – NDLR), introduire des critères géographiques dans les quantités d’énergie allouées à chaque foyer met en danger l’égalité de traitement des citoyens. Ce qui est dans le collimateur, ce sont les tarifs réglementés car ils sont les derniers verrous avant la déréglementation complète du secteur de l’énergie.

Le bonus-malus prévu est-il contre-productif pour les usagers ?

Marie-Claire Cailletaud. Nous sommes très critiques sur cette proposition. Les familles ne gaspillent pas l’énergie. Ceux qui ont des consommations importantes vivent, en général, dans des logements mal isolés que l’on appelle des « passoires thermiques ». Il faut d’abord commencer par résoudre les problèmes d’isolation de l’habitat avant de commencer à vouloir pénaliser ceux qui, éventuellement, consomment trop. Sinon, cela se retourne contre les usagers.

L’exigence d’un service public de l’énergie est toujours d’actualité ?

Marie-Claire Cailletaud. L’énergie est un secteur stratégique tant pour les usagers et leurs besoins que pour l’industrie et son développement. Il doit être mis sous maîtrise publique et ne pas se laisser envahir par le privé.

Entretien réalisé par Max Staat

12 mars 2013

Visite de François Hollande à Dijon : LA COLERE !

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 17 h 59 min

Politique – Visite de François Hollande à Dijon : LA COLERE ! humanitefr le 12 Mars 2013

Visite de François Hollande à Dijon : la colère d’Isabelle de Almeida (PCF)

Oui à Dijon aussi, il y a de la souffrance sociale et humaine, et elle s’exprime comme hier dans le quartier des Grésilles où le président Hollande était en déplacement. Ici, la population vit durement la crise, le chômage, l’exclusion et la pauvreté depuis des décennies.

almeidaAlors venir dire aujourd’hui qu’il faut tous faire des efforts, des efforts justes, qu’il nous faut des entreprises compétitives et qu’il nous faut croire en l’avenir ! Et surtout en finir avec les conflits et passer à l’ère du compromis social, c’est un peu difficile à admettre quand à deux pas de ce quartier, il y a un site, celui de la multinationale Sanofi, championne du CAC 40, qui va bénéficier de 47 millions d’euros de cadeaux d’argent public (pour le groupe, mais c’est déjà beaucoup trop), tout en supprimant 2000 emplois et en réduisant sa recherche et en offrant de 3 à 4 milliards de dividendes à ces actionnaires. Alors oui, c’est indécent de venir ici, dans ce quartier comme aujourd’hui à Sombernon et à Venarey-les-Laumes dire qu’il faudrait faire un effort juste pour faire avancer notre pays.

Et promettre aux jeunes que les emplois d’avenir et les contrats de générations seront la solution pour eux alors qu’ils sont maintenant 25 % au chomage et que ni les collectivités locales (y compris Dijon ) ni les associations ne peuvent se permettre de créer des emplois d’avenir en grand nombre. D’ailleurs la preuve, le préfet de Côte d’Or a lancé il y a peu l’ouverture des emplois d’avenir aux secteurs marchands (cela fait quand même 35% du salaire payé avec notre argent ). Aujourd’hui, à Dijon sur 4 contrats signés, un est du secteur marchand. Car les réductions des dotations aux collectivités locales (-4, 5 milliards prévus pour les 3 ans à venir ) et dans la foulée, moins de subventions aux associations n’incitent pas à s’engager dans l’insertion réelle et sérieuse pour les jeunes.

Quant au message envoyé aux salariés et aux jeunes, avec le soi disant compromis social autour de l’accord Medef et quelques syndicats minoritaires, c’est leur faire accepter d’etre corvéables et moins bien rémunérés (les jeunes en premier et les autres salariés aussi ), de ne pas être considérés dans la société et d’être privés de leurs droits sociaux. J’avais cru entendre dans les promesses de campagne et surtout les jeunes que la jeunesse devrait mieux vivre en 2017 qu’en 2012. Avec moins de droits dans l’entreprise ? En étant toujours plus précaires et corvéables ?

Pour respecter votre parole envers les jeunes, Monsieur le Président, il vous faut changer de cap.

Des propositions sont sur la table, qu’elles viennent des organisations syndicales, des organisations de jeunesse et des parlementaires du Front de gauche : par exemple, la sécurisation de l’emploi et l’interdiction des licenciements boursiers, la taxation pour dissuader l’emploi précaire, l’allocation d’autonomie pour les jeunes (étudiants, en formation ou en recherche du premier emploi ), c’est cela  en partie qui sortira le pays de la crise, et c’est ainsi que les jeunes et les citoyens qui aspirent au changement reprendront confiance et croiront en leur avenir et en l’avenir de leur pays et de la société. A Dijon comme ailleurs.

Par Isabelle de Almeida, Membre du Conseil national du PCF, Membre de la Coordination, Responsable des questions de jeunesse et secrétaire départementale du PCF Côte-d’Or.

  • Lire aussi :

Dijon, Première escale du « Hollande Tour »
Hollande déçoit ses électeurs
François Hollande annonce de la rigueur et encore de la rigueur

Goodyear n’a pas perdu la mémoire .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 11 h 11 min
 

DVD – Goodyear n’a pas perdu la mémoire
Ecrit par : Dee Brooks – Photos DR
Publié le 10 mars 2013 

Après avoir réalisé de 2006 à 2009 « Chronique d’une délocalisation annoncée » sur la lutte des salariés de l’usine Goodyear d’Amiens Nord, le réalisateur Mourad Laffitte a poursuivi son investigation sur l’exposition des ouvriers de l’usine aux hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), produits reconnus cancérigènes.

 

Goodyear n'a pas perdu la mémoire . goodyearpatronsvoyous_img

 

C’est l’objet de « Goodyear, la mort en bout de chaîne », qui relate des conditions de travail dignes du XIXe siècle et les nombreux cas de maladies professionnelles dans cette entreprise visée par les déclarations scandaleuses de Maurice Taylor, patron du groupe Titan, spécialiste du rachat à vil prix des entreprises en difficulté…

 

La bande annonce de  »La mort en bout de chaîne » 2012 from Laffitte Mourad on Vimeo.

 

 

Ce documentaire, antérieur aux déclarations de ce patron américain aussi réactionnaire qu’ultralibéral -qui traite pêle-mêle les salariés de Good Year Amiens Nord de fainéants, la CGT de « barjots communistes »- est une réponse cinglante et douloureuse à ce patron caricatural, fort dépité de n’avoir pu mettre la main sur cette entreprise. Car à GoodYear aussi, on perd sa vie pour la gagner.

 

DVD à commander (12 €) sur le site http://www.lesmutins.org

 

Le Portrait – Mourad Laffitte documentariste from Laffitte Mourad on Vimeo.

 

 

Solidarité avec PSA .

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Solidarité avec les PSA: Les DONS sont à envoyer à l’ UD CGT 1 Place de la Libération 93016 BOBIGNY Cedex Chèques à l’ordre  » Entraide solidarité salariés 93 et familles »

Les communistes ont rendu hommage à Pierre Sémard .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 10 h 14 min

Résistance :

Les communistes ont rendu hommage à Pierre Sémard

Les communistes ont rendu hommage à Pierre Sémard . arton873-5c727

7 mars 2013

La mémoire ne s’efface pas, surtout quand elle porte en elle la résistance à l’oppression, la fraternité et l’espoir.

Ce mardi 7 mars, comme tous les 7 mars depuis la Libération, les communistes ébroïciens et les militants de la CGT ont rendu hommage à l’un des leurs, Pierre Sémard, fusillé par les nazis avec l’aide des collabos français le 7 mars 1942 devant la prison d’Évreux.

A l’heure où monte l’audience du Front National et où nos politiques capitulent devant les forces du capitalisme financier, c’est cet esprit de résistance qui animait aussi bien Pierre Sémard que Stéphane Hessel, que l’on enterre aujourd’hui, étrange coïncidence, que Christian JUTEL, pour le PCF, puis Laurence Chapelle, pour la CGT, ont voulu mettre en avant lors de cet hommage 2012.

Marie George Buffet : Le projet de loi sur la refondation de l’école .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 10 h 04 min

Cidefil 11 mars 2013

Le projet de loi sur la refondation de l’école débattu à l’Assemblée Nationale

lundi 11 mars 2013

Le projet de loi sur la refondation de l’école est débattu à partir d’aujourd’hui à l’Assemblée Nationale.

« Un texte qui mêle rupture et renoncement » estime Marie George Buffet dans une interview à l’Humanité du 11 mars.

« Le projet de loi renforce le rôle des collectivités territoriales. Ce seront désormais les régions, en concertation avec les branches professionnelles qui piloteront la carte des formations. Elles décideront des ouvertures et fermetures de sections (CAP et bac pro) afin « de mieux adapter l’appareil de formation aux besoins des territoires » accentuant ainsi des risques d’inégalités territoriales ».

Concernant la priorité donnée au primaire « l’ambition reste encore trop limitée » explique la député du groupe GDR.

« Sur l’accueil des enfants de moins de trois ans, nous défendrons un amendement pour le rendre obligatoire dans toutes les écoles, à partir du moment où les parents le souhaitent, et non pas le réserver aux seules zones prioritaires ». « De même, nous souhaitons que l’école soit obligatoire dès trois ans, ce que ne fait pas la loi ».

Lors de la séance du 27 février à l’Assemblée, Marie George Buffet a posé deux questions au ministre de l’éducation nationale

- Question orale RASED

Monsieur le Ministre,

L’école de notre République est une richesse que beaucoup nous envient. Et l’égalité républicaine dont l’objectif est notamment de permettre à tous les enfants de réussir en est le vecteur. Elle implique l’existence de dispositifs spécifiques gratuits, au sein de l’institution, pour prendre en charge les difficultés de certains élèves. C’est ainsi que les RASED sont apparus en 1990, par transformation des GAPP créés en 1970. Avec leurs trois types de professionnels formés- des psychologues, rééducateurs et maitres E- ils assurent un travail de prévention et d’intervention sur les difficultés des élèves qui ne peuvent être résolues dans le seul cadre de la classe. Toutes les enquêtes réalisées à leur propos témoignent de leur efficacité en faveur de la réussite de tous les élèves. Mais on sait aussi que depuis plusieurs années, ces réseaux ont vu leurs moyens considérablement diminuer au point de mettre en cause leur existence dans de nombreux endroits. Depuis quatre ans on a compté en effet la suppression de 50% des postes d’enseignants spécialisés. C’est pourquoi, Monsieur le Ministre, je me permets de me faire ici l’écho des parents et enseignants qui s’inquiètent sur le devenir des RASED et souhaite donc vous interroger sur les moyens que vous comptez déployez pour les faire vivre. Ce qui passe par le rétablissement des postes supprimés depuis 4 ans, un nombre de départs en formation des enseignants suffisant, et la pérennisation des trois catégories de professionnels indispensables à leur bon fonctionnement.

Pouvez- vous nous préciser ce que vous entendez par ce qui est proposé dans le rapport annexé àla loi que vous nous soumettez. Vous nous dites en effet que les « missions et le fonctionnement des RASED évolueront ». Nous souhaiterions donc connaitre dans quel sens et avec quels moyens ?

- Question orale Enseignement professionnel

Monsieur le Ministre,

Votre projet se propose d’ « améliorer les résultats de notre système éducatif pour les élèves et pour le pays ». Je partage cet objectif qui ne peut à mes yeux se concevoir hors du respect de l’égalité républicaine offerte à tous les enfants. Toute encoche à ce principe fondateur de notre Ecole risquerait de mettre en cause l’existence même du caractère républicain de notre système scolaire. C’est pourtant le danger que je perçois avec ce qui nous est proposé concernant la formation professionnelle initiale, principalement dans les articles 11 et 18 .Vous nous proposez en effet de transférer aux régions de la totalité de la carte des établissements de formation professionnelle initiale et ceux relevant du ministère chargé des sports ou du code rural. Inquiétude renforcée par l’article 46 sur les activités périscolaires avec un « projet éducatif territorial ». Or, l’enseignement professionnel a besoin aujourd’hui de tout le poids de la République pour sortir de l’état dramatique dans lequel les politiques de droite successives l’ont plongé : fermeture de 922 classes et de 54 lycées professionnels sous la précédente mandature, réforme du bac pro en 3 ans faisant qu’en 2011 la réussite a baissé de 3,8 % alors qu’elle augmentait dans toutes les autres séries du baccalauréat. Monsieur le Ministre, Notre pays a besoin de beaucoup de jeunes formés professionnellement, avec un haut niveau de qualification. Seule une vision publique et nationale peut le permettre. L’enseignement professionnel a besoin d’une vision d’avenir débarrassée des intérêts mercantiles. La nation seule en a les capacités. Comment comptez vous concilier cet objectif en matière d’éducation, avec le vieux principe de « qui paie décide » faisant dépendre les « ouvertures et fermetures (…) en fonction des moyens disponibles » dans les régions (art 18).

 

Education

Fukushima,leçons à tirer d’une fuite désordonnée .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 9 h 48 min

Environnement – Fukushima,leçons à tirer d'une fuite désordonnée . humanite le 16 Novembre 2012

Une planète et des hommes

Fukushima, leçons à tirer d’une fuite désordonnée

Comment une démocratie industrialisée se prépare à une catastrophe, y réagit ou s’en trouve fragilisée ? C’est ce que tentent de comprendre des chercheurs en sciences sociales.

Depuis vingt mois qu’elle s’est produite, la catastrophe de Fukushima a été décortiquée sous bien des angles, sauf un : celui des sciences sociales. C’est désormais chose engagée. Mardi, l’Institut de développement durable et de recherche internationale (Iddri) présentait les premiers résultats d’une étude entreprise avec l’Institut technologique de Tokyo et l’université de Waseda, afin de comprendre comment une démocratie industrialisée se prépare à une catastrophe, y réagit et peut s’en trouver fragilisée. En ce sens, Fukushima constitue un exemple triplement remarquable, notent les chercheurs : survenue dans un pays développé, elle combine deux catastrophes naturelles (le tremblement de terre, suivi du tsunami) et une catastrophe industrielle, et aura provoqué le déplacement de 350 000 personnes. Et c’est d’abord à elles que les scientifiques se sont intéressés, auprès desquelles ils sont allés recueillir des témoignages sur les processus mêmes de l’évacuation. En toile de fond, une question : qu’est-ce qui en a poussé certains à fuir et d’autres pas… à leurs risques et périls ? La réponse varie dans un cas ou dans l’autre. « Toutes les villes côtières étaient préparées à un éventuel tsunami », note Reiko Hasegawa, chercheuse à l’Iddri. Des digues de protection avaient été construites, une topographie des zones sûres en cas d’inondation établie. Exercée, la population savait à quoi s’en tenir. Paradoxalement, cette connaissance en aura piégé certains. « Les habitants se savaient protégés par des digues de 5 à 10 mètres », rappelle Reiko Hasegawa. La vague, dans la réalité, en fera entre 10 et 15. Plus pernicieux : selon plusieurs témoignages, le ton trop poli des messages – « Vous êtes priés d’évacuer, s’il vous plaît… » – ne signifiait pas suffisamment le danger imminent. L’expérience, enfin, aura joué un rôle morbide. Un tsunami déferle environ 15 minutes après un tremblement de terre, assuraient les vieilles générations. Celui-ci mettra presque 25 minutes de plus, surprenant des habitants qui, ne l’attendant plus, avaient fini par rentrer chez eux. D’autres, au contraire, suivront scrupuleusement les consignes répétées lors des exercices de secours… et se laisseront surprendre, en dépit de dangers évidents, dans des zones réputées sûres. Le tsunami fera, in fine, 16 000 morts.

Le mythe de la sécurité absolue

Le sentiment de sécurité a lui aussi prévalu à la décision de ne pas fuir dans les villes affectées par l’incident nucléaire. L’explication, toutefois, est tout autre. Ni alerte, ni consigne d’évacuation, ni préparation dans ce cas-là. « Aucun exercice n’avait jamais été effectué, ni de matériel de protection distribué. On s’en tenait au mythe de la sécurité absolue des installations », reprend Reiko Hasegawa. À l’heure du drame, l’information ne sera pas diffusée. « Les autorités municipales ne seront pas officiellement mises au courant de l’accident, ni des ordres d’évacuation. » De même, pas ou peu d’informations concernant les risques de contamination seront diffusées, le gouvernement redoutant une panique. C’est par la télévision qu’autorités locales et habitants prendront peu à peu conscience de la situation. Les uns comme les autres n’auront d’autre choix que d’improviser, ou pas, une évacuation tardive et désordonnée. Pas de morts immédiats dans ce cas, mais un impact politico-social que le Japon n’a pas fini de payer. La crise de confiance est telle, aujourd’hui, qu’elle compromet, notamment, le processus de retour des populations dans des territoires réputés décontaminés.

Marie-Noëlle Bertrand

Deux ans de Fukushima : Le PCF s’accocie à l’hommage rendu aux victimes .

Classé dans : Non classé — dominik27 @ 9 h 36 min

- Deux ans de Fukushima : Le PCF s'accocie à l'hommage rendu aux victimes . humanitefrle 11 Mars 2013

Deux ans de Fukushima: Le PCF s’accocie à l’hommage rendu aux victimes

Ce 11 mars 2013 marque les deux ans du gigantesque tsunami qui a endeuillé le Japon et causé près de 19 000 victimes. Des habitations, des usines, des villes et les femmes et les hommes qui y travaillaient ont été balayés par la puissance dévastatrice de cette vague.
Le PCF s’associe à l’hommage qui leur est rendu aujourd’hui.

Ce tsunami a également causé l’accident nucléaire majeur survenu dans la centrale de FUKUSHIMA DAÏCHI. La contamination radiologique a conduit à l’évacuation de 160 000 riverains de la centrale et à la création d’une zone interdite de 20Kms de rayon autour de la centrale. Ces catastrophes ont brisé des vies et des familles entières. Le coût de la reconstruction du Japon est immense.

L’entreprise TEPCO a montré, en ne mettant pas en œuvre les meilleures mesures antisismiques dans sa centrale, que l’énergie nucléaire est trop sérieuse pour être confiée à des entreprises privées privilégiant le profit à la sécurité.

La catastrophe de Fukushima a marqué les esprits et conduit 42% des Français, un nombre en baisse, à s’inquiéter du fonctionnement des centrales nucléaires en France. Pour le PCF, l’atout constitué par le nucléaire civil doit être maintenu et optimisé, pour relever les défis d’une énergie décarbonée. Il ne peut s’envisager sans un renforcement permanent de la sureté et de la radioprotection, tant sur le plan matériel qu’humain, comme le montrent des études de l’Institut de Radioprotection et de Sureté Nucléaire (IRSN). Des exigences accrues de transparence et de démocratie, la définition et le respect de normes internationales, le refus du recours à la sous-traitance et des investissements de sûreté sont indispensables à la poursuite de la production d’énergie nucléaire.

Alors que s’ouvre un grand débat national sur la transition énergétique pour faire face au défi du changement climatique, le nouveau mix énergétique devra garantir un prix de l’énergie accessible pour chacun. Le PCF appelle à la constitution d’un pôle public national de l’énergie qui, seul, permet de faire primer l’exigence en matière de sécurité et de prix sur les intérêts de l’économie de marché. Le PCF prend d’ores et déjà une part active dans ce débat public d’avenir pour la société française.

 

Parti communiste français

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